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Gabon : Implantation de l’hévéaculture à Minvoul : les populations continuent de s’opposer.

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Mardi 27 Novembre 2012 à 01:39 | Lu 787 fois

Depuis son initiation par les pouvoirs publics à travers la firme internationale Olam Gabon, le projet d’implantation de l’hévéaculture dans la ville de Minvoul au Nord du Gabon, continue d’alimenter les conversations des populations. La conférence de presse organisée dimanche dernier à la Chambre de Commerce de Libreville par le député du Parti Démocratique Gabonais (PDG), Bertrand Zibi, député du 2e siège de la commune de Minvoul, a permis à ces populations de réitérer leur point de vue.



Gabon : Implantation de l’hévéaculture à Minvoul : les populations continuent de s’opposer.
Bertrand Zibi Abaghe, député du Parti Démocratique Gabonais (PDG) au 2e siège de la ville de Minvoul a tenu une conférence de presse dimanche dernier. Cette dernière avait pour but de couper court aux allégations faisant état de ce qu’il aurait reçu de l’argent pour l’implantation de ce projet dans sa localité, et informer l’opinion nationale et internationale sur le « NON » exprimé par les populations quant à sa réalisation.

A la Chambre de Commerce de Libreville où se tenait cette rencontre avec les médias, c’est près d’un millier de personnes, toutes originaires de la ville de Minvoul qui ont manifesté leur refus de voir ce projet s’installer dans leur environnement du fait de son impact sur le milieu naturel et sur la santé des populations.

En effet, l’honorable Bertrand Zibi Abaghe qui, depuis plusieurs mois déjà, s’était formellement opposé audit projet conduit par la société Olam, a indiqué ne jamais avoir reçu un quelconque franc de la part des autorités gouvernementales ou de celles de la société Olam.

Dans sa démarche, le député bénéficierait du soutien d’environ une centaine d’organisations non gouvernementales (ONG) et des populations, afin de contraindre le gouvernement à revenir sur sa décision. Une plainte serait en cours dans ce sens au niveau des instances internationales.

Bertrand Zibi Abaghe avait notamment salué l’initiative des journées de réflexion de Franceville dans la province du Haut Ogooué, et dont la principale décision a conduit à la nécessité de cultiver le cacao et le café dans cette partie du Gabon. Une réforme très salutaire, d’autant que ces deux cultures furent des éléments autrefois essentiels au développement de l’Economie nationale et pourvoyeurs d’emplois. Le retour dans la province du Woleu Ntem, de ces deux cultures, serait idéal, contrairement à l’hévéaculture.

La Banque Mondiale envisage par ailleurs, d’offrir gracieusement la somme de 53 millions de dollar aux pays en développement pour la relance de leur agriculture, notamment de la culture du cacao.

L’élu du Haut Ntem Bertrand Zibi Abaghe entend prendre attache avec le Premier Ministre Raymond Ndong Sima, dans l’optique de convoquer une rencontre entre les populations de cette localité, l’entreprise Olam, les membres de la société civile et le gouvernement, afin de trouver un terrain d’entente.

Ce qu’il faut savoir
Selon des études scientifiques et environnementales, l’industrialisation de l’hévéa dans cette partie du Gabon expose la faune, la flore et la santé des populations à de nombreux risques.
En effet, plusieurs études scientifiques démontrent que les plantations d'hévéa sont aussi dangereuses pour l'environnement aujourd'hui, qu'elles ne l'étaient par le passé il y a 40 ou 50 ans.

Dans son édition du 22 mai 2009, le magazine Science, a publié un article écrit par Alan Ziegler de l'Université Nationale de Singapour (le pays d'origine d'Olam); Jefferson Fox de l'East-West Center à Hawaï (un état où le climat est semblable à celui du Gabon et où les plantations d'hévéa ont eu des effets dévastateurs) et Jianchu Xu de l'Institut de botanique de Kunming en Chine. Ces 3 chercheurs ont mené une étude sur plus de 500.000 hectares qui ont été convertis en plantations d'hévéa en Chine, au Laos, en Thaïlande, au Vietnam, au Cambodge et à Myanmar. Les principales conclusions de ces chercheurs démontrent notamment que :

1. La conversion des forêts primaires et secondaires de ces zones, en plantations d'hévéa menace la biodiversité et la biomasse de carbone totale se retrouve réduite. La culture de l'hévéa à grande échelle a prélevé un lourd tribut sur l'environnement local.
Des études par satellite montrent qu'entre 1976 et 2003, la forêt a été défrichée à un rythme annuel moyen de près de 14000 hectares, provoquant la diminution du couvert forestier total à moins de 50% de sa taille originale. La forêt est un jardin botanique naturel et il est estimé que la biodiversité a été également significativement diminuée avec la disparition d'environ 11700 espèces de plantes de cette région.

2. Les systèmes hydrologiques de la région ont été les plus durement touchés. Normalement, les précipitations moyennes de cette région sont d'environ 1400 millimètres par an, et se produisent surtout pendant la saison des pluies. Pendant la saison sèche, un brouillard dense de vapeur d'eau contenue sous la canopée, conserve une myriade de ces espèces végétales en vie dans ces forêts tropicales humides. Mais comme les arbres d'hévéa prennent de plus en plus de place dans la région, le brouillard de saison sèche est de moins en moins prononcé parce que les arbres d'hévéa, connus aussi sous l'appellation de «pompes à eau» par les populations locales, aspirent toute l'eau et provoquent aussi plus de ruissellement en surface. Ce qui, par conséquent, réduit le contenu en eau du sol. Comme la teneur en eau du sol est réduite, moins d'évaporation a lieu et c'est cette évaporation qui est supposée créer le brouillard.

En plus l'eau est également perdue dans les espaces entre les arbres d'hévéa, qui poussent de manière plus éloignées les uns des autres, que la végétation naturelle de la forêt tropicale. La résultante de tout ceci, est que les débits d'eau ont diminué et les puits se sont asséchés dans de nombreux villages. L'utilisation de pesticides et d'engrais pour soutenir l'agriculture commerciale a aussi réduit la qualité de l'eau car ces pesticides contaminent la nappe phréatique qui coule vers les rivières.

3. La perte de la forêt tropicale dans cette zone a également des implications pour la dynamique du carbone et le changement climatique dans la région. Les chercheurs ont calculé que 6 millions de tonnes de stocks de biomasse en carbone ont été perdues dans cette région entre 1976 et 2003, et que cela est susceptible d'affecter le climat régional. Les données de température et de précipitations provenant de stations météorologiques en Asie, montrent que la région connait un réchauffement, avec moins de précipitations et des sécheresses plus sévères. Les chercheurs ont postulé que les stress environnementaux dus à la déforestation à grande échelle sont susceptibles d'avoir un rôle dans ces changements.

Ces chercheurs démontrent dans leurs études et les nombreuses références qu'ils citent, que la destruction des écosystèmes aura un effet boomerang qui va se retourner contre le développement économique à long terme. Cela est vrai en Asie et l'est certainement au Gabon aussi.

Ces chercheurs ont documenté l'impact dévastateur que la culture de l'hévéa a sur les cycles des éléments nutritifs du sol, sur l'érosion des sols, sur la régulation du climat, sur la rétention des eaux, etc.

Compte tenu de ces risques connus et des études bien documentées, qui pourrait croire en l'étude d'impact environnemental d'Olam, qui a conclu que leur projet n'aurait que des bénéfices autant économiques qu'environnementaux?

Dans un pays où l’on prône le Gabon Vert et la préservation de l’environnement, il semble difficile pour les populations, de comprendre qu’un projet dont les conséquences risquent d’être catastrophiques pour la faune et la flore de cette région du Gabon, puisse être soutenu par ce même gouvernement qui parle sans cesse de développement durable.


Source : Gaboneco

Mardi 27 Novembre 2012
Gabonlibre.com : News 7J/7
Vu (s) 787 fois




1.Posté par NEM le 27/11/2012 11:53 | Alerter
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A mon avis je crois que les minvoulois vont éliminer les responsables d'Olam (à commencer par le Directeur Général) et plusieurs de leurs employés. Cela va se faire Puisque le cas s'est produit du côté de Minkébé (Minvoul) au village "Evela" où les conducteurs d'engins mouraient comme des mouches l'orsqu'il s'est agit de créer la route vers la ruée du fer. Action complètement ratée parce que les populations de cette contrée sont extrêmement décisives en cas de refus de projet. une grande partie de la population du canton nord commence à rentrer dans cette bataille avec l'Etat et Olam pour soutenir le canton sud du clairvoyant député Zibi Abaghe Bertrand. La bataille ne fait que commencer.

2.Posté par Slam Gabon le 28/11/2012 07:46 (depuis mobile) | Alerter
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Ils devraient commencer d'abord par Ondo Methogho. Cet energumene n'a jamais lien apporte de positif au woleu Ntem, qui lui a tout donne. Apres les violations de sepulcres,la fermture de la populaire,voila qu'il veut tous Nous exterminer.

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