News & Infos Utiles...
Gabonlibre.com
Gabonlibre.com
News 7J/7&Infos Utiles...
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Gabon : DOSSIER : Meurtre d’un transporteur routier à Ndjolé : pourquoi le crime rituel à tout prix ?

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Mardi 5 Mars 2013 à 04:12 | Lu 814 fois

Le meurtre perpétré le 21 janvier dernier sur Amadou Yogno, transporteur routier de 47 ans a grandement ému l’opinion publique et fait depuis lors, couler beaucoup d’encre et de salive.



Gabon : DOSSIER : Meurtre d’un transporteur routier à Ndjolé : pourquoi le crime rituel à tout prix ?
Alors que l’enquête est en cours, la piste du crime rituel semble désormais acceptée de tous, surtout des médias. Mais à y regarder de plus près, de nombreuses zones d’ombre méritent d’être éclairées. Entre manipulation et intérêts politiques, l’affaire Amadou Yogno est loin d’avoir livré tous ses secrets…
Une enquête de notre rédaction.

Que s’est-il réellement passé ce soir du 21 janvier 2013 sur la route de Ndjolé ?

Alors que la police et les médias semblent privilégier uniquement la piste du crime rituel, de nombreuses questions encore non élucidées méritent qu’on s’y intéresse.

Les faits

La découverte du corps d’Amadou Yogno, transporteur routier camerounais de 46 ans, dans un ravin à 15 kilomètres de Ndjolé a suscité une vive émotion et une indignation auprès de l’opinion publique.

Retrouvé enveloppé dans un sac poubelle et dans un état de décomposition avancé, la police a pu localiser le cadavre de l’infortuné grâce aux informations données par un jeune homme nommé Sembe Hinze Jolvy, arrêté car soupçonné d’être l’assassin d’Amadou Yogno.

En effet, le véhicule de ce dernier avait été retrouvé quelques jours après la disparition du Camerounais, avec à bord, une dame originaire de la ville de Bitam. Interrogée, la dame a déclaré que le véhicule venait de lui être offert par le fiancé de sa fille qui s’avère être Sembe Hinze.

Une version plutôt qu’une autre

Entendu par la police, ce dernier a avoué avoir tué Amadou Yogno pour s’approprier son véhicule dans le but de l’offrir à sa belle-mère et être bien vue par celle-ci.
Il a ensuite ajouté que ne sachant pas conduire, il a sollicité la complicité d’un de ses amis, Valentin Ngouba qui était chargé de conduire la voiture jusqu’à Bitam où réside la belle-mère de Sembe Hinze, une fois le forfait commis.

Quelques temps après, une version des faits était rendue publique par les médias.
Dans cette dernière, Sembe Hinze dit avoir été contacté par trois personnes qui lui auraient demandé de leur trouver quelqu’un sur qui ils pouvaient prélever des organes à des fins rituelles.

La question qu’on se pose à ce moment précis, c’est pourquoi entre les deux versions données par la même personne, celle du crime rituel semble être privilégiée par la police et surtout par les médias ?

Quand on sait que de nos jours, les gens sont capables de tuer même pour 1500F, pourquoi la version selon laquelle ce jeune homme aurait ôté la vie à Amadou Yogno pour voler son véhicule, serait moins crédible ?

Un témoin gênant…

Par ailleurs, le gendarme cité dans l’affaire, qui s’avère être l’oncle de Sembe Hinze a apporté un témoignage selon lequel son neveu lui a confirmé la première version donnée à la police et que pour des raisons qu’il ne pouvait révéler, il a du revenir sur ses déclarations pour désormais parler de crime rituel.

L’oncle s’est d’ailleurs dit disposé à témoigner devant la justice pour confirmer la première version que son neveu lui a racontée.

Pourquoi la police ne veut-elle pas prendre en compte ce témoignage ?

Quid du rapport du médecin légiste ?

Autre fait troublant, le médecin légiste de Ndjolé à qui on a confié la charge d’examiner le corps d’Amadou Yogno, a rendu un rapport dans lequel il attestait qu’il n’y avait pas eu ablation d’organes sur la victime. Où est passé ce rapport et pourquoi personne n’en fait état ?

D’après nos investigations, ce rapport aurait été remis à la gendarmerie de Ndjolé qui soutient la thèse du crime crapuleux tandis que l’antenne provinciale de la police judiciaire privilégie celle du crime rituel.

Existe-t-il un second rapport qui permet de confirmer la thèse de l’ablation d’organes ?

Dans la plupart des récits relatés dans les médias, il est question de prélèvement du sang de la victime.

Comment peut-on détecter un tel détail sur un corps en état de décomposition ?
Et Sembe Hinze qui prétend être parti après avoir livré Amadou Yogno à ses bourreaux, comment a-t-il pu voir dans les détails tout ce qu’il aurait par la suite raconté à la police judiciaire?

Où se trouvait-il au moment des faits ? Comment a-t-il vu que la victime s’était vu prélever « à vif » différents organes, notamment la langue, les reins et le cerveau ?

Les personnes arrêtées : véritables jeu de pistes

Une fois la version du crime rituel entérinée par la PJ, s’en est alors suivi une série d’arrestations, sur la base de noms donnés, selon la police, par Sembe Hinze.

Au total 7 arrestations et non 5 comme annoncé dans différents médias.

En premier lieu, Sembe Hinze.
Puis sur la base des « ses déclarations », s’en est suivi l’arrestation d’Iloubou Philippe, précédemment impliqué dans une affaire similaire en 2011 à Booué. Puis Ossombi Antoine Médard, arrêté à Booué.

D’après la version relayée par différents organes de presse, ces deux hommes auraient été cités par Sembe Hinze comme étant les personnes avec qui il avait eu rendez-vous à Nzeng-Ayong pour discuter des termes de « leur accord ».

Toujours selon cette version, c’est Iloubou Philippe, alias Koutch qui avait pris contact avec Sembe Hinze pour lui proposer « l’affaire ».

Par ailleurs, un 3ème individu aurait pris part au fameux rendez-vous de Nzeng-Ayong.
Un 3ème individu que Sembe Hinze aurait déclaré ne pas connaître.

Dans ce cas, comment a-t-il donc fait pour donner son nom à la police judiciaire ?

Cette 3ème personne, Emile Tonda, qui s’avère être le conseiller du « supposé commanditaire », a également été arrêtée et écrouée à la prison centrale de Lambaréné.

Puis survient l’arrestation d’une 4ème personne : Otota Jean-Marie, frère du « fameux commanditaire ».
Il aurait également été identifié par Sembe Hinze. De quelle manière ?

Rappelons, il n’y aurait eu que trois personnes au rendez-vous de Nzeng-Ayong.

Où Sembe Hinze a-t-il donc rencontré ou même été en contact avec M. Otota pour être capable de l’identifier ?

Quel a été le rôle de ce dernier dans l’affaire ?
La question reste entière.

Enfin Valentin Ngouba et son frère.
Ces deux derniers ont été arrêtés sur la base de la première version de la déposition de Sembe Hinze.

En effet, rappelons-le, dans la 1ère version, le jeune homme cite Valentin Ngouba comme son complice dans le meurtre d’Amadou Yogno, qu’ils auraient tué pour le déposséder de son véhicule.

Si c’est finalement la thèse du crime rituel qui est privilégiée par la PJ, pourquoi dans ce cas avoir procédé à l’arrestation d’une personne citée dans la 1ère version (crime crapuleux)?

Et pourquoi Valentin Ngouba, malgré tout ce qui se dit finalement aujourd’hui, reconnaît-il son implication dans le meurtre du transporteur routier ?

Un suspect vu à Booué au moment des faits…

Autre point non élucidé, l’emploi du temps des personnes arrêtées à la date du meurtre.
Selon certains témoignages, l’une des personnes arrêtées a été vue à Booué au moment des faits.

Préparant l’arrivée du gouverneur dans la localité, il se trouvait à Booué depuis près d’une semaine.

Comment a-t-il donc fait pour se trouver en même temps à Booué et à 15 kilomètres de Ndjolé où le crime a été commis ?

Un autre est quant à lui, employé à la Setrag et affecté à Libreville.

A-t-il pris une permission pour s’absenter et aller commettre le meurtre ? S’est-il déplacé nuitamment, puis regagné Libreville dans la même nuit pour être à son poste de travail le lendemain matin ?

Nul ne sait, même si l’hypothèse paraît invraisemblable.

La thèse du crime rituel : à qui profite-t-elle ?

Selon certains témoignages et autres éléments découverts au cours de notre enquête, une rivalité politique serait à l’origine de cette affaire.
Ce qui expliquerait d’ailleurs pourquoi elle a été directement reliée à celle de Booué en 2011.

Concernant cette dernière, certains documents attestant d’une manipulation de plusieurs personnes impliquées nous ont été présentés.

Parmi les personnes impliquées, des magistrats, des substituts du procureur, des personnes arrêtées à qui on aurait monnayée la libération contre le nom du supposé commanditaire du crime de Booué.

Nous avons également mis la main sur un courrier adressé au journal satirique « La tribune » dans lequel il lui était demandé de publier un article impliquant toujours « le supposé commanditaire ».

Les informateurs proposaient d’ailleurs une somme d’argent au journal pour la publication de l’article et se proposaient même de financer la parution du numéro dans lequel le fameux article serait publié.

Et dans l’affaire de Ndjolé, le nom du rival politique de la personnalité publique supposée être le commanditaire, apparaît à différents niveaux sans pour autant que cette information soit relayée publiquement.

En effet, parmi les personnalités citées par Sembe Hinze, plusieurs noms (un ministre, un sénateur entre autres) apparaitraient.

Pourquoi dans ce cas ces personnes n’ont pas été entendues jusqu’à présent ?

Et une dernière question, cette fois-ci à l’endroit des médias : si finalement l’innocence des personnes jetées en pâture dans les différentes publications était faite, qui réparera les dommages collatéraux ? qui rétablira la dignité de ces personnes condamnées avant leur procès ? qui guérira le traumatisme causé aux membres de leurs familles ? qui effacera les insultes, les agressions et les jugements portés sur leurs enfants, leurs épouses ? qui leur rendra leur vie d’avant cette affaire ?

Si l’on veut bien comprendre que la recherche du sensationnel soit un objectif légitime pour les organes de presse, ces derniers ne doivent pas pour autant en faire une priorité au détriment du respect de la présomption d’innocence, pierre angulaire du métier de journaliste.


Affaire à suivre…




Publié le 05-03-2013 Source : GabonEco

Mardi 5 Mars 2013
Gabonlibre.com : News 7J/7
Vu (s) 814 fois




1.Posté par Grand-Maître Maçon Hiram Abiff le 05/03/2013 14:20 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
GabonEco, un machin émergentisant dont l'objectif de l'article ci-dessus vise à éloigner les regards de l'opinion publique sur les criminels rituels qui ne cessent de broyer des vies comme l'on broierait de la canne à sucre pour en extraire le jus. Les noms des commendataires de ces crimes sont connus de tous, notamment dans les contrées de Boué, Mékambo, Mokokou, Mouila, Oyem, Bitam, Lambaréné, Franceville, Libreville...

Comment justifier la coïncidence selon laquelle on rencontre les mêmes personnes dans des crimes à Boué et à Ndjolé? Et ces mêmes personnes ont une seule racine commune, Rogobert Ikamboya Ndéka. Il faut arrêter de prendre les Gabonais pour des cons. Un jour, ce système sera éradiqué, et avec lui tous les criminels de tout poil qu'il a fait émerger et qui retrouveront les abîmes de leur conscience et les abysses du centre de la terre.

2.Posté par Larévolte le 05/03/2013 18:42 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Ils veulent vraiment faire croire à qui que c'était un crime crapuleux mon Dieu! Ces nullards en émergence sont aussi bêtes que leur esprit criminel viscéral. Ecrivez ce que vous voulez, vous ne réussirez pas à nous faire gober des salades! Et on s'en fout de vos histoires de réglèments de compte entre pédégistes buveurs de sang humain frais.

3.Posté par L'Internaute le 06/03/2013 09:40 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
A défaut d'avoir un système judiciaire qui garantisse une justice équitable à tous, chacun doit inventer sa propre LOI ; et celle du talion, comme au temps du far-west, semble celle qui s'adapterait la mieux au Gabon !
Tant que les familles des défunts ne chargeront pas eux-mêmes leur calibre 12 pour aller abattre à bout pourtant les auteurs connus-reconnus-et-clairement-identifiés de leurs victimes, les Labouba, Ekomy de Kango et autres Ekamboya Ndeka n'auront aucune inquiétude à se faire.
Et pourtant, les familles des défunts savent parfaitement où trouver chaque commanditaire des crimes commis sur leurs proches. Alors pourquoi ne pas s'organiser pour les attendre simplement à leurs lieux de fréquentation, pour leur loger les 250 plombs du double 00 dans la poitrine ?
Toutes ces victimes de crimes rituels ne méritent-t-elles pas cette JUSTICE corporelle, vu ce que ces malheureux endurent durant les dernières heures qui précèdent leur décès ?!
Pauvre Gabon !

4.Posté par coudou le 06/03/2013 13:05 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Coudou,
la solution est simple: il faut l'autodéfense et l'autojustice.Sans cela ils tueront tous nos enfants.
Avant de les bombarder les 250 ploms de 00, il faut tremper les cartouches pendant 24 heure dans l'eau bénite ou l'huile sacrémentale.Vous ne le raterez pas je vous jure!!

coudou

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Gabonlibre.com : Chers intervenants, injure = exclusion définitive de notre...Signalez nous des commentaires hors sujet en cliquant "Alerte"

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Gabonlibre.com . Si votrese veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

Jean Ping Président élu | La Résistance Gabonaise | Histoire du Gabon | MCG | Revue Politique | Revue Economie | Revue Société | Annonces Classées | Société Civile | MDFC | CAPPO | Gabon Occupé par l'imposteur | Les Collabos | Communiqué | Les Réactions | Les syndicats / Grève | Faits Divers | Interpellation | Revue Infos Plus | Education Nationale | Gabon - Diplomatie | Culture / Evènement | Vie Etudiante | Journaux | Interview | Justice ! Affaire à Suivre | Gabon Débat | Sport | Actu Estuaire | Actu Woleu Ntem | Actu Ogooué Maritime | Actu Haut Ogooué | Actu Ngounié | Actu Moyen Ogooué | Actu Ogooué Lolo | Actu Ogooué Ivindo | Actu Nyanga | GabonlibreTV | Présidentielle 2009 | Gabonlibre.com | H. André Mba Obame

Les Articles les plus lus

Gabon : communiqué de presse de la CONASYSED

0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...