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Gabon / Cour des Comptes : Accuse un déficit de 255,6 milliards FCFA au gouvernement Gabonais

Le site de la Liberté - LVDPG - Média Libre & Débat 24h/24 le Mercredi 30 Juin 2010 à 15:32 | Lu 1849 fois



Gabon / Cour des Comptes : Accuse un déficit de 255,6 milliards FCFA au gouvernement Gabonais
Siégeant en sa session du 25 juin 2010, la Chambre du Conseil de la juridiction financière a rendu ses conclusions sur l’emploi des deniers publics en 2008 et la tenue des écritures comptables. Le juge financier n’a pas été tendre avec le gouvernement qu’il a égratigné sur bon nombre de points.


« Au terme de ses travaux sur le contrôle de l’exécution des lois de finances de l’exercice 2008, la Cour des Comptes observe, une fois de plus, que ses recommandations en la matière ne sont pas prises en compte par le gouvernement. »



Ces propos introductifs de M. Gilbert Ngoulakia, président de la Cour de Comptes , le mardi 29 2010 lors de la cérémonie officielle du dépôt du rapport de ladite juridiction quant à l’exécution des lois finances 2008, résumaient tout le laxisme, le trop de liberté des membres du gouvernement dans l’usage des deniers publics mis entre leurs mains , et , l’impossibilité du Gabon d’assainir ses finances publiques et revenir aux équilibres macroéconomiques au regard des infirmités comptables expressément entretenues.

Aussi, le président de la Cour de Comptes a, dans ce qui ressemble à un ultime cri d’alarme, étiré l’attention des uns et des autres sur la nature des missions de la Cour des Comptes dans le contexte institutionnel gabonais : « Là, nous (les membres de la Cour, ndlr) ne parlons pas politique. Nous agissons en tant qu’assistant du gouvernement et du Parlement en matière de finances publiques. Nos avis, recommandations, sont plutôt techniques », a indiqué M. Ngoulakia, en réponse aux mots de bienvenu du Premier ministre, chef du gouvernement, Paul Biyoghé Mba.


Le peu d’empressement des administrations à envoyer les documents comptables à la Cour des Comptes n’a pas découragé cette institution de contrôle qui a passé au peigne fin les écueils qui empêchent une bonne gestion des finances publiques pour en dégager les anomalies comptables articulées en quatre axes.

Premier axe, la non prise en compte des recommandations de ladite Cour par les responsables financiers. En effet, la Cour des Comptes souligne que « l’inobservation des recommandations de la juridiction financière par le gouvernement s’illustre également par la confusion entretenue entre les comptes budgétaire et de trésorerie, l’imputation à tort dans la charge de la dette publique des dépenses étrangères à celles-ci ; ainsi que par le paiement des dépenses d’investissement en un seul règlement en violation du Code des marchés publics qui prévoit une avance de démarrage et des acomptes payés sur la base des travaux réellement exécutés par les entreprises ».


Deuxième axe critique, la non réalisation des objectifs fixés par le gouvernement. En dépit de la hausse du budget grimpant de 1798 milliards à plus de 2655,288 milliards, en raison du renchérissement des cours du pétrole, les vérifications faites par le juge des carences : des dérapages subsistent quant à l’encadrement de la masse salariale.

De plus, au regard de l’exécution des lois de finances 2008, « le gouvernement s’est encore illustré par la violation des autorisations parlementaires en effectuant des dépenses d’investissements non prévues grace aux modifications opérées en cours de gestion » . La juridiction financière cite par exemple, les crédits alloués aux fêtes tournantes du 17 aout d’un montant de 47,5 milliards de francs, mais qui ont été détournés pour des dépenses politiques (élections locales de 2008) mettant en péril les projets sociaux et de développement durable.

Le juge des comptes n’a pas manqué de décortiquer l’architecture bancale du budget qui ne permet nullement d’apprécier les objectifs du gouvernement et le degré de réalisation de ceux –ci. Ce d’autant que la confection et l’exécution du budget et obéi à d’autres logiques : « Les différentes administrations sont plus préoccupées par la consommation intégrale de leurs crédits que par l’utilisation efficace et rationnelle desdits crédits », indique la Cour des Comptes.


Dans son exposé synthèse du rapport 2008 d’exécution des lois de finances 2008, M. Gilbert Ngoulakia s’est appesanti, chiffres à l’appui, sur le résultat budgétaire publié par le gouvernement ; résultat qui dresse la différence entre les ressources et les charges .Le gouvernement a indiqué un déficit budgétaire d’un peu plus de 75,4 milliards.

Or, le juge des comptes constate des omissions qui falsifient ledit résultat. Voici l’argumentation : « Il ressort des vérifications de la cour des comptes que les dépenses atténuées et les avances au budget non régularisées qui s’élèvent respectivement à 27 milliards et à 153,2 milliards ne sont pas en compte dans le calcul du solde. »

De fait, le vrai déficit budgétaire en 2008 est de 255,6 milliards. Soit plus de 3 fois le montant déclaré par le gouvernement. Bouclant sont diagnostic des derniers publics en 2008(critique 4), la Cour des comptes ne s’est pas privée de distiller quelques leçons rappelant les principes d’efficacités et de comptabilité publique.

On apprend que la direction générale du budget n’a pas transmis les écritures du compte administratif de l’Etat dans les conditions fixées par la loi pour son élaboration : pas de centralisation des flux financiers engagés par chaque ministère et les administrations en autonomie de gestion. De son côté, la direction général des services du Trésor a regretté le fait qu’on se soit trompé de paperasse en expédiant à la Cour la balance des comptes du Trésor au 31 décembre 2008, au lieu du compte général des comptables de l’État.

Or, depuis la multiplication des postes comptables, singulièrement ceux des institutions constitutionnelles et celles bénéficiant de l’autonomie des gestions, « le trésorier payeur général du Gabon n’est plus le seul comptable principal de l’Etat », a expliqué M.Ngoulakia. Dans ce s conditions, le Compte général de l’Etat doit intégrer les écritures contenues dans les comptes des autres comptables principaux auprès des institutions autonomes .

On parle dans le jargon financier d’une entorse à la déclaration générale sur la conformité. Selon les informations en notre disposition, le trésorier payeur général a répliqué qu’en application du décret 1563 du 28 décembre 1995, la responsabilité de construire ce compte général de l’Etat incombe plutôt à la direction général de la comptabilité publique qui, dit-on manque de personnel qualifié, et est en proie à des difficultés techniques et organisationnelle. Bien qu’elle soit une administration à fond communs.


En guise de conseil, le président Gilbert Ngoulakia a estimé qu’en matière de finances, si le gouvernent ne s’empresse pas de suivre les avis techniques, « on passe à côté de la plaque et on enregistre ce que l’on continue d’enregistrer jusqu’ici » Prenant la parole en dernier, le premier ministre, Paul Biyoghé Mba, s’est dédouané de ce résultat peu flatteur : « Quoique l’action gouvernementale connue, les griefs fait à juste titre portent sur l’exercice 2008 » a-t-il indiqué. Avant d’ajouter que « ce rapport de la cour des comptes sera exploité au maximum, pour corriger les erreurs qui y sont décelées. C’est l’engagement que le gouvernement prend devant la cour des Comptes ». QUI VIVRA VERRA


Mercredi 30 Juin 2010
LVDPG - Média Libre & Débat 24h/24
Vu (s) 1849 fois




1.Posté par dabany le 30/06/2010 15:58 | Alerter
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Ngoulakia va te faire foutre

2.Posté par Moi le 30/06/2010 16:03 | Alerter
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J'estime que le chef de file de ce gouvernement (M. Eyéghé Ndong) etait tout à fait nul et incompétent au regard de ce déficit de 255.6 milliards de FCFA.

3.Posté par Angelika Obama le 30/06/2010 17:14 | Alerter
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Je cite TPG DU GABON: >

NO COMMENT

4.Posté par la gabonaise (pas La Gabonaise) le 30/06/2010 21:18 | Alerter
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Monsieur MOI,
qui gérait les sous du gabon? Etait-ce le PM, ou le TPG, ou le ministre es finances ou BONGO Père et Pascaline? Cessons d'être hypocrites, OBO a englouti l'équivalent de 50 à 80 anneés du budget du gabon dans ses comptes, ces PM n'avaient rien à dire tout simplement. Les Bongo font toutes les conneries possibles et c sont d'autres qui prennent les blames, c'est trop facile.

5.Posté par gabbommaa le 30/06/2010 21:44 | Alerter
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@ la gabonaise,

Nul n'ignore que bongo a pillé notre cher beau pays. Cependant, je voudrais que tu nous fasses un commentaire sur les propos de l'ex président pasteur de l'église évangélique du Gabon. Tu me diras qu'il n y a aucun rapport entre cet article et la vidéo dans laquelle, ledit pasteur parle de l'organisation au sein de l'église évangélique.

6.Posté par la gabonaise (pas La Gabonaise) le 30/06/2010 22:58 | Alerter
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Bien sûr que je condamne ce qui se passe au sein de l'EEG. Mais pourquoi minimiser les actions des Bongos qui sont directement responsables de la ruine de tout un pays?
La fortune des Bongo est estimée à plus de 80000 milliards cfa. On comprend pourquoi on n'aura jamais les routes, les école et hôpitaux, à moins que les Bongo par je ne sais quel miracle décident de rétrocéder une partie de leur fortune à l'état gabonais.
Si nous acceptons que les bongo ruinent notre pays en toute impunité, il ne faudra pas s'étonner qu'à tous les niveaux il y ait des dérives, le pillage a été banalisé et encouragé par OBO lui-même.

7.Posté par Fax1 le 19/08/2010 18:42 | Alerter
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@ La gabonaise

Comment arrivez vous à cette estimation de la fortune de OBO et compagnie : 80 000 milliards Cfa / 122 milliards d'Euros?
Cette une somme colossale.

A tous,
Savez vous où trouver en téléchargement ce fameux rapport de la Cour des Comptes?

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