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Gabon - Crise postélectorale : «Tous pour la médiation»

l'info réelle 7J/7 - Info juste & Utile : News 7J/7 le Lundi 31 Juillet 2017 à 00:48 | Lu 1133 fois

Pour tenter de sortir du climat de crise politique actuel, Jean de Dieu Moukagni-Iwangou expose ici les vertus de la médiation entre la majorité conduite par Ali Bongo et l’opposition par Jean Ping. Si son idée avait suscité de vives critiques il y a quelques mois, le président d’une aile de l’Union du peuple gabonais (UPG) annonce cependant qu’il entamera dans les prochains jours des rencontres avec la classe politique, «pour faire avancer le dossier de la médiation.»



Le retour en grâce de la médiation dans l’opinion nationale est un revirement heureux, qui ne va pas sans rappeler les lois de Mendel, et pire encore, le procès de Galilée.

Gregor Mendel était un moine hongrois, chargé de maintenir le potager de son monastère.

A partir du croisement des pois à graines lisses et des pois à graines ridées, Mendel est parvenu à établir, qu’à chaque niveau de la reproduction, la transmission des gènes fait apparaitre chez des individus, des facteurs dominants sur des facteurs récessifs, lesquels, quoique non apparents, sont transmis et peuvent se révéler dans les étapes ultérieures du phénomène de la reproduction.

De cette découverte réalisée en 1865, Mendel en publia les résultats à deux reprises, et communiqua son article à plusieurs sociétés scientifiques, qui en firent peu de cas.

Eprouvée certainement en laboratoire, selon un protocole autrement encadré, la transmission des caractères biologiques a été consacrée par Hugo De Vries en 1900, qui, à la vérité, redécouvrait simplement trente cinq ans après, les lois de Mendel, modestement orientées sur les végétaux, avec un objectif de jardinier, qui ne pouvait l’emporter devant l’épouvantail de la génétique, qui portait haut l’ambition d’une nouvelle civilisation centrée sur l’humain.

Pour sa part, Galilée était un scientifique fasciné par les étoiles et par le mouvement terrestre, sous l’empire de la théologie, la reine de toutes les sciences, qui ne pouvait ‘’s’abaisser à s’accommoder aux propositions des autres sciences (…) moins dignes, qui lui (étaient) inférieures, (et devaient) se référer à elle comme suprême maitresse (…)’’.

Tenant des Saintes Ecritures, dans la prière à Josué, que Dieu a arrêté la course du Soleil, de la lune et donc de la terre, le Tribunal de l’inquisition, sur dénonciation du Saint Office, a condamné Galilée le 22 juin 1633, pour hérésie, au motif d’avoir soutenu que la Terre tourne autour du Soleil.

Déféré à genoux devant l’autorité ecclésiastique, et sommé d’abjurer cette hérésie, en maudissant ses travaux, Galilée, au terme de son supplice, s’était relevé en murmurant : ‘’et pourtant elle tourne.’’

Quatre cent ans plus tard, cette évidence, que nul n’a besoin de vérifier, crève les yeux.

Pour revenir aux réalités domestiques, nous savons tous, que le 31 août 2016, la volonté du Peuple Gabonais a été occultée, une fois de trop, et le sang de ses enfants a été versé sur l’autel de la confiscation du Pouvoir.

Devant cette confusion créée de toutes pièces, le seul questionnement qui interpelle chaque citoyen, invite à trancher, entre l’argument de la force, et donc, l’escalade de la violence, et la force des arguments, c’est-à-dire, la faculté de rétablir toutes les vérités, et de manière froide et méthodique, de restaurer la souveraineté du Peuple.

En montrant que la légitimité par les armes ne tourne pas toujours au bénéfice de celui qui a raison, mais plutôt à l’avantage de celui qui est le mieux équipé et le mieux entraîné, la sagesse de Confucius a achevé notre conviction, lorsqu’elle nous enseigne, que ‘’œil pour œil finira par rendre le monde aveugle’’.

Convaincus de notre bon droit, nous avons opté pour la force des arguments, et choisi la communauté internationale comme juge de paix, de sorte à la rendre solidaire de nos conclusions.

En douze points, et sans concession aucune sur les faits, nous avons réfléchi à un Agenda de sortie de crise, dans lequel, le chapitre préliminaire est ainsi énoncé, je cite : ’’Les Parties Prenantes au présent AGENDA décident de soumettre le règlement de la crise ouverte en République Gabonaise à une procédure de médiation, placée sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies.’’

Mal nous a pris. Rejetée avec véhémence à sa seule évocation, l’hypothèse de recourir à la médiation a jeté l’opprobre sur toute l’initiative, qui a été écartée sans bénéfice de discussion.

Lorsque par extraordinaire, certains se sont donnés le mal de parcourir l’Agenda, c’est derrière des prismes toujours déformateurs qu’ils se sont attachés à chercher des insuffisances, dans ce qui n’est qu’une œuvre humaine. Imparfaite par nature.

Pour avoir préconisé la solution au-delà des individus, en qualifiant, d’une part la majorité politique pourtant conduite par Ali BONGO ONDIMBA, d’autre part l’opposition politique pourtant conduite par Jean PING, et en y associant la société civile comme partie prenante à la sortie de crise, une certaine analyse bien pensante y a vu de l’exclusion, dans ce qui est pourtant le comble de l’inclusion.

La réconciliation de l’opinion avec la médiation, sous l’effet d’accélérateur imprimé par l’adhésion de plusieurs leaders d’opinion, commande d’aller à la découverte des modes alternatifs de règlement des conflits, les MARC, leur cadre référentiel.

Pour prévenir les incidents, contre des procédures que l’on critique sans bien les connaitre, il importe de travailler au préalable de la clause compromissoire, celle-là même qui fonde l’arbitrage et la médiation.

Réservant aux parties le soin d’exposer leurs arguments ainsi qu’il leur plaira, en temps utile de la procédure, cette clause attributive de compétence les invite avant tout débat, à convenir de manière formelle, sans possibilité d’y renoncer ultérieurement, et sur leur volonté effective à recourir à la médiation, et sur l’identité des médiateurs avec possibilité de récusation, et sur la règle de conflit, et sur l’objet du conflit.

J’entends m’employer sans réserve à tous ces chantiers, qui charpentent et donnent corps à la médiation, désormais voulue par tous.

Ayant obtenu l’imprimatur du Bureau Exécutif, J’entamerai ce plaidoyer par une conférence de presse, le mercredi 2 août 2017, qui fera le point des avancées réalisées par l’Union du Peuple Gabonais sur la question, et projettera un cadre de rencontres avec l’ensemble de la classe politique, pour faire avancer le dossier de la médiation.

A cet égard, je voudrais savoir gré à la Diaspora Gabonaise le mérite d’une chose. Celle d’avoir montré à qui voudrait en douter, que le nouveau modèle Gabonais se dessinera à l’écriture de tous ses enfants. Quels qu’ils soient. Où qu’ils soient.

Je vous remercie.

MOUKAGNI-IWANGOU
avec gabonreview

Lundi 31 Juillet 2017
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