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Gabon : Ensemble rien ne nous est impossible pour le changement

Le site de la Liberté - Joël Mbiamany-N'tchoreret le Dimanche 9 Janvier 2011 à 15:29 | Lu 756 fois

Une insurrection est un soulèvement légitime. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1948 énonce en son article 2 le droit de résistance à l'oppression parmi les quatre « droits naturels et imprescriptibles de l'homme ». Également, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793 énonce en son article 35 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Dans le contexte du Gabon en ce moment l’insurrection pacifique est la seule voie. Il faut l’inciter et l’organiser.



Gabon : Ensemble rien ne nous est impossible pour le changement
Le changement politique au Gabon est inéluctable, mais il faut l’inciter. Une analyse comparative des expériences des pays d’Amérique Latine où ont sévi des régimes autoritaires indiquent que les systèmes autoritaristes travaillent toujours à leur propre destruction. Mais avec la rente et la corruption des esprits, la dérive de ces systèmes est souvent lente.

Du fait de cette lenteur, lorsque le système s’écroule, il entraine avec lui toute la société par les effets de la pauvreté, la perte de la morale collective et donc l’animalisation des comportements sociaux. Le chacun pour soi prenant le dessus, il est impossible de créer un consensus pour s’affranchir de l’écroulement du système. Il faut donc initier le changement, l'encourager, le provoquer.

À cause des comportements animalisés, le changement convoité par chacun dans sa solitude et l’anonymat de sa peine ne peut se faire de façon autonome par la nature de l’évolution du pays : les institutions officielles entièrement soumises au contrôle du pouvoir en place (Parlement, partis politiques de l’alliance ou de l’opposition embrigadés dans des logiques du système), la société civile qui fait les frais des contrecoups du pouvoir (associations satellites transformées en relais durant les périodes électorales) sont conditionnés pour faire échouer tout changement naturel.

Étant entendu que dans tout système autoritaire les élections ne servent que de faire valoir, le changement ne peut provenir que dans des situations où sont réunis trois facteurs : a) une pression forte et croissante de la société sur les conditions de vie difficiles; b) une alliance stratégique des forces du changement (d’où notre appel à ce que l’UPG demeure dans l’opposition) et c) un événement déclencheur, comme c’est le cas en ce moment en Tunisie.

Il faut, pour favoriser le changement, au regard des éléments précédemment cités, anticiper et favoriser l’amorce des facteurs de son éclosion. Une telle anticipation permet, outre de hâter le changement, de le contrôler pour qu’il entraîne les permutations souhaitées. Sinon, lorsqu’apparaîtra le contexte du changement, les forces autocratiques, enclines à se préserver, entraîneront le changement dans le sens de leur renouvellement et de leur durcissement. C’est entre autres ce qui se passe avec le décès du président Bongo. La société se trouve en fait à subir les changements politiques au lieu de les orienter.

Il ne fait aucun doute que la classe politique de l’opposition classique au Gabon a échoué. Au-delà de la rhétorique, elle n’a rien à offrir. Nous savons de quoi nous parlons. Nous demandons aux Gabonais, par-delà toute allégeance politique, ethnique ou clanique, de se mettre en mouvement pour favoriser les changements qui placeraient le pays dans la voie du progrès et de la prospérité. Pour cela, nous devons innover en matière d’organisation politique, en matière d’instruments et instrumentalisation du changement à faire naître en suscitant de nouvelles forces politiques et non politiques qui entraîneraient ce changement.

L’innovation en matière d’organisation politique doit consister à un mouvement, un engouement qui éclorait des cercles d’initiatives citoyennes pour le changement dans le net, sur le terrain dans les lycées, les universités et grandes écoles, les quartiers et dans les villages.

L’innovation en matière d’instrumentalisation du changement consiste à rassembler cinq facteurs :
a) Une force motrice : un discours politique mobilisateur qui explique clairement l’inéluctabilité du changement et qui définit le choix devant lequel se trouve la Nation: se taire aujourd’hui et subir le changement dans le désordre avec tous les risques de dérapages ou se mobiliser dans le calme et la sérénité, identifier les problèmes et se préparer à les résoudre, et donc concevoir le changement dans le bénéfice de tous;

b) Une vision qui expose la situation du pays d’aujourd’hui, avec tous ses risques et ses dérives et qui donne les contours de sa mutation grâce au changement orienté. De même qu’une feuille de route qui explicite clairement les missions et les étapes de mise en œuvre du changement, ainsi que les engagements des différentes parties prenantes au changement et le système de contrôle et de validation de ce changement.

c) Un leadership collectif, capable de donner un sens au changement, de réaliser le consensus et de mener rapidement le Gabon vers la prospérité. Il ne pourra être constitué que de bonne volontés, avec à leur tête un groupe de personnalités respectées, réfléchies, visionnaires et au dessus des partis, des clans et des intérêts privés.

d) Un certain nombre de personnalités d’appui ayant une présence de caution au sein de la société et disposant d’une respectabilité pour soutenir le leadership et la stratégie d’implantation du changement.

e) Les réalisateurs du changement, seront des personnes qui assureront la préparation, la coordination et la mise en œuvre du changement dans tous les secteurs.

Il ne s’agit pas d’un appel pour se fusionner dans des partis politiques ou pour que toutes et tous deviennent des politiciens, mais de demander à chacun, tout en gardant son autonomie de se mettre dans la trajectoire de développement tout en s’inscrivant dans le cadre de réseaux et d’alliances stratégique pour la mobilisation pour le changement.

Ces alliances et ces réseaux doivent s’inscrire dans le respect scrupuleux par tous d’un certain nombre de principes qui assurent le succès.

Il s’agit de :

a) l’absence totale de violence, ni dans le verbe ni dans l’acte, lors des revendications pour enlever au pouvoir le justificatif de la répression, éviter d’exposer inutilement les citoyens et faire en sorte que le mouvement ne soit pas débordé par les plus extrémistes et agressifs qui peuvent faire irrémédiablement dériver les revendications les plus légitimes.

b) la clarté intellectuelle, il ne faut pas insulter les gens du pouvoir, même si une démarche civique et citoyenne présente un grand défi pour le pouvoir.

c) la culture démocratique dans le travail au changement : le pouvoir de bas en haut et le respect des règles élémentaire de la discussion démocratique.
d) Le rejet des méthodes autocratiques et l’instauration des principes démocratiques fondamentaux en tant que garant du succès.

e) les forces du changement commenceront en petit nombre qui grossit au fur et à mesure par les relations directes et indirectes : le lancement des idées par internet, sms, etc.

Lorsque les alliances sont établies et les réseaux construits, il faut définir les modalités de mise en œuvre du changement.

Scénario de mise en œuvre du changement

La mise en œuvre du changement peut s’inscrire dans un scénario en trois étapes
a) une première étape d’endiguement des effets de l’autoritarisme par un discours citoyen sur le bienêtre que tous peuvent vivre par un changement notable dans le pays;
b) une deuxième étape de l’appropriation par les citoyen du principe de souveraineté : l’État c’est tout le monde et non un clan.

c) une troisième étape consiste à faire connaître et faire comprendre au citoyen l’inviolabilité des principes de la démocratie.

Le système de changement politique à mettre en place doit obéir aux cinq règles suivantes :
a) Ne plus jamais conduire à un monopole du pouvoir par des groupes immoraux et/ou incompétents, ni au détournement de l’État au profit d’intérêts privés.

b) Ne plus jamais privilégier les règles de l’élection sur les règles de la cooptation et de la fraude, pour empêcher de faire de la loyauté envers les tenants du pouvoir la seule source de promotion au détriment de la compétence.

c) Écarter les dangers des solidarités familiales, claniques, corporatistes ou tribales.
d) Se prémunir contre les violations des droits de l’Homme et assurer les libertés publiques, notamment la liberté de la presse.

e) Mettre en place les mécanismes de l’alternance au pouvoir par le retour à la limitation des mandats et le renforcement des institutions démocratique.

Avec de telles règles, les débats pour entraîner l’adhésion à la démarche pour susciter le changement se feront sur des bases objectives et mesurables.

La stratégie d’implantation du changement que nous proposons et que nous vous invitons à débattre, à compléter, à améliorer et qui vise à réaliser le changement désiré par tous les Gabonais, est notre chose à tous.

Joël Mbiamany-N'tchoreret

Dimanche 9 Janvier 2011
Joël Mbiamany-N'tchoreret
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1.Posté par nietszche le 09/01/2011 16:14 | Alerter
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Pourquoi cette opposition se fait elle adepte d une dangereuse politique sans idéologie qui adopterait au coté d une molle reflexion le nihilisme, et l anarchisme ?

On opte pour un choix de thèmes sans réel courage d aborder les véritables problèmes politiques , comme par exemple une éventuelle limitation des mandats dans les partis et au sein des postes étatiques afin d apporter stabilité, sérénité et alternance d idées et de visions, des débats sur les maux quotidiens du concitoyens epsilon ou un réel travail de lobbying et d appui politique suivi , concret , au cas par cas auprès des futurs votants , un activisme véritable et sincère, hors du discours généraliste propre aux politiciens du ventre, pour nous servir au fil des mois une feuille de route vide, si ce n est bourrée d une focalisation autour d individus imbus de leurs personnalités qui fêtent depuis près d une année une prétendue victoire à la présidentielle.

À une exception près le discours de ces « échauffeurs » de foule ou « DJs politiques » qui nous produisent des opus sur France 2 est truffé d improvisations de 4 apprentis sorciers (AMO, Moubamba, Myboto et Jocktane) qui surfent dangereusement sur la fibre émotionnelle du gabonais, plutôt que de faire valoir un programme politique responsable, concerté et clair.

Bienvenue sous les tropiques et vive l émotion en lieu et place du débat rationnel ou de la mise en exergue des nécessaires acquis démocratiques pour une stabilité politique pérenne, comme on l a observé sur la feuille de route des accords de Paris.

Peut-être sommes nous trop abrutis pour ne pas comprendre bien plus que des choses ambigus et nébuleuses tels :

« Coup d etat à la nigérienne » [AMO],
« Francafrique» [Benquet, AMO],
« Franc-maçonneries »[LVDPG],
« TSF »[Unifang/Monefang/Blog Gabonenervant],
« Fracture Nord-sud» [Groupe Moubamba],
« Assassinat politique » [Moubamba],
« Goulag, prison à ciel ouvert » [Moubamba],
« Complot Bilop » [Anarchiste],
« Biafra » [Mengara],
« Invasion étrangère béninoise » [Blog Gabonenervant],
« Tout sauf Bongo » [Anarchiste lambda/populisme Amoiste],
« Tout sauf AMO » [Anarchiste lambda/ Anarchiste UPGiste]
« République Haut-Ogooué-Lolo » [Blog Gabonenervant / Pr Nambo],
« UPG+PDG = Sud contre Nord » [Ntchoreret],
« Le Grand Nord » [Amoiste],
« Voyages de 300 milliards » [Myboto],
« Dette de 200 milliards d Euros » [Mengara et Digau] (l équivalent de la dette francaise),
« Vrai-faux président » [Activiste Amoiste].
« L insurrection » (d autrui) contre l Etat [Moubamba/Mengara]

Pareil ordre du jour politique dépourvu d idéologies tout autre que les menaces à peine voilées d anarchie et de chaos, rythmé de soubresauts ou de joutes verbales presque martiales au balcon de Myboto, auxquels ne s associent que timidement des esprits posés et réfléchis tels Mamboundou et Oye Mba , est certainement le plat de fadaises que nous méritons dignement .

Alors ébrouons nous avec liesse dans la fange et la gadoue politique servie par l UN ou le gang (comme dirait Ogans).

Que le jeu suive son cours ! Que la kermesse ou la tontine politique continue !

Apres tout c est bien au jeu de la courte paille qu’AMO a été tiré au sort, au détriment d autres intelligences plus responsables, menacés par X.

Pour ma part, de ce que j observe je dirais ceci : « Certains responsables politique de l opposition gabonaise pourraient aller s inscrire à des séminaires politiques chez Blé Goudé, avec les résultats que cela donne dans ce pays, si nous manquons de vigilance ».

Avec la nouvelle opposition, c est comme à la playstation : l aventurisme politique avec beaucoup de legereté !

2.Posté par Kongolo le 09/01/2011 18:49 | Alerter
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@ nietszche ...Tu es chien ...Et ta mère ? Et ta sœur ? ton aveuglement est bien le résultat de ton pédégisme ...heureusement que tu te caches bien sinon ...on irait prendre même un de tes parents ...maboule ! Vous voulez aussi empêcher les gens de parler ? la RTPDG ne vous suffit pas ? Gabon matin et tous les médias du pays pays ? Il faut aussi que tu viennes nous emmerder sur le site des autres ?

3.Posté par cazalsozy le 10/01/2011 16:25 | Alerter
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En réalité vous êtes d’une jalousie qui ne dit pas son nom, le changement que vous prônez si haut est en fait un tribalisme qui c’est confirmé depuis Août, alors quel Union Nationale faite vous ? Messieurs, souffrez d’ABO soit président certains gabonais veulent un combat d’idée mais sur ce point je crois que vous êtes perdents.

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