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Gabon : Coup dur pour l'émergence , « AFRICA’S EDEN » Se retire du projet Loango

Le site de la Liberté - From GABONENERVANT le Mardi 27 Juillet 2010 à 11:40 | Lu 1700 fois



Gabon : Coup dur pour l'émergence , « AFRICA’S EDEN » Se retire  du projet  Loango
Le 16 Mai 2010, le New York Times publiait un article de Nicholas Kristof, qui visitait le parc national de Loango. Mais cet article comportait un signe avant coureur qui aurait du nous mettre la puce à l’oreille. L’article décrivait la rencontre à Gamba entre le journaliste Nicholas Kristof et une bouillante gabonaise répondant au nom d’Evelyne Kinga. Cette gabonaise ne s’est pas embarrassée de cérémonial ; elle a carrément déclaré au journaliste du New York Times : « les parcs du Gabon c’est pour les étrangers et les riches gabonais.

Les gens ordinaires comme nous n’y sont pas associés ». Et le journaliste d’écrire que cette femme l’a vraiment marqué et il se mit à se demander si le model touristique que le Gabon voulait lancer, en vue de diversifier (soit disant) son économie, était adapté à sa société et si le Gabon pouvait réussir cette entreprise en n’y associant pas les nationaux ordinaires, mais plutôt des opportunistes comme Michael Fay et Lee White, des néo-conquistadors qui voient en la forêt équatoriale, le nouvel or vert qui fera leur fortune.

De manière prémonitoire, l’article déduisait que le model d’écotourisme qu’envisageait le Gabon ne montrait pas de signes de viabilité économique. Aujourd’hui, l’annonce du retrait du tour operateur « Africa’s Eden » donne raison au pressentiment du journaliste du New York Times.

La nouvelle a été annoncée ce lundi 26 Juillet au matin, dans un journal de voyage britannique, The Travel Daily, sous le titre : « Africa’s Eden ceases to promote Gabon », ce qui donne en français : « Africa’s Eden arrête la promotion du Gabon ». Ce tour operateur était installé dans 3 pays de notre sous région, la RCA, Sao Tome et le Gabon.

Ce tour operateur a son siège au Pays-Bas, et gérait au Gabon, les accommodations du parc de Loango. Comme nous savons que les émergents ne vous donnerons jamais la primeur de ce retrait dans leur presse aux ordres, nous sur ce site vous livrons dans son intégralité, ci-dessous, le point de presse, en français, que la principale responsable de « Africa’s Eden » a rendu public ce lundi matin.

Les journaux des « émergents », et leurs stations de télévision qui vous les bassinent avec leurs tournées inutiles à l’intérieur du pays, ont certainement honte de vous dire que le fameux « Gabon Vert » qui devait être l’un des piliers de « l’émergence » vient de prendre une gifle en aller-retour, assortie d’un bon mangamba étranglé ! Oh secours, l’émergence étouffe. L’article ci-dessous met en évidence les grosses carences des « émergents ».



LOANGO, LE PARC NATIONAL PHARE DU GABON DEVIENT INACCESSIBLE

Africa’s Eden SA, le principal opérateur touristique au Parc National de Loango, un parc décrit comme « le joyau de la couronne » du Gabon, a annoncé aujourd’hui qu’il se verra forcé d’abandonner ses activités d’écotourisme dans le parc à partir du 1er septembre 2010.


La décision a été prise bien que l’actionnaire de Africa’s Eden ait investi plus de 15 millions d’Euros au cours de ces neuf dernières années dans l’accès à l’aviation, l’infrastructure touristique, ainsi que la conservation de la nature : par la construction de logements, d’écocamps, la formation du personnel gabonais et des écoguides, et en donnant son soutien à la recherche et aux études de suivi en faveur de la conservation de l’exceptionnelle faune et riche biodiversité de Loango.

Ceci signifie que le Loango Lodge, qui depuis 2001 a accueilli des milliers de touristes internationaux pour leur faire découvrir les forêts à la faune abondante et le littoral du Gabon épargné par l’homme, ferme ses portes indéfiniment.

AFRICA’S EDEN SA SE RETIRE DU GABON

Ce départ est le résultat d’un échec des négociations suite à un différend opposant les autorités de l’aviation civile du Gabon (ANAC) et la société apparentée de Africa’s Eden, SCD Aviation, qui gérait une compagnie aérienne permettant de transporter les touristes de la capitale Libreville au parc.

Même le soutien actif des membres clefs du gouvernement gabonais n’aurait pu prévenir les graves conséquences d’une autorité de l’aviation civile défaillante (ANAC), autorité qui n’a pas su créer les conditions nécessaires à des transports aériens réguliers et sûrs : SCD Aviation s’est constamment vu refuser le renouvellement de son Certificat de Transporteur Aérien (CTA) bien que présentant toutes les conditions requises.

Une autre conséquence de cette situation épineuse est le fait que l’Union Européenne ait mis sur liste noire toutes les compagnies aériennes gabonaises en 2008, date à laquelle un grand nombre de déficiences furent constatées concernant la capacité de l’ANAC à « remplir ses responsabilités de surveillance en matière de sécurité », comme l’indiquait la Commission de la Commission Européenne. « Plus de 93% des normes de l’OACI n’étaient pas mises en oeuvre ». Ceci est le pourcentage le plus faible de tous les pays audités, et fait de l’ANAC au Gabon l’une des autorités de l’aviation civile les moins performantes du monde.

« Nous avons fait de nombreuses tentatives pour résoudre ce différend à l’amiable depuis maintenant plus d’un an », précise Robert Swanborn, le fondateur de Africa’s Eden et SCD Aviation. « Les événements actuels et les conséquences empêchant d’opérer nos avions ont handicapé financièrement notre organisation, ne nous laissant d’autre choix que de prendre cette mesure drastique ». Et d’ajouter : « Nous sommes profondément déçus étant donné qu’une solution aurait bénéficié toutes les parties impliquées, les Gabonais en fin de compte ».

Un procès a été entamé à l’encontre des autorités de l’aviation au Gabon afin de réclamer des dédommagements pour les pertes financières subies par SCD Aviation et Africa’s Eden.

DE GRAVES CONSEQUENCES POUR LE SECTEUR TOURISTIQUE ET DE CONSERVATION DU GABON

Feu le Président du Gabon, Omar Bongo, était célébré pour son leadership dans la conservation. En 2002, il affecta plus d’un dixième de son pays aux 13 parcs nationaux, plaçant la pierre angulaire de l’écotourisme, et s’attirant les acclamations de la communauté de conservation internationale.

Lee White, le chef de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux du Gabon (ANPN), décrivait le Parc National de Loango en 2007 comme « le joyau de la couronne » des 13 parcs nationaux du Gabon. « C’est vraiment un bon exemple de conservation qui se réalise sur la base d’une infrastructure touristique bien organisée », expliquait-il.

« La fermeture du Parc National de Loango est un véritable revers dans le développement du tourisme durable au Gabon, » remarque Jacqueline van den Broek, directrice des ventes et marketing de Africa’s Eden. Elle précise que Africa’s Eden était le principal opérateur de tourisme au Gabon et qu’il avait permis au pays de gagner une immense exposition médiatique grâce à ses activités promotionnelles dans les salons internationaux et médias de renom tels que le National Geographic et la BBC. En 2008, Africa’s Eden a gagné le British Guild of Travel Writers’ Best New Overseas Destination pour ses activités au Parc National de Loango au Gabon. Le British Guild of Travel Writers est la principale organisation d’écrivains de voyage professionnels.

« À partir d’aujourd’hui nous arrêtons de promouvoir et de vendre le Gabon comme destination touristique. Les dommages sont considérables : plus de 125 employés seront licenciés et des millions d’Euros investis dans le tourisme seront perdus, et ceci indépendamment des 3 millions d’Euros que Africa’s Eden a contribué à la recherche, la conservation et l’éducation dans le parc. »

Le parc accueille une variété de projets scientifiques, nombre d’entre eux étant en partie financés par l’argent provenant du tourisme, étant donné que Africa’s Eden opérait sous l’éthique du « tourisme paye pour la conservation ». Ces projets comprennent la recherche et des études de suivi sur les baleines, lamantins, crocodiles et tortues par la Wildlife Conservation Society (WCS) et le World Wildlife Fund (WWF).

Dans le nord du parc, des primatologues de l’Institut Max Planck ont été les pionniers dans l’habituation des gorilles des plaines de l’ouest et les chimpanzés, et on espérait que les touristes puissent enfin les voir. Au parc, un autre projet pionnier de sanctuaire pour gorilles et de réinsertion a aussi été financé par Africa’s Eden et fait les gros titres internationaux lorsque six gorilles nouveau-nés et juvéniles des pleines, légalement confisqués et sauvés du commerce de la viande de brousse, ont été transférés sur une île en sûreté dans la Lagune de Fernan-Vaz en dehors du Parc National de Loango en juillet 2009, et considéré comme le premier transfert réussi.

Néanmoins, les projets de conservation de la nature à Loango font maintenant face à un futur incertain.

AFRICA’S EDEN CHANGE D’ORIENTATION

L’orientation du groupe d’investissement international soutenant Africa’s Eden va dorénavant se tourner vers des investissements dans le développement durable sur l’île de Príncipe, une île tropicale au large des côtes de l’Afrique de l’ouest, et dans la Réserve de Dzanga-Sangha en République de Centre Afrique.

Un autre communiqué de presse est à prévoir le 15 Août. Il porterait sur un projet de 35 millions d’Euros ayant but de créer un développement économique durable pour l’ensemble de l’île de Príncipe basé sur l’écotourisme. Les investissements prévus sur l’île sont d’ordre logistique, touristique et d’infrastructure de parc national.

HISTORIQUE

Depuis sa création en 2001, Africa’s Eden SA a eu pour but de développer un écotourisme à faible impact et la conservation dans le Parc National de Loango au Gabon, se basant sur le concept du « tourisme paye pour la conservation ». SCD Aviation SA a été mise en place simultanément pour opérer comme transporteur régional de Libreville vers les principales capitales en Afrique centrale de l’ouest et vers les parcs nationaux.

Le Parc National de Loango dispose d’un littoral épargné par l’homme s’étendant sur 100 kilomètres où les éléphants et les buffles se promènent en liberté. On y trouve un lodge principal avec logement de type bungalow de luxe surplombant une lagune, et cinq camps satellite confortables avec vue sur une mosaïque de savane ouverte, plage désertée, forêt tropicale et rivières. Les activités de safari incluent des tours en brousse, du kayak, des randonnées en forêt, l’observation des gorilles et oiseaux, et le parc est aussi reconnu pour être un site de pêche sportive de tarpon et barracuda.

Les revenus générés par Africa’s Eden sont réinvestis dans la recherche, la conservation, la gestion du parc et des activités éducatives dans le Parc National de Loango. Plus de 3 millions d’Euros ont été attribués à des partenaires dans la conservation tels que l’Institut Max Planck, la Wildlife Conservation Society, à des chercheurs d’universités renommées et locales, et à une école primaire locale.

Basé sur le concept du « Tourisme paye pour la Conservation », le bureau des ventes internationales et de marketing de Africa’s Eden aux Pays-Bas (www.africas-eden.com) continuera à organiser des voyages exclusifs sur les îles de São Tomé & Príncipe et la Réserve de Dzanga-Sangha dans la République de Centre Afrique.

Jacqueline van den Broek, Africa’s Eden
Posted by Charlie M. at 8:43 PM


Mardi 27 Juillet 2010
From GABONENERVANT
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1.Posté par syd le 27/07/2010 17:03 | Alerter
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le tourisme a toujours été ainsi , dans les pays du sud , il n'est nullement pour la population locale , n'en deplaise a certains , quand vous allez visiter les stations balneaire de kingstone en jamaïque , vous ne verrai pas des jamaicains car etant trop pauvre pour y aller idem au kenya et dans bien d'autre pays, et donc c'est pas demain a la veille que ça va changer c'est triste mais c'est comme ça!

2.Posté par la compatriote le 27/07/2010 23:04 | Alerter
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C'est triste les choses de mon pays. Aucune politique pour le tourisme alors que beaucoup de jeunes gabonais sont de plus en plus formés dans le domaine. Que deviendra mon cadet qui travaille depuis prés de cinq ans dans ce parc? L'Etat a t-il pensé à ces jeunes qui travaillent là bas? Que faut-il faire dans un pays qui n'est pas soucieux du devenir de sa population? tchouooooooooo!!!!!!!

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