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Gabon: Eyeghe Ndong attaque Ali Bongo Ondimba

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Jeudi 27 Septembre 2012 à 09:12 | Lu 13271 fois



Gabon: Eyeghe Ndong  attaque  Ali Bongo Ondimba
Déclaration Politique de l’ancien Premier ministre
Jean Eyeghe Ndong
(Libreville, le 26 septembre 2012)

Mesdames et messieurs,

En m’inscrivant totalement dans la déclaration de l’Union des Forces du Changement (UFC),
déclaration faite le samedi 15 septembre 2012 à la suite du discours de monsieur Ali Bongo
Ondimba devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès le 12 septembre du
même mois, discours par lequel il a rejeté l’idée de la tenue d’une conférence nationale
souveraine, je ressens comme un devoir moral de m’exprimer ici en tant que dernier Premier
Ministre d’Omar Bongo Ondimba, témoin de la transition politique opérée après le décès du
Président Omar Bongo Ondimba.

Mon propos vise essentiellement à appeler Ali Bongo à se ressaisir en tant que responsable
politique et à ne pas continuer à prêter oreille aux faucons dont j’avais eu déjà à dire en son
temps qu’ils « creusaient sa tombe ».

Militant de l’Union Nationale, je n’ai pas besoin de dire ici que je souscris sans réserve à
l’idée de tenir une conférence nationale souveraine, qu’à mon sens, la situation sociopolitique
du pays justifie amplement. Je regrette donc l’attitude d’entêtement d’Ali Bongo
Ondimba qui devrait placer plutôt en premier l’humilité. Humilité, compte tenu des
circonstances qui ont présidé à son accession à la Présidence de la République, humilité en
raison de la proximité qu’il eue des années durant avec Omar Bongo Ondimba, son père,
fervent adepte du dialogue politique. Ce d’autant plus qu’Ali Bongo Ondimba a une carrière
politique de plus de vingt-cinq ans : il a été Haut représentant du Chef de l’Etat, ministre des
Affaires Etrangères, député puis ministre de la Défense. Ce n’est donc pas un homme neuf, il
appartient depuis des décennies au sérail.

Lucidité et clairvoyance doivent aussi guider Ali Bongo Ondimba, en effet, ramener le débat
politique actuel à une lutte entre deux personnalités ayant compéti à l’élection présidentielle
serait mal percevoir la problématique de la crise actuelle. De ce point de vue, la question du
débat politique actuel au Gabon m’incline à penser que nous risquons de nous trouver
véritablement devant une impasse, tant les tenants du pouvoir actuel ont tendance à servir aux
gabonais un discours pour le moins délirant.

A l’exemple de la rhétorique sur le « partage du
gâteau », des petits arrangements qui conduisent, dit-on, à la distribution des postes, au
discours qui consiste à traiter certains opposants d’aigris, ou de l’argument relatif à la
prétendue sénilité de certains opposants utilisé par les jeunes qui aveuglément soutiennent le
pouvoir. Ils ignorent qu’en traitant ainsi les ainés qui ont l’âge de leurs pères, ils s’adressent
aussi à leurs pères qui ont l’âge qu’ils semblent incriminer. Mais est-ce que se sont réellement
les questions qui se posent aux gabonais aujourd’hui et qui doivent occuper le débat politique
?

Mesdames et messieurs,

Monsieur Ali Bongo Ondimba s’est exprimé devant les deux chambres du Parlement réunies
en Congrès. Je n’en ferai pas une étude de texte.
Après avoir lui-même reconnu d’emblée que l’instant était exceptionnel, ce que je lui concède
volontiers, Ali Bongo Ondimba a dit aux parlementaires qu’il est venu leur parler du Gabon,
qu’il est venu leur parler de cette belle nation que nous devons « réapprendre à aimer de
toutes nos forces, et que nous avons envers notre mère patrie une dette incommensurable et
que de ce fait, nous avons envers elle des devoirs infinis ». Bref.
Quelle belle leçon de patriotisme et de civisme !

Et monsieur Ali Bongo Ondimba d’ajouter que « l’observation attentive de l’histoire de notre
pays nous enseigne que nous sommes le fruit d’un peuplement issu des quatre coins du
continent, par des hommes et des femmes qui fuyaient la guerre, la famine, les maladies afin
de trouver paix et sécurité en cette terre hospitalière ».

Soit. Laissons à nos historiens, anthropologues, sociologues et que sais-je encore, le soin de
décortiquer cette assertion et tenons-nous au fait que monsieur Ali Bongo Ondimba,
s’adressant aux parlementaires s’est drapé dans un costume mal taillé de donneur de leçons,
notamment sur le patriotisme, au lieu de disserter, comme l’auditoire pouvait s’y attendre, sur
le grave problème de l’heure : la crise profonde et multiforme qui sévit dans notre pays, la
crise de confiance du peuple gabonais vis à vis des institutions de la République, la crise
morale d’une population en quête de démocratie, en quête de sa souveraineté et exposée à la
précarité.

Aurai-t-il voulu se justifier sur la critique qui lui est faite quant à sa propension à s’entourer
de ce que d’aucuns ont appelé la « légion étrangère », lui seul pourrait y répondre.
Ali Bongo Ondimba s’est donc drapé d’un mauvais costume devant le Parlement et de
surcroit s’est mis hors sujet, car il ne lui revenait pas de jouer au Premier Ministre devant la
représentation nationale en s’employant à défendre inopportunément un projet de société dont
il prétend qu’il a été à la base de son élection malheureusement contestée avec force par une
partie importante de la population gabonaise.

De même, croyant servir sa communication politique, il s’est fourvoyé, en abordant
maladroitement des sujets extrêmement importants et préoccupants tels que le tribalisme, la
géopolitique, le phénomène de fragilisation de l’Etat, la non prise en compte de l’intérêt
général dans les actes posés par les détenteurs du pouvoir, la spoliation de notre pays, etc.
oubliant ou faisant mine d’oublier que tous ces maux sont consubstantiels du régime politique
auquel il a toujours appartenu et dont il s’est servi pour s’installer au pouvoir.

Mesdames et messieurs,

Quel est donc cet homme, qui, une heure durant, est venu devant le Parlement parler du
Gabon, se parant des plus belles vertus républicaines, sans daigner répondre au problème posé
: la tenue de la conférence nationale souveraine. C’est l’homme qui, dans le numéro 2695 de
l’hebdomadaire Jeune Afrique, a déclaré : « je ne regrette rien », ajoutant même qu’il «
n’avait pas d’autre choix que d’essayer de remettre la machine en route, ces mesures étaient
réclamées par la population depuis longtemps, c’est tombé sur moi, je l’ai fait ». A ce sujet,
trois questions : c’est tombé sur lui, quand et comment ? Le peuple l’a-t-il choisi pour cette
mission? Quelles en étaient les modalités ? Puis-je rappeler qu’il est nécessaire et
indispensable pour celui qui veut occuper le pouvoir suprême dans une république
démocratique, d’avoir la légitimité du peuple. Pour ce qui est de cette légitimité, je rappelais
en 2010, aux députés et sénateurs PDG en particulier, dans une lettre datée du 1er décembre
2010, lors du débat sur la dernière révision constitutionnelle, que les résultats officiels de
l’élection présidentielle du 30 août 2009 constituent un repère éclairant. En effet, avec un
nombre d’inscrits de 807 402 électeurs, dont 357 621 votants, 17 443 bulletins nuls, 340 118
suffrages exprimés, Ali Bongo Ondimba a obtenu 141 952 voix, soit 41,73% ; chiffres faut-il
le rappeler contestés avec raison par toute l’opposition gabonaise.

Ces résultats, sans prendre
en compte les contestations, relèvent tout simplement que plus de 58% des électeurs ne
s’étaient pas prononcés en faveur de celui qui trône aujourd’hui à la Présidence de la
République. Bien sûr, le scrutin à un tour permet d’être déclaré légalement élu avec moins de
50% des voix, mais dans le cas de figure qui nous intéresse ici, si les chiffres ci-dessus
énoncés n’étaient pas contestés, la légalité pèserait de tout son poids ; mais hélas, il n’en est
rien et je n’ai point besoin de refaire l’histoire du scrutin présidentiel du 30 août 2009, car elle
est connu de tous.

Monsieur Ali Bongo Ondimba qui a accédé à la tête de l’Etat dans les conditions que l’on sait,
avec la complicité de ceux qui, à l’intérieur et à l’extérieur du pays avaient intérêt à le voir au
pouvoir, n’a cessé de donner des leçons aux gabonais qu’il considère comme des traitres par
le simple fait, qu’ayant travaillé avec Omar Bongo Ondimba dans divers gouvernements ou
milité au PDG, ils ne sauraient aujourd’hui être opposés à son pouvoir. Après l’avoir dit dans
plusieurs de ses interventions publiques, Ali Bongo Ondimba l’a encore clairement laissé
entendre dans son discours devant le Congrès.

A ce sujet, la question est de savoir si le
moment que lui-même a qualifié d’exceptionnel et le caractère solennel qui sied lorsque
l’exécutif et le législatif mettent en mouvement l’article 24 de la Constitution sont
compatibles avec de tels propos, justes dignes d’un partisan politique qui ne s’élève pas audessus
de la mêlée. Je signale en passant qu’Albert Bongo en son temps a quitté l’UDSG de
Jean Hilaire Aubame pour le BDG de Léon Mba. Autant que je sache Ali Bongo Ondimba ne
l’a jamais qualifié de traitre.

« Traitres », ce mot est fort, violent et plein de sens. Si ces opposants, qui, semble-t-il, sont
d’un type nouveau au Gabon, et je suis de ceux-là, sont des traitres, pourquoi ne pas les
traduire devant une juridiction compétente, ce d’autant plus qu’Ali Bongo Ondimba les
qualifie en outre de voleurs et les accuse de s’être enrichis illicitement sur le dos des
populations. Mais est-ce vraiment le sujet qui méritait qu’Ali Bongo Ondimba mobilise
l’attention des parlementaires réunis en Congrès ?

Comment une personnalité qui, par des voix scabreuses, a accédé au pouvoir, peut-elle
prendre un tel ton d’arrogance et user de malhonnêteté intellectuelle et politique quand on sait
comment Ali Bongo Ondimba s’est démené pour être porté à la Présidence de la République
sous des regards ébahis des populations. La CENAP, le ministre de l’Intérieur Jean François
Ndongou, la Cour Constitutionnelle sont encore là pour témoigner du «gymkana» juridique
auquel ils se sont livrés pour faire aboutir officiellement le scrutin présidentiel du 30 août
2009, à la satisfaction d’Ali Bongo Ondimba.

Quel est cet homme, sans doute à la recherche d’une légitimité impossible, passe son temps à
vilipender des compatriotes qui s’appuyant sur des valeurs démocratiques auxquelles aspire le
peuple, valeurs consacrées par notre Constitution, s’opposent à un régime politique qui n’est
que le résultat d’une forfaiture et ne consent nullement que les médias publics s’ouvrent à
l’opposition conformément aux dispositions prévues à cet effet.

Mesdames et messieurs,

Etre patriote, ce n’est certainement pas se préoccuper de fermer les frontières nationales en
juin 2009 avant l’annonce du décès Omar Bongo Ondimba, ce qui bien sûr n’était pas de sa
compétence, ou de demander nuitamment au Président de la République par intérim, au
lendemain de la disparition du Président de la République Omar Bongo Ondimba, la
destitution du Premier Ministre, on ne sait à quel titre, alors que toute la nation était
consternée par le décès du Chef de l’Etat. Destitution qu’il n’a pas pu obtenir. Voilà un acte
qui aurait dû lui couter normalement son poste. Cet épisode de juin 2009 qui est encore
présent dans l’esprit de ses acteurs, n’est-il pas révélateur des actes posés par Ali Bongo
Ondimba visant à préparer le coup d’Etat électoral avec le concours d’une main plus ou moins
invisible de certaines autorités françaises de l’époque. Coup d’Etat auquel les gabonais ont
assisté, inquiets, voir traumatisés, avec à la clé des morts à Port-Gentil. Où est donc l’éthique
du pouvoir pour celui qui s’évertue à donner des leçons ?

Non, monsieur Ali Bongo Ondimba, quand on a la conscience si chargée, on devrait observer
le profil bas et écouter les compatriotes qui vous interpellent et appellent à la tenue d’une
conférence nationale souveraine, sans exclusive, salutaire pour la mère patrie envers laquelle
« nous avons des devoirs infinis ».

Outre l’opposition, la société civile et la diaspora, des voix, et non des moindres, se sont
élevées déjà dans le camp du PDG pour reconnaitre que notre pays traverse une crise et qu’il
est nécessaire que les gabonais, en toute souveraineté se retrouvent. Ces barons du PDG,
ajoutés aux pédégistes anonymes, ne bénéficient-ils pas d’un peu d’intelligence et ne peuventils
pas être crédités d’une capacité de réflexion politique ? C’est pourtant un signal donné à
tous les gabonais de nature à interpeller le camp du pouvoir.

Que l’on ne dise pas que la douloureuse page de l’élection présidentielle de 2009 est
définitivement tournée dès lors que cette page, de triste mémoire, est le point de départ dumal
qui frappe notre pays et qui a pour nom : crise. Cette crise qui ronge et met à mal le
fonctionnement des institutions de la République, atteint gravement le moral des citoyens et
déstabilise la société gabonaise.

Répondre à cette préoccupation légitime par des propos injurieux et mal à-propos à l’encontre
des gabonais qui osent l’exprimer franchement n’est pas digne de l’homme qui tient la
première place dans le pays. Cela n’est pas digne de celui qui s’est mis dans des conditions
plus que controversées dans le fauteuil laissé vacant par le Président Omar Bongo Ondimba,
avec l’avantage d’avoir bénéficié de sa proximité et de sa protection de père. Cet homme de
dialogue qui, en décembre 2007, au soir de sa vie, a humblement reconnu les faiblesses et
travers de son régime et a prononcé avec gravité les paroles qui sans cesse résonnent dans la
tête des gabonais : « Dieu ne nous a pas permis de faire du Gabon ce que l’on est en train de
faire ».

Non monsieur Ali Bongo Ondimba, je dis non comme j’ai dit non aux députés en 2010
lorsque, au lendemain de votre coup d’Etat électoral, parvenu au pouvoir, vous avez demandé
au Parlement de réviser la Constitution dans le sens du renforcement de vos pouvoirs,
notamment en matière de défense et de sécurité. Pensez-vous que le dispositif constitutionnel
tel que formulé jusque-là ne vous donnait pas tous les moyens pour exercer vos pouvoirs en la
matière. Mais sans doute, la tendance monarchisante du pouvoir vous a pris.

Je dis non monsieur Ali Bongo Ondimba comme j’ai dit non à la décision de votre ministre de
l’Intérieur de dissoudre, en violation de notre Loi Fondamentale, l’Union Nationale. Parti
politique où se reconnait une grande partie des gabonais acquis aux valeurs contenues dans «
Gabon pour Tous », devise adoptée par l’Union Nationale.

Je dis non aux velléités de votre ministre de l’Intérieur qui continue de procéder par des
menaces de toutes sortes contre l’Union Nationale et contre les autres partis de l’opposition
qui, à juste titre, militent pour son rétablissement.

Je dis non monsieur Ali Bongo Ondimba à l’adoption par les députés de la modification de la
loi sur les partis politiques au Gabon qui dispose que « les responsables d’un parti politique
dissout ne peuvent en créer un autre avant une période cinq ans » ni « ne peuvent appartenir
au directoire d’une autre formation politique ». Non monsieur Ali Bongo Ondimba, vous vous
êtes ainsi rendu coupable d’un déni de démocratie flagrant en demandant aux députés PDG de
légiférer à contre-courant du droit et de la liberté démocratique. N’imaginez-vous pas que vos
compatriotes ont un droit à l’expression politique libre dans le cadre d’un état de droit qui se
veut démocratique ?

Monsieur Ali Bongo Ondimba, en plus de l’illégitimité qui marque aujourd’hui le pouvoir
exécutif que vous incarnez et qui constitue une hypothèque grave sur votre pouvoir, vous y
avez délibérément ajouter celle de la représentation nationale. En effet, nous voici au Gabon
avec une Assemblée Nationale honteuse parce qu’élue avec moins de 10% d’électeurs, car
plus de 90% de ceux-ci ont boycotté le scrutin des législatives de décembre 2011 à cause du
manque de transparence électorale.

Monsieur Ali Bongo Ondimba, pour un régime politique qui se proclame démocratique, ne
trouvez-vous pas que le vôtre offre plutôt un visage inquiétant ?

Monsieur Ali Bongo Ondimba, toute l’opposition réunie au sein de l’Union des Forces du
Changement (UFC) s’est publiquement prononcée à Mouila pour la tenue d’une conférence
nationale souveraine, malgré toutes les pesanteurs et incompréhensions qui émaillent encore
ce grand débat entre partis de l’opposition ayant scellé leur union. N’est-ce pas là pour vous et
votre camp l’occasion d’une introspection ? La conférence nationale souveraine n’est pas
seulement l’affaire de l’opposition, elle est inclusive, c'est-à-dire qu’elle devrait réunir tous
les partis, ceux de l’opposition comme ceux du pouvoir, et toutes les forces vives de la nation.
En faisant l’autopsie de nos institutions, posons-nous ces quelques questions résultant de la
réflexion sur la légitimité de la demande de la tenue d’une conférence nationale souveraine :
le Président de la République en tant que première institution du pays, comment est-il perçu
depuis 2009 du point de vue de sa légitimité ? La Cour Constitutionnelle : quelle image
renvoie-t-elle à l’opinion depuis 2009 ? La CENAP : qu’en dire depuis l’épopée de la Cité de
la démocratie en 2009 ? Le CNC : les gabonais jugent-ils utile son existence au sein de
l’arsenal de nos institutions au vu de ce que nous servent une grande partie de la presse écrite
privée et la télévision publique ?L’Assemblée Nationale : mérite-t-elle aujourd’hui
l’appellation de représentation nationale après le scrutin de décembre 2011 ?

Ces doutes persistants, ces interrogations, ce manque de confiance en nos institutions ne
constituent-ils pas une crise ?

Les injustices et la corruption qui sévissent dans tous les compartiments de notre pays,
l’inégalité des gabonais devant notre système de santé, le problème crucial du logement
social, le niveau et la qualité de notre système éducatif et de formation avec ses conséquences,
le chômage notamment des jeunes, la délinquance juvénile et la dépravation des moeurs,
l’incapacité des gabonais à maitriser les mécanismes de leur économie, qui, il convient de le
dire ne sont pas seulement de votre fait, ne constituent-ils pas des facteurs graves d’une crise
qui interpelle tous les gabonais ?

En somme, le pouvoir politique, l’Etat, et la gouvernance ne sont-ils pas en crise ?
Non, mettre volontairement le feu aux poudres, en faisant fi des germes d’explosion que porte
votre entêtement face à la demande sociale qui s’exprime, c’est faire preuve de cécité
politique. C’est accepter que les gabonais partent d’un sentiment de résignation à la révolte
ouverte avec des conséquences que chacun imagine.

Non, ce n’est pas souhaitable, nous disposons tous de la capacité de faire face à un tel
épouvantail.

A la vérité, l’humilité dont a toujours fait montre monsieur Omar Bongo Ondimba a permis à
notre pays d’éviter de tomber dans l’ornière dont il aurait été difficile de sortir. C’est
pourquoi, l’heure est venue de cultiver cette valeur et bien d’autres encore dont on se plait
pourtant à dire qu’on est porteur. L’heure est venue de tourner le dos aux faucons qui portent
volontairement des oeillères en refusant de voir la réalité en face. A cet égard, je voudrais
rappeler à tous mes compatriotes notamment à ceux que l’intérêt personnel semble étreindre,
ce que, en juin 2009, alors Premier Ministre pour quelques jours encore, je m’étais permis de
dire devant la dépouille mortelle de feu Omar Bongo Ondimba à la Présidence de la
République, lors de l’oraison funèbre que je prononçais. Je disais en substance ce qui suit :
dans la Bible, le livre des rois rapporte que, lorsque Roboam succéda à Salomon, il se rendit à
Sichem pour entendre les doléances de l’assemblée d’Israël. Les ayant entendues, il consulta
les vieillards qui avaient été auprès de Salomon. Ceux-ci lui dirent : « si aujourd’hui tu rends
service à ce peuple, si tu leur cèdes et si tu leur réponds par des paroles bienveillantes, ils
seront pour toujours tes serviteurs».

Mais Roboam délaissa le conseil des vieillards et il s’adressa aux jeunes gens qui avaient
grandi avec lui. Sur leur conseil il dit au peuple : « mon petit doigt est plus gros que les reins
de mon père. Maintenant, mon père vous a chargé d’un joug pesant et moi je vous le rendrai
plus pesant ; mon père vous a châtié avec des fouets et moi je vous châtierai avec des
scorpions ».

Mes chers concitoyens,

Mon propos, il est vrai ne ménage pas Ali Bongo Ondimba, mais je pense qu’il est salutaire
pour nous tous. Il a donc valeur d’interpellation.

Des esprits forts me diront sans doute que le livre des rois n’a pas sa place chez nous. J’aurais
eu la faiblesse de leur répondre tout simplement que l’exercice du pouvoir de tous est une
chose constante en République comme en Monarchie et que l’expérience des autres peut être
un bon maître d’école.

En croyant bien faire pour soi-même, en réalité, on ne sait jamais pour qui l’on fait le travail.
Un mémorialiste, il y a plusieurs siècles observait que « les gens faibles ne plient jamais
quand ils le doivent ». Nous devons par conséquent nous garder d’être des gens faibles quand
il s’agit de l’avenir de notre pays.
En plaçant en premier les valeurs du patriotisme et de l’humilité, nous devons avoir aussi le
courage d’interroger notre propre conscience qui, de sa petite voix, nous conseille toujours
d’emprunter le bon chemin.

Je vous remercie


Jeudi 27 Septembre 2012
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41.Posté par medzimsosso le 30/09/2012 22:44 (depuis mobile) | Alerter
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Ali bongo aime tellement les gabonais qu'il leurs a acheté des hôtels en France en moins de 3 ans d'une valeur de plus de 200 millions d'euros . Vive le Gabon vive le PDG vive Ali bongo . je fais seulement de l'ironie

40.Posté par La nation depuis kinguélé le 30/09/2012 01:47 (depuis mobile) | Alerter
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Vous pensez que tout le monde adore ali?
Moi pas car il a fraudé les élections en 2009,il reprime les opposants,cassent les maisons des gabonais, avantage les étrangés,ballonne la presse, pire encore, il dissoud un parti en pensant bien faire.
L\\''ANC de mandela a été dissoute pendant pres de 27ans et elle est aujourdhui au pouvoir.idèm pour le fln en algérie ,mais elle a triomphé. Tous pour vous dire que si ALI PENSE BIEN FAIRE ,il se trompe car, c\\''est quand un parti est invisible qu\\''il n\\''arriverait pas a le controler et avoir des renseignements sur ce parti car dissoud. Le parti invisible peut avoir plus d\\''adhérants mais surtout frapper au moment opportun. Et c\\''est ça qui s\\''est passer au pays de nelson mandela.
On ne peut pas surveiller son énemi en l\\''ignorant et en se bandant les yeux. Tu risque de le perdre de vue et ne plus suivre ses faits et gestes. En gétant l\\''anatème a L\\''UN, plus les gabonais adheres a ce parti invisible

39.Posté par La nation depuis kinguélé le 30/09/2012 01:47 (depuis mobile) | Alerter
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Vous pensez que tout le monde adore ali?
Moi pas car il a fraudé les élections en 2009,il reprime les opposants,cassent les maisons des gabonais, avantage les étrangés,ballonne la presse, pire encore, il dissoud un parti en pensant bien faire.
L\'ANC de mandela a été dissoute pendant pres de 27ans et elle est aujourdhui au pouvoir.idèm pour le fln en algérie ,mais elle a triomphé. Tous pour vous dire que si ALI PENSE BIEN FAIRE ,il se trompe car, c\'est quand un parti est invisible qu\'il n\'arriverait pas a le controler et avoir des renseignements sur ce parti car dissoud. Le parti invisible peut avoir plus d\'adhérants mais surtout frapper au moment opportun. Et c\'est ça qui s\'est passer au pays de nelson mandela.
On ne peut pas surveiller son énemi en l\'ignorant et en se bandant les yeux. Tu risque de le perdre de vue et ne plus suivre ses faits et gestes. En gétant l\'anatème a L\'UN, plus les gabonais adheres a ce parti invisible

38.Posté par La nation depuis kinguélé le 30/09/2012 01:21 (depuis mobile) | Alerter
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A mwa zan

Vraiment je comprend que le probleme des gabonais c'est l'ethnie depuis que bongo est décédé. Qu'est-ce que tu reproche a poste34? Toi tu voit le tribalisme partout. Prend le soin de relir dbd. L'autre fois tu m'avais dit que tu n!était pas pdgiste mais j'ai l'impression que tu agit comme les dictateurs du pouvoir. Toujours utiliser le tribalisme pour diviser les gabonais. Pourtant les gabonais vivent en symbiose et dans la bonne entente dans les matitis. Il a raison quand il dit qu'il ya des gens ou des étranger qui utilisent des noms fang pour se passer pour des fang ou gabonais. Je n comprend pas la haine que les pro-pdgistes utilisent contre une ethnie donné. Quand on parle de l'ufc, tout le monde voien AMO. pourtant il semble se faire éclipser depuis le 15 aout. On n'en veut au fraudeur ali et ses sbires et non aux obamba, bateké etc..
Cesse de voir le tribalisme partout

37.Posté par mèrethéréza le 30/09/2012 00:45 | Alerter
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REPONSE : POSTE 35 PAR NIETSZCHE NOUS AVONS PARCOURU VOTRE TEXTE ET AVONS COMPRIS. MAIS NOUS VOULONS VOUS DIRE CE CI : ALI BONGO FAIT TOUT BIEN OK PAS DE DOUTE POUR VOUS . NOUS SOMMES DES MÈRES GABONAISES ÂGÉES DE 55, 58 ET 60 ANS NOUS POUVONS VOUS DIRE QUANT CE PAYS ÉTAIT BON VIVRE ,MAIS NOUS CONSTATONS QUE L ARRIVÉE DE BONGO , A TOUT CHANGE, D ABORD CE PROBLÈME ETHNIQUE , N A JAMAIS EXISTE AVANT S EST INSTALLE, LA VIE N ÉTAIT PLUS LA MÊME C EST LE DÉBUT DE LA SOUFFRANCE DES GABONAIS. MAIS MALGRÉ CETTE INSUPPORTABLE VIE, BONGO ÉTAIT PLUS MALIN QUE SON SOIT FILS ADOPTIF , QUI AUJOURD HUI NOUS HUMILIE . VOUS TROUVEZ QUE TOUT VA BIEN , QUANT ON A MIT DES MILLIERS DE GABONAIS A LA BELLE ETOILE LAISSE POUR COMPTE SANS RELOGER SANS INDEMNISER . VOUS PENSEZ QUE TT CES GENS , LEUR FAMILLE ET AMIS VONT ACCEPTER SE QUI S EST PASSE. DIRE LA VÉRITÉ QUANT LES CONDITIONS NE SONT RÉUNIES , N AYONS PAS PEUR DES MOTS LA GRANDE MAJORITÉ DES GABONAIS PENSE COMME NOUS ON SE PARLE ENTRE NOUS ET VOILA C EST PAS UN SOUCIS INDIVIDUEL MAIS GÉNÉRAL . HIER C ETAIT SON SOIT DISANT PERE AUJOURD HUI C EST LE FILS ADOPTIF DONC TROP C EST TROP. ALI BONGO EST ARROGANT IL N AIME PAS LES GABONAIS ET NOUS NON PLUS , VOUS FORCEZ LES GENS A RECONNAÎTRE ALI MAIS LUI IL NOUS CONSIDÈRE ? PAS DU TOUT IL N A AUCUN SENTIMENT POUR NOUS. VOUS CONNAISSEZ COMBIEN DE FAMILLE GABONAISE QUI SONT DEVENU LES HOMMES DE VOYAGES A CHERCHER TOUS LES JOURS OU PASSER LA NUIT MÊME LES ROMES DE FRANCE SONT MIEUX ILS ONT LES AIDES DE 400 EUROS PAR MOI. COMPARER AUX GABONAIS QUI ONT DES MILLIERS D ENFANTS A NOURRIR ET A SCOLARISER IL FAUT AUSSI TROUVER UN ABRI CE CI EST-IL RAISONNABLE POUR UN PRÉSIDENT QUI TRAÎNE SON PEUPLE DANS LA BOUE ET PRÉFÈRE ENRICHIR LES ÉTRANGERS QUE PENSEZ VOUS DE CETTE ACTE ? PROFITEZ DE VOTRE BELLE VIE, AINSI QUE VOS FAMILLE, MAIS PAS LES GABONAIS QUI SONT DANS LA MISÈRE TOTALE. VOYEZ , NOUS SOMMES NOMBREUX A SUBIRENT DANS VOTRE PAYS OU TOUT VA MIEUX QUE POUR VOUS . LES GABONAIS NE VEULENT PLUS S IL EST SURE DE SA POPULARITÉ QU IL ACCEPTE LA CONFERANCE NATIONALE SOUVERAINE LA ON SAURA QUE NOUS VOULONS VRAIMENT DE LUI. PAROLE DES VIEILLES

36.Posté par Larévolte le 29/09/2012 20:16 | Alerter
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@ DBD post 34 le 29/09/2012 10:38

Comme vous, je me suis posée la question de savoir si Mwan zan fait des efforts pour essayer de comprendre ce qu'il lit. Son intervention dans: "28.Posté par Mwan zan le 28/09/2012 16:44" en réaction à votre post 23, m'a laissée baba. Et pourtant votre post 23 est clair, net et limpide. Il ne souffre d'aucune équivoque et on ne dénote aucune haine envers une seule ethnie du Gabon. Seul M. ou Mme Mwan zan a vu quelque chose de choquant dans votre post. Ces bongopédégistes sont en permanence sur la défensive, ils ne prennent même plus le temps d'analyser toute intervention venant de tous ceux qui refusent la monarchisation du Gabon. M. ou Mme Mwan zan a démarré au quart de tout lorsqu'il a juste lu quelques mots qui semblent jeter les pierres sur les étrangers. A la fin, j'ai même trouvé son charabia, pour ne pas dire son argumentaire ( pour défendre les étrangers) bien marrant.

Quand on se penche sur les questions de raisonnement des gabonais, nos lacunes dans l'analyse des choses les plus simples, nos difficultés de compréhension, notre manque de logique dans nos prises de position, on se rend compte que le peuple gabonais se croit toujours au moyen-âge. A ce rythme, le développement du Gabon attendra encore des siècles.

35.Posté par Nietszche le 29/09/2012 16:55 | Alerter
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Voici Jean EYEGHE NDONG, ci devant ancien premier ministre du Gabon, qui déclare ce 26 septembre 2012 au cours d'une conférence de presse, que l'élection de 2009 est le point de départ du mal qui frappe notre pays.

Jean Eyeghe Ndong découvre lors de cette conférence de presse qu’en effet au Gabon, il y a des injustices et la corruption, l'inégalité des Gabonais devant le système de santé, le problème crucial du logement, le niveau et la qualité du système éducatif, le chômage notamment des jeunes, la délinquance.

Tout cela est brusquement apparu suite aux conséquences de l’élection présidentielle de 2009, opportunément après que lui, Jean Eyeghe Ndong, ait quitté la primature qu’il venait d’occuper depuis 4 ans à la tête d’un gouvernement de démission, après qu’il ait été ministre délégué aux finances pendant de nombreuses années, Directeur général adjoint de la caisse nationale de garantie sociale pendant six ans, directeur du département des pensions à la caisse nationale de sécurité sociale pendant six ans, directeur des services administratifs et des ressources humaines à la mairie de Libreville pendant quatre ans.

Cet homme, qui découvre aujourd’hui la misère des gabonais, est docteur en sciences politiques de l’Université Paris 10 Nanterre.

Le 12 juin 2008, les députés convoquent le premier ministre du gouvernement Eyeghe Ndong III, pour lui demander pourquoi son programme gouvernemental « de mission » se transformait progressivement en projet de démission. Le chef du gouvernement a tenté d’expliquer sa feuille de feuille de route de façon si désarticulée que même les députés de son bord se sont tassés sur leur siège.

C’est alors que le président de l'UGDD, un certain Zacharie Myboto, a ouvert le bal en dénonçant avec virulence, à l’encontre de Jean EYEGHE NDONG, une situation de "statu quo dominée par les effets d'annonce pendant que le panier de la ménagère a pris un sérieux coup avec les prix qui grimpent chaque jour". Enumérant méthodiquement les manquements du gouvernement et les retombées qui se font attendre pour le développement du pays, le président de l'UGDD a conclu sur une question univoque « à quoi a servi la plu value pétrolière, le prix du baril ayant depuis augmenté, monsieur le Premier ministre ? »

Oui, le Gabon était déjà un pays « corrompu » du temps où Jean EYEGHE NDONG était Premier ministre, demandez à Zacharie Myboto, qui est aujourd’hui son Président à la défunte Union Nationale (Jean Eyeghe NDONG en est le vice-président, après avoir été vice-président du PDG)

Il y a effectivement de l’injustice dans notre pays. Le 04 septembre 2008, le Premier Ministre, Jean EYEGHE NDONG, reçoit les responsables de l’Organisation des handicapées du Gabon (OPH), conduits par leur président, Julien Nyare. Depuis trois mois (aout 2008) leur cahier des charges est sur la table du Premier ministre, sans avancées aucune. Deux mois plus tôt, les personnes handicapées avaient envahi les locaux du ministère des affaires sociales, réclamant les tricycles promis par le gouvernement.

Le Premier ministre, Jean Eyeghé Ndong, a rassuré la délégation d’une issue favorable du dossier en assurant que ces «revendications trouveront des solutions par le gouvernement que j'ai la mission de conduire». Le chef du gouvernement gabonais a ensuite exhorté ses interlocuteurs au calme et à la patience.Sauf que les pauvres handicapés ont longtemps attendu jusqu'à ce que trois ans après, ce soit la Fondation de la Première Dame Sylvia BONGO ONDIMBA qui réponde enfin à leur cri de détresse en leur offrant des centaines de chaises roulantes motorisées. Bref. Passons.

Le 26 septembre 2008 Jean EYEGHE NDONG, reçoit la convention nationale du secteur de l’Education, un regroupent de 9 syndicats de l’Education nationale et de l’enseignement technique qui avaient déposé un préavis de grève le 23 septembre, à deux semaines de la rentrée scolaire. Jean Eyeghé Ndong avait alors estimé que les syndicalistes posent des problèmes légitimes « je reconnais que nos compatriotes posent des problèmes légitimes. Je reconnais que du côté de l’administration il y a un problème, dysfonctionnement, lenteur, etc. L’administration doit examiner tous les problèmes posés par les syndicats. Après cet échange, nous avons décidé de nous retrouver dans les tout prochains jours. J’ai cru de la part des syndicalistes que la rentrée scolaire va se faire normalement ».

Ce à quoi le représentant des syndicalistes, Edzo, avait répondu, une pichenette par-dessus l’épaule, « le bout de tunnel pour un syndicaliste c’est les négociations, ici il s’agissait d’une concertation. Tant que les négociations ne sont pas ouvertes, on peut dire que tout ira bien. Si on ne voit rien, il n’y aura rien, on ne peut pas convaincre un ventre affamé »

Sur l’inégalité des gabonais devant le système de santé : le 05 février 2009, Jean Eyeghe Ndong, Premier Ministre depuis 4 ans, reçoit le Syndicat national des personnels de santé (SYNAPS), en grève depuis le 12 janvier 2009, et en rupture de service minimum depuis le 31 janvier 2009.

Le Premier ministre, duquel on attendait la résolution de cette importante problématique de l’inégalité des gabonais devant le système de santé du pays, a plutôt rappelé à l'ordre les agents de la santé en avertissant les leaders syndicaux du caractère répréhensible de la suspension du service minimum conformément à la loi gabonaise et au serment d'Hippocrate auquel sont soumis les personnels de santé.

Stupeur dans les rangs du SYNAPS. Désolation totale. A tel point qu’au sortir de la réunion, le secrétaire général du SYNAPS, Serges Mikala Moudanga, se fendra d’une déclaration laconique : "Le gouvernement est imprégné de tous ces problèmes et nous avons même cru qu'en venant ici, nous devions nous retrouver avec des techniciens pour parapher, mais nous avons été surpris que cela n'ai été qu'une séance de prise de contact". Et de dénoncer un manque de bonne volonté du gouvernement à résoudre véritablement les problèmes du secteur. « Le cahier des charges des personnels de la Santé est sur le bureau du gouvernement depuis 2003 !».

Le SYNAPS, désabusé par ce premier ministre incompétent, reprendra la grève la grève le 27 avril 2009. Jean EYEGHE NDONG tentera à leur endroit un appel des braves : « je demande aux agents de ce secteur de comprendre qu’ils gèrent un secteur hyper sensible, un secteur vital. Je comprends qu’ils ne sont pas satisfaits au regard de ce que l’Etat a consenti en leur faveur. Chacun devant sa conscience. Je suis Premier ministre, j’ai mes responsabilités à assumer au plan gouvernemental, mais eux aussi ont leurs responsabilités à assumer au plan de leur activité dans le secteur de santé».

Lassé et irrité, le Président de la République Feu Omar BONGO ONDIMBA convoquera son premier ministre le 28 avril 2009, face à « l’embrasement du front social » auquel faisait face le député de NKEMBO. Au sortir de cette audience orageuse, Jean Eyeghe Ndong tentera une dernière fois de faire le beau devant les journalistes, sur le champ de ruines qu’a constitué sa primature :

- sur le mécontentement accru des gabonais : « Il faut que nos compatriotes qui ont des raisons de revendiquer, comprennent que l’Etat ne peut pas indéfiniment continuer d’octroyer des avantages au plan financier à son personnel, parce que la conjoncture n’est pas favorable, parce qu’il y a la crise»;

- sur l’organisation de la CAN 2012 : « l’opinion s’interroge sur notre capacité à organiser cette grande manifestation sportive. Le président m’a demandé de continuer à intensifier les efforts en ce qui concerne la stratégie à adopter pour que nous soyons dans les temps»;

- sur les Fêtes tournantes dans les provinces du Moyen-Ogooué et de l’Ogooué-Maritime : « Est-il normal qu’aujourd’hui les populations m’interpellent pour me dire qu’on ne voit rien à Lambaréné ? C’est du fait du Premier ministre ou bien du fait de l’administration ? Je n’ai pas la compétence pour monter des murs, pour tenir les manettes d’un Caterpillar pour les routes qu’il faut là-bas ou pour monter le Palais présidentiel »;

- sur sa capacité à avoir de l’autorité sur ses ministres : «ce sont les lourdeurs administratives que je dénonce depuis, mais les efforts ne sont pas faits pour qu’il y ait un allègement au niveau des procédures, alors que je le demande pour des raisons d’efficacité. Ce n’est pas un aveu d’impuissance. Chacun est dans son rôle. Je suis Premier ministre, je donne des orientations sur instructions du président, les ministres doivent veiller à ce que les instructions soient exécutées. S’il y a des lourdeurs au sein de leurs administrations, les ministres doivent tirer des conséquences ».

Heureux celui qui n’est jamais responsable de ses actes : Jean EYEGHE NDONG a toujours un coupable désigné chaque fois qu’il trébuche. A la fin de cette entrevue de presse, les journalistes s’en retournèrent à leurs rédactions en silence, la tête basse, le cœur plongé dans l’amertume et la peur dans le ventre : si c’est ça, le premier ministre de la République gabonaise, alors nous sommes vraiment perdus. Le vieux est vraiment malade, se disaient-ils.

Jean EYEGHE NDONG vient de faire, par sa conférence de presse du 26 septembre 2012, le bilan différé de sa triste primature, et la démonstration de sa cécité politique.

Qu'il sache par ailleurs, que la sénilité évoquée par les Jeunes n'a rien insultant pour celui qui ne se sent pas visé... Le fait qu'il s'en offusque peut faire croire du contraire.

Ali BONGO ONDIMBA est l'homme d'une autre époque, qui a assumé avec fierté son bilan au Gouvernement, lequel bilan est incontestablement le plus remarquable, marqué par des actes concrets et visibles.

Ali BONGO ONDIMBA est un homme qui a su s'entourer d'une Jeune Garde qui a décidé de tout donner pour ce pays et qui veut également que le Gabon cesse de vivre au rythme des politiciens comme il y a vingt ans, en étant la vache à lait de ces nouveaux rentiers de la politique pour la plupart devenus opposants de circonstance.

Ali BONGO ONDIMBA est cet homme jeune, ambitieux , qui aime son pays et qui entend le conduire vers l'édifice nouveau auquel tous nous rêvons:Le Gabon Emergent.

Auteur: Armelle Jacques MBOUMBA et Ralph Junior OTOUNGA, Lieutenants Majors à la Jeune Garde Nationale

Sources: Cellule Politique de La Jeune Garde

34.Posté par DBD le 29/09/2012 10:38 | Alerter
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@ mwan zan
Tu sais lire? Si oui, tu comprends ce que tu lis? Si oui, sais tu ce que "etc" veut dire? Excuse moi pour l'erreur de frappe, mais apres "nzebi" dans mon commentaire precedent il y'a bien "etc" qui veut dire si tu ne le sais pas que le Gabon a tellement d'ethnies que je ne peux pas les cites toutes okio? On parle de legion etrangere dans l'opposition pour dennoncer tous ces etrangers qui envahissent le pays. Depuis quand les gens du Haut Ogoue sont etrangers au Gabon? Sauf si comme vos aines du Haut Ogoue a l'instar de Patience Kama tu nous iformes que Acombreci est Obamba ou teke! Je vais plus loin en parlant de "nos freres etrangers". Simple a comprendre, nous sommes tous africains et donc un beninois au Gabon est un frere etranger! Maintenant toi mwan zan qui vois le tribalisme des Bongo partout, tu ne comprends pas quoi? Si les pdgistes t'envoutent avec le vodou d'Acombressi t'inquietes pas nous ferons des veillees de priere pour toi!
Patriotiquement,

33.Posté par MOUGUANG le 28/09/2012 23:38 | Alerter
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très bon discours mais j'ai comme impression que vous voulez négocier avec ABO afin qu'il soit reconnu comme Président et va se maintenir au pouvoir , votre discours doit être radical et ferme . Pour lui il n'y a pas de crise au Gabon , il serait souhaitable d'adopter un discours ferme comme ceux de Mangara vu que vous avez en face de vous quelqu'un qui ne vous écoute pas !! il veut que tout tourne vers la guerre au Gabon alors préparez comme des hommes afin de lui chasser de ce fauteuil

32.Posté par MOUGUANG le 28/09/2012 23:38 | Alerter
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très bon discours mais j'ai comme impression que vous voulez négocier avec ABO afin qu'il soit reconnu comme Président et va se maintenir au pouvoir , votre discours doit être radical et ferme . Pour lui il n'y a pas de crise au Gabon , il serait souhaitable d'adopter un discours ferme comme ceux de Mangara vu que vous avez en face de vous quelqu'un qui ne vous écoute pas !! il veut que tout tourne vers la guerre au Gabon alors préparez comme des hommes afin de lui chasser de ce fauteuil

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