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Gabon : Conférence de presse de Zackari Myboto , Président de l'Union Nationale (UN)

le Jeudi 18 Mars 2010 à 04:31 | Lu 2093 fois

lors d'une conférence de presse accordée à rfi ce mercredi 17 mars 2010, le préident de l'UN tenu à clarifier les propos tenus par son serétaire exécutif André MBA OBAME dans le jounal l'Express lors de on séjour à Paris. mais aussi incister sur l'attachement du parti aux principes républicains.



Gabon : Conférence de presse de Zackari Myboto , Président de l'Union Nationale (UN)
Gabon : «L’UN reste très attaché aux principes républicains» rappelle Myboto
Après s’être expliqué avec le ministre de l’Intérieur, c’est aux médias français que le président de l’Union nationale (UN, opposition), Zacharie Myboto, a rappelé les positions républicaines du parti. Mettant en perspective les propos polémiques tenus par son secrétaire exécutif à Paris, Zacharie Myboto est revenu sur les points qui alimentent la controverse à Libreville et sur les objectifs du nouveau parti de l’opposition.


© D.R.

Le président de l’Union nationale (Un, opposition), Zacharie Myboto, a accordé ce 17 mars une interview à Radio France international (RFI) pour s’expliquer sur les propos «explosifs» tenus par le secrétaire exécutif du parti, André Mba Obame, à Paris.

«Si ça continue comme ça, on va au coup d’Etat avant la fin de l’année. Un coup d’Etat à la nigérienne», avait déclaré André Mba Obame au journal français L’Express. Des propos qui ont soulevé l’ire du gouvernement à Libreville, qui avait dénoncé dès le lendemain des «atteintes à l’ordre public» et des «appels à la sédition» de l’ancien ministre de l’Intérieur.

Mais pour Zacharie Myboto, «il faut d’abord voir le contexte dans lequel il le dit. Il rappelle le climat délétère que nous avons au Gabon sur le plan politique et sur le plan économique. Ce n’est pas qu’il a l’intention d’organiser un coup d’Etat, mais il le dit pour montrer la situation difficile dans laquelle se trouve le Gabon».

Les propos de Mba Obame incriminés sont effectivement précédés d’un état des lieux amer du climat social au Gabon. «Récemment, les étudiants sont descendus dans la rue pour réclamer le versement de bourses en souffrance depuis deux mois. On leur a envoyé la gendarmerie. Il y a eu des blessés, et peut-être même un tué. Les enseignants ont certes mis un terme à quatre mois de grève, mais je ne serais pas surpris que le mouvement reprenne. On a l'impression que le gouvernement s'en fout, qu'il laisse sciemment pourrir les conflits. Même topo dans le secteur de la santé. Si ça continue comme ça, on va au coup d’Etat avant la fin de l’année», avait-il précisément déclaré.

Dans cette polémique, le président de l’UN reste clair et ferme sur les positions du parti. «L’élection s’est mal passée. Le président a été mal élu, ce n’est un secret pour personne. Pour l’heure, nous avons à bâtir notre stratégie pour parvenir à imposer l’alternance au Gabon», a-t-il déclaré.

Et avec Nicolas Sarkozy, «nous nous sommes expliqués de manière sincère, directe, et je crois que nous nous sommes compris. C’est le plus important, le passé reste le passé», a indiqué Zacharie Myboto, alors que la tension était montée avec l’Elysée que les opposants accusaient d’avoir soutenu le candidat du parti au pouvoir.

Un conflit qui semble avoir été apaisé par la récente visite du président français au Gabon, lors de laquelle les principaux opposants avaient pu s’entretenir avec lui. Sans rancune. «Est-ce que nous avons dis que l’opposition est contre la France ?», a enfin lancé le président de l’UN.

Source : Gaboneco


FRANCK01

Jeudi 18 Mars 2010
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11.Posté par St.Michael le 19/03/2010 01:08 | Alerter
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@ la pensee gabonaise,

Tu veux parler des AILES ou du zele?

St.Michael vole avec ses propres ailes et le vent du tres haut sous ses ailes et non le vent bongoist ni autre vent que je sache.

I do not know for Sts. AMO/ZAC. What I do know is that I stand for my blessing wings.

If you don't stand for some thing we will certainly fall for anything.

Amen.

10.Posté par la pensee gabonaise le 18/03/2010 22:11 | Alerter
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Apres vos propos, je propose que soit, reconnu sur ce forum, a part vous, deux autres Saints: Saint Zack Power et, Saint Andre Mba Obame alias AMO= Andre Moise Obame (lol)!!!!

9.Posté par la pensee gabonaise le 18/03/2010 22:06 | Alerter
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M. Sanit Michel, votre zele frole le fanatisme!!! Je commence a etre tres inquiet pour vous....Ne vous faites pas, apres sauter pour lui comme les terroristes au moyen-orient en ayant la ferme conviction que vous le faites pour le Peuple que, je sais que vous aimez et voudrez voir libere de l'axe du Mal!

8.Posté par Peacemaker le 18/03/2010 20:45 | Alerter
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Une petite pensée pour le boa constrictor, la prochaine fois, demande à ton SG de faire un peu attention à ce k´il dit. Assurément certains sont trop préssés de porter l´habi du moine.Et le Président vient jouer les négres pour son SG. On se démande bien ki est le chef dans tt ceci.

Pourkoi les politiciens Gabonais pensent -ils ke pour changer ce pays, il fo etre président de la républik?Alibaba et ses 30 voleurs ( pour ne pas dire ministres), ns fait des grandes annonces tous les jours alors k´ils sont incapables de mettre l´eau et le courant dans un hopital.

Vive l´émergence!!

7.Posté par CACHALOT le 18/03/2010 20:00 | Alerter
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QUI DOUTE ? LE PAYS A DES GENS SÉRIEUX ENCORE JUSTE UN PEU D' EFFORT Mr LE PRÉSIDENT DE L'UN COURAGE A BELFAST ON SUIS LE MOUVEMENT

6.Posté par St.Michael le 18/03/2010 16:59 | Alerter
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Excellente conférence de presse Mr the President.

Merci aussi à LVDPG de nous poster cette photo scintillante de notre président qui a rajeuni de 10 ans depuis qu’il n’est plus an contact avec le virus mal saint bongoiste.

The Oppressed People is back, bear with us just for a while.

We could not thank enough our Heavenly Father for all his blessing and mercifulness.

Amen.

5.Posté par GABONAIS PUR SANG le 18/03/2010 15:01 | Alerter
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Et avec Nicolas Sarkozy, «nous nous sommes expliqués de manière sincère, directe, et je crois que nous nous sommes compris. C’est le plus important, le passé reste le passé», a indiqué Zacharie Myboto...

NO WAY President MYBOTO!!! LE PASSE N'EST PAS MORT ENCORE MOINS ENTERRE....EN FAIT IL N'EST MEME PAS PASSE!!!!

4.Posté par Lesaintpère le 18/03/2010 12:34 | Alerter
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Pour une seule phrase AMO destabilise tout un gouvernement, ceci montre leur fragilité, ainsi avec un peu de volonté et de courage nous y arriverons.
Du courrage Zack !!! tu as des efforts à faire face à un gouvernement de MERDE

3.Posté par AE le 18/03/2010 10:10 | Alerter
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Le conseil des ministres réuni à Port-Gentil le 04 mars 2010 a annoncé des mesures dont le caractère et l’importance nous obligent à y revenir comme nous l’avons annoncé dans notre déclaration du 5 mars 2010.

Sur la forêt, le Conseil a prévu les mesures d’accompagnement dans le processus d’industrialisation de la filière bois consistant en :

1- « La création d’un fonds de soutien à l’accélération de l’industrialisation du secteur bois, doté de 20 milliards de francs CFA provenant des droits de sortie perçus sur les grumes exportés en 2010, suite à la mesure de dérogation adoptée par le gouvernement »

« La mise en place d’avantages fiscaux pour les investissements réalisés au cours des trois prochaines années, dans le domaine de la transformation du bois »

2- « L’assignation à la SNBG d’acheter la production des petits producteurs gabonais réunis au sein au sein du projet des Petits Permis Forestiers Gabonais »

La création d’un fonds de soutien de 20 milliards perçus sur les droits de sortie ne dit pas si ces droits sont ceux qui ont été inclus dans la loi de finances 2010 au titre des recettes. Si tel est le cas, ils sont insuffisants car ces recettes y sont estimées à 17 milliards. Il manquerait ainsi trois milliards pour le couvrir en totalité. Le Gouvernement doit donc dire ce qu’il entend faire pour combler ce déficit. Serait-ce par l’augmentation des taxations sur les droits de sortie des bois en grumes ou par la création d’autres taxes pour équilibrer la dotation prévue au fond de soutien? Si la dotation est tirée du budget, elle entraînerait une diminution des recettes qui déséquilibrerait celui-ci de ce montant. Le Gouvernement doit dire ce qu’il fera pour couvrir le déficit qui en résulte.

Par ailleurs, nous doutons de la possibilité de tirer une telle somme des droits de sortie sur l’exportation des bois en grumes au cours des trois mois de dérogation de la mesure d’interdiction. Nous y voyons l’abandon pur et simple d’une décision annoncée comme étant irrévocable, mais dont nous avons prédit l’échec.

D’un autre côté, il nous apparaît que même dans l’hypothèse où cette dotation est financée à la hauteur de la somme prévue, elle est insuffisante pour accélérer l’industrialisation de la filière bois. Cette industrialisation ne peut être obtenue par subvention. L’Etat doit créer les conditions propices à la réalisation de cette politique et laisser les promoteurs privés s’en charger. On peut se demander si le fameux fonds de soutien n’est pas en fait une dotation de l’Etat pour faire face aux conséquences financières de sa mesure d’interruption autoritaire et brutale des exportations des bois en grumes. Elle est alors le prix à payer par le contribuable du fait de la mauvaise gouvernance et de l’amateurisme de ceux qui gouvernent.






Sur les avantages fiscaux, il s’agit d’une mesure vague et imprécise. Le Gouvernement fait ainsi ce qui est sa marque de fabrique : l’effet d’annonce. Les avantages fiscaux, dans ce secteur de base de l’économie gabonaise doivent être connus pour constituer des facteurs d’incitation à l’implantation d’industries de transformation. Ce sont là des métiers particuliers, ayant des marchés spécifiques distincts des métiers d’exploitants forestiers. Placés notamment au carrefour de la recette publique, de l’emploi, de la protection de l’environnement, l’incitation fiscale est un investissement sur l’avenir dont les éléments doivent avoir la clarté que commande le cheminement vers l’objectif à atteindre. Ceci ne paraît pas être la préoccupation de ce Gouvernement.

Sur l’assignation faite à la SNBG de racheter la production des petits producteurs gabonais, le Gouvernement oublie de préciser que cette obligation implique la continuation de l’exportation des bois en grumes qui constitue l’activité de la SNBG. Il oublie aussi de noter que cette entreprise est en difficulté et lui confier une telle obligation entraînera une charge susceptible d’aggraver un peu plus sa situation financière. Cette mesure n’assure pas le règlement des besoins récurrents de trésorerie des petits exploitants gabonais qui seront toujours exposés aux manœuvres spéculatives de certains opérateurs du secteur qui leur rachètent leur production à un prix largement inférieur au tarif officiel.

Cette mesure aurait dû attendre la restructuration de la SNBG pour conforter son assise financière et recentrer ses missions.


Sur la création de la direction générale de la dette et la réorganisation du Trésor le Conseil des Ministres procède à une réorganisation opportuniste et subjective des services financiers de l’État.

En effet, la chaine de la dépense concerne l’engagement, la liquidation et l’ordonnancement. Ces trois étapes en constituent le principal goulot d’étranglement. Le paiement des dépenses par le Trésor public n’étant que l’étape ultime du processus.

Plus qu’une nouvelle organisation des services, la rationalisation de la chaine de la dépense publique appelle plutôt une revue des procédures d’engagement, de liquidation et d’ordonnancement des dépenses, qui nécessitera l’adaptation des dispositions législatives et réglementaires propres à cette matière.

Ce qui est annoncé par le conseil des ministres est un désaveu du Ministre du Budget à qui on retire la gestion de la Dette pour la confier au Ministre en charge de l’Economie. Or la logique et la pratique habituelle observée dans la plupart des pays veulent que ce soit le ministère qui gère la dépense qui soit aussi en charge de la gestion de la dette. En fait, il s’agit d’un accommodement des techniques aux personnes en présence pour mieux organiser le pillage à huis clos.

De même la réorganisation de la Direction générale des services du Trésor à travers la multiplication des comptables principaux est en réalité destinée à émietter les responsabilités du Trésorier Payeur Général dans le but de conduire des opérations financières à l’abri de tout contrôle. Quant à l’unicité de caisse, elle constitue le rappel d’un principe décidé par la conférence nationale, maintes fois préconisé par les institutions financières internationales, et mis en œuvre avec des fortunes diverses par les gouvernements précédents. En l’absence de toute mesure nouvelle, la pétition de principe du Gouvernement actuel sur ce sujet ne permet pas de présager de son succès.


Sur la création d’une caisse des dépôts et consignations, l’Union Nationale est dubitative quant à l’opportunité et à la faisabilité d’une telle mesure.

En effet, une caisse de dépôts et consignations est un organisme public chargé de recueillir les dépôts fiscalement aidés, en vue de financer les investissements d’intérêt général, notamment immobilier.

Pour assurer le rendement et la liquidité des fonds qui lui sont confiés elles les placent sur le marché financier et en emploi de trésorerie, contribuant ainsi au développement et à la régulation du marché des capitaux.

Or en l’absence d’une épargne abondante et disponible, et de l’inexistence d’un véritable marché des capitaux au Gabon, la fameuse caisse de dépôts et consignations annoncée ne restera qu’une coquille vide, encore une autre idée fumeuse.


Sur le Financement des arriérés de l’état dus aux créanciers publics ou privés,

L’union Nationale s’étonne de l’existence de tels arriérés dans la mesure où les lois de règlement des exercices budgétaires 2007 et 2008 présentent des soldes excédentaires. Au vrai, c’est dans l’exécution du budget de l’État au quatrième trimestre de l’année 2009, notamment depuis le mois d’octobre 2009, qu’il faut chercher leur source. Nombreux sont les exemples de dépenses dispendieuses non prévues au budget et qui ont eu pour conséquences de faire exploser plus que de raison le niveau des engagements financiers de l’État. Une part de ces dépenses est venue accroitre la dette publique ainsi que nous l’avions révélé lors de la présentation du budget 2010. La persistance de telles pratiques montre la permanence des dépenses hors budget qui contredit celui qui a promis de ne pas y recourir et qui prétend faire ce qu’il dit. Les ressources de l’État ne sauraient continuer ainsi à financer impunément les caprices d’un pouvoir qui confond trop souvent les deniers publics à une caisse privée.



Sur la création de la societé nationale petroliere

L’Union Nationale prend acte de la volonté exprimée de créer cette société. L’idée n’étant pas entièrement nouvelle, elle aurait du être précédée par un débat de fond sur la gestion du pétrole dans notre pays. Le Gouvernement ne pourra d’ailleurs y échapper dans la mesure où la création d’une société nationale se fait part la loi conformément à l’article 47 de la constitution. L’opacité et les mystères entourant cette gestion ont souvent permis des libertés dans la manipulation des recettes pétrolières et il convient dès aujourd’hui de s’en préserver.

L’Union Nationale estime également que la création d’une société nationale pétrolière doit entraîner une réorganisation du rôle et des missions des différentes entités publiques intervenant déjà dans le secteur pétrolier. Elle devra enfin être précédée d’une revue du dispositif légal et réglementaire régissant l’activité pétrolière au Gabon.

A cet effet, l’Union Nationale demande l’adoption d’une loi pétrolière pour combler les nombreux vides juridiques constatés dans la gestion de cette activité.

L’Union Nationale demande par ailleurs que soit mis fin d’une part, à la fiscalité pétrolière à deux vitesses qui fait coexister deux régimes fiscaux aux fondements politiques opposés, rendant complexe la prévision et la gestion des recettes pétrolières. D’autre part, il est anormal que l’Etat gabonais n’ait pas la maîtrise des rouages de la commercialisation de la part du pétrole qui lui revient dans le cadre du partage de production. Il est temps aujourd’hui que le Gabon se dote de moyens adéquats pour vendre son pétrole et maximiser ses recettes.

L’Union Nationale tient à rappeler que conformément à l’article 2 alinéa 6 de la constitution, le français est la langue officielle de travail en République gabonaise. Elle ne comprend donc pas qu’un conseil de ministre, présidé par un chef de l’Etat, gardien de la constitution, ait attribué un nom anglais à cette nouvelle compagnie.

Sur la création de l’Institut Supérieur de formation aux métiers du pétrole et du gaz, Ali BONGO ONDIMBA ne fait que reprendre à son compte sans le dire, le projet d’université initié par feu le président Omar BONGO ONDIMBA, et dont les filières de formation, outre les métiers des hydrocarbures étaient axées sur les métiers de la mer. Ou en est-on aujourd’hui ? En précisant par ailleurs que le financement de cet institut se ferait par la Provision pour Investissements Diversifiés (PID) Ali Bongo Ondimba manque de nous dire le coût de cet institut, le délai de construction de celui-ci et sur qui ou quoi compte t-il s’appuyer pour doter l’institut d’un label qualité. On peut douter aussi de l’inexistence de ressources humaines suffisantes pour faire fonctionner cet établissement.

En ce qui concerne la banque gabonaise de développement, les mesures annoncées sont de fausses solutions à un vrai problème. La vérité est que la BGD est malade du fait d’une gestion approximative qui l’éloigne de sa mission première qu’est le soutien au développement.

L’Union Nationale doute fort qu’en intégrant à la BGD les deux coquilles vides que sont devenus le FAGA et le FODEX, elle puisse être pour autant renforcée et recentrée sur ses métiers traditionnels. En effet, les deux fonds ont arrêté depuis longtemps leurs concours aux PME. De plus, le FODEX est cours de liquidation. Dès lors la mesure d’absorption par une BGD déjà en difficulté consiste à lui faire supporter le passif, donc les dettes, de ces deux fonds.


Sur le Banque de l’Habitat, les transferts des ressources et des missions du Fonds National de l’Habitat (FNH), du Compte de Refinancement de l’Habitat (CRH) et du Fonds de Garantie Hypothécaire (FGH) à la Banque de l’Habitat n’apportera pas les ressources nécessaires à la réalisation de ses missions. Leurs ressources sont constituées principalement par des subventions de l’Etat qui ne peuvent qu’être insuffisantes dans un secteur qui requiert des moyens financiers colossaux. Cette banque ne peut donc permettre de réaliser les 5000 logements par an promis par Ali Bongo Ondimba lors de la campagne des présidentielles pas plus qu’elle ne pourrait permettre la réalisation des 3000 logements budgétisés pour 2010 et dont les travaux n’ont pas commencé au mois de mars. Une fois de plus, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA qui prétend faire ce qu’il dit ne pourra pas tenir cet engagement pris à la légère puisqu’au lieu des 5000 logements annoncés, il n’a pu budgétiser que 3000.

Sur les mesures spécifiques à la ville de Port-Gentil, Ali Bongo Ondimba ne peut se prévaloir du projet d’assainissement de la ville de Port-Gentil par la construction d’un grand canal financé par l’AFD à hauteur 42 milliards de francs CFA sur les 43,5 milliards que coûte le projet. Ce d’autant moins que ceci est l’aboutissement dans les délais normaux des négociations menées par les gouvernements précédents sous la direction du Président Omar Bongo Ondimba. Serait-ce là aussi un champ de ruines laissé par les gouvernants précédents ?

Sur le recrutement de jeunes dans les forces de défense et de sécurité, l’Union Nationale s’interroge d’abord sur l’utilisation rationnelle et optimale des effectifs actuels des forces de défense et de sécurité. Si elle comprend la nécessité d’en renforcer les capacités, elle réaffirme son attachement aux principes du mérite et d’égal accès des citoyens à la fonction publique et ce conformément aux lois et règlements en vigueur en République Gabonaise. Autrement dit, tout gabonais doit pouvoir accéder à la fonction publique en raison de ses capacités et non sur la base de son origine provinciale. Aussi, l’Union Nationale condamne t-elle le système de quota par province qui en réalité crée une discrimination entre d’une part, les gabonais possédant des capacités avérés mais qui ne seront pas retenus du fait que le quota de leur province serait atteint et ce qui d’autre part, seraient retenus simplement à la faveur du quota provincial. L’accès au concours doit donc être ouvert dans chaque centre provincial à tout gabonais remplissant les conditions requises. Le recrutement doit se faire alors sur la base du classement général des candidats.

L’Union Nationale condamne fermement le projet de manipulation ethnique et politicienne du recrutement dans les forces de défense et de sécurité comme cela s’est vu pour trois promotions successives sous l’autorité de pyromanes qui se présentent aujourd’hui comme des pompiers.

L’Union Nationale affirme que les forces de défense et de sécurité sont le creuset de l’unité nationale et de l’amour de la patrie. Elles doivent être déployées sur l’ensemble du territoire en fonction des seules nécessités du terrain.


Le déplacement de Port-Gentil s’inscrit dans la course à la recherche effrénée de légitimité engagée par le nouveau pouvoir sans égard pour les coûts que cela comporte sur les ressources publiques. C’est une imitation à peine feinte des dispendieuses fêtes tournantes. Il au demeurant étonnant que les préoccupations spécifiques de Port-Gentil n’aient que peu attiré l’attention. Il en est ainsi, des difficultés du conseil municipal de la ville, qui auraient pu donner lieu à une audience du président de la République, garant du règlement final de tout différent sur ce point. Il en est de même de l’alerte lancée par un groupe d’experts gabonais sur les dangers d’immersion à terme qui pèsent sur la ville de Port-Gentil si rien n’est entrepris pour y faire face.

Les Gabonais sont conscients du caractère irréaliste, inapproprié, et surtout démagogique des projets du Gouvernement. Ils savent par exemple que les photos de première page de certains journaux sont obtenues à prix d’argent. Ils savent que la présidence du conseil de sécurité n’est pas un événement qui nécessite le déplacement d’un chef d’Etat. Omar BONGO ONDIMBA sous le mandat duquel le Gabon a présidé deux fois le conseil de sécurité ne s’est jamais déplacé à New York pour ces occasions. Il savait bien comment et à quel niveau se gère ce mandat international. C’est l’ambassadeur du Gabon auprès des Nations Unies qui en a la charge principale. En quête de reconnaissance internationale à défaut d’avoir une légitimité au Gabon, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA veut faire croire le contraire. De la même façon, le conseil des ministres veut faire croire aux gabonais que la rencontre avec Madame Hillary CLINTON vaut reconnaissance d’Ali Bongo Ondimba et appui de son action par le Gouvernement américain, ce que n’accrédite pas le contenu du site officiel du Département d’Etat américain, qui du reste, diffère du compte rendu qu’en a fait le conseil des ministres. Les gabonais ont su que le lendemain le président haïtien et le Premier Ministre grec ont été reçus par le Secrétaire d’Etat américain madame Hillary CLINTON avant de l’être par le président Barack OBAMA. Le tapage qui est fait autour de cette péripétie de la vie internationale prête à sourire.

Au total, l’Union Nationale estime que, les mesures annoncées par le Gouvernement n’ont pas toujours l’intérêt, le contenu ou l’opportunité qu’il veut leur conférer. Elle procèdera toujours a une analyse critique de telles annonces pour éclairer le débat politique. Elle n’a pas le temps pour la polémique stérile non pas tant qu’elle manque de termes et de noms d’oiseaux à opposer a ceux que lui applique le Gouvernement mais parce que elle a une haute idée du débat public et l’action politique. Elle fait néanmoins remarquer qu’en dénigrant les hommes et en invoquant le champs de ruines des Gouvernements précédents le Gouvernement actuel met en réalité en cause l’action du président Omar Bongo Ondimba dont il se réclame car c’est lui qui a sélectionné et conservé auprès de lui les hommes aujourd’hui vilipendés et qui, en tant que chef de l’exécutif était le comptable final de l’action du gouvernement.

L’Union Nationale est consciente que les tentatives d’occulter l’histoire, parfois très ressente ne peuvent pas distraire le peuple gabonais, peuple de l’oralité, donc de la mémoire.

La tenue du conseil des ministres à Port-Gentil ne ressuscitera pas Joseph RENDJAMBE.


2.Posté par Antiquité le 18/03/2010 09:00 | Alerter
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Je me permets de rebondir sur vos propos ADN. Le président de l'UN a bien fait de recadrer les choses une bonne fois pour toute. Belle entente politique entre les responsables de L'UN.

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