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Gabon : Déclaration de l’Union Nationale du 23 juillet 2010

Le site de la Liberté - LVDPG - Média Libre & Débat 24h/24 le Vendredi 23 Juillet 2010 à 23:01 | Lu 4087 fois



Gabon : Déclaration de l’Union Nationale du 23 juillet 2010
L’actualité de ces derniers jours amène l’Union Nationale, après analyse minutieuse, à faire la déclaration suivante :L’Union Nationale tient à rappeler au peuple gabonais que Ali Bongo Ondimba, dans sa volonté de vouloir mystifier l’opinion qui commençait à s’interroger sur les capacités réelles des nouveaux dirigeants à conduire les affaires du pays, s’était engagé à dresser le premier bilan de l’action gouvernementale à la date butoir du 1er juillet 2010.

Alors que les Gabonais restent dans l’attente de ce bilan, le gouvernement, après avoir évoqué la fumeuse théorie du « retard utile », se lance dans une campagne de désinformation et d’intoxication dirigée contre l’Union Nationale et destinée à détourner l’attention du peuple gabonais de ses propres réalités pourtant connues de tous. Il n’a pas de guerre de leadership au sein de l’Union Nationale. L’Union Nationale se porte bien. Elle va poursuivre la campagne d’implantation de ses structures de base sur l’ensemble du territoire national.

Les dissensions supposées entre responsable de l’Union Nationale abondamment évoquées dans Gabon Matin ces derniers temps nous surprennent car elles n’existent pas. Ce sont des affabulations monstrueuses qui ne grandissent pas leurs auteurs.

Tenter de diaboliser et de diviser les leaders de l’Union Nationale, et voué à l’échec, cela ne trompe pas les Gabonais qui ont voté en toute connaissance de cause et des hommes pour l’alternance le 30 août 2009.

L’agitation actuelle du pouvoir n’est donc en réalité que la quête frénétique d’une impossible légitimité. L’illégitimité est le péché originel de ce pouvoir.

En créant, de l’Union Nationale les responsables ont su faire la différence entre les contradictions somme toutes secondaires opposant, à l’époque telle ou telle personnalité.

En réalité la contradiction fondamentale oppose les forces du changement aux forces du conservatisme (le PDG). Les responsables de l’Union Nationale ne sont ni amnésiques ni revanchards. Le seraient-ils devenus parce qu’ils ont eu, eux, le courage de rompre avec ce système.

Le pouvoir illégitime essaie de faire croire à grands renforts médiatiques que les dirigeants de l’Union Nationale sont seuls comptables de la situation chaotique du pays.

Faut t – il lui rappeler que le procès de ce régime a été initié par Omar Bongo Ondimba lui-même dans son discours bilan du 1er décembre 2007. Il était revenu sur le même thème le 6 janvier 2009 lorsqu’il déclara : « Dieu ne nous a pas donné le droit de faire du Gabon ce que nous sommes en train de faire.»

Pourquoi alors chercher des boucs émissaires là où Omar Bongo lui-même a reconnu la faillite du système qu’il a mis en place. Il convient de rappeler que, conformément à la Constitution, que le président de la République est le premier responsable de la conduite des affaires de la Nation.

La personnalisation excessive du pouvoir présidentiel au Gabon est une évidence. Ancien vice président du Gouvernement et ancien Premier ministre, Léon Mébiame avait déclaré – les Gabonais s’en souviennent encore – qu’il n’avait jamais gouverné. Cette sortie de l’ancien numéro 2 du régime avait été abondamment commentée en son temps par le microcosme politico médiatique.

Il n’y a pas longtemps, Jean François Ntoutoume Emane, un autre ancien Premier ministre et non moins baron du régime, avait trouvé une formule qui résume la suprématie écrasante du président de la République sur toutes les autres Institutions de la République. Ses discours commençaient toujours par la formule sibylline : « sous la très haute inspiration du président de la République… » Ca aussi, les Gabonais s’en souviennent.

Certes, des responsables de l’Union Nationale ont été, pendant longtemps, des collaborateurs du Président Omar Bongo Ondimba. En quoi sont-ils plus comptables du bilan que décrivent aujourd’hui le nouveau pouvoir autoproclamé et ses chantres.

En plus de sa proximité familiale avec le défunt président, Ali Bongo Ondimba, sans aucune carrière administrative reconnue, a tout de suite occupé pendant de longues années de très hautes fonctions à la présidence de la République et au gouvernement, jouissant d’immenses privilèges. Peut-il se dédouaner à si bon compte?

Paul Biyoghe Mba a été l’un des plus proches collaborateurs du Président Omar Bongo Ondimba depuis le début des années 1980, avant même l’arrivée sur la scène politique nationale de André Mba Obame, Casimir Oye Mba et Jean Eyeghe Ndong. Peut-il se dédouaner à si peu de frais?

L’un et l’autre et leurs comparses ne peuvent donc se parer d’une quelconque virginité politique dès lors qu’ils étaient impliqués dans les décisions du régime qu’ils vouent aujourd’hui aux gémonies.

Toujours au sujet du bilan, le président de l’Union Nationale Zacharie Myboto en son temps avait demandé un débat public sur la question de la route au Gabon, dont le pouvoir voulait lui faire porter la responsabilité du mauvais état. Naturellement le pouvoir a refusé ce débat, préférant l’accusation démagogique.

Zacharie Myboto, André Mba Obame, Casimir Oye Mba, Paulette Missambo et Jean Eyeghe Ndong ne sont plus aux affaires et Omar Bongo Ondimba n’est plus de ce monde. Et pourtant et pourtant la gabegie et les détournements de fonds publics continuent notoirement :

L’acquisition non prévue dans le budget de l’Etat d’un hôtel particulier à Paris pour la somme faramineuse de 100 millions d’Euros, soit 65 milliards de francs CFA. N’est-ce pas là, la gabegie du nouveau pouvoir ? ;
L’achat de 29 voitures de luxe, payées sur des chèques du Trésor public, pour un montant de plus de 14,882 millions d’euros, soit 10 milliards de F. CFA et immatriculées en plaques privées. Convention N°2010/01/PR du 27 janvier 2010. N’est pas là, la gabegie du nouveau pouvoir ?

Les rétro commissions versées à des amis politiques expatriés comme Roberto Tomazini, par le canal de HSBC suisse et la Société Générale. N’est pas là, la gabegie du nouveau pouvoir ?
Des dizaines de milliards de F. CFA engloutis en 9 mois dans d’incessants voyages à l’étranger, aussi somptuaires qu’inutiles. N’est-ce pas la gabegie du nouveau pouvoir ?

Aller suivre des matchs de football en catimini en Afrique du Sud tel un enfant qui va subtiliser du lait dans la cuisine la nuit, pendant que ces parents dorment. En utilisant les moyens de l’Etat. N’est-ce pas la gabegie du nouveau pouvoir ?
Non, les Gabonais ne veulent plus de cette politique spectacle qui masque mal le manque de vision, l’amateurisme et l’incompétence du gouvernement dont le seul programme est l’invective et l’insulte à l’endroit des leaders de l’Union Nationale, relayé par le PDG et une certaine presse aux ordres. Pendant ce temps, Ali Bongo Ondimba fait du tourisme pour enfin découvrir le Gabon qu’il ne connaît pas.

Cette étrange tournée, où se mêlent la distribution de dons à des populations croupissant dans la misère et des rencontres mystico fétichistes avec des monarques bricolés par une certaine presse ne trompe personne, car il n’y a jamais eu de royauté chez les Babongo (Pygmées). Les Gabonais sont extrêmement indignés et choqués de l’instrumentalisation de ce peuple digne et de la « monarchisation » rampante de la République.

A ce sujet, une séquence mémorable a retenu particulièrement l’attention des gabonais : l’audience en tête à tête que Sa Majesté le Roi des Babongo (pour paraphraser le reporter du jour) a accordée dans sa demeure traditionnelle, à son hôte. Etait-ce la rencontre de deux Rois ? Ah la monarchie est tenace.

En vérité, Ali Bongo Ondimba, pour qui l’idée d’instauration d’une monarchie au Gabon est toujours d’actualité, en dépit de la tentative avortée du projet malencontreusement baptisé « Akoma Mba » dont il était l’inspirateur principal, le fervent défenseur et le bénéficiaire exclusif, est plutôt allé passer la nuit chez les Babongo (Pygmées) à des fins fétichistes et mystiques. Mais les Pygmées du Gabon en rient. Ils savent qu’il s’agit là d’un populisme rétrograde.

A la vue des images retransmises par la télévision de service public, Ali Bongo Ondimba, s’est comporté comme un Colon qui rend visite aux indigènes et découvre leur folklore, distribuant au passage postes téléviseurs, machettes et limes, pelles et brouettes avec un rire amusé.

Mobiliser la République toute entière pour partager à nos compatriotes de l’arrière pays des cartons des médicaments sortis de l’Office pharmaceutique national est tout, sauf de la générosité. Il s’agit là d’un détournement public des biens de l’Etat à des fins de politique politicienne ce n’est pas le rôle d’un chef d’Etat que de distribuer des médicaments en lieu et place des organismes publics compétents. C’est surtout une irresponsabilité flagrante que de remettre entre les mains de villageois, sans prescription médicale des produits dont l’utilisation peut s’avérer dangereuse pour leur santé. Quel pitoyable exemple de la rigueur dans la gestion de la chose publique

Il eut été responsable pour des localités qui en sont dépourvues d’y créer d’abord des dispensaires et d’y affecter du personnel.

L’Union Nationale dénonce la perpétuation de la sacralisation du don, qui consacre le recul de l’Etat et choque la dignité des Gabonais. Le pouvoir continue à inculquer au peuple la culture de la facilité et de la mendicité, alors qu’il doit se résoudre au travail et à l’effort. Distribuer des postes de téléviseurs dans des zones où il n’y a ni électricité, ni couverture des émissions de télévision est un acte non seulement irrationnel mais moqueur et trompeur. C’est petit !

Faire semblant d’épouser la condition des gabonais démunis est une plaisanterie de très mauvais goût car les milliers de gabonais souffrent de faim et éprouvent de plus en plus de mal à donner du pain à leurs enfants. Pire, certains se nourrissent même à la décharge publique de mindoubé. Non, la misère n’est pas un jeu.

On le voit bien, le pouvoir est aux abois. Le matraquage médiatique fait autour des pseudo projets ou réformes vient de montrer ses insuffisances à l’épreuve des faits.

Tenez à propos des travaux de bitumage de la route Tchibanga-Mayumba et du pont sur la lagune Banio, lancés récemment dans la Nyanga, l’Union Nationale remarque qu’il n’y apas eu d’appel d’offres et qu’il n’y a aucun financement prévu dans la loi des finances 2010 à cette fin. Sur quelle base ces travaux ont-ils été confiés à une certaine entreprise SERICOM pour un coût de 167 milliards ?

Il s’agit là encore d’une opération scabreuse de financement hors budget qui vient grossir la dette publique et ne garantit pas la réalisation de ces ouvrages.

Arrêtez de divertir le peuple et d’essayer de se donner bonne conscience avec des slogans creux et fumeux comme l’émergence. Avec vous l’avenir n’est pas en confiance le pays immerge.

Enfin, s’agissant de l’arrestation du Maire de MOANDA, M. Jean Remy Lepemangoye, l’Union Nationale rappelle le principe de la présomption d’innocence qu’une presse aux ordres notamment Gabon Matin bafoue allègrement.

L’Union Nationale note, pour le regretter les auditions des prévenus dont M. Lepemangoye tardent à venir.

L’Union Nationale s’inquiète des comportements enregistrés qui pourraient ressembler à des machinations politiciennes qu’elle condamne et qu’elle n’acceptera pas. L’Union Nationale demande que seul le droit prévale.

L’Union Nationale est aujourd’hui, comme tous les Gabonais, préoccupée par l’avenir du pays.

Le Gabon est malade de la mauvaise organisation des élections, malade de la mauvaise gouvernance économique et financière, malade d’un climat social délétère et malade de la faillite de l’Etat de droit.

C’est pourquoi l’Union Nationale exige un débat public sur la transparence électorale, avec la mise à plat du fichier électoral et l’introduction des données biométriques dans l’établissement des listes électorales, seuls gages de légitimité et de stabilité politique et de paix.

Je vous remercie.


Vendredi 23 Juillet 2010
LVDPG - Média Libre & Débat 24h/24
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28.Posté par Moutou mbembou le 26/07/2010 09:44 | Alerter
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Nous sommes tous dans nos habitudes des chretiens convaincus,car la sainte Bible dit que celui qui demande pardon à Dieu même s'il a tué sera sauvé.Alors tout pouvoir vient de Dieu,et le peuple par nature représente Dieu,car c'est ce peuple qui fait les Présidents et autres.Je crois sans langue de vipère aucune,les dirigeants de UN sont des hommes et des femmes Responsables pour la simple raison que s'lis avaient pensé à leurs ventres ils seraient encore au PDG aujourd'hui,mais l'interet de la nation et celui du peuple Gabonais opprimé a été plus fort ils ont tout simplement demandé pardon à ce peuple.Alors quoi de plus responsable,que nos amis du PDG continuent de manger et se taisent,car la bouche qui mange ne parle pas.
En entendeur salut

Tres patriotiquement

27.Posté par sco le 25/07/2010 20:12 | Alerter
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A séphorien, Reggie belafonte, je suis heureuse de constater que parmi ceux qui veulent le changement, il y a en qui sont rester lucides. AMO et tous ceux qui dirigent l'UN aujourd'hui savent que lesystème institutionel politique gabonais est taillé à la mesure de celui qui est au pouvoir. Ce qui revient à dire qu'il n'y aura aucun changement à travers les urnes. Qu'ils abstiennent des déclarations qui tendent vers une rethorique plate et surtout sterile et qu'on passe aux actes.

26.Posté par LeGaboma le 25/07/2010 16:25 | Alerter
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@ MBA ASSOUME (post 18)

AMO a repetE un mot tout au long de sa campagne: IMPOSTURE! Quand on sait ce que ce mot signifie, plus la peine de poser cette question...

25.Posté par ALLERTE le 25/07/2010 16:13 | Alerter
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un-gabon@hotmail.fr l'adresse email officielle de l'UN ( l'UNION NATIONALE)

24.Posté par sephorien le 25/07/2010 16:09 | Alerter
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"ProximitE familiale" dans le texte n'a pas le sens attribuer par certains citoyen ici,le gabonais mal instruit prend toujours les mots aux pied de la lettre et c'est l'une des raisons qui explique le grave taux d'echec que nous avons enregistrE durant les examens.CultivE vous et vaquer a autre chose car ce sont les meme discour haineux et steril qui jaillissent par ici. Arreter de distraire les gens en voulant donner l'impression que vous etes plus affectE que quiconque sur la situation du pays,si c le cas prenez les armes ou proceder par des attentats suicides comme en irak o moins on aura la preuve que vous aimez votre pays et que vous etes pres a tout pour le liberer,dans cas contraire vous ferez mieux de vous taire!!!

23.Posté par le sud le 25/07/2010 14:10 | Alerter
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Sud ouest Gabon:Lancement des travaux de la mise en valeur de la Vallée du Mayombe


Monsieur Ali Bongo Ondimba et bel et bien arrivé dans la région de la Nyanga (Sud ouest) le 16 juillet pour procéder au lancement des grands travaux qui marquent le début de la mise en valeur de la vallée du Mayombe: cette région longtemps laissée en abandon depuis près de 50 ans, alors qu'elle seule assure des revenus colossaux à l'économie de la république. La vallée du Mayombe, il faut le faire noter, s'étend du Congo-Brazzaville - dans les régions du Kouilou et du Niari- jusqu'au Gabon dans les régions de la Nyanga, de la Ngounié et de l'Ogooué-Maritime. Elle produit essentiellement du pétrole et du bois et possède l'essentielle de la côte maritime gabonaise. Cependant, elle est actuellement, en dehors de la ville de Port- Gentil, la plus pauvre du pays.



Voilà f'Etat du sud ouest Gabon tel que laissé par Mr Omar Bongo Ondimba...Sans commentaires... L'arrivée du chef de l'Etat a suscité un regain d'espoir auprès des populations locales qui considèrent que les projets désormais en cours d'exécution constitueront, une fois à terme, l'autoroute du développement de la région. La satisfaction a été telle que Monsieur Ali Bongo Ondimba a été fait citoyen d'honneur de la ville de Mayumba par le Maire de la ville Monsieur Castanoul Makaya, et a reçu quelques attributs traditionnelles.

Le Maire de Mayumba en a profité pour énumérer au chef de l'Etat la liste des mots dont souffre quotidiennement sa commune à savoir: la coupure intempestive de courant et d'eau et le problème de voierie.
Il est revenu sur la nécessité qui s'impose, selon l'édile de la ville de Mayumba, de construire le port en eau profonde projeté depuis 1958, et dont feu le président Bongo Ondimba a posé la première pierre en 1976.

Faire du sud ouest du pays un pôle économique attrayant: telles sont les ambitions des cadres de la régions dont le maire de Mayumba, et du gouvernement de la république.
Au rang des projets concernés par les grands travaux du sud ouest du pays, il y a principalement le pont sur la lagune Banio et l'autoroute à 4 voies Tchibanga-Mayumba.
Le pont sur la lagune banio est un important point de jonction entre la presqu'île et l'hinterland. Il sera construit par la société SERICOM qui serait à capitaux italiens. Il comportera en plus des voies automobiles, des voies ferroviaires pour l'évacuation des minerais, des produits industriels et commerciaux.Quant à l'autoroute à 4 voies, elle sera réalisée par la société à capitaux français Colas du groupe Bhouigues dont l'étude de faisabilité et d'évaluation a été financée par la Banque Islamique de Développement. L'ensemble des infrastructure est évalué à 167 milliards de Francs CFA soit 254,589 millions d'€uros.
Il convient de noter qu'en déhors des travaux principaux, il y a en annexe aussi les travaux de réhabilitation de l'aéroport de Mayumba qui sont, eux, évalués à 3,63 milliards de Francs CFA (5,03 millions d'€uros). Ils seront également exécutés par la société Colas.En gros, c'est un investissement total de 170,63 milliards de Francs CFA qui vont être investit dans le sud ouest Gabon. Selon l'Omivvam (l'Office pour la Mise en Valeur pour la Vallée du Mayombe), par la voix de Monsieur David Asseko Minko son président, «ce coût d'investissement ne serait pas mal si les travaux allaient à terme». «Mais, c'est insuffisant pour les besoins d'investissement de la région qui table entre 500 milliards de F CFA à 800 milliards de Francs CFA pour atteindre rapidement le minimum d'un «grand Sud» prôné par Monsieur Ali Bongo Ondimba lors du lancement des grands travaux à Mayumba» ajoute-t-il.

En dépit de l'engouement et des espoirs suscités par le lancement des grands travaux dans la région de la Nyanga, les esprits gabonais avertis sont tout de même sceptiques quant à l'exécution totale de ces travaux. Ils se demandent si ce lancement des grands travaux ne soit pas une entourloupe politique de plus pour voiler les esprits en attente des échéances électorales des législatives de 2011. Un cadre de la région -appartenant même au Parti Démocratique Gabonais (PDG), parti au pouvoir- qui a requis l'anonymat, à laissé entendre à Nouvelle Afrique son inquiétude en ces termes: «Espérons que cette fois-ci, le fils tiendra parole et qu'il ne fera pas comme son père qui a tout fait pour maintenir notre région dans la misère et l'isolement total du reste du pays et du monde, alors que notre région, même s'il s'est entendu avec les français et les hollandais pour détâcher la nouvelle ville de Gamba à la Nyanga, et la rattâcher à l'Ogooué-Maritime afin qu'on dise que la Nyanga n'a pas de pétrole. Malgré cela, tout le monde sait que nous avons du pétrole à gogo, et c'est d'ailleurs toute la côte maritime du pays qui l'a jusqu'à terre...La Nyanga est un scandale géologique; et c'est incontestable. Il faut que ce complot permanent entre les différents gouvernements de Libreville et la France cesse contre le sud ouest du Gabon. Nous savons bien ses origines . Si les grands travaux lancés devant tout le monde s'arrêtent sans aller à terme; nous les fils du sud ouest Gabon prendrons nos responsabilités devant l'histoire. Il faut que cette fois-ci, le PDG ne s'arrête pas en chemin, et que l'on nous dise pas d'ici là qu'il n'y a plus d'argent pour poursuivre les travaux. Nous savons ce qu'est devenu la première pierre du projet du port en en eau profonde de Mayumba posée par son père defunt Omar Bongo Ondimba en 1976. Nous ne voulons plus les feux de paille et les entourloupes à tours de bras...»

En dépit de l'inquiétude exprimée par ce cadre averti de la politique politicienne du parti au pouvoir, un espoir, tout de même l'espoir, - de voir le sud ouest du Gabon devenir l'un des poumons économiques du pays- démeure aux yeux des populations. Surtout au regard du ton des discours et des gestes qui ont marqué le lancement de ces grands travaux.
Quand l'on sait que le fils d'Omar Bongo Ondimba entend rendre effectif son programme de gouvernement projeté lors du scrutin présidentiel du 30 août dernier - qui l'a conduit de façon calamiteuse et très contestée à la tête de l'Etat gabonais-, et entend se faire un prenom politique. Ali Bongo Ondimba voudrait se faire un costume bien neuf pour faire oublier, même si ce ne serait pas facile, les erreurs quarantenaires de son père. Qui vivra verra...

Par Laurent Laporte et Mbouroux Guilloux

© Copyright:Nouvelle Afrique

22.Posté par yacelio le 25/07/2010 11:58 | Alerter
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c'est la saison sèche au lieu de déclaration politiciènne allez donc défricher des plantations se sera utile pour le peuple BIDZI c'est primordiale

21.Posté par BOUTELESI le 25/07/2010 11:01 | Alerter
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Moi je préfere celui qui reconnait son tord que celui qui s´obstine dans la bêtise . Les membres de UN bien qu´ayant participé chacun à son niveau à la décapitation du gabon se sont resaisis c e qui n´est pas le cas de ceux qui sont restés dans le bateau PDG . La politique de DONS n´est pas la recette miracle , il faut que le bougnoule le sache une fois pour toute . Aussi faire des dons de médicaments sans un dispensaire encore moins un infirmier dans les villages concernés vient étayer l´opinion selon la quelle l´imposteur agit en véritable amateur avec son gouvernement .

20.Posté par nietszche le 25/07/2010 03:03 | Alerter
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c est l autopsie des gouvernements EYEGHE I et II et famille que Zac fait aussi brillament. Cette devotieuse palinodie est censé sanctifié ces auteurs vis á vis du peuple, où viennent ils de se reveiller ? Maintenant qu ils n ont plus le maillet en main, ils decouvrent l ampleur du travail à accomplir, que de demagogues !!! Des vraies badins ! Vive l interference nationale !

19.Posté par MBA ASSOUME le 25/07/2010 02:45 | Alerter
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AMO doit nous dire, de sa propre bouche, si son "frère" de même père Ali bongo est réellement le fils biologique d'Omar Bongo. Il faut qu'une partie du volcan explose maintenant, pendant que l'autre partie se prépare. AMO soit courageux et dis-nous tout sur ton "frère" Ali Bongo, la confiance que te fait le peuple gabonais en dépend. En même temps, je dis que la petite guerre des mots entre Ali Bongo et AMO ne suffit pas car le Gabon agonie chaque jour qui passe. Il est temps qu'AMO essaie la kalachnikov, l'arme fatale. La libération, la vraie, du Gabon passe par là.

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