Fulminant de colère devant le décès tragiques du jeune Gaël, les populations d’Akebé-Ville ont barricadées la voie publique pour réclamer des autorités, que justice soit faite. Selon les témoignages recueillis sur les lieux du drame, notamment auprès d’un proche du disparu qui a assisté à la scène, tout a commencé à 2 heures du matin dans le Snack-bar ‘’le Mapanne’’. Alors que chacun consommait paisiblement les dernières bières de la nuit avant de rentrer, une dispute va éclater entre un militaire du camp Aïssa et un adjudant-chef de la police nommé Salomon, qui serait en service à la Documentation.
Mécontent des propos proférés par le policier, le béret rouge décidera de lancer un DO (disponibilité opérationnelle) qui est selon les témoins un appel d’urgence en cas de danger imminent. Un appel qui ne s’est pas fait attendre puis qu’un contingent de 20 militaires débarqueront au ‘’Mapanne’’. Munis de baillonnettes, les militaires du Camp Aïssa commenceront à tabasser tous ce qui bougeait. Pour sauver sa vie, le jeune Gaël Moudounga comme plusieurs autres essaieront de fuir leurs bourreaux. Après plusieurs tentatives et malgré les coups de baillonnettes qui s’abattaient comme une pluie de grêles, il finira par y arriver. Mais s’était sans compter sur la vigilance d’un militaire qui décidera de poursuivre le jeune homme, comme un fauve après sa proie.
Après plusieurs secondes de course poursuite dans les mapannes d’Akebé-Ville, et visiblement exténué Gaël est rattrapé par son tortionnaire qui, de sans froid n’hésite pas à poignarder ce dernier de plusieurs coups de baillonnettes. Un témoignage rendu par les riverains qui assistaient impuissants dans leurs maisons à la boucherie exercée sur Gaël, qui de leurs dires, n’arrêtai pas de supplier le militaire en arguant qu’il n’était pas un bandit. Devant l’irréparable, le béret rouge retrouvera ses frères d’armes au Snack-bar. Avant de prendre la poudre d’escampette, ces soldats de la République auraient violées certaines femmes se trouvant dans le Snack-bar.
Se vidant de son sang émanent des blessures profondes à la clavicule et à l’avant-bras droit, Gaël Moudounga sera conduit d’urgence au Centre hospitalier de Libreville (CHL) où il rendra l’âme. Informée de l’incident, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville, Sidonie Flore Ouwe se rendra sur les lieux du drame. Devant ce que l’on pourrait considérer de bavure militaire et d’abus d’autorité, le procureur de la République a décidé d’ouvrir une enquête afin de savoir ce qui s’est réellement passé et arrêter les coupables.
Source : Auteur : AGP