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Gabon : Exclusif. Témoignage d'un Journaliste Français Ami du Gabon sur le coup de force d'ALI BONGO

Le site de la Liberté - LA REVOLUTION LVDPG le Samedi 5 Septembre 2009 à 23:47 | Lu 1106 fois



J’ai suffisamment d’amis gabonais pour ne pas avoir le cœur serré devant le coup d’état qui se pratique actuellement à Libreville. Comment appeler autrement l’auto-proclamation par Ali Bongo de sa victoire alors qu’il est évident que l’opposition se trouvait en tête ? J’ai pendant tout le mois d’août suivi notamment la campagne de Pierre Mamboundou, maire de Ndende et opposant historique à Omar Bongo, personnalité de son pays que je connais très bien et dont j’estime le combat, et celle de André Mba Obame, ancien ministre de l'Intérieur, intellectuel accompli, ayant réussi le tour de force le 27 août d'obtenir le désistement en sa faveur de 11 des 23 candidats, dont Paul Abessole, ancien vice-Premier ministre et hier maire de Libreville (dont j'apprécie le parcours contre puis aux côtés d'Omar Bongo).

Les véritables résultats étaient parfaitement connus de tous les acteurs dès mercredi 2 septembre au matin à partir du moment où les différents procès verbaux détenus par les gouverneurs de province ont été rendus publics. Avec les 29,50 % des voix que Pierre Mamboundou réalisait dans la province de l’Estuaire, celle est située la capitale Libreville, au coude à coude avec Ali Bongo Ondimba et un peu derrière André Mba Obame, il se trouvait dans une position confortable. Il semblait aussi évident que son adversaire précédemment cité avait fait le plein des voix issues de l'etnie fang, majoritaire parmi les Gabonais. La commission électorale nationale
(CENAP) ne pouvait que constater qu'Ali Bongo se trouvait en troisième position.

Le clan au pouvoir depuis 40 ans en a décidé autrement en truquant de manière manifeste les résultats et face à la colère populaire en en appelant à l’armée et à la police. Malheureusement, depuis la mort du Président Bongo - sur lequel, reconnaissant sa dimension historique indéniable, j’ai écrit quelques lignes positives sur ce blog que je ne renie pas - ce scénario était prévisible. Il n’était question au Gabon que de bruits de bottes et de consignes données aux militaires - est-il besoin de rappeler qu’Ali Bongo a exercé jusqu’au derniers instants avant le scrutin la fonction de ministre de la Défense ? – de bloquer le processus électoral. Plusieurs amis diplomates que j'ai approché au mois d'août ne cachaient pas leur scepticisme. Ali Bongo serait élu. De gré ou de force. Les intérêts économiques en jeu n'offraient pas d'alternative. Les Bongo, la famille au sens élargie à l'africaine, contrôlant d'une main de fer le Gabon, offrait la garantie de la stabilité. Certains étaient déjà visiblement au courant du scénario consistant à substituer les armes aux urnes.

La majeure partie de la presse française n'a jamais évoqué du reste d'autre issue qu'Ali Bongo. Pas un mot durant toute la campagne sur les chances de l'un de ses adversaires. Soit elle pressentait le dénouement violent ? Ou bien des influences peu avouables se sont-elles exercées ? En lisant par exemple les articles de la presse américaine sur le Gabon, il n'est pas possible de nier cette partialité de nos médias.

Cette captation du vote sur fond de treillis a déclenché la colère légitime des Gabonais. Dès jeudi 3 septembre, se sont multipliés, notamment dans la capitale et surtout à Port-Gentil, poumon économique du pays, les barrages et les manifestations. Les intérêts français étaient particulièrement visés avec la mise à sac du consulat français à Port-Gentil et l’attaque de plusieurs stations de Total. Ce qui n’est pas étonnant. En effet, l’ancienne puissance coloniale que nous sommes ne sort encore une fois pas grandie par son rôle à l’occasion de cette échéance démocratique. Notre présence militaire dans le pays est telle, avec près de 800 hommes stationnés régulièrement, et les liens anciens et présents si forts, qu’il nous était sans doute possible de faire pression sur Ali Bongo afin que celui-ci respecte le verdict des urnes. Il en a visiblement été décidé autrement. Est-ce trop tard ? Je crois encore que les Français sont en mesure de jouer les médiateurs avant que le Gabon ne sombre dans l'anarchie ou le despotisme. Je fais miennes les paroles d'André Mba Obame lors de son entretien avec Vox Africa le 4 septembre : "Il faut que la France qui est un partenaire important du Gabon, pèse de tout son poids pour que la procédure soit respectée, c'est à dire que la commission électorale travaille conformément à la loi pour proclamer des résultats conformes à la loi, et que les autres institutions se penchent sur les résultats conformes, c'est à dire les résultats acceptés par toutes les composantes de la commission paritaire. La France a les moyens de faire pression pour que les choses aillent dans ce sens, au lieu de demander tout de suite à ceux qui ne sont pas d'accord d'aller immédiatement au recours car ils le font parceque la loi n'a pas été respectée. En fonction des réponses des uns et des autres, on verra si la France est derrière le candidat indiqué."

Les quelques entrepreneurs français et commerçants libanais présents au QG de campagne d’Ali Bongo jeudi 3 septembre au soir, portant ostensiblement les casquettes de leur candidat préféré, ont peut être tort de se réjouir de cette issue. Une victoire mal acquise donne souvent lieu à des lendemains qui déchantent. Je ne vois pas comment Ali Bongo, tout simplement parce qu’il n’a pas l’autorité et la présence de son père, pourrait continuer à régir d’une main de fer le Gabon et à maintenir des inégalité criantes qui font s’affronter non pas les riches et les pauvres mais ceux qui ont tout et les autres qui ne disposent de rien. Je considère a contrario que Pierre Mamboundou, dont l’intégrité n’a jamais été remis en cause et tout simplement parce qu’il a su se préserver longtemps des séductions d’un pouvoir partagé avec Omar Bongo et André Mba Obame, ancien ministre de l’Intérieur à la vrai stature internationale, sont loin d’avoir définitivement perdu. Le premier serait blessé. Le second incapacité par un gaz paralysant utilisé par les forces de l'ordre gabonaise. Ce qui en dit long sur la démocratie et jette un soupçon sur la complaisance des Français (que de communiqués pour nous parler de la transparence du scrutin et appeler à le respecter...).

Je soutiens que Mamboundou et Mba Obame incarnent la vraie légitimité du Gabon de demain et j’ose espérer qu’un sursaut, et à ma modeste place je m’y emploierai, des opinions publiques dans les nations d’Occident amènera une vraie alternance, offrant enfin demain un avenir pour le Gabon.

Samedi 5 Septembre 2009
LA REVOLUTION LVDPG
Vu (s) 1106 fois




1.Posté par URGENT URGENT URGENT le 06/09/2009 01:36 | Alerter
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"M'adressant aux compatriotes qui résident à l'étranger, je vous invite à prendre contact avec toutes les antennes d'amnesty international, d'Human right watch et autres, afin de leur faire part du crime contre l'humanité et du génocide en cours d'éxécution au Gabon. Désormais, il ne fait plus bon d'être du nord, du littoral et du sud du gabon. Je viens même d'apprendre que les autorités ont pris la grave décision d'empoisonner l'eau à Port-Gentil, après avoir eu recours à un usage disproportionné de la force, pour faire face à la revolte des populations port-gentillaises. Que ceux des USA organisent des manifestations devant la Maison Blanche et le siège des Nations Unies.


URGENT ET IMPORTANT

L'eau de la SEEG serait empoisonnée à POG dites donc à toute la population de ne plus la boire. Ne demander pas qui m'a donné l'information car c'est une personne qui est de bonne foi qui souhaitait que j'avertisse les miens. Alors dites à tous vos parents de ne plus boire cette eau jusqu'à nouvel ordre. Merci faite circuler c'est vrai s'il vous plait"

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