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Gabon : Déclaration du vendredi 19 Avril 2013 pour la réabilitation de l'Union Nationale (UN)

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Vendredi 19 Avril 2013 à 19:40 | Lu 1587 fois



Gabon : Déclaration du vendredi 19 Avril 2013 pour la réabilitation de l'Union Nationale (UN)
Mesdames et Messieurs,

Après le coup d’état électoral du 5 décembre 1993 par feu Omar BONGO, le Gabon a vécu des évènements qui ont failli le faire basculer dans la guerre civile avec la formation d’une force de l’Opposition dénommée Haut Conseil de la République, devenue plus tard Haut Conseil de la Résistance (HCR).

A l’origine de cette agitation du peuple, le Président du Rassemblement National des Bucherons (RNB), le Père Paul MBA ABESSOLE s’était auto proclamé Président de la République Gabonaise il avait formé un Gouvernement parallèle et nommé les personnels de commandement dans toutes les provinces. Malgré cette situation gravissime, le leader des Bucherons n’avait pas été inquiété par la Justice et son parti n’avait pas fait l’objet d’une dissolution.

Suite à l’appel à la paix des braves lancé par feu maitre Pierre Louis AGONDJO OKAWE, Président du Parti Gabonais du Progrès (PGP), la classe politique a dû se retrouver pour aboutir aux Accords de Paris de septembre 1994, signés en présence des représentants de la Communauté Internationale et dont les conclusions ont été entérinées par le Peuple Gabonais par voie référendaire en juin 1995.
L’élection Présidentielle de 2005 a débouché sur de fortes contestations qui ont conduit le Président de l’Union du Peuple Gabonais (UPG), feu Pierre MAMBOUNDOU MANBOUNDOU à s’auto proclamer Président de la République et à organiser sa cérémonie de prestation de serment. Son parti l’UPG n’a pas été dissout.

Le climat politique délétère qui a suivi l’élection de 2005 a conduit la classe politique, une fois de plus, aux négociations qui ont accouché des Accords d’Arambo en 2006.
Nous rappelons ces faits pour souligner que depuis la Conférence Nationale de 1990, notre pays a organisé dans la fraude des élections qui se sont toujours terminées par des contestations violentes. L’emprise constante du Pouvoir PDG sur la Cour Constitutionnelle et sur les différentes Commissions Electorales a toujours conduit à la validation de ces élections. Il en a été encore ainsi du coup d’état électoral d’Ali BONGO ONDIMBA le 30 Août 2009 qui est une parfaite illustration de la volonté de confisquer le Pouvoir coûte que coûte.
En dehors de notre pays, malgré l’intensité de la guerre civile en Côte -d’Ivoire, l’arrestation et l’envoi du Président Laurent GBAGBO à la Cour Pénale Internationale (CPI), son parti politique le Front Populaire Ivoirien (FPI) est aujourd’hui partie prenante dans le dialogue ouvert dans l’intérêt supérieur de ce pays.

En République Démocratique du Congo (RDC), Etienne TSHISEKEDI, Président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), s’est auto proclamé Président de la République le 23 Décembre 2011 et il a prêté serment.
Dans ces deux cas, ni le FPI ni l’UDPS n’ont été dissouts.

L’Union des Forces pour l’Alternance (UFA) a déjà fortement dénoncé et condamné la décision qui a dissout l’Union Nationale (UN) parce qu’elle est anti constitutionnelle. En effet, la Constitution de la République Gabonaise dans son article 1er paragraphe 13 alinéa 2 précise que : « les associations, partis ou formations politiques, syndicats, sociétés, établissements d’intérêt social, ainsi que les communautés religieuses dont les activités sont contraires aux lois, aux bonnes mœurs, ou à la bonne entente des groupes ou ensembles ethniques peuvent être interdits selon les termes de la loi ».

Il n’est nullement fait état de possibilité de dissolution. Les mots interdiction et dissolution ne sont pas synonymes. Il est donc étonnant que le Conseil d’Etat, saisie par l’Union Nationale (UN), se soit contenté de confirmer la décision inique du Ministre de l’Intérieur qui a dissout ce parti sur la base de la loi n° 24/96 du 06 juin 1996 qui parle de la possibilité de dissoudre les partis politiques sans qu’il eût à relevé le caractère inconstitutionnel de cette dissolution prévue dans la dite loi. Au demeurant, la dissolution d’une association, d’un syndicat, d’un parti politique relève de la compétence de son initiateur. En l’espèce, le Ministre de l’Intérieur pouvait tout au plus se borner à interdire l’Union Nationale (UN) d’exercer ses activités pendant une période bien définie.

Sans doute par acquis de conscience sur le caractère arbitraire de sa décision et pour pousser encore plus loin son cynisme, le Ministre de l’Intérieur a vite modifié la loi 24/96 du 06 Juin 1996 par une nouvelle loi n°016/2011 du 14 Février 2012 afin de mieux cibler les dirigeants de l’Union Nationale (UN). C’est ainsi que l’article 5 de cette nouvelle loi stipule : « tout citoyen ou groupe de citoyens peut créer librement un parti politique.

Tout membre fondateur d’un parti politique doit être de nationalité gabonaise, être âgé de 30ans au moins, résider sur le territoire national et jouir de ses droits civils et politiques.
Il ne doit ni avoir été condamné pour crime, ni avoir été membre dirigeant d’un parti politique frappé de dissolution au moins cinq ans auparavant. »

L’article 46 pour sa part, stipule que : « les membres fondateurs ou dirigeants d’un parti ou groupement de partis dissouts ne peuvent exercer des fonctions de responsabilité au sein d’un autre parti pendant cinq ans à compter de la date de dissolution».
L’inconstitutionnalité de la dissolution est ici patente et le Pouvoir n’a cure de cette grave illégalité.

Devant le refus du Pouvoir de rétablir l’Union Nationale dans ses droits, l’Opposition gabonaise réunie à Mouila les 7, 8 et 9 Septembre 2012, a exigé du Gouvernement la réhabilitation de ce parti ; mais le Gouvernement persiste dans l’arbitraire.
Face à cette attitude du mépris du droit, les dirigeants de l’Union Nationale (UN) par le canal de leur conseil, ont porté l’affaire devant la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) le 23 Septembre 2012.

La plainte déposée par l’Union Nationale (UN) a été jugée recevable du fait que le Gabon en toute souveraineté, a signé et ratifié la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981. Cette Charte se trouve en bonne place dans le préambule de la Constitution de la République Gabonaise en son alinéa 2.

En attendant la décision définitive, le Secrétariat de la CADHP qui a examiné le dossier, recommande à la Commission « de demander à l’Etat gabonais de prendre des mesures provisoires jusqu’à droit connu sur le sort de l’affaire au fond devant la Commission ».
L’Union des Forces pour l’Alternance (UFA) déclare à nouveau avec force, devant l’opinion nationale et devant l’opinion internationale, que le Président de la République, et le Gouvernement n’ont pas le droit de mettre le Gabon au ban des pays civilisés membres de l’Union Africaine, de l’Organisation des Nations Unies, dont les Chartes sont des références obligatoires dans la Constitution de notre pays.
La signature de la République gabonaise dans ses précieux documents ne saurait être bafouée sur la base des petites rivalités, d’opposition de personnes, de conflits d’intérêts.

Les personnes passent, et la République reste avec sa nature sacrée. Nous avons tous l’impérieux devoir de l’honorer dans les valeurs qu’elle proclame et auxquelles le peuple gabonais proclame son attachement.
Nous avons l’impérieux devoir, quand les circonstances l’exigent, de transcender nos égoïsmes, nos intérêts partisans pour entendre raison dans la construction d’un Gabon solidaire.

C’est sur la base de l’amour du Gabon, du respect de ses engagements, du devoir de le construire ensemble que l’Union des Forces pour l’Alternance (UFA) interpelle le Président de la République sur la base du serment qu’il a prêté ainsi que le Gouvernement devant l’obligation de respecter et d’appliquer la décision qui sera rendue par la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, décision qui sera revêtue de la force de la supranationalité, au sujet de la plainte déposée par l’Union Nationale (UN).

Toute échappatoire ne sera que galvaudage du Droit et trahison des engagements souscrits Souverainement et Solennellement par l’Etat.
La réhabilitation de l’Union Nationale (UN) ne peut que constituer un pas important dans le processus de recherche de sortie de la crise dans la quelle se trouve plongé le Gabon.

Je vous remercie.


Pour l’UFA le Président en Exercice

BOURDЀS Ogouliguendé Jules Aristide


Vendredi 19 Avril 2013
Gabonlibre.com : News 7J/7
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1.Posté par Giap Effayong le 19/04/2013 22:30 | Alerter
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Tiens donc? Voyons cher monsieur Ogouliguendé,comment pouvez-vous faire preuve à ce point d'un tel manque de réalisme au point d'ignorer la notion,pourtant élémentaire de "rapport de force"? A moins que vous ne me prouviez le contraire,l'attitude d'Ali Bongo face à l'UN et au peuple Gabonais n'est rien d'autre qu'une démonstration de force et, ni vos jérémiades ni vos cris d'orfraie n'y changeront absolument rien.Vous parlez de commission africaine des droits de l'homme et des peuples,c'est quoi ce machin? Admettez tout simplement que l'UNION NATIONALE est bel et bien morte et épargnez-nous vos discours pitoyables.

2.Posté par Larévolte le 20/04/2013 00:23 | Alerter
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On en a marre de ce vieux refrain!
Nous avons compris depuis des lustres que vous êtes incapables d'affronter Alain Bongo et son PDG. Inutile de chercher des alibis. Si on réhabilite l'UN (Union Nationale), il y aura quoi ensuite? Vous ferez quoi ensuite? Vous avez la chance d'avoir affaire à un individu comme Alain Bongo, têtu et pas intelligent du tout. Si j'étais à la place d'Alain Bongo, je réhabiliterais l'UN juste pour démontrer au peuple gabonais que les cris à la réhabilitation de l'UN étaient en effet des cris d'impuissance, de couardise, de supercherie, des prétextes pour faire croire au peuple que c'est à cause de la "dissolution" du parti que la lutte n'a pas abouti. L'escroc et filou ambassadeur étasunien compère Benjaminson vous a ordonné de ne plus bouger, ni chuchoter, et vous êtes tous rentrés dans les coquilles comme des huîtres. Vous n'y ressortez que pour venir amuser la galerie en croyant se foutre des gabonais que vous prenez comme des abrutis, des incultes, majorité comme opposition. Les gabonais oubliés, méprisés que vous roulez sans état d'âme là comprendront un jour qu'ils n'avaient pas besoin d'un parti politique ni d'un leader politique de l'oppostion pour se libérer de leurs chaînes. Ils regretteront juste le temps qu'ils ont perdu à vous faire confiance et à respecter vos fausses consignes. Pour le moment, les gabonais assujettis ne savent pas encore qu'ils ont les clés de leur prison. Pendant 40 ans les hébreux ont marché dans le désert à la recherche de la terre promise alors que la terre promise était tout juste à côté d'eux. Ils n'avaient besoin que de 40 jours pour entrer dans la terre promise mais ils s'étaient égarés par ignorance dans le désert pendant 40 ans. Si pour les hébreux, Dieu les avaient traînés dans le désert pendant quarante ans pour qu'ils se débarrassent des us et coutumes acquis en Egypte, ce n'est pas le cas des gabonais qui souffrent parce qu'ils n'arrivent pas à dompter leurs peurs. Les gabonais ne sont pas encore conscients de la force et la puissance d'un peuple. Ils ne savent pas que leur salut est tout juste à côté d'eux, dans leurs mains d'ailleurs et qu'il suffit seulement qu'ils se lèvent comme un seul homme pour mettre fin à ce régime PDG sanguinaire et vieux de bientôt un demi siècle. Les clés de la libération du peuple gabonais sont dans la poche de chaque gabonais qui veut que les choses anciennes disparaissent réellement et non dans les poches d'un parti politique ou des leaders politiques de l'opposition gabonais. Cependant, je sais que cette prise de conscience se matérialisera, cette peur se dissipera et ce calvaire prendra fin. Dien m'entend!

3.Posté par Feu-PDGiste-A-Mort le 20/04/2013 00:33 | Alerter
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Je trouve au contraire que cette sortie de l'UFA signe le retour du bras de fer engagé contre la tyrannie alibeniste. Je crois également y lire que les choses semblent s'améliorer pour AMO : le fantôme sort de son tombeau !!! Maintenant que les hostilités commencent donc avec des manifs et des manifs d'insurrection ! C'est le bon moment de rappeler au cannibalisme politichien que les Gabonais sont chez eux au Gabon, et que les Gabonais entendent défendre leur pays contre le crime qui s'y est fait royaume du sang humain.

4.Posté par Ndambo le 20/04/2013 17:14 | Alerter
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D'accord avec "larévolte", j'en ai les larmes aux yeux.

5.Posté par Vésuve le 22/04/2013 09:57 | Alerter
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Que des jérémiades, rien que des jérémiades pour confirmer votre incapacité à prendre en main le destin du Gabon. Totalement ridicule cette bande de bras cassés. Attendez donc qu'on vous fasse cadeau de ce pourvoir. Nous on avance avec la société civile et le réseau. Bande d'anesthésiés du cerveau.

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