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Gabon-Indépendance : Le tableau contrasté du 50ère.

Le site de la Liberté - LVDPG - Média Libre & Débat 24h/24 le Mercredi 18 Août 2010 à 11:08 | Lu 772 fois

Question : le Gabon commémore les cinquante ans de son indépendance. Quel commentaire ? Voici un condensé de onze réponses.



Gabon-Indépendance : Le tableau contrasté du 50ère.
Raoul, étudiant : « Permettez que je commence par mon milieu, l’université. Je suis profondément déçu ! Les résultats au département de sociologie sont catastrophiques. En 2e année, par exemple, tous les étudiants sont recalés. C’est aberrant que les profs de chez nous n’aient obtenu aucun résultat, les rares points ayant été glanés avec des profs étrangers, français notamment.

Ceci pour dire que nous abordons le cinquantenaire d’un mauvais pied. L’université est malade. Le nouveau ministre a entrepris des réformes. Nous attendons de voir les résultats de ce vaste chantier. On ne peut parler de jeunesse et d’avenir sans une école d’excellence. Et l’excellence ne se décrète pas comme nos hommes politiques veulent nous le faire croire. »

Francis-André, élève : « Le cinquantenaire, cela ne me dit rien puisque j’ai raté mon bac. D’après ce qui se dit, cet examen est le moins trafiqué. Moi, ce qui m’intéresse, c’est ma réussite, et non les commentaires des hommes politiques. J’ai échoué, mais une amie a réussi. Peut-être parce qu’elle était à l’Immaculée conception, un établissement catholique. Bien sûr que je me remets au travail pour décrocher le bac, l’année prochaine. J’espère seulement que le ministère prendra toutes les dispositions afin qu’il se déroule correctement. »

Rosine Aboughe, commerçante : « Je suis contente que mon pays célèbre son indépendance. Je ferai la fête comme tous les Gabonais. Je voudrais profiter pour dire aux autorités qu’il faut donner des moyens aux commerçants pour que ce secteur se développe. J’ai voyagé au Cameroun. Là-bas, les commerçants sont une composante jouant un rôle crucial. Chez nous, les choses sont encore à l’état embryonnaire. La mairie, le service d’hygiène, les ministères du commerce et de l’agriculture doivent cesser d’exercer des tracasseries sur les commerçants. Nous sommes des opérateurs économiques et non des faire-valoir. »

Mamadou, marabout : « C’est l’indépendance de votre pays. Je voudrais souhaiter beaucoup de bonheur, du succès et de la longévité à S.E. Ali Bongo Ondimba, au Premier ministre Paul Biyoghe Mba et à son gouvernement. Le peuple gabonais est très attachant. Je suis heureux de vivre dans ce pays qui est devenu ma deuxième patrie. J’ai vécu ailleurs en Afrique, mais ici je ressens quelque chose que je ne peux vous expliquer ni vous exprimer. »

Eric Baron, exploitant forestier : « D’ores et déjà, je suis persuadé que le cinquantenaire que le Gabon se prépare à commémorer sera un événement exceptionnel aussi pour vous, Gabonais, que pour tous ceux qui vivent sur ce sol. C’est vrai que ce n’est pas rose car mon secteur d’activité traverse une crise. A cause de l’interdiction d’exporter les grumes, je suis dans l’impasse. Faut-il arrêter ou continuer mon activité ? Je réfléchis sur la question. Je profite de l’occasion pour adresser un mot aux hautes autorités du Gabon.

La décision de cesser les exportations du bois a été mal conduite. Il fallait préalablement donner une période afin que certains opérateurs puissent se reconvertir ou se redéployer. Vous savez, il faut d’importantes ressources financières pour mettre en place une usine de traitement de bois. Une usine digne de ce nom a un coût avoisinant le milliard de francs. Ce n’est pas rien au moment où le secteur connaît un fléchissement. Bref, ce qui est fait est fait ! Pour terminer, je souhaite une bonne fête aux Gabonaises et aux Gabonais, qui sont des gens merveilleux. »

Nzé Nzé, chômeur : « Le cinquantenaire, c’est quoi ? Je suis un chômeur, et c’est la faute du gouvernement. Le gouvernement ne fout rien pour les nationaux. Les ministres s’occupent de leurs business grands ou petits, leurs maîtresses et leurs loisirs. Pour cela, ils sont grassement payés. Les députés sont aux oignons en votant des lois bidon et jamais appliquées.

Les sénateurs sucent le sang des contribuables en pompant son argent. Toutes les institutions participent à la paupérisation du pays. Qu’attendre de mon pays ? Je suis au chômage depuis cinq ans. Avec moi, combien sommes-nous ? 200.000 ou 300.000 Gabonais ? On ne saura jamais car le gouvernement a peur de divulguer les chiffres. Pourquoi avoir peur de la réalité ? »

Paul, manœuvre : « Oh, la la ! Le 17 août, je bois, je mange, je danse et je fais des enfants ! Ce jour-là est le seul congé accordé par mon patron libanais. Alors, je profite pour éclater au quartier, dans les boîtes de nuit et partout dans Libreville. Je dis un mot au président Ali. Il est jeune, il a des idées innovantes. Je sens que ça commence à bouger.

Il suffit de se promener à travers les boulevards et même dans les quartiers. Tu sais, on est en train de mettre des pavés au quartier Cocotiers. Fantastique ! J’ai perdu un grand-père l’année dernière. Il a vraiment raté cet événement car il n’y aurait pas cru. Et voilà, le pavé est chez pépé ! Une révolution… »

Marie-Madeleine, femme de ménage : « Je suis une personne qui n’a pas de loisir. Je travaille du lundi au dimanche. Mes patrons blancs m’imposent le week-end car cela me permet d’arrondir mon maigre salaire. De toute façon, je n’ai pas le choix. Notre pays est bizarre. On parle de SMIG, mais j’ignore ce que c’est. D’abord le président Bongo Omar a mis le SMIG à 80.000 francs.

Mes patrons ne l’ont jamais appliqué. Le jour que j’en ai parlé, ma patronne voulait me débaucher. Si je garde mon bout de pain, c’est grâce au patron qui a persuadé sa femme de ne pas me mettre au chômage. On dit que maintenant le SMIG est à 150.000 francs. Qui va appliquer ça ? Personne, il ne faut pas rêver. Non, non, je ne connais pas de fête. Je ne fête pas ! »

Noël-Georges, pasteur : « Les gens sont incrédules. Dieu a un projet pour le Gabon ; il le démontre chaque jour, malgré notre cécité. Il suffit de lire l’histoire : de Léon à Omar Bongo, en passant par Mme Rose Rogombé et Ali Bongo, une voie est tracée. Une voie royale pour ne pas dire divine selon laquelle le Gabon et les Gabonais sont un peuple élu. Oui, je sis bien élu. Il n’y a pas longtemps on a parlé d’une découverte à Franceville faisant le Gabon le berceau de la vie sur terre. Cela ne vous dit rien ? Le cinquantenaire prépare le centenaire d’un Gabon toujours plus rayonnant. Je le dis, au nom de Jésus, et vous verrez ! »

Fareq, entrepreneur : « C’est bizarre, vous avez un beau pays, et personne ne semble heureux de lui appartenir. Moi, je suis Libanais. J’ai quitté mon pays il y a huit ans. Installé ici, j’essaie de travailler honnêtement. Bon, s’agissant de votre fête, puisque vous atteignez cinquante ans d’indépendance, le conseil que je vous donne est de travailler, travailler, travailler. Je crois que c’est que le nouveau et jeune président a compris. Il faut l’accompagner. Nous sommes de tout cœur avec lui. »

Vincent, employé de commerce : « Zéro pointé. Ce n’est pas à cause des petits travaux effectués dans les quartiers, on cite Cocotiers pour nous faire diversion, que les choses marchent dans ce pays. Rien ne va ici. On nous met de la poudre aux yeux depuis quarante, cinquante ans. Vous êtes journaliste et vous le savez mieux que quiconque. Alors, fichez la paix ! Le cinquantenaire est un moyen pour bouffer l’argent de l’Etat. Après le père qui a échoué, le fils vient rafistoler et vous voulez qu’on applaudisse au pillage organisé ? Non ! »


Source : Mazleck.info


Mercredi 18 Août 2010
LVDPG - Média Libre & Débat 24h/24
Vu (s) 772 fois




1.Posté par emane etole le 19/08/2010 15:54 | Alerter
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aux vues de ces interventions le constat est amer, le gabonais(natif) ne croit pas en son pays et l'expatrié vante les mérites de ce pays, drole de paradoxe, ça veut tout dire

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