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Gabon : Du Tribalisme Par le professeur Joseph JOHN-NAMBO

Le site de la Liberté - LVDPG - Média Libre pour tous le Mardi 30 Novembre 2010 à 12:53 | Lu 10214 fois



Gabon : Du Tribalisme  Par le professeur Joseph JOHN-NAMBO
Depuis un an, notre pays vit un climat plus que délétère. Il ne se passe pas un mois sans que certains acteurs politiques -relayés par les media- les organes de presse n’évoquent l’épouvantail politique de l’après Omar BONGO : je veux parler du tribalisme au Gabon. La récurrence de ce phénomène ne peut pas laisser indifférent, surtout dans le contexte du moment où les équilibres du pays sont de plus en plus instables.

D’autant plus que l’unité nationale et la construction de la Nation subissent sans cesse les coups de boutoir des tenants de l’exclusion, malgré le discours officiel.
Face au risque réel d’explosion que pourrait entraîner cette dérive, les élites ne peuvent plus faire semblant. Elles ne peuvent plus faire comme si rien ne se passait. Et personne, demain, ne pourra dire : « je n’étais pas au courant », car ces choses-là n’arrivent pas qu’aux autres.

L’universitaire ne peut pas se taire ou fermer les yeux devant les dégâts que la perversion du discours et des pratiques tribalistes sont entrain de causer à notre pays. La lâcheté ou l’indifférence n’ont jamais été une solution. J’ai choisi, pour ma part, de rompre le silence sur cette question essentielle, parce que je partage avec d’autres la profonde conviction que nous ne pourrons résoudre le problème du tribalisme au Gabon que si nous osons le poser.

Ensemble et avec hauteur et lucidité. C’est le lieu ici d’interpeller publiquement mes collègues universitaires, les acteurs de la société civile et tout ce que le Gabon compte de bonnes volontés pour qu’enfin un débat national et citoyen s’instaure à ce sujet. Car, nous ne pourrons concrétiser l’indispensable Union que si nous arrivons à comprendre que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espoirs ; que nous ne sommes pas tous pareils et que nous ne venons pas tous du même milieu culturel mais que nous voulons cheminer ensemble dans la même direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants. Ce pays nous a tout donné et nous lui devons tout.

Le tribalisme au Gabon, je le définis comme l’exploitation et l’instrumentalisation politiciennes du phénomène ethnique en vue de la conquête et de la conservation du pouvoir. Les conséquences à terme de cette pratique étant le délitement du tissu social mais surtout la négation systématique de la République, cette « Chose publique » (res publica) que nous sommes censés avoir en partage. L’histoire nous enseigne qu’à chaque fois qu’une société privilégie les éclatements tribalistes au détriment des valeurs républicaines, elle court de très grands risques.

Le Rwanda est là pour nous rappeler la cruauté avec laquelle des extrémistes puissamment armés et détenant tous les rouages du pouvoir, ont exterminé dans l’horreur et la honte des centaines de milliers de leurs compatriotes. Personne n’a oublié la terreur vécue par les populations du Congo Brazzaville, lors des différentes guerres tribales des années 1990, et dont le pays porte encore de très lourds stigmates. Je n’évoquerai pas l’ex Yougoslavie, dont l’éloignement géographique n’atténue pas les conséquences horribles des divisions ethniques.

Il faut remonter à l’époque coloniale pour trouver les fondements idéologiques et historiques du tribalisme au Gabon. En effet, lorsque l’Administration coloniale structure autoritairement l’espace étatique de ce qui n’est alors qu’un simple territoire, elle le fait sur la base de stéréotypes qu’elle va inscrire dans les consciences des populations appelées à vivre dans ce nouvel espace commun.
Ces stéréotypes largement domestiqués et intériorisés par les Gabonais finiront par être abondamment exploités et instrumentalisés par les hommes politiques ; certains cherchant à s’affranchir du complexe de frustration dans lequel les avait placé la colonisation, d’autres voulant conserver les positions privilégiées d’un passé plus ou moins glorieux. Les premiers seront les derniers…

Ces attitudes et pratiques se retrouvent, par exemple, dans des expressions devenues péjoratives et souvent utilisées pour désigner l’autre qui n’est pas moi ; les Miènè parlent d’ « anongoma (au singulier, onongoma) » pour désigner ceux qui ne sont pas comme eux, les Fang désignent les autres par l’expression « bilob ». Je n’ai pris que ces deux exemples parmi tant d’autres, chaque groupe ethnique ayant son « onongoma » ou son « bilob ». L’autre n’est pas seulement différent, il est l’opposé de soi, il est bizarre, il est parfois regardé comme un sous homme. Inutile de préciser ici que toutes ces considérations négatives ne reposent sur aucune base scientifique, il s’agit plutôt des conséquences postcoloniales d’une stratégie politique de domination et d’exploitation bien connue: « diviser pour mieux régner ».

Tirant les leçons des effets pervers de ces divisions inutiles pour le pays en construction, les nouvelles autorités de la République naissante vont s’atteler à forger, non sans peine, un sentiment national. L’Etat colonial importé va avoir la lourde mission de créer la nation gabonaise. Les toutes premières paroles de l’hymne national en témoignent largement : « Unis dans la concorde et la fraternité… ». C’est dire que dès le début de la République Gabonaise, le souci du mieux vivre ensemble constitue un impératif national. Les fondamentaux de l’indispensable Unité Nationale étaient alors posés.

D’ailleurs, les années 60 ont vu arriver à Libreville et dans d’autres centres d’enseignement plusieurs jeunes Gabonais qui ont pacifiquement partagé les mêmes établissements primaires et secondaires sans s’interroger une seule fois sur les origines ethniques des uns et des autres. Cela a créé des liens solides : les anciens du lycée classique et moderne de Libreville (l’actuel Lycée Léon MBA), du collège Bessieux, du Séminaire Saint Jean ou encore de l’Ecole Normale de Mitzic peuvent en témoigner.

La création du Parti Démocratique Gabonais (PDG) en 1968 par le successeur constitutionnel du président Léon MBA, va avoir pour prétexte officiel, dans le discours, la lutte contre le tribalisme. Ceux de ma génération se souviennent certainement de cette chanson imposée à chaque début du Journal à la télévision d’Etat (la RTG1) : « Plus de tribus, plus de clans, une seule nation, le Gabon dans l’unité… ».

Mais alors, qu’est ce qui peut justifier le tribalisme au Gabon après 50 ans d’indépendance et surtout 42 ans de PDG au pouvoir, lui qui proclamait haut et fort dans sa propagande étouffante de l’époque qu’au Gabon, les tribus avaient disparu ? Il y avait-il à côté du discours officiel des actions et positions officieuses contraires ?

Pour répondre à ces importantes interrogations, il faut postuler que la question du tribalisme au Gabon ne peut pas être traitée et résolue en dehors de celle de l’Etat (de droit) et des institutions. En d’autres termes, on ne peut pas comprendre le pourquoi et le comment du tribalisme dans notre pays si on ne se s’interroge pas sur la vision que les Gabonais ont de l’Etat et des institutions. Je dirai même qu’avant d’aller à la notion d’Etat de droit qui n’a de réalité chez nous que dans les incantations politiciennes, il faudrait insister sur l’Etat et les institutions sans lesquels le tribalisme ne peut être sérieusement appréhendé.

Les simples définitions de ces notions abstraites, au demeurant très techniques, risquent d’égarer le lecteur non initié si on ne dit pas préalablement ce qu’elles représentent réellement chez les Gabonais. Je fais volontiers ici l’économie de cet exercice pédagogique en optant plutôt pour une démarche qui permet de répondre à cette problématique de manière beaucoup plus pragmatique. C’est donc la question suivante qu’il faut poser : que représentent pour le Gabonais l’Etat et les institutions ?

Tant qu’on n’aura pas donné des réponses claires à cette importante question, on ne comprendra pas pourquoi le tribalisme est devenu au Gabon un véritable fonds de commerce politique. Aussi, dans notre pays, l’aspect culturel du tribalisme est occulté, depuis des années, par l’instrumentalisation de ce phénomène.

Les nombreuses recherches effectuées sur l’Etat en Afrique Noire et l’observation participante locale, démontrent que les Gabonais ont en partage avec la majorité des Africains une représentation singulière de l’Etat et de ses institutions. Dans leur univers mental, l’Etat est considéré par le plus grand nombre comme une « banque communautaire » (dans ma thèse de doctorat, 1991, je parle de « Complexe Redistributif ») dont doit disposer à souhait ceux qui sont au pouvoir et leurs clientèles. Cette appropriation communautaire de l’Etat patrimonialisé, donc de cette « banque », s’étend jusqu’aux institutions de la République qui, en réalité ne sont que des espaces d’investissement ethno-tribal.

Ainsi, dès lors que l’un des leurs occupe une position dans une administration publique ou privée, c’est la famille, le lignage, le clan, la tribu ou l’ethnie ainsi que les éventuels alliés qui estiment occuper cette position. Le plus grave est que cette vision est largement partagée par une frange considérable des élites qui, à bien y regarder, sont à l’origine de la perversion des valeurs républicaines sous les Tropiques. Le clientélisme politique gabonais, produit et alimenté par ces élites, trouve ici ses ressorts.

Après le décès d’Omar Bongo, c’est donc tout naturellement que certains ont pensé que le fils était tout indiqué pour succéder à son père dans la gestion de la « banque communautaire ». Le pouvoir doit rester dans le Haut-Ogooué. On peut à la limite le partager avec « la province sœur », l’Ogooué Lolo, mais il n’est pas question de le céder aux autres, surtout pas aux Fang. Comment et pourquoi « scier la branche sur laquelle on s’assied » ? C’est une question de vie (de survie, diront les uns) ou de mort ! Dans ces conditions, comment s’étonner de la montée du fameux repli identitaire tant hypocritement décrié pendant la campagne électorale présidentielle de 2009, repli qui, en réalité n’est que la réponse ethnique idoine à une violence étatique subie.

Ainsi, pour faire aboutir leur projet dynastique et tribal –tout en lui donnant une caution légale-, les plus hautes institutions de la République doivent être mises à contribution. Après tout, ces institutions ne sont que des instruments publics au service de la gestion privative de cette « banque communautaire ».

En réalité, le tribalisme est au cœur du pouvoir politique depuis plus de quatre décennies. Le discours et les pratiques tribalistes sont des stratégies politiciennes destinées à inscrire durablement dans l’inconscient collectif gabonais, mais aussi étranger, que les autres ne sont que des empêcheurs de tourner en rond. Ces stratégies ont été relayées dans chaque province par certains hommes et femmes politiques qui, pour leur survie et leur avenir, ont intérêt à ce que le tribalisme politique prospère. C’est aussi l’échec qui pousse les politiques, démissionnaires de leurs responsabilités devant l’Histoire, à actionner en permanence le levier du tribalisme pour mieux se protéger.
Il s’agit enfin d’éviter aux Gabonais de se poser les vraies questions qui engagent la vie et l’avenir du pays.

Cette stratégie de diversion, de distraction et de mystification a fini par appauvrir le débat politique quand elle ne favorise pas la fuite en avant. Ainsi par exemple, les deux provinces dites « sœurs » se retrouvent psychologiquement et symboliquement coupées du pays ; elles deviennent des provinces à part, et leurs ressortissants montrés du doigt, stigmatisés et pris en otage par une logique d’exclusion alimentée par ce tribalisme politique.

Qui peut sérieusement soutenir que tous les altogovéens détiennent depuis plus de 40 ans le pouvoir politique et donc économique au Gabon ; qu’ils en ont tous profité et continuent d’en profiter aujourd’hui? Les voyages ne forment pas que la jeunesse, il suffira aux autres Gabonais de faire une visite dans le Haut Ogooué profond pour se rendre compte de la supercherie. Ceux qui ne peuvent pas effectuer le voyage ont tout le loisir d’aller au « Pont d’Akébé », principal point d’ancrage des Altogovéens à Libreville, pour voir dans quelles conditions (honteuses et indignes) vivent ces compatriotes.

Le rejet politique du Fang n’est pas né avec la parodie d’élection présidentielle du 30 août 2009. Pour mémoire, beaucoup de Gabonais (Fang et non Fang) et certains chercheurs évoquent souvent le fameux congrès « uni fang » de Mitzic des 26, 27 et 28 février 1947, pour justifier une certaine propension Fang à prendre le pouvoir. Je dois à la vérité historique et scientifique de rétablir ici que le Congrès de Mitzic avait plutôt été initié et convoqué par l’Administration coloniale dans le but d’organiser la société traditionnelle pour qu’elle puisse s’adapter à la modernité (cf. Georges BALANDIER dans Sociologie actuelle de l’Afrique Noire).

Le Chef du Territoire du Gabon avait lui-même défini cette réunion comme « une première expérience de renaissance des milieux coutumiers autochtones ». Il suffit de se référer aux actes, appelés « Vœux », publiés par l’Administration coloniale, pour comprendre qu’il ne s’est jamais agi d’un projet planifié de conquête du pouvoir par les Fang. D‘ailleurs, Jean Hilaire AUBAME, acteur politique Fang de l’époque, n’avait pas participé à ce Congrès parce qu’il s’estimait Député de tous les Gabonais (et non des seuls Fang), même s’il avait ses représentants à Mitzic.

En structurant son discours politique (certains diront son idéologie) sur la lutte contre le tribalisme, le Parti Démocratique Gabonais cachait en réalité une obsession : réduire coûte que coûte toute velléité Fang à revenir au pouvoir qui leur aurait échappé avec le décès prématuré du premier Président gabonais.

Ce n’est pas un hasard si depuis la disparition du Président Léon MBA, le poste de Premier Ministre revient en permanence à un Fang. En réalité, il s’agit de donner l’illusion aux Fang d’être aux commandes ; de faire croire qu’ils partagent les clefs de la « banque » avec ceux qui les détiennent. Cette règle non écrite a fini par produire un tribalisme à double détente : un tribalisme intra ethnique fang à travers lequel les Fang des autres provinces estiment, à tort ou à raison, que l’on fait exagérément la part belle à ceux de l’Estuaire, et le tribalisme des autres groupes ethniques qui accusent les Fang (sans distinction de province) d’être trop envahissants dans l’espace étatique du fait justement de ce « privilège » d’éternels seconds.

Face à ce qui apparaît désormais comme un fléau National, il est plus qu’urgent de rassembler ce qui est épars en revenant simplement aux fondamentaux de la République qui exigent des hommes et des femmes politiques de ce pays une grande retenue. Cette exigence de responsabilité passe aussi par une certaine pédagogie. La misère n’a pas de tribu, d’ethnie ou de province. Le démuni du Haut Ogooué (et il y en a) a beau être de la même province ou de la même ethnie que ceux qui gèrent la « banque communautaire », il ne partage pas moins les mêmes conditions de vie que le Fang du Nord ou le Punu démuni de la Ngounié et/ou de la Nyanga.

Le tribalisme a prospéré au Gabon parce que les politiques ont progressivement fait démissionner la République. La République ne garantit plus l’égalité de chances aux Gabonais qui sont obligés de s’insérer dans des réseaux de clientèle qui font d’eux de simples obligés des Hommes politiques, des porteurs de valises. La mystification est devenue la contre-valeur la mieux partagée au Gabon. La kleptomanie électorale a été banalisée quand elle n’est pas simplement encouragée et encadrée, nombreux sont ceux qui ne croient même plus au vote qui est devenu une simple « masturbation » politicienne.

Quel Gabonais sérieux (sans même parler des éminents juristes que compte le Gabon !) peut encore avoir confiance aujourd’hui à la Cour Constitutionnelle dans sa mission de juge des élections politiques avec sa curieuse jurisprudence qui dit qu’au Gabon, on peut frauder aux élections à condition que l’ampleur de la fraude ne soit pas de nature à fausser les résultats. La fin justifie les moyens. Cette fameuse jurisprudence ne fait que consacrer la primauté du politique sur le droit, donc la négation à terme de l’Etat de droit.

Et la démocratie, dans tout cela ? Sa mise en œuvre indispensable exige une culture de tolérance et de respect du droit à la différence et du droit tout court. La société démocratique souhaitable au Gabon doit favoriser la symbiose entre l’incontournable Etat de droit et nos ethnies fondées sur la communauté d’un passé, d’un territoire, d’une langue ou d’une activité. Ces ethnies offrent à leurs membres des repères socio culturels qui les aident à se situer et à vivre leur rapport à l’Etat et à ses institutions.

Le sentiment d’appartenance ethnique (légitime) doit se développer en symbiose avec une culture de confiance dans l’avenir pour soi-même et d’ouverture à l’autre ; toute chose qui permet de vivre la richesse des différences dans un espace étatique commun. Mais cette ambition passe par l’humilité. L’humilité de ceux qui acceptent la différence comme une chance pour notre pays et non une tare. L’humilité de retrouver ensemble les valeurs républicaines qui nous soudent les uns aux autres. Si nous acceptons tous cette humilité-là, nous connaîtrons ensemble les épanouissements d’un Gabon véritablement pour Tous.

Mardi 30 Novembre 2010
LVDPG - Média Libre pour tous
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40.Posté par l'enfant le 11/12/2010 21:34 | Alerter
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les grands,
vous avez entièrement raison. Les propositions que vous énoncez ( à propos des miss et des actes de naissances) me semblent assez pertinentes.
Cependant, je crois que le problème du tribalisme est bien moins simpliste que ça. Ses origines remontent à notre naissance. Tout le monde se sent mieux chez lui. Et depuis la naissance, on apprend au jeune bambin que chez lui c'est d'abord dans le village, la ville dont est originaire son paternel (du moins lorsqu'il s'est fait connaître, parce que dans certains cas...mais bon, si non les dames vont se fâcher). C'est d'abord ces circonférences là donc qui reconnait comme chez lui et le pays ne vient qu'après !
En fait, je crois malheureusement que pour certains, le pays c'est d'abord cet espace géographique là. Pourquoi s'étonner alors lorsque se retrouvant miraculeusement à la tête d'un quelconque ministère, il préfère avoir à ses côtés SES FRÈRES DE CONTÉE. La langue d'origine y est aussi peut être pour quelque chose.
Mais bon, pour la langue nous avons tous qu'elle est fasciste !

39.Posté par Le fils de pays le 06/12/2010 10:22 | Alerter
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Nietszche votre proposition est on ne peut plus pertinente et je crois très sincèrement qu'avant de faire du copier-coller, les choses doivent être réajustée pour qu'elles aient un véritable impact qui soit bénéfique pour le pays.
Le cas de miss France et ses candidats représentant chaque département ne peut pas coller à notre réalité dans la mesure où chez nous le favoritisme, la tolérance et le laxisme a encré de manière viscérale tribalisme dans la société et le comble de l'ironie c'est que les politiques font de l'hypocrisie et les intellectuels préfèrent regarder ailleurs au lieu d'éclairer le peuple qui comme disait Platon est dans la caverne.



38.Posté par nietszche le 06/12/2010 07:20 | Alerter
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Dans le même ordre d idées qu un intervenant qui m a précédé, et évoqué la mention « coutume » (potentiellement discriminante) sur les actes de naissance, introduite par l administration coloniale, je plaide au sujet de l élection MISS GABON, que cette mise en valeur des richesses du pays et de son patrimoine humain soit libérée de cette étiquette régionale superflue et quelque peu archaïque.

Le rattachement au terroir n est nullement nécessaire dans la mesure ou on n enregistre pas par la suite des retombées économiques pour la contrée, suite à ce qui est sous d autre cieux certes un clin d œil et une publicité faite à la région par les ambassadrices de charme, mais avant une promesse de retombées économiques pour le département , sous forme d entrées touristiques par exemple.

Endemol et ses concepts ont fait la démonstration d autre formes de sélection plus moderne dans le cadre de concours nationaux, qui évoluent loin des critères régionaux comme le classique concours MISS France, mettant en avant les régions départementales francaises (une invention non PDGiste ! ) que nous avons plagié sans réajustements.

Ces concours nationaux désormais moins ringards se contentent de faire référence à la ville de résidence du candidat.
Appliqués au Gabon, nous aurions en présélection une miss Port-Gentil représentant Port-Gentil sa ville de résidence en lieu et place de l aberration d une miss G6 qui n a jamais foulé le sol du G6 et vivant dans une ville du G3 ou dans la capitale.

Cela pourrait participer de l intégration nationale, en ayant une aduma Miss Oyem et une essandone Miss Lastourville. Et ce surtout dans un contexte où l avenir parle pour les croisements entre gabonais de tout horizon qui échangent déjà depuis fort longtemps les uns avec les autres.

Simple désir de petits effets papillons ! Simple suggestion !

37.Posté par Le fils de pays le 06/12/2010 00:39 | Alerter
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Je suis très touché par ce que je viens de lire.
étudiant en droit et déjà à l'issue de mon cours de droit des personnes et de droit constitutionnel j'ai été surpris qu'au gabon les officiers d'état civil marquaient les coutumes des pères et mères sur les actes de naissance. Je me suis posé les questions suivantes: pourquoi ça se faisait? Qu'elle était la pertinence juridique de cette mention? Quel est l'intérêt de distinguer les gabonais entre eux? Maintenant,je crois que j'ai la réponse à ma question. Si un jour il y a débat sur cette question, faudra que les auteurs nous le justifie. Précisons que le code civil gabonais en son article 167 dispose: " L'acte de naissance énonce la date, le lieu et si possible, l'heure de la naissance, le sexe, les prénoms et noms de l'enfant. Les prénoms, noms, âges, lieux de naissance, professions et domicile des pères et mères et, s'il y a lieu les noms, prénoms, professions et domicile du déclarant."
Au regard de cet article et du texte ci dessus, je peux affirmer que cette mentions n'a d'autres fins que de pérenniser le tribalisme.

36.Posté par Ali et Mbourantso DOIVENT PARTIR le 05/12/2010 15:43 | Alerter
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Pourquoi tjs ces references ethniques, nous sommes tous gabonais, pays riche au peuple pauvre ou pres de 80% de gabonais (myene, punu, teke, vili, fangs, obamba, eshira, kota tous confondus) vivent sous le seuil de la pauvrete. Nous subissons tous les mefaits de l'amateur Ali Ben from Nigeria.

Le vrai debat se situe au niveau d`Ali Bongo fils adoptifs du Gabon qui a viole la constitution de Mbourantso en devenant chef de l`executif. SEUL UN GABONAIS DE SOUCHE NE PEUT OCCUPER CETTE FONCTION. POINT. Alors que lòn cherche a tout prixa diviser pour mieux reigner les vrais gabonais releve de l`absurde.

Aujourd`hui la CI nous enseigne, aucune election aussi democratique soit elle (tx de participaion 1er tour=80%, 2eme=70%) ne peut etre validee par une cour constitutionnelle hors la loi.

Ali Ben est un fils adoptif et malgres ce fait Mbourantso, la maratre de l'autre, (elle-meme etant anti-constitutionnelle mandat expire mais on s'impose malgre les voix qui s'elevent pour le denoncer), a impose son choix au mepris du choix du peuple.

ALORS QUE L'ON NOUS ENVAYISSE LE QUOTIDIEN AVEC LA BIOMETRIE PAR CI, BIOMETRIE PAR LA, RELEVE DU MANQUE DE VOLONTE DE NOS OPPOSANTS UPG-UN DE CHANGEMENT REEL.

AVEC UNE MBOURANTSO A LA CC ET UN ALI USURPATEUR QUI N'A MONTRE QUE SES TALENTS TOURISTIQUES ET SON NIVEAU DE RAISONNEMENT (LAISSEZ-NOUS AVANCER, ON VS CONNAIT) AUCUN ACTE CONCRET POUR LE BIEN ETRE DES 80% QUI ONT DIT TOUT SAUF BONGO.

ALI DOIT PARTIR!!!!!!!!!!
MBOURANTSO DOIT PARTIR!!!!!!!!

L'EXHILE OBLIGE POUR LES DEUX HORS LA LOI D'ICI FIN DECEMBRE 2010.

LE GABON DANS SON EMSEMBLE FETERA SA DELIVRANCE.

AINSI SOIT IL.

35.Posté par nietszche le 04/12/2010 01:52 | Alerter
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OUPS ! une erreur sur la date correspondant à la peride de la deuxieme guerre mondiale. Les evenements de cotd d ivoire sont passé dans mon esprit!

Je disais donc que 1947 qui suit l occupation par l allemagne de leur ancien territoire du cameroun fait plutot germer suivant le concept pensé pendant la querre , des besoins de reconsodiler les positions francaises sur cette partie de leur colonie dont les avait deposseder l allemagne. Et il doivent veiller à ce que le cameroun francais ne se fonde pas dans la zone du Nord occupé par les anglais . D où le renforcement de l unité fang et Betsi ( ayant vecu sous la presence allemande) dans cette zone .

34.Posté par nietszche le 03/12/2010 13:24 | Alerter
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Le rejet politique du Fang n’est pas né avec la parodie d’élection présidentielle du 30 août 2009. Pour mémoire, beaucoup de Gabonais (Fang et non Fang) et certains chercheurs évoquent souvent le fameux congrès « uni fang » de Mitzic des 26, 27 et 28 février 1947, pour justifier une certaine propension Fang à prendre le pouvoir. Je dois à la vérité historique et scientifique de rétablir ici que le Congrès de Mitzic avait plutôt été initié et convoqué par l’Administration coloniale dans le but d’organiser la société traditionnelle pour qu’elle puisse s’adapter à la modernité (cf. Georges BALANDIER dans Sociologie actuelle de l’Afrique Noire).

Le Chef du Territoire du Gabon avait lui-même défini cette réunion comme « une première expérience de renaissance des milieux coutumiers autochtones ». Il suffit de se référer aux actes, appelés « Vœux », publiés par l’Administration coloniale, pour comprendre qu’il ne s’est jamais agi d’un projet planifié de conquête du pouvoir par les Fang. D‘ailleurs, Jean Hilaire AUBAME, acteur politique Fang de l’époque, n’avait pas participé à ce Congrès parce qu’il s’estimait Député de tous les Gabonais (et non des seuls Fang), même s’il avait ses représentants à Mitzic.



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N etant ni historien, ni sociologue , ni anthropologue je vais ici à la lueur de simples connaissances relevant de la culture générale , abordé ici le second point de critique portant sur la logique derrière le congres de Mitzic que vous évoquez et dont vous réfutez les involontaires effets pervers sur la jeune nation admise par tous .

Je commencerai par un kaléidoscope du contexte historique qui entoure l initiative qui voit se décider l organisation de ce congrès.

En effet nous sommes en 1947 , une période de l histoire qui correspond à l occupation de la France continentale ( sans les colonies ) par l Allemagne nationale socialiste, avec comme conséquence la scission des positions politiques et militaires de l Hexagone et de son empire en deux mouvements, le Vichysme avec á sa tete le maréchal Pétain et la Resistance à laquelle De Gaules donne la mesure et qui jouira du ralliement politico-militaire du guadeloupéen Félix Eboué gouverneur générale des colonies et des troupes s y trouvant .

Dans le cadre d un plus que nécessaire « effort de guerre », il est alors impératif de rallier les groupes et structures politiques locales au combat pour la « Mère -patrie » la France. L ennemi a ses positions les plus proches, dans le bassin du Congo, en territoire Camerounais.

Et il est d importance pour les alliés ( France- Angleterre-Espagne) ayant déjà une parcelle du peuple de la micronation (en comparaison au nouveaux états post coloniaux) sociolinguistique « Betsi » (pour la designer du nom de l ensemble démographique majoritaire) sur leurs territoires que sont le Gabon et la Guinée équatoriale, d organiser une médiation « coutumière » visant à permettre un ralliement de cette entité socioculturelle à leur cause pour les mettre à profit dans le cadre de la neutralisation des positions allemands, si des confrontations similaires à celle qui ont court dans le nord continental maghrébin devait avoir lieu.

Ainsi donc Jean Hilaire Aubame sera désigné pour négocié cette mission de ralliement des « Betsi » du Sud-Cameroun au coté des « Fang » du Gabon et des « Ntumu » de la Guinée équatoriale à la cause des Alliés , ce qui d ailleurs lui vaudra son siège à l assemblée territoriale française.

Et en effet cette reconnaissance implicite de l utilité de la Nation culturelle Fang/Ntumu/Betsi sera célébré par ses représentants comme « une première expérience de renaissance des milieux coutumiers autochtones ».

Sur un plan historique et géostratégique occidental, ce n est nullement une première, ce mécanisme a court depuis longtemps dans les stratégies de conquête territoriale française ou chez son allié fort de ses colonies du Moyen-Orient : la couronne royale britannique.

En effet pour affaiblir l empire ottoman ( réduit aujourd hui à l actuel Turquie) qui à l époque englobait une majeure partie du golfe persique habité, traversant l Europe centrale jusqu’ aux portes de Viennes en couvrant l antique Byzance et le Maghreb , l Angleterre usera de la stratégie de ralliement des peuples autochtones et des tribus arabes (sous la commandement de Ibn Saoud )contre les ottomans. Et dans le cadre de ces ententes un groupe ethnique d ancien grand illustres guerriers subsistant aux plus proche du centre politique de l empire ottoman , mais hélas devenu presque sans patrie , vivant à cheval entre les territoires des clans arabes unifiés , la Perse ( Iran) et l ancienne frontière territoriale ottomane ( le Sud Turquie actuelle et Nord Irak ) sera pris à contribution avec la promesse de leur offrir un territoire après le démantèlement de l empire ottoman : les « kurdes » .

Les anglais démantèleront l empire ottoman mais ne satisferont pas le vœux de création d un état de ceux qui sous l âge d or de l empire ottoman lui donnèrent son plus illustre chef , Suleyman le magnifique , libérateur de Jérusalem , conquérant de Viennes (Autriche) le plus grand des sultans l histoire .

Cette nation des peuples kurdes sensée s étendre du sud de la Turquie au nord de l Iran en passant par le nord Irak et le Kurdistan actuel, pour ceux qui ont soutenu la couronne royale contre les désormais frères ennemis turques, ayant pris le pouvoir politique dans l empire commun, ne verra jamais le jour suite aux calculs anglais de ne pas se créer un nouvel ennemi.


Pourquoi ce détour ou cette relecture de histoire ?

Juste pour faire comprendre que rien n est nouveau dans les modes opératoires occidentaux.

Le congrès de Mitzic relève de la part des occidentaux de la même logique, sauf que l ennemi c était l allemand et non de la velléité altruiste et humaniste de reconsolider les sociétés politiques coutumières autochtones.

Certes dans sa dynamique propre à l action elle-même, elle a pu impulser chez les concernés cet état de faits, mais nous constaterons qu’après l armistice cet humanisme vanté s estompera. Et on peut même observer qu’aucun autre congres n a été initié dans les autres régions de l AEF ayant pourtant elles aussi des sociétés politiques traditionnelles aussi grandes. Si ce n est même que nous assisterons dans un même ensemble socioculturel acquis à l unique France libéré à l éparpillement au travers diverses nouvelles entités nationales de ces peuples, comme on peut l observer pour les villi du Gabon et du Congo, les tekes du Gabon et du Congo, pour ne citer que ces deux groupes qui me viennent en tête.

Le Congres de Mitzic revisité par les contemporains, s inscrit dans une polémique quand face à l échec socio-économique du nouvel état collectif , un groupuscule d intellectuels du groupe ayant déjà connu cette forme d expérience de synergie de forces à un niveau socioculturel en dehors de l état-nation commun , nourrit alors l idée "nouvelle" et "étrangère" aux autres groupes ethniques d une réitération sous ces différents noms tel l emblématique « UNIFANG » de revivre cette jadis « renaissance politique des milieux coutumiers autochtones » , mais avec la particularité cette fois-ci qu’ il y a un état nouveau , une nation qui englobe d autres acteurs et à laquelle on a tous directement ou indirectement prêté serment , une indivision dont nous sommes tous quiritaires et dont nous arborons les couleurs et les symboles.

La logique d un Congrès de Mitzic bis est de ce alors perçu par les non-invités pour motif sociolinguistique comme un potentiel problème que je qualifierai de "problème kurde " transnational , s il venait à englober sous une de ses spécificités originels qu’ est l unique participation et contribution des groupes socioculturels cousins de la Guinée équatoriale et du Sud-Cameroun.

Une approche de gestion de crises sociopolitiques qui ne pose pas de problème dans ces états patchwork ethnique demeure un « congrès national » au sens d une mise à contribution sans barrière linguistique des individualités nationales et de leurs capacités à poser des raisonnements nouveau bien au-dessus de l étouffement de la créativité que peut constituer le groupe avec ses contraintes et ses codes.

Et seulement après, dans un contexte plus élargi, des contributions transnationales en complément comme il est de pratique dans nos institutions telle la CEMAC qui préconise tout d abord des approches de solutionnement politique à un niveau national et par la suite extra-national , sous l égide et la directive de la nation commune , comme on l observe en matière économique avec l intégration sous-régional.

Il n est nullement question du rejet du « Fang », qui sont pour ma part parti prenante de la Nation et de son processus économico-politique.

Juste du rejet de la forme de cette d « ostracisme politique volontaire » que j ai évoqué plus haut par des minorités qui malheureusement peuvent souvent dicter la voie á suivre à une majorité consentante muette ou tout simplement indifférente

33.Posté par snt le 03/12/2010 11:44 | Alerter
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@action

Une femme de chaque ethnie. Ils apprendront plus vite ainsi. Et surtout, ils ne diront pas non.

32.Posté par action le 02/12/2010 16:32 | Alerter
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Snt voici la reponse niveau cm2,

Notre pays le Gabon : Géographie
Frédéric Meyo-Bibang , Jean-Martin Nzamba
Éditeur : EDICEF
Collection : Géographie (gabon)

Il me reste plus qu'a ouvrir ma compagnie aérienne oyem , mouila ., thème: voyage culturel.
Au moins mes premiers clients seront les hommes politiques.
lol.

31.Posté par snt le 02/12/2010 16:20 | Alerter
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@action

On va donc poser la question autrement: quel politicien connaît aujourd'hui l'ensemble des ethnies du Gabon?
La question est encore plus d'actualité quand il s agit du président. Connaît il même seulement le Gabon?
Nos politiciens sont déphasés, ce n'est un secret pour personne.

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