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Gabon : L’Opposition véritable répond à Ali Bongo Ondimba

Le site de la Liberté - Andre Bouassa le Dimanche 17 Avril 2016 à 23:35 | Lu 8459 fois



DECLARATION UNION SACREE

Le Président de la République Ali BONGO ONDIMBA vient d’adresser des correspondances à certains membres de L’UNION SACREE POUR LA PATRIE, par lesquelles il sollicite leur participation, le 18 avril prochain,à une réunion de concertation sur la sécurité sous régionale à l’heure où une menace terroriste plane sur les pays de la sous-région.

L’UNION SACREE POUR LA PATRIE tient à rappeler qu’une telle initiative, apparemment anodine et bienveillante, relève simplement du dilatoire auquel nous a habitué le pouvoir en place et semble cacher une toute autre réalité.

Plutôt que de se préoccuper de la sécurité sous régionale, l’homme qui a prêté serment pour faire le bonheur des Gabonais devrait porter son attention sur la sécurité intérieure de ses concitoyens, au moment où les agressions et autres assassinats se multiplient, où les enquêtes sont interrompues et les affaires criminelles classées sans suite, où les auteurs d’assassinats et autres violences se pavanent et narguent leurs victimes parce que nullement inquiétés, où les droits humains sont tous les jours bafoués, où les forces de l’ordre violent l’immunité parlementaire, les franchises universitaires et où nombreux de ses thuriféraires font chaque jour dans l’abus d’autorité et le non droit.

En sept ans de pouvoir, Ali BONGO ONDIMBA n’a rien fait pour freiner l'évolution croissante de la criminalité organisée dans notre pays, notamment les trafics d’êtres humains, d’organes, d’armes, de drogue, de véhicules volés, la criminalité économique et financière, la corruption et le blanchiment d'argent, ainsi que les nouvelles dimensions telles que la cybercriminalité, la criminalité environnementale et toutes les atteintes aux droits humains. Il n’a jusqu’ici pris aucune mesure énergique pour combattre toutes les autres formes de criminalité et de violence gratuite, les crimes rituels, la pédophilie, l’inceste, les agressions à l'arme blanche, les brigandages et autres braquages.

Tout au contraire, on a vu un développement sans précédent de l’insécurité et, parallèlement, la plupart des crimes perpétrés sont restés, au cours du septennat qui s’achève, non élucidés, concourant ainsi à entretenir un climat de psychose permanente.

Certes, le terrorisme représente aujourd’hui la menace la plus importante contre la sécurité intérieure et la stabilité économique internationale. Malheureusement, en sept ans de pouvoir, Ali BONGO ONDIMBA ne s’est jamais investi dans le renforcement de la solidarité sous régionale et la coopération internationale, de manière à le prévenir et à le combattre sous toutes ses formes.

L’UNION SACREE POUR LA PATRIE tient à rappeler que le combat contre le terrorisme ne consiste pas à faire des concertations vaseuses et oiseuses, à quelques mois des échéances électorales. Il s’agit plutôt, d’une part, de promouvoir sur le plan interne une culture de paix, de justice, d’éradication de la pauvreté, de développement humain, de tolérance ethnique, religieuse et, d’autre part, de tirer parti sur le plan externe du dispositif offert par les organisations internationales, régionales et sous régionales compétentes en vue de renforcer la lutte antiterroriste, la prévention et la résolution des conflits.

Au lieu de cela, Ali BONGO ONDIMBA préfère la fuite en avant, pour éluder les véritables questions qui préoccupent aujourd’hui les Gabonais, à savoir :

1°) la légitimité de son pouvoir et de sa candidature, qui exige de lui la production d’un acte de naissance en bonne et due forme ;

2°) la mise en œuvre des conditions d’une élection libre et transparente, susceptibles de garantir un vote crédible au Gabon.

Convoquée dans le contexte du moment, cette réunion viserait plutôt à légitimer l’important trafic d’armes de guerre, que nous avons déjà dénoncé, dans lequel le régime en place est gravement impliqué et surtout à justifier, dans les prochains jours, le recours à la violence d’Etat et la suppression définitive des libertés publiques.

Fort de ce qui précède, les forces vives de la Nation, regroupées au sein L’UNION SACREE POUR LA PATRIE, décident de ne pas prendre part à la réunion convoquée par le Président Ali BONGO ONDIMBA. Elles tiennent à rappeler que la seule concertation possible porte exclusivement sur les conditions de son départ, d’une part, et sur les conditions d’organisation d’une élection transparente sans le candidat Ali BONGO ONDIMBA, d’autre part.

L’UNION SACREE POUR LA PATRIE dénonce par ailleurs avec vigueur les intentions cachées d’une telle invitation, qui pourraient déboucher sur la mise sur le fait accompli d’un conflit créé de toute pièce, en vue de décréter l’Etat d’urgence ou l’Etat de siège qui lui conférerait des pouvoirs spéciaux, selon les dispositions de l’article 25 de la Constitution et enverrait, de ce fait, aux calendes grecques le calendrier électoral en vigueur.

Parfaitement fondées à défendre la Patrie contre les exactions planifiées par un pouvoir aveuglé, L’UNION SACREE POUR LA PATRIE tient, d’ores et déjà, le Président de la République pour responsable devant l’histoire, de toutes les dérives qui résulteront du recours aux armes contre le Peuple Gabonais.

L’UNION SACREE POUR LA PATRIE appelle donc les Gabonais à la vigilance contre toute manipulation à des fins politiciennes du calendrier électoral, demande au peuple de se mettre en mode veille pour répondre le moment venu à ses mots d’ordre. Elle lance, une fois encore, un appel citoyen aux forces de défense et de sécurité, pour que ces dernières se mettent résolument au service du Peuple.

Elle interpelle, enfin et une fois de plus, la Communauté internationale sur les manœuvres dilatoires et belliqueuses d’un pouvoir aveuglé et arcbouté sur ses positions de rente, qui veut user de tous les moyens y compris militaires pour se maintenir. Ali BONGO ONDIMBA devrait savoir, en tout état de cause, qu’aucune dictature au monde n’a pu résister à la détermination d’un peuple décidé à faire valoir ses droits et, dans le cas d’espèce, à se libérer du joug dans lequel il est placé depuis cinquante ans.

Que Dieu bénisse le Gabon !

Je vous remercie !

Albert ONDO OSSA


DECLARATION DE L’UNION NATIONALE

Dans une correspondance en date du 12 avril 2016, le Président de l'Union Nationale a été convié à une concertation sur la menace terroriste, le 18 avril 2016 à 10h à la Présidence de la République.

Cette invitation nous rappelle une autre intervenue en 2011 lorsque, au lendemain de la prestation de serment d'André Mba Obame et alors que ce dernier, son Gouvernement et la Direction de l'Union Nationale se trouvaient sous la protection des Nations-Unies dans les locaux du PNUD, Ali Bongo Ondimba avait convié la classe politique à une concertation, qui s'est révélée être un monologue sur le contentieux relatif à l'Île Mbanié. Elle nous rappelle également une invitation du même type sur la Présidence Gabonaise de la CEMAC, qui se trouvât être une opération de communication qui ne visait autre chose qu'à distraire l'opinion, marquée à ce moment là par les révélations du livre de Pierre Péan.

L'Union Nationale dénonce avec fermeté l'instrumentalisation par le Pouvoir d'une question aussi sensible, pour distraire l'opinion et le pays.

Le terrorisme est une forme nouvelle de guerre faite à tous les États et dont le traitement impose le sérieux et la rigueur. L'Union Nationale pense que celui-ci nécessite un examen plus sérieux qui doit être entrepris par les institutions étatiques chargées d'y faire face.

Le traitement de cette question qui engage la sécurité nationale ne peut et ne doit être utilisé à des fins de dissimulation de l'échec d'une gouvernance calamiteuse ou pour se soustraire aux questions toujours sans réponse que la Nation et l’État de droit posent à Monsieur Ali Bongo Ondimba, par exemple, celle de la non conformité de son état-civil avec l'article 10 de la Constitution.

L'Union Nationale a, dès 2012, invité à une Conférence Nationale Souveraine pour remettre à plat les institutions, la transparence électorale et la gouvernance du pays, afin de sortir de la crise politique, économique et sociale dans laquelle s'enfonçait déjà le pays. Elle a renouvelé le même appel en 2014, avec les autres formations politiques de l'opposition, la société civile et la communauté internationale, afin que s'ouvre un dialogue national inclusif et sans tabou, en vue d'éviter la situation de chaos dans laquelle le pays menaçait de se trouver. Ali Bongo Ondimba a rejeté chacune de ces initiatives avec mépris et arrogance.

L'Union Nationale considère que l'avenir du Gabon prime sur toute autre considération et qu'il ne saurait être question d'hypothéquer cet avenir pour un homme, quel qu'il soit. Dès lors, l'Union Nationale considère qu'Ali Bongo Ondimba qui constitue une entrave à la résolution de la grave crise multiforme dans laquelle se trouve le pays et dont il a la responsabilité première, est désormais disqualifié pour prendre des initiatives ou pour y être associé.

Pour l'Union Nationale le vrai terrorisme est surtout celui qu'Ali Bongo Ondimba exerce sur le peuple et ses institutions en se maintenant à la tête de l’État et en projetant de se représenter à sa succession alors qu'il n'a pas d'acte de naissance et donc ne satisfait pas aux conditions de l'article 10 de la Constitution.

Notre pays le Gabon est d'abord et avant tout exposé à un terrorisme interne. Cette forme de terrorisme est celle que subit le peuple gabonais en menaçant les libertés, la tranquillité publique et la paix. Cette forme de terrorisme est le fait du Pouvoir d'Ali Bongo Ondimba.

Oui ! C'est le Pouvoir d'Ali Bongo Ondimba qui introduit des mercenaires, entretient et finance des milices privées dévouées à sa cause et servant d'appoint aux opérations de lutte contre l'opposition lors des manifestations publiques.

C'est toujours Ali Bongo Ondimba qui organise des recrutements massifs dans les forces de sécurité et de défense, chaque fois un peu plus, pour les jeter dans la rue défendre son pouvoir.

C'est encore lui qui opprime, oppresse et réprime aveuglément et tue ceux qui osent braver son pouvoir, menace ou attente à la sécurité physique ou matérielle de ses concitoyens. Ce qui est un terrorisme social.

C'est lui enfin qui introduit des armes dans le pays, comme récemment celles en provenance d'Israel ou qui opportunément fait découvrir, au Cap Estérias, des caches d'armes qui ramènent à lui.

C'est ce terrorisme interne qu'il est impérieux de combattre dans l'immédiat.

L'Union Nationale estime donc dès lors, qu'ayant reporté lors de son congrès ordinaire, la désignation de son candidat pour mieux s'opposer à la candidature d'Ali Bongo, celui-ci est disqualifié pour entreprendre de telles rencontres et qu'elle n'y prendra pas part. Elle exhorte le peuple Gabonais à s'opposer résolument à la candidature d'Ali Bongo Ondimba et à se tenir aux cotés de l'opposition rassemblée au sein de l'Union Sacrée pour la Patrie (USP) pour faire triompher le droit et la légalité dans notre pays.

Je vous remercie.
Zacharie MYBOTO


DECLARATION DE L’UNION DU PEUPLE GABONAIS

Le terrorisme, qui menace le monde libre et mobilise les démocraties, vient d’offrir à Ali BONGO ONDIMBA, le parfait alibi pour se refaire une image devant l’opinion internationale.

Sous ce prétexte, qui l’investit dans le statut de protecteur du peuple, et de partenaire du monde libre, le Président de la République invite la classe politique, à une réunion, qu’il convoque le lundi 18 avril 2016.
Héritier des biens mal acquis par sa famille, depuis cinquante ans aujourd’hui, et protecteur de personnes poursuivies pour infractions à la législation contre la criminalité transfrontalière organisée, celle-là même qui alimente et finance le terrorisme, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA ne peut tromper le Peuple Gabonais, qui croupit quotidiennement dans la misère, consécutive à la mal gouvernance du pays, de son fait et du fait de sa famille.

Convoquée au lendemain de la découverte de l’important trafic d’armes de guerre dans lequel le régime en place est gravement impliqué, la réunion du 18 avril 2016 vise, non seulement à légitimer la violation par le pouvoir, de la législation nationale sur le survol du territoire Gabonais, mais encore et surtout, à justifier les mesures de restriction des libertés publiques, que pourrait requérir la véritable lutte contre le terrorisme.
A propos d’insécurité, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA ne peut tromper personne.

En se gardant de mettre en place la Haute Cour de Justice, devant laquelle il encourt la destitution, et en interrompant ainsi, le fonctionnement régulier des Pouvoirs publics constitutionnels, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA créé véritablement l’insécurité juridique et judiciaire au GABON, et de ce fait, se trouve réellement à la base de l’instabilité de notre pays.

Ainsi placé en conflit avec la loi, et donc en rupture avec la Nation tout entière, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA qui s’est résolument engagé à équiper sa garde personnelle, seule destinataire des armes importées, cherche désespérément des appuis extérieurs, pour se protéger contre un Peuple déterminé à se libérer du joug dans lequel il est placé depuis cinquante ans.

Tirant toutes les conséquences de ce qui précède, l’Union du Peuple Gabonais ne peut prendre part à la réunion préconisée par Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, pour se soustraire de la responsabilité qu’il encourt du fait des actes posés contre la Nation.

Partie prenante de l’Union sacrée pour la Patrie, l’Union du Peuple Gabonais tient d’ores et déjà, le Président de la République pour responsable devant l’histoire, de toutes les dérives qui résulteront du recours aux armes contre le Peuple Gabonais.
Je vous remercie.

Jean de Dieu MOUKAGNI-IWANGOU

Dimanche 17 Avril 2016
Andre Bouassa
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