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Gabon : Eyéghé Ndong, «les violences résultent de l’annonce des faux résultats»

Le site de la Liberté - La Révolution LVDPG le Vendredi 11 Septembre 2009 à 05:52 | Lu 1896 fois



Gabon : Eyéghé Ndong, «les violences résultent de l’annonce des faux résultats»
Le 7 septembre dernier, 15 candidats à l'élection présidentielle du 30 août se réunissaient au sein du Front de refus du coup de force électoral pour organiser la réplique de l'opposition à la proclamation des résultats officiels jugés faussés pour les besoins de la fraude électorale. Dans une interview accordée ce 10 septembre à RFI, que nous publions in extenso, le porte-parole du mouvement, l'ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, annonce notamment le dépôt d'une réclamation à la Cour Constitutionnelle, en rejetant toute implication des candidats de l'opposition dans les violences de Port-Gentil.

Eyéghé Ndong Vous dites depuis le 3 septembre que les résultats officiels proclamés de l’élection présidentielle du 30 août, validés par la Cour Constitutionnelle sont faux. Selon vous quels sont les vrais résultats ?

«Les vrais résultats sont certainement ailleurs et si nous le disons c’est parce qu’il y a eu des irrégularités qui font peser des soupçons sur le caractère sincère de ces résultats. Vous ne pouvez pas comprendre que 48 heures après le vote les gouverneurs de certaines provinces du pays convoquent les présidents des bureaux de vote pour leur demander de signer les procès-verbaux alors que les procès-verbaux sont signés le jour du vote après le dépouillement dans les bureaux de vote, c'est-à-dire dimanche 30 août.

Vous avez compilé vos propres procès-verbaux dans toutes les provinces, qu’est-ce qui vous empêche de rendre public l’addition des résultats de tous ces PV ? Vous avez promis de les publier.

Soyez patients, nous sommes en train d’y travailler. Attendez le jour où nous allons les rendre publics. Et puis nous respectons la procédure telle que prévue par la loi, nous allons saisir la Cour Constitutionnelle.

Il vous reste une dizaine de jours pour espérer invalider l’élection d’Ali Bongo Ondimba, pourquoi vous ne faites pas les recours ?

Il nous reste dix jours vous dites, ce délai n’est pas encore épuisé, donc nous avons le temps d’introduire un recours.

Alors, qui a gagné selon vous ?

Les déclarations qui ont été faites d’abord par Pierre Mamboundou, qui s’est déclaré président de la République, et après par monsieur Mba Obame, qui a estimé qu’il avait une avance sur les autres candidats, ce ne sont que des déclarations des candidats. Il s’agit pour nous de travailler pour que chacun se rende compte de manière claire que ce n’est pas le candidat du PDG qui a gagné les élections du 30 août dernier.

Mais qui entre Mba Obame et Mamboundou ?

Je ne suis pas compétent pour déclarer quelqu’un vainqueur. Vous m’interrogez, moi-même j’ai été candidat et je me suis rallié à monsieur Mba Obame, je ne suis pas compétent pour dire que tel ou tel a gagné. Ce que je fais avec les autres candidats c’est travailler pour qu’on le démontre clairement. Si comme nous le disons ce n’est pas le candidat du PDG qui a gagné, cela signifie que c’est soit Mamboundou, soit Mba Obame. Il faut que la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP) accepte le principe de recompter les résultats. Il est curieux que le ministre de l’Intérieur vienne annoncer les résultats alors que la CENAP qui est chargée de centraliser tous les procès-verbaux n’a pas terminé cette opération. Nous souhaitons que l’on respecte la règle, le droit et puis c’est tout.

Le candidat proclamé Ali Bongo vous soupçonne d’être derrière les violences qui ont éclaté après les proclamations des résultats, notamment à Port-Gentil, que lui répondez-vous ?

En tout cas moi qui vous parle je ne suis derrière aucune manifestation de violence. Il y a eu à Port-Gentil des violences, c’est vrai, c’est constaté. Mais ces violences résultent de l’annonce des faux résultats. Il ne faut pas voir un candidat ou un responsable politique derrière cela. Vous ne pouvez pas imaginer un seul instant que la population puisse sortir dans la rue par elle-même parce qu’elle estime que les pratiques sont mauvaises ? Pourquoi on veut rendre responsable tel ou tel ?

C'est-à-dire que les candidats dont vous êtes aujourd’hui le porte-parole, Pierre Mamboundou et André Mba Obame, n’ont pas appelé la population à contester les résultats proclamés...

Pas du tout, la population de Port-Gentil est sortie dans les rues dès lors qu’elle a appris d’abord les mauvais résultats et puis elle a appris que monsieur Mamboundou a été agressé, que monsieur Mba Obame a failli être agressé également par les forces armées. Voilà ce qui a provoqué la colère des populations de Port-Gentil.

Les autorités françaises ont toujours dit qu’elles ne soutenaient aucun candidat au Gabon, et elles ont appelé à l’élection d’un président de rupture. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Si les autorités françaises ont dit qu’elles n’avaient pas candidat, je crois que c’est une très bonne chose. C’est tout à fait normal que la France dise qu’elle n’aie pas de candidat parce que la France ce n’est pas le Gabon. Ce sont les Gabonais qui votent le président. Je ne sais pas quelle autorité française a dit qu’il faut que ce soit un candidat de rupture. Qu’elle assume les termes qu’elle utilise, quelle rupture ? Pourquoi faire après ? Les Gabonais veulent voir leurs conditions de vie améliorées : Au plan matériel, au plan intellectuel, au plan culturel, c’est ce que recherchent les Gabonais. Nous voulons continuer à gérer notre pays dans les conditions de bonne gouvernance.

La France est un pays ami, nous tenons à conserver cette amitié et nous voulons que les rapports se déroulent dans le respect mutuel des deux peuples, Gabonais et Français. Si par le passé nous avons eu à constater quelques pratiques qui n’honoraient ni la France ni le Gabon, nous devons nous accorder pour y mettre un terme. Même si je sais que c’est très compliqué parce que il y a de grands intérêts en jeu. Mais décidons de mettre un terme à cela parce que nous souhaitons tous éviter que soit la France soit et le Gabon soit ternis.

Si je vous comprends bien, Paris n’a soutenu aucun candidat ?

Il faut poser la question à la France. Moi j’ai constaté que certains responsables français s’expriment dans des termes qui autorisent les uns et les autres à penser que la France soutient un candidat.

Quel candidat ?

Monsieur Ali Bongo Ondimba, tout le monde le sait. Mais je ne dis pas que c’est la position officielle de l’Etat français».

Publié le 10-09-2009 Source : RFI Auteur : gaboneco


Vendredi 11 Septembre 2009
La Révolution LVDPG
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1.Posté par carina le 11/09/2009 09:57 | Alerter
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Ah mr Eyeghe Ndong! si tous les hommes politiques du pays avaient votre franc parlé le Gabon serait très avancé en matière de démocratie. Vous êtes un Monsieur pour qui j'ai beaucoup d'admiration. Nous savons aujourd'hui que les opposants subissent toutes sortes d'intimidations, mais ne lachez pas prise, continuez votre lutte car la communauté internationale est au courant de la dictature qui se dessine à ce jour au Gabon, et elle ne laissera sans doute pas cet imposteur vous massacrer comme il en a bien l'intention. En bonne Chrétienne je vous donne toute ma bénédiction et supplie le Dieu Tout Puissant de vous protéger des mains de l'ennemi que je n'ose pas citer.

2.Posté par Adolf le 11/09/2009 13:06 | Alerter
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Un franc parlé qui ne produit rien d'autre que des dénonciations et compagnie. L'ennemi désormais dans ce pays ce sont tous nos leaders politiques de l'opposition qui par manque d'esprit patriotique viennent de nous faire passer à coté de l'alternance. Unis, ils auraient été plus forts car rien que la sommes des voix des deux poursuivants de Ali Bongo nous garantissait une victoire cash et sans contestation et on vient jouer au médecin après la mort en criant à la fraude qu'ils ont tous orchestré chacun à son niveau mais le plus fort a gagné à ce jeu. Laissez nous tranquille, nous ne voulons plus de vous comme leaders politiques avec toutes vos manigances. Ouvrez bien vos yeux, si Ali a gagné c'est de leur faute à tous. La seule occasion qui vous a été donnée de prendre le pouvoir et vous l'avez gaspillé en allant en rangs dispersés et il y a encore des gabonais qui accordent du crédit à de telles personnes. Comme quoi, on cherche l'ennemi du mauvais coté, il est là bien en face de nous: Eyeghé Ndong et compagnie.

3.Posté par pimokou le 11/09/2009 14:49 | Alerter
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Merci Mr EYEGHE NDONG, ce franc parlé nous fait plaisir et nous donne l'assurance que nous avons des gens qui luttent pour l'avenir du pays.
Je ne me suis pas trompée dès le debut lorsque vous aviez fait votre discours aux obsèques de BONGO,votre discours étaient porteur d'espoir de demain.
Que dieu vous benisse et qu'il continue a vous inspirer pour la meilleure politique a faire pour notre pays, je sais une chose c 'est que dieu est présentement avec vous et qu'ilvous protège.
NOUS SOMMES ENSEMBLE POUR LE COMBAT DU RESPECT DES INSTITUTIONS GABONAISES,POUR LA BONNE GOUVERNANCE DE NOTRE PAYS;
Nous saluonsparticulièrement tous les efforts et le courage que vous nous donner car c'est la forceque vous nous donner qui nous donne le poids d'agir aupres des autorités internationales compétentes pour les droits de lhomme.
QUE DIEU VOUS BENISSE ETVOUS GARDE!!!!!!!!!!

4.Posté par Mado07 le 11/09/2009 18:51 | Alerter
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Mr.Eyeghe Ndong n'a aucun franc-parle il est une tare politicienne comme on en voit dans nos republiques bananieres....
pas un instant il n'est sorti de la bouche de ce Mr. pendant la campangne electorale un seul mot d'avertissement contre cette facon disparate des candidats...est ce qu'il ne voyait pas le desordre arriver ?

Voila des gens qui ne pensent qu'ä eux-memes...
Dans cette interview Mr. Ndong parle des gros interets ...de quels interets parle - t - il ?...si ce sont des interets qui vont dans le sens contraire pour le Gabon , comme tout homme dote de bon sens peu se lÄimaginer , alors qu'il denonce haut et fort ces pratiques...
Le franc parle c'est denoncer ce genre de pratique ici et maintenant

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