News & Infos Utiles...
Gabonlibre.com
Gabonlibre.com
News 7J/7&Infos Utiles...
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Gabon : Grève de la faim pour un "France go home !"

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Mardi 19 Juillet 2011 à 18:24 | Lu 3215 fois

«Si la perte de ma vie peut contribuer à démonter aux yeux du monde que le Gabon, mon pays est confisqué par la France, je descendrais heureux dans ma tombe. Je fais don de ma vie pour la libération de mon pays le Gabon». Telle est la profession de foi de Roland Désiré Aba’a, membre du Conseil économique et social (CES), en grève de la faim depuis le 14 juillet, d’abord à l’entrée du carrefour Camp de Gaulle puis sur la Place de l’Indépendance à Libreville, pour «demander la liberté du Gabon vis-à-vis de la France», qu’il résume en trois exigences. Dans l’interview ci-après, le porte-parole du gréviste déjà affaibli revient sur les motivations de cet acte, qui n’a toujours pas suscité de réaction de la part des autorités gabonaises et françaises.



gaboneco / Roland Désiré Aba’a, sur le place de l'Indépendance, le 18 juillet à Libreville.
gaboneco / Roland Désiré Aba’a, sur le place de l'Indépendance, le 18 juillet à Libreville.
Quelles sont les raisons qui poussent monsieur Roland Désiré Aba’a à entamer une grève de la faim ?

Il faut dire que le compatriote Roland Désiré Aba’a a été au contact d’un certain nombre de réalités qui l’ont révolté et suite à cela, il a décidé d’observer cette grève illimitée de la faim pour demander la liberté du Gabon vis-à-vis de la France que l’on résume en trois exigences. À savoir, la réparation du préjudice causé par la France sur le Gabon. Et monsieur Désiré Aba’a pense que ce préjudice peut être réparé en annulant totalement la dette extérieure du Gabon vis-à-vis de la France.

La deuxième exigence est le démantèlement de toutes les bases militaires françaises au Gabon. Car, pour lui, le Gabon est une nation souveraine et indépendante. La présence d’une armée étrangère ne se justifie pas.

Et la troisième exigence est la renégociation des accords qui nous lient à la République française. Accords qui, sur son volet économique, donnent une part de lion à hauteur de 96,2 % des revenus du sous sol gabonais à la France, 4,5% au président de la République gabonaise et 0,3% au Gabon. Il a été révolté de constater cette répartition, cette injustice. La France qui, pour nous et aux yeux de la communauté internationale, se prévaut d’être un pays de liberté, d’égalité, un pays de droits de l’homme, ne peut pas s’illustrer dans une telle injustice. Voila essentiellement ce qui justifie la grève de la faim illimité du compatriote.

Cela étant, parmi les trois exigences que nous mettons sur orbite, seul le deuxième volet parle de renégociation. C’est qu’il y a des questions ouvertes sur lesquelles on peut effectivement négocier ; par exemple, la répartition des revenus du sous sol gabonais. Par contre, la question concernant la dette est non négociable tout comme celle concernant le démantèlement des bases militaires françaises au Gabon.

D’aucuns disent que le mouvement de grève de faim illimité entamé par Roland Désiré Aba’a visait à protester contre l’arrivée de monsieur François Fillon au Gabon. Pourtant, ce dernier est arrivé. Il a bel et bien été reçu par le président Ali Bongo. On serait tenté de dire que l’action de monsieur Roland Désiré Aba’a s’apparente à un coup d’épée dans l’eau…

Le mouvement entamé par le patriote n’a rien à voir, de près ou de loin, avec l’arrivée de François Fillon. Cela n’a été qu’une coïncidence pour certains, heureuse et pour d’autres, malheureuse. Le patriote a choisi la date butoir du 14 juillet qui symbolise la fête nationale de la France pour contester effectivement les pratiques de cette France vis-à-vis de la Nation gabonaise.

C’est donc au carrefour du Camp de Gaulle qu’il a démarré son mouvement en donnant un point presse et, après cette initiative, il s’est rabattu ici même à la Place de l’Indépendance pour revêtir son action de tous les symboles que vous observez. Cela n’a rien à voir avec l’arrivée de monsieur Fillon.

Quelle a été l’attitude des autorités gabonaises vis-à-vis des revendications qui ont poussé Roland Désiré Aba’a à faire une grève de la faim ? Ont-ils cherché à vous rencontrer pour négocier ?

Il faut dire que le mouvement a démarré le 14 juillet, aujourd’hui cela fait 5 jours et de façon officielle, nous n’avons reçu aucune visite des autorités gabonaises, encore moins celle des autorités françaises. Il faut noter que les revendications sont adressées officiellement à la partie française, car c’est elle qui est interpellée et mise en cause ici.


Source : Gaboneco

Mardi 19 Juillet 2011
Gabonlibre.com : News 7J/7
Vu (s) 3215 fois



Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

16.Posté par mapangou le 20/07/2011 19:42 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Je note avec beaucoup de tristesse que nous qui intervenons ici sommes tous à l'étranger et/ou très occupés car malgré toute notre bonne volonté, le frère, aux dernières nouvelles, est toujours seul. Pour ceux et celles qui sont au pays et qui veulent le soutenir, il ne s'agit pas de passer plusieurs journées avec lui sans manger mais passer une fois de temps en temps, pour une journée ou quelques heures de vous relayer si possible, c'est mieux que rien.
Il est important que le frere ne se sente pas seul. Gandhi n'était pas seul; Martin Luther King n'était pas seul; Mandela n'était pas seul: Pourquoi notre frere devrait-il être seul???

15.Posté par Libérateur le 20/07/2011 13:25 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
@ IPSO FACTO,

Nous ne sommes pas contre la communication ni le droit à l'expression surtout pour des faits aussi graves, mais de là à nous sortir un commentaire qui n'a absolument rien à voir (ni dans la forme, ni dans le fond, encore moins dans l'espace) avec l'article sur lequel nous essayons de réfléchir et mobiliser, j'avoue que je trouve cette manière de faire un peu malsaine et donc condamnable.

Le mieux pour vous, aurait été de publier un autre article (et non un commentaire figurant sur un article différent). Votre démarche aurait été plus harmonieuse et moins disparate voire perturbatrice. Pensez-y pour la prochaine fois.

Avec mes encouragements...

14.Posté par IPSO FACTO le 20/07/2011 13:13 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Combien de nos soeurs et mères subissent ces sévices chaque jour, sans pouvoir compter sur notre protection? Voire même avec notre lache complicité?

Une preuve de plus que la France participe au tribalisme africain. Quid du cas du Gabon!

Lisez donc ceci:


Rwanda : l'armée française accusée de viols collectifs
Publié le 14-07-11 à 00:18 Modifié le 17-07-11 à 00:05 par Sarah Halifa-Legrand 54 réactions

Des rescapées tutsies du génocide hutu affirment qu'elles ont été systématiquement violées par des militaires français dans les camps contrôlés par la force Turquoise. Info ou intox ?


Femme devant un camp de réfugiés rwandais sous protection de la force Turquoise, au Rwanda en juin 1994 (Nicloas Jose/SIPA)

Réagir"Parfois, il y avait jusqu'à une dizaine de militaires français qui me violaient [...] pendant que d'autres faisaient la même chose juste à côté. [...] On se retrouvait toutes dans les tentes des militaires. [...] C'était comme un repas quotidien. [...] Cela a commencé une semaine après leur arrivée, jusqu'à leur départ." C'est sur ce témoignage sidérant que s'ouvre le journal de 8 heures de France-Inter, le 28 juin. La femme qui parle est une Rwandaise tutsie, qui avait été placée dans un camp de réfugiés sous la responsabilité des soldats français de l'opération Turquoise, de juin à août 1994. "Ils nous ont violées parce que nous étions tutsies", poursuit une autre rescapée des génocidaires hutus, qui avait trouvé refuge dans un autre camp sous protection française. "Ils étaient persuadés que nous n'allions pas survivre."

Elles sont trois à s'être rendues à Paris, fin juin, pour être entendues par le juge d'instruction du Tribunal aux armées de Paris. C'est devant cette instance qu'avait été déposée, en leur nom, en octobre 2009, une plainte contre X pour crime contre l'humanité.

A entendre, le soir même, deux d'entre elles, serrées l'une contre l'autre sur le canapé d'un petit appartement parisien, raconter une énième fois, jusqu'aux larmes, leur épouvantable histoire, on reste perplexe. Devant leur incontestable douleur. Et devant l'énormité de l'accusation. Cette affaire, qui soulève une nouvelle fois la question des responsabilités de la France dans le génocide rwandais, dégoupille une grenade de plus dans les relations déjà minées entre Paris et Kigali.

Plusieurs versions

C'est en juin 2004 que le docteur Annie Faure recueille les témoignages de ces femmes, qui ont servi de base aux plaintes. Or, à la lecture des documents, leur contenu s'avère sensiblement différent du discours qu'elles ont tenu devant les médias, il y a quinze jours. Dans les versions de 2004, Françoise* affirmait avoir été violée une fois par un soldat français, Olive* disait avoir été victime de viols collectifs à deux reprises, au cours desquels les militaires de l'opération Turquoise avaient "inspecté" et photographié son sexe. Et Diane* aurait subi des violences de la part de miliciens hutus aidés par des soldats français. Mais elles ne disaient nulle part que d'autres femmes avaient subi de tels sévices, ni que ces exactions étaient quasi quotidiennes. On ne trouve pas non plus d'allusion à une pratique systématique du viol par les militaires français.

Amplification fantasmatique du traumatisme ? Stratégie pour mobiliser la justice ? Il est vrai que la procédure n'est pas près d'aboutir, puisque le Tribunal aux armées doit disparaître en fin d'année et qu'il faudra attendre la création du "pôle génocide" au TGI de Paris pour connaître le sort de ce dossier. Autre hypothèse : une manipulation de la part de Kigali ? Ou peut-être s'agit-il de ce que l'avocat Antoine Comte appelle "le temps du génocide, qui fait que les choses remontent très lentement à la surface tant le crime est inconcevable". Dans ce dossier inextricable, l'avocat admet avoir fait "une erreur" lorsque les témoignages lui ont été apportés en 2004 : il avait déposé plainte devant une mauvaise juridiction (le tribunal de grande instance) et sous une autre qualification (viols en réunion et enlèvement). "J'ai laissé le dossier se perdre dans les sables de la bureaucratie", confesse-t-il.

Viols isolés... ou systématiques

Quoi qu'il en soit, c'est sa thèse du "temps du génocide" que retiennent Annie Faure et l'avocate qui a repris le dossier, Laure Heinich-Luijer, pour expliquer la nouvelle version des Rwandaises. Mais les plaintes de 2004 avaient été jugées assez crédibles par la juge d'instruction Florence Michon, alors en charge du dossier, pour estimer, en avril 2010, que "la qualification de crime contre l'humanité ne [pouvait] être écartée a priori". Elle s'était aussi appuyée sur les témoignages de trois miliciens hutus qui dénonçaient une collaboration active des militaires français à l'extermination des Tutsis et confirmaient des viols systématiques. Dépositions, il est vrai, sujettes à caution : elles avaient été recueillies en prison, où les miliciens attendaient leur jugement.

Ancien commandant de l'opération Turquoise, le général Jean-Claude Lafourcade rejette l'accusation de viols systématiques. Mais il n'exclut pas "des viols isolés qui auraient échappé aux enquêtes internes conduites dans chaque unité à la fin de l'opération". Une conviction que partage l'universitaire Gérard Prunier. "Cependant, met en garde ce familier du bourbier rwandais et de ses mensonges, j'ai peut-être tort et ces viols systématiques ont peut-être eu lieu..."

*Les noms de ces trois femmes, qui veulent garder l'anonymat, sont des pseudonymes

Sarah Halifa-Legrand - Le Nouvel Observateur

Cet article a été publié dans Le Nouvel Observateur daté du 13 juillet 2011

13.Posté par Ngone le 20/07/2011 12:23 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Afin que ce gamin ne meure pas dans un silence assourdissant et un dédain général, il reste à relayer l'info sur internet, chacun à notre niveau.

12.Posté par Ngone le 20/07/2011 12:17 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Voilà un geste de désespoir qui mérite notre respect parce que ayant tout son sens. Maintenant, le peuple et les dirigeants comprennent-ils réellement ce sens ?

11.Posté par Ntoutoume Mfoulou le 20/07/2011 11:23 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Bravo à ce compatriote qui mene le vrai combat de l'independance du Gabon.
Nous sommes de tous coeur avec toi et personne n'est indifferent à l'acte que tu poses meme si tu ne vois pas une mobilisation reelle des populations.
Le printemps arabe a commencé par une immolation que les medias et autres avaient négligé mais quelques jours plus tard il avait pris de l'ampleur.
Ton geste portera des fruits j'en suis sur.
Le printemps equatorial est tres proche car les signes du temps nous le demontre.

10.Posté par LE TROGLODYTE le 20/07/2011 10:05 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
les compatriotes meurtris par la politique française au Gabon vont se ruer sur cette place qui doit constituer le point de départ de l' hivers Gabonais!

nous devrions nous mobiliser pour nous masser autour de notre compatriote.

la FRANCE ne doit ne doit se contenter des simples discours, elle doit tout déconstruire pour mettre en place un nouveau cadre de coopération respectueux de la souveraineté du Gabon et qui tienne compte des enjeux du moment dans le continent; car les effets dominos existent bien en politique!

9.Posté par Bacé-Bacé le 20/07/2011 09:50 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Ils sont où tous ces cons là ,Marc Ona, ACR, APPO, CPPA, FS, UN? Pour accompagner le petit frere , hein, ils sont où? Et bien comment il ne s'agit pas de distibution des millards, je vous jure personne ne viendra! Ce sont des rois de cons qui passe du temps qu' faire la théorie, le pouvoir passant son temps à les dégouer!! Dernier fait en date la biometrie! c'est pas des leaders ça!

8.Posté par Spleen le 20/07/2011 09:27 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Que cette place de l'independance soit bondée d'autres grevistes, accompagnons notre frere africain, ce combat, il ne le mene pas seulement pour le Gabon, mais pour la liberation de toutes les colonies françaises d' Afrique, ensemble nous atteindrons le but!!!!!!!!!!

7.Posté par Nem le 20/07/2011 01:33 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Bientôt il sera suivi par un deuxième, un troisième gréviste puis une certaine partie du peuple. Dieu ne fera rien. Il faut le suivre c'est tout. Courage.

1 2
Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Gabonlibre.com : Chers intervenants, injure = exclusion définitive de notre...Signalez nous des commentaires hors sujet en cliquant "Alerte"

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Gabonlibre.com . Si votrese veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

Jean Ping Président élu | La Résistance Gabonaise | Histoire du Gabon | MCG | Revue Politique | Revue Economie | Revue Société | Annonces Classées | Société Civile | MDFC | CAPPO | Gabon Occupé par l'imposteur | Les Collabos | Communiqué | Les Réactions | Les syndicats / Grève | Faits Divers | Interpellation | Revue Infos Plus | Education Nationale | Gabon - Diplomatie | Culture / Evènement | Vie Etudiante | Journaux | Interview | Justice ! Affaire à Suivre | Gabon Débat | Sport | Actu Estuaire | Actu Woleu Ntem | Actu Ogooué Maritime | Actu Haut Ogooué | Actu Ngounié | Actu Moyen Ogooué | Actu Ogooué Lolo | Actu Ogooué Ivindo | Actu Nyanga | GabonlibreTV | Présidentielle 2009 | Gabonlibre.com | H. André Mba Obame

Les Articles les plus lus

Gabon : communiqué de presse de la CONASYSED

0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...