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Gabon : L’Union européenne invitée dans l’affaire Marc Ona-Liban Soleiman

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Samedi 30 Mars 2013 à 08:55 | Lu 3065 fois

Sitôt le verdict du procès qui opposait Liban Soleiman à Mar Ona connu, ce 29 mars, le FERN a écrit au directeur général du Service européen d’action extérieure (SEAE) pour lui demander d’exprimer officiellement ses inquiétudes au gouvernement gabonais et étudier les possibilités d’agir pour la protection de la liberté d’expression.



Gabon : L’Union européenne invitée dans l’affaire Marc Ona-Liban Soleiman
Paris, le 29 mars 2013.

Le CCFD-Terre Solidaire, le Secours Catholique, Sherpa, Survie et
Transparency International France expriment leurs vive préoccupation
suite à la lourde condamnation par la justice gabonaise de Marc Ona,
figure centrale et courageuse de la société civile gabonaise, président
de la coalition «/Publiez ce que vous payez /» au Gabon, à 6 mois de
prison avec sursis et 5 millions de FCFA d’amende, pour avoir mis en
cause publiquement le chef de cabinet d’Ali Bongo, Liban Souleymane.

Les ONG y voient une instrumentalisation de la justice et une atteinte
grave à la liberté d’expression, alors que Mar Ona dénonce
inlassablement le manque de transparence dans la gestion de la rente
pétrolière – qui a valu récemment au Gabon d’être exclu de l’Initiative
de transparence des industries extractives (EITI) et à la famille Bongo
d’être poursuivie en France dans l’affaire dite des « /biens mal acquis/ ».

Les ONG françaises expriment leur entière solidarité avec Marc Ona, et
attendent du gouvernement français qu’il exprime publiquement sa
préoccupation suite à cette atteinte aux libertés publiques au Gabon.

*Contact presse* :

Sherpa – Jean Merckaert – jean.merckaert@gmail.com
<mailto:jean.merckaert@gmail.com> - (+33)6.81.84.30.64

*Liens utiles *:

*Marc Ona Essangui condamné à 6 mois de prison avec sursis et 5 millions
d’amende (gabonactu.com, 29/03/13)*
<http://www.gabonactu.com/ressources_g/actualites_gabon_2011.php?Article=2239>
http://www.gabonactu.com/ressources_g/actualites_gabon_2011.php?Article=2239

_*Le Gabon finalement exclu de l’EITI (gabonreview.com, 28/02/13)*_
<http://gabonreview.com/blog/le-gabon-finalement-exclu-de-leiti/>
http://gabonreview.com/blog/le-gabon-finalement-exclu-de-leiti/

*Terres africaines : on se presse au portillon*
<http://survie.org/billets-d-afrique/2013/220-janvier-2013/article/terres-africaines-on-se-presse-au>
http://survie.org/billets-d-afrique/2013/220-janvier-2013/article/terres-africaines-on-se-presse-au



Gabonreview :

Seul délibéré du jour, donné de manière expéditive alors que le prévenu n’était pas encore dans la salle, Marc Ona Essangui, le leader de Brainforest, poursuivi en justice par Liban Soleiman, le chef de cabinet du président de la République, a été condamné, le 29 mars, à six mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 200 000 francs CFA et du paiement de la somme de cinq millions de francs CFA au plaignant.

Membre de la Société civile gabonaise et prix Goldman pour l’Environnement en 2009, Marc Ona a été accusé en novembre 2012 pour diffamation à l’endroit de Liban Soleiman. L’accusation portait sur des déclarations faites au cours d’une réunion publique dans le Woleu-Ntem, en octobre 2012, ainsi que lors d’un débat télévisé portant sur les activités l’entreprise Singapourienne Olam, le 9 novembre 2012, sur l’émission «Ma Séquence» de la chaîne Téléafrica.

Quelques heures après la décision de justice, le FERN, une ONG chargée de suivre l’implication de l’Union Européenne dans les forêts et coordonner les activités des ONG sur les forêts et les droits des peuples forestiers, a écrit à Nicholas Westcott, directeur général du Service européen d’action extérieure (SEAE), avec ampliation à Jean Eric Holzapfel (Correspondant de l’UE pour les droits de l’homme) et à Martins Barreira Cristina (Ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne au Gabon), entres autres.

Dans ce courrier de deux pages, le FERN, se prononçant sur la condamnation de Marc Ona, estime que «cette peine est incompatible avec le droit à la liberté d’expression tel qu’il figure dans la Constitution du Gabon, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, et la Déclaration universelle des droits de l’homme. En outre, la notification du procès était trop courte et a empêché à l’un des avocats de M. Ona Essangui d’y assister le 8 Mars 2013. L’équité du procès peut donc être discutée». Vraisemblablement, le conseil de Marc Ona dont l’absence au procès est déplorée pourrait être l’avocat parisien William Bourdon, connu comme président de l’ONG Sherpa, un groupement de juristes qui a joué un rôle moteur dans le dossier des biens mal acquis

La correspondance du FERN rappelle le mémorandum produit, le 6 Mars 2013, par l’American bar association center for human rights, qui est l’association des avocats américains du Centre pour les droits de l’Homme. Il y est précisé que «les prétendues déclarations de M. Essangui sont nécessairement à classer dans la catégorie des discours qui concernent le plus la liberté d’expression et auxquels le droit international offre la plus grande protection contre l’intrusion du gouvernement. Car, la corruption du gouvernement est une question d’intérêt public. […] Des sanctions pénales pour des déclarations diffamantes sont disproportionnées par rapport à l’objectif de protéger la réputation d’autrui, particulièrement en raison de l’effet dissuasif que de telles sanctions ont sur le débat public. Ceci est particulièrement vrai lorsque la diffamation présumée concerne un personnage public.»

Le FERN qui brosse également un bref tableau de l’action d’Olam au Gabon depuis 2010, rappelle que «Marc Ona Essangui et Brainforest ont suivi ces développements avec une grande préoccupation et ont publié un rapport durant cette semaine, en collaboration avec le FERN et le World rainforest movement (WRM), sur les impacts actuels et potentiels de la concession sur les populations local.» L’ONG européenne exhorte «le SEAE, en conformité avec les directives de l’UE concernant les défenseurs des droits de l’homme d’exprimer officiellement ses inquiétudes au gouvernement du Gabon.»

Ecrit le 29 mars 2013 depuis Bruxelles, la correspondance indique que ses auteurs envisagent de rencontrer le directeur général du Service européen d’action extérieure pour examiner «quelles sont les possibilités pour le SEAE à agir.»

Sitôt le verdict de sa condamnation livré, Marc Ona a indiqué à l’AFP qu’il devrait faire appel, non sans souligner : «Nous sommes une ONG engagée, je suis quelqu’un d’engagé, et ce ne sont pas de telles intimidations qui peuvent arrêter notre détermination».

Samedi 30 Mars 2013
Gabonlibre.com : News 7J/7
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34.Posté par NTOUTOUME le 07/05/2013 15:33 | Alerter
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ah vrèment,sa ce passe de commentaire,je rève.quoi mais on ne vit plus au gabon sa cè quel pays qui devien boiteux acause de sa justice,on ne peux pas condamné un individu pour des stupidité pareil,il se prend pour qui ce somalien la.

33.Posté par FOUTAISE le 30/03/2013 23:20 | Alerter
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Soleyman le somalien vient faire la loi au Gabon! C'est ce biafrais d'Ali9% qui cautionne ce désordre!

A un seul cheveux de Marc Ona il ne sera touché! On va voir qui coq dans ce Gabon. Une justice à la solde des Bongo. Justice de mes couilles!

Essayez bande de connards de bouffeurs de chaires humaines...

32.Posté par Monefang le 30/03/2013 20:05 | Alerter
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Nous demandons au leader de Brainforest à ne payer aucune amende. On paye une amende lorsqu'il existe une vraie justice pour tous dans un pays mais pas au Gabon. Les gens qui parlent de contributions, nous vous demandons à vous, de freiner cette idée. Il n'est pas question que notre argent aille dans les poches de ces voleurs.
A cet effet nous demandons à tous les Gabonais à la désobéissance civile.

31.Posté par Hatchepsout le 30/03/2013 18:58 | Alerter
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Vraiment, parler de justice au Gabon est un insulte pour ceux qui savent vraiment ce que "justice" signifie.

30.Posté par tarchidime le 30/03/2013 18:10 | Alerter
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Au-delà du déferlement des passions que suscite la décision prise par le juge gabonais de condamner Mr Marc Ona Essangui à la prison avec sursis et au versement d'une amende à la partie plaignante,Mr Souleiman Liban, je commence à m'interroger réellement sur le rôle que joue la justice gabonaise dans le contexte de la séparation des pouvoirs consacrée par la Constitution.
Dans l'hypothèse de la séparation des pouvoirs,(hypothèse purement théorique, à mon avis), le juge gabonais devrait alors rendre justice en toute impartialité, ce qui est loin d'être le cas au regard de nombreuses affaires qui lui sont soumises. Au cas où cette séparation ne serait que purement formelle, ce qui n'est pas loin de la vérité, alors le juge ne serait, au même titre que l'Administration, que le bras séculier de l'exécutif; et les décisions prises par le juge ne sauraient en conséquence surprendre outre mesure.
J'ai une autre lecture du comportement du juge gabonais et qui peut ne pas être partagée par d'autres intervenants, c'est de dire que ce dernier s'il n'est pas réellement indépendant de l'exécutif, il chercherait à s'en affranchir. Mais comment? En rendant simplement des décisions iniques mais favorables au pouvoir, mais qui rejailliraient négativement au plan international sur celui-ci, ce qui ferait de lui la cible privilégiée de nombreux Etats et autres Ong. Toute chose qui contribuerait à desservir le Gabon et ses dirigeants sur le plan international. Tel est l'objectif que viserait insidieusement, à mon avis, le juge gabonais; Hier ce fut l'affaire de la dissolution de l'UN, aujourd'hui c'est l'affaire Marc Ona...Deux affaires à ne pas sous-estimer, qui aurait pu être réglées en toute équité par la justice, mais qui peuvent mettre à mal le pouvoir gabonais sur le plan international dans les jours qui viennent.

29.Posté par brice Tchoua le 30/03/2013 16:26 | Alerter
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Roosevelt, Président des USA était sur une chaise roulante. Ne soyez pas étonné que Marc soit Président car vous faites de lui un martyr, un Présidentiable.

28.Posté par brice Tchoua le 30/03/2013 16:24 | Alerter
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VoUS LES Gabonais êtes des rigolos. vous vous rendez compte qu'un pauvre somalien comme liban vient faire condamner un pure GABONAIS au GABON, qui se bat pour votre bien être à tous et vous êtes là à applaudir. comment voulez-vous que les étrangers autour d'Ali vous respectent. A T-ON DEJA CONDAMNE MBA OBAME ? Ali et sa bande savent à qui faire le malin. On condamne un pauvre infirme et vous les Gabonais vous applaudissez. bande de poltrons.. et avec çà vous demander le départ d'Ali.

27.Posté par Clotilde Lemami le 30/03/2013 13:40 (depuis mobile) | Alerter
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Pour l''interet de la republique et dans le but de soutenir notre lutteur Marc Ona Essangui, nous lancons une collecte nationale pour payer l''amende de 5 millions. Nous vous donnons toutes les garanties de la fiabilite de notre action. Pour toutes informations supplementaires, contactez Marc Ona Essangui Junior au +24107207939 ou au 05932552. Merci.

26.Posté par Clotilde Lemami le 30/03/2013 13:40 (depuis mobile) | Alerter
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Pour l'interet de la republique et dans le but de soutenir notre lutteur Marc Ona Essangui, nous lancons une collecte nationale pour payer l'amende de 5 millions. Nous vous donnons toutes les garanties de la fiabilite de notre action. Pour toutes informations supplementaires, contactez Marc Ona Essangui Junior au +24107207939 ou au 05932552. Merci.

25.Posté par paro mboumba le 30/03/2013 13:03 | Alerter
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A tous,schez que le vrai grand gagnant de cette affaire est MOE et ceux qui l'ont porté plainte et ceux qui l'ont jugé le savent.Sa côte de popularité vient de prendre une autre dimension.Aux postes 22 $ 21,ce poces n'est pas contre une ethnie comme tu le crois,c'est contre MOE gabonais.Les pahouins n'ont rien à y voir.La justice vient de porter un coup de plus à l'image d'ali bongo.Et la lutte continue.

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