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Gabon : Il faut faire du citoyen gabonais le principal instrument du développement économique

le Mardi 16 Mars 2010 à 14:01 | Lu 659 fois



Gabon : Il faut faire du citoyen gabonais le principal instrument du développement économique
L’analyse sémantique que nous faisons des propos d’Ali Bongo Ondimba conduit à instituer un champ lexical. Il permet de cerner l’émergence tel un ensemble d’idées qui permettrait de faire avancer le pays vers un avenir prometteur en relevant les défis d’aujourd’hui : la misère, la pauvreté, la corruption, la paresse, la détresse sociale. Le dépassement de ces défis est susceptible de faire jaillir le pays de l’embourbement dans lequel il est plongé, croit M. Bongo Ondimba. Pour cela, il faut sortir des pratiques politiques antérieures de la gestion de l’État. Il fait le pari qu’une articulation différente de la gestion de l’État permettrait le développement du pays.

L’handicap de sa vision est de considérer et d’utiliser l’État comme le principal promoteur du développement économique. Sa vision du développement du Gabon reste ainsi ancrée dans l’idéologie du développement du siècle dernier avec ce que nous vivons comme conditions de développement socio-économiques.

Le développement social et économique dans l’ère de la postmodernité exclut l’État comme principal instrument de la créativité de la richesse. Les politiques keynésiennes classiques des années trente ou même celles, néokeynésiennes, des années soixante qui ont vu l’interventionnisme tout azimute de l’État n’ont plus lettres de noblesse. L’État providence est désormais une légende.

Assurément, partout dans le monde, l’État devient minimaliste. Le citoyen en quête de son accomplissement personnel est le principal instrument de la croissance économique. Les politiques qui tendent à tout orienter entre les mains de l’État, à faire l’État l’employeur primordial, le promoteur ultime du développement national ne sont pas de nature à susciter la prospérité collective économique à long terme et même à mobiliser les esprits les plus vifs. Au contraire, elles y seront un frein.

Naturellement, le développement économique se fait par le déploiement entrepreneurial du citoyen dans sa formation scolaire, dans son développement professionnel, dans son accomplissement social, dans l’exercice de ses devoirs et de ses droits citoyens. C’est en donnant au citoyen les maximes de son accomplissement que l’État est en mesure de favoriser le développement économique.

Effet, ce qui fait la force d’une nation, c’est la capacité de mobilisation de ses ressources humaines dans la création de la richesse individuelle. L’enrichissement individuel ne peut se faire qu’en laissant libre cours à la créativité du citoyen, en l’encadrant de mesures d’accompagnement et d’encouragement. Les grandes nations qui se sont développées ont préalablement permis aux citoyens de s’enrichir, en favorisant la multiplication des millionnaires sans lien avec la fonction d’agent de l’État.

À l’époque des pionniers dans l’ouest canadien ou des États-Unis d’Amérique par exemple, le gouvernement s’est limité à donner la terre aux immigrants, à construire le chemin de fer pour favoriser la communication et le déplacement des citoyens et à faciliter les exportations des produits agricoles vers l’Angleterre et les autres pays européens. Les citoyens se sont enrichis, ont bâti leur ville, leur région et leur État, leur pays.

Au cours des quarante-deux dernières années, l’État gabonais a été mis au service du développement communautaire pour bâtir la l’État-Nation. Cette politique n’a pas permis l’expansion d’une économie nationale parce qu’elle n’a pas favorisé le développement individuel, permis l’éclosion et la multiplication des PEI et PMI, valoriser l’audace entrepreneuriale, susciter la créativité personnelle et communautaire de nature à impulser le développement des villages, des villes, des régions, du pays.

Dans les faits, la politique de la recherche l’unité nationale a été contre productive pour le développement économique nationale parce qu’elle n’a eu pour effet que de conduire quelques hiérarques du pouvoir à concentrer entre leurs seuls mains les richesses du pays pour les fins de la redistribution clientélistes. Dans leurs ambitions d’ascensions politiques et sociales, ils ont ainsi fait barrage à tout ce qui chez le citoyen est de nature à permettre la créativité, l’innovation, l’entreprenariat en dehors de l’État.

Avec ce discours sur l’émergence, nous étions en droit de croire à un renouveau politique, nous constatons que la politique mise de l’avant au lieu d’introduire une rupture de l’État perfusion, elle renouvelle la posologie et amplifie la dose. Parce qu’il faut tout contrôler par le haut, par la politique, l’État reste infiltré partout, promouvant l’économie de l’affection qui consiste à gouverner le pays par la supplication des citoyens. Il fallait les voir courir, au Grand Congres du PDG.

La soupe de carotte qui manquait pourtant de condiments n’a pas découragé même ceux qui la veille arboraient la tunique de l’opposition. La famine ayant annoncé sa venue prochaine, ils ont avancé en rangs serrés, les mains dans les airs rythmer les pas de celui qu’on ne voyait avancer que par le déplacement de la calvitie. Nous ne sommes pas obliger à nous condamner à refaire les erreurs du passé.

Il faut sortir du mercantilisme politique.

Aujourd’hui, l’État doit faire du rattrapage, remettre entre les mains des Gabonais les leviers de l’économie. Pour cela, la politique économique doit être centrée sur l’enrichissement des individus par des actions de prise en charge autonome. Pour y parvenir, il faut d’esquisser un cadre de développement qui prend appui dans un partenariat nouveau entre l’individu et l’État. Le citoyen sera ambitieux et l’État soutiendra les efforts de chacun pour la création par lui-même des conditions de sa prospérité et de son accomplissement socioprofessionnelle. Pour cela, la politique doit essentiellement consister à donner le sens de la réussite et les moyens de réussir.

La richesse des nations est en bonne partie fondée sur les individus. Ce sont les femmes et les hommes qui permettent à une société de générer des activités économiques et qui en sont les propriétaires. Ce sont les citoyens, en payant taxes, impôts et tarifs, qui fournissent en partie les revenus de l’État. En favorisant l’enrichissement des Gabonais, nous favorisons l’enrichissement individuel et collectif et le levier du développement.

Mais pourquoi accorder autant d’importance à la création de la richesse? Simplement parce qu’elle détermine en partie la qualité de vie des citoyens. Bien entendu, la richesse sert à l’acquisition de biens matériels, mais elle nous offre surtout la possibilité de faire des choix fondamentaux comme individus et comme société. Un individu plus riche peut accroître sa participation à la vie sociale et économique, il peut avoir plus facilement accès à l’épargne qui lui permet autant d’augmenter ses moments libres que d’accéder à la propriété. Une société plus riche est capable de partager davantage de richesse et de diminuer l’incidence de la pauvreté. Par le biais de l’État, une société plus riche peut se doter de services publics plus accessibles, plus généreux et plus diversifiés.

À la base de la création de la richesse, il y a le comportement individuel. Plusieurs facteurs inciteront ou décourageront les citoyens à s’instruire davantage, à créer de l’emploi, à se constituer un patrimoine financier pour bâtir sur du solide. L’État doit à cet égard être un accompagnateur, un guide en incitant ou en décourageant différents comportements.

L’État ne doit pas être celui qui fait à la place des citoyens. La conception et l’évaluation des structures et des programmes gouvernementaux doivent être guidées par la perspective du citoyen acteur du développement. Trop souvent, l’individu a été contrait de s’adapter à l’État, de courir après l’État, après la politique. On en a fait un éternel assisté. L’État doit plutôt répondre aux besoins changeants des individus et les inciter à adopter des comportements générateurs de richesse.

Aux différentes étapes de la vie, les individus traversent des moments clés où le rôle accompagnateur de l’État peut faire la différence sur le niveau d’enrichissement personnel. Il y a donc lieu d’examiner tour à tour et systématiquement chacune de ces étapes de la vie et d’envisager des changements dans les façons de faire de l’État qui permettront aux Gabonais de s’enrichir. En cette ère où, même dans le secteur des ressources naturelles, l’économie est fondée sur le savoir, c’est l’être humain qui est au centre de la création de la richesse.

L’État possède des moyens puissants de favoriser notre enrichissement. Si elle se construit à partir d’une vision axée sur le développement individuel, la richesse de la nation nous offrira les moyens de notre épanouissement individuel, d’une génération à l’autre. Notre force économique nous offrira aussi les moyens de nous prendre en main individuellement et par ricochet collectivement. Le Gabon sera ainsi une nation riche.

Il faut arrêter avec cette tentation de vouloir que l’État fasse tout et de dire que l’État va tout faire même quand cela n’est pas vrai. Il faut arrêter d’infantiliser les Gabonais. Il faut inverser la perspective, faire moins d’État et promouvoir le citoyen, le placer au cœur du développement du pays. C’est le citoyen qui fait l’État et le pays et non l’inverse.

Joël Mbiamany-N’tchoreret


Mardi 16 Mars 2010
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1.Posté par Blaise le 16/03/2010 14:33 | Alerter
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@ Joël

J'attends toujours que tu me contactes , c'est URGENT, pour les OKOTA,
Ce sujet est trop sérieux, pour qu'on le laisse qu'aux premières victimes, nous sommes tous tous concernés.

Mon contact Blaise: grandparti@yahoo.fr

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