News & Infos Utiles...
Gabonlibre.com
Gabonlibre.com
News 7J/7&Infos Utiles...
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Gabon : Economie : Les tourments de la filière bois . Les effets pervers de l’interdiction de l’exportation des grumes

Le site de la Liberté - Source : Business Gabon et mise à jour par LVDPG le Mardi 22 Juin 2010 à 08:30 | Lu 2032 fois

Ainsi qu’il l’avait promis durant la campagne électorale de la présidentielle d’août dernier, Ali Bongo veut transformer une économie de rente, basée sur l’exportation de matières premières en un «Gabon émergent». Il lui faut, à cet effet, créer une industrie de transformation de ces matières premières. Passant à l’acte, il a interdit, 20 jours après son investiture, les exportations de grumes depuis le 1er janvier. Cette décision a provoqué une vive controverse à travers le pays et même à l’étranger où de nombreux observateurs ont dénoncé la rudesse et l’impréparation de la mesure gouvernementale.



Gabon : Economie : Les tourments de la filière bois . Les effets pervers de l’interdiction de l’exportation des grumes
Vers une révolution industrielle à marche forcée

On a annoncé des faillites, projeté des scénarios catastrophes, activé le lobbying et les réseaux diplomatiques, tenu un forum sur la question avec tous les acteurs du secteur, mais rien n’y a fait : Le gouvernement campe sur sa décision alors même qu’une loi donnait aux industriels jusqu’à 2012 pour transformer 75% des grumes et que le Gabon va perdre 25 milliards de francs CFA cette année sur les recettes fiscales directes et indirectes que devait rapporter l’exportation de ces troncs d’arbres.

Qu’envisagent réellement les autorités gabonaises ? Que craignaient ou que sollicitent les opérateurs économiques de la filière ? Que peuvent-ils espérer et comment la pilule avance-t-elle tout de même dans la gorge des forestiers ? Flash-back sur une petite «révolution… industrielle».

Le secteur forestier du Gabon est résolument le domaine économique qui a le plus alimenté la chronique depuis l’accession d’Ali Bongo à la tête de l’État par un coup d'Etat électoral. Et pour cause : Le 5 novembre 2009, vingt jours à peine après son investiture, le nouveau président de la République a annoncé l’interdiction dès 2010 de l’exportation du bois en grumes, au grand étonnement de tous les opérateurs de la filière bois.

Ce, d’autant plus qu’on n’était pourtant qu’à deux années de la date butoir fixée par le Code forestier gabonais qui stipule que la transformation sur place du bois doit atteindre 75% à partir de 2012. La panique de ces opérateurs économiques a été d’autant plus grande qu’il ne leur restait que 56 jours, à partir de l’annonce, pour procéder à tous les réajustements relatifs à l’interdiction d’exportation. La plupart d’entre eux ne possédant pas encore leurs propres unités de transformation de bois dont le coût est onéreux, en acquérir allait être très difficile avec l’impossibilité de vendre des grumes sur le marché international.

La mesure du gouvernement gabonais vise à promouvoir “la transformation locale de nos essences forestières en vue de créer davantage de richesse nécessaire pour juguler le chômage, notamment des jeunes et des femmes, et d’exporter des produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée”, a-t-on noté dans le communiqué final du conseil des ministres ayant instruit le public de la décision. Le gouvernement a également annoncé la réorientation des missions et des moyens de la Société nationale des bois gabonais (SNBG), la révision globale du Code forestier, notamment la redéfinition de son article 227 qui donne des orientations sur les débouchés de la production nationale de grumes et ses délais de transformation sur place.

Mais ces mesures d’accompagnement annoncées n’ont pas suffit à rassurer les opérateurs de la filière ou à estomper la levée de boucliers des industriels du secteur et même de la société civile, à l’instar de Marc Ona, président de l’ONG environnementale Brainforest et représentant local du réseau pour la transparence Publiez ce que vous payez (PWYP) qui a qualifié la mesure d’“irréaliste et inapplicable”, avant de marteler : “Le gouvernement n’a consulté ni la Société civile ni les industriels de la filière bois. Il a pris unilatéralement cette mesure. Le plus grave, c’est qu’il n’y a aucune entreprise capable aujourd’hui de transformer le bois au Gabon.”

A Port-Gentil, le directeur provincial de la Société d’exploitation des parcs à bois du Gabon (SEPBG) a expliqué, dans la panique, qu’“il est indéniable qu’il y ait véritablement un risque de dépôt de bilan pour la SEPBG si nous restons dans la forme actuelle de nos activités, puisque notre activité est tournée vers l’exportation des grumes”, précisant que “toutes les grandes entreprises d’exploitation forestière installées au Gabon sont concernées”.

Anthony Bouthelier, président délégué du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), a estimé de son côté que “Ali Bongo a raison de vouloir développer la transformation du bois sur place, mais cette décision brutale prise sans la moindre concertation est un mauvais coup pour les investisseurs et passe à côté de l’objectif”, avant d’ajouter que cette mesure “va perturber le trafic des ports et du chemin de fer au Gabon, des scieries en France. Par sa précipitation, cette mesure décrédibilise Ali Bongo”. Les compatriotes d’Anthony Bouthelier implantés dans l’industrie du bois au Gabon ont réclamé un report de la mesure “parce qu’il faut un an à deux ans pour construire les usines nécessaires”.

Ces industriels français ont par ailleurs signalé que la transformation locale du bois “ne règle en rien la question de la gestion durable de la forêt”, alors qu’à peu près 55 % de la forêt gabonaise est exploitée par des sociétés chinoises, malaisiennes et indiennes qui ont tout le mal du monde pour appliquer les principes de bonne gouvernance et de gestion durable des ressources forestières. Ces industriels français n’ont pas manqué de saisir la cellule diplomatique de l’Élysée pour que l’interdiction d’exporter les grumes soit inscrite au menu du déjeuner de travail que le chef de l’État gabonais a eu avec son homologue français le 20 novembre dernier à Paris.

Mais, le nouveau président gabonais n’en a pas démordu pour autant. Bien au contraire, il a persisté et signé. “Cette mesure n’est pas une surprise. C’est une promesse de ma campagne électorale que je tenais à mettre en œuvre. Nous prendrons un certain nombre de mesures d’accompagnement pour indemniser certains acteurs de ce secteur, si nécessaire”, a-t-il expliqué lors d’une rencontre avec son homologue français, Nicolas Sarkozy, le 20 novembre dernier à Paris.

Ali Bongo a alors promis des facilités fiscales, douanières et administratives qui devraient permettre aux investisseurs de l’industrie du bois de préserver leurs intérêts et de se conformer aux exigences de certification sur le marché international. “A l’heure actuelle, seuls 45% des grumes de bois sont transformés au Gabon alors que la loi forestière nous impose d’arriver à 75% en 2012. Il est donc normal que nous nous inquiétions du retard pris”, a souligné le chef de l’État gabonais. Ce qui avait poussé Marc Ona à se réjouir : “envisager d’indemniser les industriels est déjà un premier recul”, avant de s’interroger : “La mesure d’interdiction est boiteuse. Je suis sûr que le gouvernement va finir par reculer.”

Au regard de toute cette polémique, on en vient à se demander quels peuvent réellement être les effets pervers de cette mesure ? Que perdent le secteur forestier et l’économie gabonaise du fait de l’application immédiate de cette décision ? Surtout que, le 1er février dernier, le ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Développement durable, Martin Mabala, a fini par annoncer aux exploitants forestiers que le gouvernement leur concédait délai de trois mois supplémentaires pour pouvoir honorer les commandes de grumes dont les taxes et redevances douanières avaient déjà été payées.

Deux semaines plus tard, la controverse ne s’étant toujours pas estompée, un forum sur la gestion forestière au Gabon, qui a rassemblé tous les acteurs du secteur, a été organisé du 15 au 17 février à Libreville en vue d’examiner les conséquences de l’interdiction d’exporter les grumes et étudier les mesures d’accompagnement de cette décision.

Les effets pervers de l’interdiction de l’exportation des grumes

Le Gabon est un pays essentiellement forestier. Environ 85% de sa superficie est couvert de forêts, soit près de 22 millions d’hectares. Au regard de sa population, le pays se classe au premier rang des producteurs forestiers africains avec son ratio de superficie de forêt par habitant (22 ha per capita), l’un des plus élevés d’Afrique.

Le secteur du bois génère 4,5% du produit intérieur brut (PIB) pour une valeur ajoutée qui était estimée à 194 milliards de francs CFA en 2008. C’est un service intégrateur en ceci qu’il comporte de nombreux liens fonctionnels avec d’autres secteurs à la production desquels il contribue. Notamment, les services aux entreprises (19%), l’énergie et le raffinage (19%), les transports et auxiliaires de transport (31%) et les industries de seconde transformation et le commerce (22%), selon les chiffres déclinés lors du forum sur la gestion forestière par Hamidou Okaba, directeur Général de l’Économie et de la Législation Fiscale, qui a également souligné que la filière bois joue un rôle crucial en tant que premier employeur privé du Gabon avec 20 000 emplois directs et indirects.

On aura également noté, au cours des différents exposés du forum sur la gestion forestière, que les exportations de grumes constituent la deuxième source de devises de l’économie, avec 12% de la valeur totale des ventes à l’extérieur qui ont généré 165 milliards de francs en 2008. La filière bois comporte autant une importance budgétaire en ceci qu’elle est le deuxième contributeur aux recettes fiscales, pour environ 76 milliards de francs par an tandis que, du point de vue bancaire, elle représente 6% du crédit à l’économie, soit un encours de 35 milliards de francs et des investissements cumulés de 200 milliards de francs sur la période 2000-2008.

L’exposé de M. Hamidou Okaba durant le forum sur la gestion forestière, a également permis de mettre exergue les nombreux effets navrants de l’interdiction de l’exportation des grumes. Le directeur Général de l’Économie et de la Législation Fiscale a noté des effets interbranches, des effets macroéconomiques, l’impact sur la balance des paiements et les répercussions sur sociales et politiques.

Concernant les effets interbranches, l’interdiction d’exporter le bois en grumes va entrainer un ralentissement de l’activité dans les transports. A titre d’exemple, un comptable de la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) ayant requis l’anonymat, affirme que l’entreprise de chemin de fer, qui est le plus grand transporteur de grumes du pays, “va enregistrer, du fait de cette mesure, un manque à gagner de l’ordre de 8 milliards de francs CFA en 2010. Et, même si le gouvernement venait à annuler son interdiction, le manque à gagner serait de 4 milliards de francs CFA au bas mot.” D’autres entreprises spécialisés dans le transport de grumes vont nécessairement voir maigrir leurs carnets de commandes.

La mesure va également affecter la consommation des produits pétroliers aux niveaux des engins d’exploitation ou de transports (bulldozers, débusqueuses Caterpillar, chargeuses à grappin, grumiers, remorqueurs fluviaux, locomotive diesel, etc.) qui sont de gros consommateurs de carburant. La vente de pièces de rechange, les services après-vente et d’entretien de ces équipements qui coûtent aussi chers qu’ils sont lourds est aussi concernée, tout comme vont en pâtir les services bancaires dédiés aux crédits pour l’acquisition de ces équipements.

De nombreux experts rencontrés durant le forum sur la gestion forestière ont fait état d’une baisse de 35% de la masse salariale dans le secteur forestier et par conséquent de la baisse de la consommation privée. Dans cet ordre d’idée, une rumeur difficile à vérifier qui annonce que de nombreuses exploitations forestières procéderaient déjà à l’allégement du volume de leur personnel.

Concernant les effets macroéconomiques de l’interdiction d’exporter du bois grumes, les chiffres recueillis auprès des experts du ministère de l’Economie, du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, font état de ce que pour l’année 2010, les recettes fiscales directes et indirectes de l’exploitation forestière étaient initialement prévues à 76 milliards de francs, mais la mesure d’interdiction d’exporter les grumes va faire perdre à l’État 25 milliards de francs au titre des Droits et taxes à l’exportation (DTE) et 25, 2 milliards de francs correspondants aux droits et taxes à l’importation (DTI), à l’impôt sur les sociétés (IS) et aux autres taxes intérieures ; soit une perte d’un peu plus de 50 milliards de francs CFA.

On note également, toujours sur le plan macroéconomique, un manque à gagner pour l’État de 20 milliards de francs CFA affectés à “la création d’un fonds de soutien à l’accélération de l’industrialisation du secteur bois […] provenant des droits de sortie perçus sur les grumes exportés en 2010, suite à la mesure de dérogation adopté par le gouvernement”, ainsi que mentionné dans le communiqué final du conseil des ministres tenu à Port-Gentil le mars 2010.

Les experts du ministère de l’Économie mentionnent en sus, au titre des effets macroéconomiques négatifs, la hausse de l’endettement public, la mise en jachère de certains investissements publics tandis qu’au niveau de la balance des paiements, ils extrapolent une dégradation de l’excédent commercial. Car, ainsi que noté durant le forum sur la gestion forestière lors de l’exposé de M. Hamidou Okaba, “les exportations totales de grumes en 2010 devait être initialement de 142 milliards de francs sur la base d’un volume de 1,420 millions de m3 et un prix moyen de 99 995 francs/m3. La suppression de ces exportations conjuguée à une baisse moins importante des importations (intrants) déboucherait sur une dégradation d’environ 100 milliards de francs du solde commercial.”

Du point de vue social, l’interdiction d’exporter des grumes va entraîner, en amont et en aval de la filière, l’accroissement du chômage. “Aujourd’hui une société qui aménage et qui a 135.000 hectares, est obligée, par rapport à la mesure, de licencier des dizaines d’employés parce qu’on ne peut plus faire face à certaines charges. L’arrêt de l’exportation de la grume est une amputation de notre chiffre d’affaire de l’ordre de 40 à 70% et par rapport à ces mesures nous sommes obligés de prendre des décisions”, a expliqué Franck Chambrier, gérant de gérant d’Industrie Bois Négoce Gabon (INBG) et membre du syndicat des industriels aménagistes gabonais.

Le chômage créé sur les chantiers forestiers va susciter l’exode rural. Les zones d’exploitation forestières ont souvent permis à des villages entiers d’en vivre. Ceux qui vont donc aller grossir les rangs des chômeurs et désœuvrés de la capitale ne proviendront donc pas seulement des compagnies forestières mais aussi des villages qui vivaient indirectement de l’activité de ces compagnies. Ce qui contribuera à dépeupler davantage l’arrière-pays et à accroître la pression anthropique sur les ressources et les équipements collectifs urbains.

Mais, toutes ces contraintes ne suffisent pas pour emmener le gouvernement à faire machine arrière. D’ailleurs, le président Ali Bongo avait déjà proclamé, le 20 novembre dernier à Paris, l’irréversibilité de la mesure et du processus d’industrialisation de la filière bois qu’il entend mener à terme. De même, le 15 février dernier à l’occasion de l’ouverture du forum sur la gestion forestière, le Premier ministre Paul Biyoghé Mba, tout en reconnaissant qu’elle “dérange”, a souligné que la mesure sera maintenue, non sans avoir précisé que les effets collatéraux ont été pris en compte et qu’“Il y aura des mesures d’accompagnement sur le plan législatif, fiscal, douanier, économique. Il faudra aider les opérateurs économiques de la filière”.

Les fondements de la mesure d’interdiction

“La première bille d’okoumé est partie en 1908. Il n’est pas très performant que le même mode d’exploitation continue 102 après (...). 50 ans après l’indépendance, le Gabon doit être autre chose qu’un simple réservoir de matières premières”, a souligné Paul Biyoghé Mba le 15 février dernier à l’ouverture du forum sur la gestion forestière. À deux ans de l’échéance 2012 fixée par le Code forestier, le Gabon ne transforme que 25 à 35% de sa production de grumes, selon les chiffres du Premier ministre. Un gap qui ne s’explique que par la difficulté à faire réellement appliquer ledit Code forestier.

Le Code forestier en vigueur fixe un cadre contractuel. Il encourage l’aménagement durable des forêts, l’industrialisation de la filière bois, la conservation durable des ressources et une plus forte implication des communautés locales dans la gestion des ressources considérées. Selon l’article 221 de ce Code forestier, “l’industrialisation de la filière bois vise notamment : la promotion de l’utilisation rationnelle des produits ligneux ; le financement de la gestion durable des forêts ; la création de la valeur ajoutée et des emplois ; le développement des industries du bois ; l’augmentation du produit intérieur brut (PIB).”

Le Code forestier gabonais décline ensuite trois catégories d’industries de transformation qui concernent d’abord les activités de sciage, de déroulage, de tranchage et le séchage ; ensuite les activités de production de panneaux et la fabrication de produits standards simples tels que les moulures, les profilés rabotés et les parquets ; enfin, les activités donnant lieu notamment à des produits finis et composites de la menuiserie et d’ébénisterie.

En son article 227, le Code forestier stipule que “la production nationale des grumes doit couvrir en priorité la demande des unités locales de transformation. A cet effet, le taux de transformation de la production locale doit évoluer pour atteindre 75 % au cours de la décennie qui suit la date de promulgation de la présente loi.

Le Ministre chargé des Eaux et Forêts présente au Gouvernement toutes mesures appropriées pour atteindre cet objectif.” Adopté en décembre 2001, le Code forestier gabonais semble n’avoir jamais été respecté pour ce qui est du chronogramme de l’industrialisation. C’est sans doute fort de cela que le président Ali Bongo, qui avait annoncé dans son projet de société qu’il tiendra “compte des impératifs de développement et d’industrialisation de notre pays” a décidé de combler le retard en précipitant l’échéance. Ce que Paul Biyoghé Mba a souligné au sortir du forum sur la gestion forestière : “Nous devons engager immédiatement l’industrialisation de la filière du bois”, et l’interdiction d’exporter le bois en grumes en “est le moyen”, a affirmé à l’AFP le Premier ministre.

Les opportunités de l’industrialisation

Que gagne donc le Gabon dans l’industrialisation de son secteur bois ? Du fait qu’il faut deux ans au minimum pour industrialiser correctement le secteur et un délai de 3 à 5 ans pour en absorber efficacement les coûts, le Gabon n’en tirera à court terme que peu de gains. Un important besoin de financement va voir le jour qui exigera la collaboration du secteur bancaire, de l’État et de certains partenaires au développement.

On peut présager que la demande extérieure de produits finis ou semi-finis made in Gabon ne sera garantie qu’avec des opérations marketing préalables et par le respect des normes en vigueur dans les pays importateurs, aussi bien au niveau de la fabrication qu’au niveau phytosanitaire. Les entreprises qui vont donc se lancer dans l’industrialisation devront absolument fabriquer leurs produits aux normes internationales. Les opportunités sont en effet diverses sur le marché international.

Ruy Da Silva, Capverdien ayant travaillé et observé l’industrie canadienne du bois, fait une réminiscence rapide de ce qu’il a vu au pays de l’érable et qui pourrait se transposer au Gabon : “On peut fabriquer et exporter des menuiseries en bois aux formats standards telles que les fenêtres, les baies coulissantes, les portes d’entrées, les volets. Lorsque la notoriété de l’entreprise est établie et sa clientèle éprouvée, elle peut fabriquer les mêmes éléments sur mesure.

Certaines entreprises pourront se spécialiser sur la scierie, le rabotage, le débit, les usinages spéciaux de poutres et traverses qui sont très demandées dans le BTP et le design intérieur pour les constructions à ossature de bois ; d’autres pourront se consacrer à la production d’emballage en bois, la fabrication de palettes standards ou spécifiques, le débit de bois avivé.

On peut aussi se spécialiser dans les produits tels que les parquets massifs en essences rares du pays, le bois de charpente, les plots de menuiserie ou les traverses de chemins de fer. J’ai connu aussi une entreprise spécialisée en bois rabotés, bois de charpente, kits pour l’auto-construction. En tous cas les créneaux et opportunités ne vont pas manquer. Libre cours aux investisseurs et aux besoins des différents marchés internationaux.”

Les opportunités d’investir dans l’industrie forestière gabonaise sont grandes, surtout que la matière première foisonne. La superficie forestière économiquement exploitable est, en effet, encore très vaste. Le Code des investissements et le Code forestier sont tout à fait favorables à l’octroi des concessions forestières pour les activités d’exploitation devant déboucher sur la transformation sur place avant commercialisation ou exportation. Même si le Gabon n’occupe que la 158e place dans le classement Doing Business 2010 qui note l’environnement des affaires dans 183 pays, il jouit encore d’un climat politique stable, de la présence d’infrastructures viables et de lois commerciales favorables à l’investissement étranger.

Mardi 22 Juin 2010
Source : Business Gabon et mise à jour par LVDPG
Vu (s) 2032 fois




1.Posté par Mong y'adzè le 22/06/2010 12:13 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
En voici une autre grosse arnaque à la ali. Les recettes juteuses du bois échappaient un peu trop à son compte en banque, au profit de sa sœur qui en détient la majorité des parts. Alors, avec cette mesure d'interdiction qui arrive avant l'heure, il tient toutes les entreprises sous sa coupe et ces dernières sont contraintes de négocier directement avec lui pour pouvoir exporter les grumes qui s'accumulent; puisque les coupes elles ne s'arrêtent pas. En somme, qui veut exporter, doit aller voir ali. Il a l'intention de maîtriser financièrement les activités générant des bénéfices au Gabon; au détriment du trésor. Ali veut être au centre des investissements au Gabon pour faire de son compte bancaire le trésor public gabonais.
WAIT AND SEE! PAUVRE GABON!

2.Posté par Mezzah le 22/06/2010 13:05 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

La fin de l'article m'attriste car affirmer que "le Gabon jouit encore d’un climat politique stable" est une hérésie.

Pour le reste nous ne sommes que dans l'amateurisme, l'incompétence et le passage en force qui sont les valeurs que défend Ali l'assassin.

Tout le monde sait ce qu’il reste à faire pour sortir notre cher pays de cette situation, alors agissons vite.

3.Posté par Patou le 22/06/2010 13:58 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Mezzah! tu es pitoyable et un insensé! "l'amateurisme, l'incompétence" et le passage en force qui sont les valeurs que défend Ali l'assassin". Ces propos sont indignes de toi si tu es un vrai gabonais. Heureusement que tu es un pauvre parvenue. Ce sont des paroles d'emprunt en tant que supporter de l'UN. Quel "amaturisme" dépasse la vente du BEPC dans ce pays du temps où le pseudo opposant Mba Obame dirigeait le ministère de l'Education nationale. Quelle "incompétence" dépasse celle d'EYEGHE NDONG comme premier ministre. Que dire de OYE MBA au Plan où il promu son neveu de A2 Directeur. Que dire de MYBOTO à la tête du ministère de TP. Non, tu sors de Mars ou quoi pour ne pas savoir l'histoire des UN et des autres de de ton camp. Bientôt ce UN sera DEUX ou TROIS ou QUATRE morceaux.
L'aassassin dont tu parles est dans ton camp. Mba Obame a, sous le pretexte d'un coup d'Etat de PM a sorti la Police sur tout Awendje pour assassiner ce dernier. C'est un terroriste ce type!
Qui vivra vera!

Jean Ping Président élu | La Résistance Gabonaise | Histoire du Gabon | MCG | Revue Politique | Revue Economie | Revue Société | Annonces Classées | Société Civile | MDFC | CAPPO | Gabon Occupé par l'imposteur | Les Collabos | Communiqué | Les Réactions | Les syndicats / Grève | Faits Divers | Interpellation | Revue Infos Plus | Education Nationale | Gabon - Diplomatie | Culture / Evènement | Vie Etudiante | Journaux | Interview | Justice ! Affaire à Suivre | Gabon Débat | Sport | Actu Estuaire | Actu Woleu Ntem | Actu Ogooué Maritime | Actu Haut Ogooué | Actu Ngounié | Actu Moyen Ogooué | Actu Ogooué Lolo | Actu Ogooué Ivindo | Actu Nyanga | GabonlibreTV | Présidentielle 2009 | Gabonlibre.com | H. André Mba Obame

Les Articles les plus lus

Gabon : communiqué de presse de la CONASYSED

0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...