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Gabon : L’activité associative et la liberté d’expression plus accrues

Le site de la Liberté - LVDPG - Actualité en ligne 24h/24 le Mercredi 24 Mars 2010 à 12:57 | Lu 1571 fois



Gabon  : L’activité associative et la liberté d’expression plus accrues
Si le processus de démocratisation commence véritablement en 1990 au Gabon avec l’organisation d’une conférence nationale au mois de mars, on note toutefois que les premiers signes sont arrivés une année avant avec le retour au pays du Père Paul MBA Abessole en septembre 1989, après 13 ans d'exil en France.

Exclu du Mouvement de redressement national (MORENA) en janvier 1990 pour son rapprochement du pouvoir, le Père Mba Abessole va créer le Rassemblement national des bûcherons (RNB). Et pour ce qui concerne la société civile, la situation avant 1990 était assez simple : une société civile réduite à un clergé condescendant, un syndicat unique affilié au parti unique, une absence d'association et d'ONG. Au total une société civile incapable de constituer un véritable contre pouvoir.

A partir de 1990, on note une certaine effervescence de la société civile. Comme pour les partis politiques, 1990 marque le retour au pluralisme syndical. De même, l'activité associative est plus importante : plus de 300 associations indépendantes sont recensées. Les difficultés financières de l'Etat dont les ressources ne peuvent plus satisfaire les besoins essentiels des populations, expliquent sans doute le regain du mouvement associatif qui s'est imposé progressivement dans le débat national afin de participer au processus de développement.

On peut donc espérer que la société civile va jouer pleinement son rôle de contre pouvoir et faire infléchir de temps en temps la politique gouvernementale. Avec les premières mesures de libéralisation, de nombreux syndicats sectoriels ont vu le jour, à côté des organisations patronales d’autant plus que la liberté syndicale et le droit de grève sont reconnus par la Constitution en son article 15.

On pouvait dénombrer plus d’une dizaine de syndicats des professionnels notamment le syndicat des professionnels de la communication (SYPROCOM), le Syndicat national de l'enseignement supérieur (SNES), la Confédération gabonaise des syndicats libres (CGSL), la Confédération Nationale du Patronat gabonais (CNPG), le Syndicat des Importateurs et Exportateurs (SIMPEX), le Syndicat des Industries du Gabon (SYNDUSTRIGAB), l'Union des Représentants Automobiles Industrielles (URAI), le Syndicat des Transitaires (activités portuaires), le Groupement Professionnel des Pétroliers (GPP), le Syndicat des Producteurs et Industriels du Bois du Gabon (SYNFOGA), le Syndicat Professionnel des Agents et Courtiers d'Assurances du Gabon (SYPRAC). Auxquels se sont ajoutés la convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation (CONASYSED) et le Syndicat national des professionnels de la santé (SYNAPS)
L’exercice des droits syndicaux au Gabon par les syndicats est fait dans la surenchère.

Les responsables de syndicats ne se plient pas, par exemple, à la législation relative à l’exercice du droit syndical, conformément à l’article 64 portant statut général de la fonction publique, certains membres des bureaux des centrales syndicales et syndicats autonomes estiment que l’application de cette mesure du gouvernement est une entrave à la ‘’Liberté syndicale’’.

Or, la dynamique insufflée par les pouvoirs publics est simplement de mettre chacun dans son rôle afin de mettre un terme à la cacophonie qui a toujours caractérisé tout dialogue entre les gouvernants et partenaires sociaux. Le nombre relativement important des organisations patronales s'explique facilement par les potentialités économiques du pays. Cependant, depuis quelques années, l'économie gabonaise révèle des défauts structurels car reposant essentiellement sur les activités extractives (de rentes). Elle subit ainsi, les effets pervers des fluctuations des cours mondiaux des matières premières.

La presse, qui est régie par la loi du 5 janvier 1960, est restée pendant longtemps contraignante et donnait un contrôle a priori du ministre de l'Information sur le contenu du journal. Mais après la conférence nationale de mars 1990, la liberté de la presse a été clairement affichée. Conformément aux articles 94 et suivants de la constitution, un Conseil national de la communication a été créé. Il est chargé d’assurer entre autres le respect de l'expression de la démocratie et de la liberté de la presse, le traitement équitable de tous les partis et associations politiques reconnus en matière d’accès aux médias.

Malgré la destruction de Radio Liberté appartenant au père Abessole en 1993, l’espace radiophonique et télévisuel a été libéralisé et ouvert au privé. Pour éviter les dérapages et institutionnaliser la profession, une "charte nationale des devoirs et des droits" du journaliste est signée par tous les directeurs de la rédaction des journaux.

On trouve dans le paysage médiatique des organes de presse privés et publics, mais la presse est essentiellement politisée. Elle évolue avec les mêmes clivages que le débat politique. On identifie Dialogue comme étant un organe du parti démocratique gabonais (PDG au pouvoir), Orety du Cercle des Libéraux réformateurs (CLR).

Les autres journaux comme Nganga, le crocodile, le Nku’u, le temps, la nation, le Mbandja etc., voient leurs lignes éditoriales changées au gré des intérêts des hommes politiques qui les sollicitent pour faire passer leur message. Le quotidien l’Union, longtemps présenté comme un journal proche du pouvoir est devenu au fil des jours, indépendant du régime en place, tandis l’agence gabonaise de presse (AGP), qui s’est dotée d’un quotient Gabon Matin, le deuxième sur la place, sert de relais aux informations gouvernementales.

Le danger c'est la disparition progressive de plusieurs titres de la presse privée dont la liste est déjà longue. C'est le cas de la Clé, le Bûcheron, le Progressiste, la Cigale... En juillet 2000, l'hebdomadaire satirique la Griffe, frappé d'interdiction pendant deux ans, a été autorisé par le Conseil national de la communication à reparaître. Il n’empêche que ce journal a également disparu des kiosques.
Pour encourager la presse à continuer à paraître, l’Etat s’est engagé verser annuellement une subvention aux différents organes de presse pour la soutenir enfin de prendre part débat démocratique mais surtout pour consolider cette démocratie.

Le Conseil National de la Communication (CNC) chargé de réguler et de veiller à l'expression plurielle des médias (publics et privés) brille par son manque de neutralité faisant surtout la part belle aux médias d'Etat. Il est ainsi fréquent de voir le CNC ne monter au créneau que pour suspendre les médias privés alors que pour les mêmes faits répréhensibles, il ferme volontairement les yeux s'il s'agit des médias d'Etat ou de la presse privée proche du pouvoir.

AGP - LVDPG

Mercredi 24 Mars 2010
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