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Gabon : «Il n’ya absolument aucune preuve dans le procès Ntumpa Lebani» affirme Me Nkoulou-Ondo

Le site de la Liberté - LVDPG - Presse Gabonaise & Internationale le Vendredi 4 Mars 2011 à 15:35 | Lu 2186 fois

Attendus pour le lundi 7 mars, les témoignages du général Grégoire Kouna, commandant en chef de la GR, et, peu plausible, de Frédéric Bongo, patron des services secrets gabonais, devraient conduire à l’épilogue du procès Ntumpa Lebani ouvert depuis le 21 février. Dans cette interview, Me Ruphin Nkoulou-Ondo, l’un des avocats du général accusé d’avoir projeté un coup d’Etat, fait le point de la situation et ouvre quelques perspectives quant à l’issue de cette affaire d’Etat.



© gaboneco / Me Ruphin Nkoulou-Ondo, un des avocats du général Ntumpa Lébani, le 3 mars à Libreville
© gaboneco / Me Ruphin Nkoulou-Ondo, un des avocats du général Ntumpa Lébani, le 3 mars à Libreville
Au fil des audiences le corps du délit s’effrite un peu plus, des témoins clés se rétractent. Il ne reste plus que le général Kouna. Sa déposition vous semble-t-elle capitale et s’achemine-t-on vers un non lieu ?

Il est tout de même important, pour répondre au premier volet de votre question, d’entendre absolument le général Kouna. D’autant plus que la plupart des dépositions qui son faites devant la Cour, convergent pour la plupart vers le général. Quant à sa présence absolue devant la Cour de sureté pour apporter ses éclairages, cela relève cette fois-ci d’un exercice qui devra être pratiqué par le ministère publique. J’entends par là le commissaire du gouvernement qui devra prendre toutes les dispositions à des faits à le citer à comparaitre, et faire en sorte effectivement, qu’il puisse être présent le lundi prochain.

Est-ce que vous avez une explication sur le fait qu’il était attendu et ne s’est pas présenté au tribunal ?

Il est difficile pour moi de savoir exactement quelles sont les raisons pour lesquelles le général ne s’est pas présenté. Mais il me souvient tout de même que la présidente de la Cour de sureté nous avait fait savoir, il y a quelques jours, que le général serait en déplacement, qu’il devait rentrer sur le Gabon samedi et qu’il pourrait être à la disposition de la Cour dès lundi.

Quelle sera la suite de la procédure après la déposition du général Kouna ? Plaiderez-vous pour la relaxe pure et simple ?

Je ne voudrais pas anticiper sur le verdict qui sera rendu, d’autant plus que cela relève de la compétence de la Cour, des magistrats. Mais nous avons de fortes raisons d’espérer, et nous œuvrons dans le sens d’aller vers l’acquittement parce que l’objectif d’un conseil, dans ce genre de procès, consiste pendant sa plaidoirie, de démontrer et de convaincre la Cour de ce que l’accusation ne tient absolument pas.

Il va de soi que nous allons plaider, autant moi que mes confrères, l’acquittement. Parce que jusqu’à présent rien, mais alors rien, ne permet de penser le contraire. C’est-à-dire, que nous n’avons aucun élément dans le dossier qui permette effectivement de soutenir que le complot contre la sureté de l’Etat, a bel et bien été envisagé et exécuté par le général Ntumpa. Rien ne le permet dans la phase actuelle de la procédure.


Que signifie "complot contre la sureté de l’Etat" ?

Le complot est une action qu’un individu ou en groupe d’individus arrêtent après concertation en vue de déstabiliser les institutions de l’Etat. Ce qui signifie que pour qu’il y ait complot, il faut qu’il y ait concertation entre deux personnes au moins sinon davantage, et que de cette concertation soit arrêté un projet qui devient définitif et qui permet maintenant de nourrir ledit projet en réunissant les moyens, en trouvant des hommes ainsi que des sources de financement pour atteindre cet objectif.

On a quand même entendu au cours des différentes audiences que le général Ntumpa a remis de l’argent à quelques uns de ses co-accusés. On a parlé par exemple de 1,4 million pour certaines personnes…

Je vais vous renvoyer au préambule du code de discipline militaire qui voudrait que tout militaire soit amené à œuvrer pour la cohésion des troupes. Et en cette période-là, celle qui précédait les élections, le général Ntumpa qui était le patron des services de renseignement, avait l’objectif de veiller à l’harmonie au sein des troupes. Si vous avez bien suivi le procès, et les explications qu’il a fournies, c’est uniquement dans ce contexte là qu’il remettait de temps en temps 100 000, 150 000 ou 500 000 francs CFA à quelques soldats, pour œuvrer dans le sens de la cohésion des troupes. Vous conviendrez avec moi que ce n’est pas avec 100 000 francs CFA qu’on peut acheter la conscience d’un militaire pour fomenter un coup d’Etat.

Tous ces événements se sont déroulés durant la période de transition post Omar Bongo. Doit-on s’attendre à ce que la présidente par intérim, Rose Francine Rogombé, en vienne à témoigner ?

C’est une à laquelle il me serait difficile de répondre. Il est certes vrai que tous ces faits ont pris corps pendant la période de transition, mais je ne pense pas que la présidente intérimaire puisse apporter quelques éclairages, de quelque nature que ce soit, qui puissent permettre à la Cour de comprendre s’il y a eu complot ou pas. D’autant plus que les personnes qui sont davantage à mesure de fournir des explications pouvant nous aider, étaient pour l’essentiel le général Kouna, le colonel Oprah.

On ne comprend pas cette tournure des choses quand on sait que le général Ntumpa Lébani a quand même préconisé un coup de force, il a bien évoqué la possibilité d’un scénario à la togolaise. C’est-à-dire, un coup d’Etat au bénéfice de l’actuel président de la République, au cas où les choses ne se passaient bien…

Vous savez, le général Ntumpa revêtait une double casquette. Il était général des forces armées gabonaises, mais également le patron des renseignements. Alors imaginez un patron des renseignements qui a pour mission d’obtenir des informations. Ne pensez-vous pas qu’il pourrait prêcher le faux pour obtenir le vrai ? Je pense que ce n’est pas loin des techniques enseignées dans les instituts en matière de renseignement. Je reste plutôt convaincu que le général avait peut-être besoin de distiller des idées fausses pour savoir qui faisait quoi, qui était avec qui, dans l’objectif de mener à bien son travail de patron des services de renseignement du Gabon.

Quelle conclusion faites vous de ce qui s’est passé jusqu’ici au palais de justice et que peut-on attendre pour la suite de ce procès ?

Pour l’instant, je voudrai rendre un hommage à la Cour qui prend la juste mesure de ce procès, notamment à la présidente de cette Cour qui gère les débats avec une certaine hauteur d’esprit, qui permet au conseil de poser autant de questions qu’il le souhaite, qui prend le temps d’entendre l’accusé et les co-accusés pour que jaillisse la vérité, et qui va jusqu’à faire des confrontations entre l’accusé principal et les co-accusés contre les témoins à charge. J’estime pour ma part que c’est une dame qui fait preuve de beaucoup de sagesse et elle mérite qu’on l’encourage dans ce sens.

Par ailleurs, pour ceux qui ont assisté aux audiences, on se rend de plus en plus en compte que les témoins à charge, qui ont été cités par le ministère public, sont pour l’essentiel en train de se rétracter. A la question de savoir si le général Ntumpa a voulu organiser un complot contre la sureté de l’Etat, beaucoup ont toujours répondu non. Au regard de cela, on se sait plus ce qu’on peu fournir aujourd’hui comme preuve, d’autant qu’il n’y a même pas de preuve matérielle dans le dossier. J’entends par preuve matérielle des armes, des moyens financiers, un plan d’exécution, des troupes, des noms de personnes avec lesquelles le général aurait pu faire un coup d’Etat. Il n’ya absolument aucune preuve de cela. Il reste que c’est un dossier vide, et j’ai le sentiment que tous ceux assistent à cette audience partagent le même avis que moi.

Source : Gaboneco

Vendredi 4 Mars 2011
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1.Posté par ECHOS DU GABON le 04/03/2011 15:49 | Alerter
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Il voulait quand même faire un coup d'Etat à la togolaise. Donc prison à vie pour moi. C'est un faussaire de la démocratie.

2.Posté par Mandela le 04/03/2011 16:09 (depuis mobile) | Alerter
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Vous voyez donc Ali aussi doit passer à la barre car le coup d etat devait etre à son avantage cette audience n'est qu une mascarade parler des vraies choses

3.Posté par K-M le 04/03/2011 17:03 | Alerter
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ah , faut pas nous distraire , c'est just un pbm qu'il devrai regler en famille , au lieu de nous fatiguer avec vos gueguerre de clan!, avec vos generaux de pacotille dont le seul fat d'arme connu c'est la chasse des gazelles chez mois des la plateaux!(lol)

4.Posté par GABONDABORD le 05/03/2011 11:18 | Alerter
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Ni ethnies, ni religions, ni maîtres.

Cette affaire est une grosse escroquerie, une mascarade. On voudrait nous faire croire qu'Ali Ben et son clan auraient préféré arriver au pouvoir de manière légale. Personne ne pouvait et ne peut encore penser qu'Ali Ben peut remporter une élection par les urnes, en toute transparence. C'est un montage de toute pièce. LA COMMEDIA DELL ARTE, vous connaissez? Mais cette comédie trouvera sa fin, et plus tôt qu'on ne le pense!

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