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Gabon : Conference de Presse: President Moukagni Iwangou

Le site de la Liberté - Andre Bouassa le Samedi 14 Novembre 2015 à 20:20 | Lu 2808 fois



Libreville, le 14 novembre 2015

REF__________/PDT-CAB

PROPOS LIMINAIRE

Mesdames, Messieurs,

Les derniers développements de l’actualité sont marqués du sceau de la gravité.

Ce matin, le monde entier est mobilisé derrière le Peuple français, devant l’immensité du deuil qui l’accable si profondément.

Au nom de l’Union du Peuple Gabonais, de l’ensemble de ses militants et au mien propre, je voudrais exprimer notre compassion à la France, ainsi que toute notre solidarité aux familles si durement éplorées.

Exprimant notre foi la plus profonde dans l’action des forces de sécurité, pour éradiquer la violence sous toutes ses formes, et rétablir l’ordre public, chez nous, ces différentes lignes de force inspirent inquiétude.

A la faveur de trois évènements, la même consternation se mêle à la gravité dans le quotidien du gabonais.

Le premier évènement porte sur l’escalade dans les tracasseries endurées au Gabon par les commerçants, du fait de la police nationale, dont les conséquences sont d’une particulière préoccupation.

Le deuxième évènement est relatif à l’organisation par la Cour constitutionnelle de séminaires sur le processus électoral.

Le troisième évènement est relatif à la décision rendue par la justice française, relativement à la situation administrative du chef de l’Etat Ali BONGO ONDIMBA.

Ces évènements qui rendent compte, à la fois, de la dégradation du climat social et de l’étendue de la crise du régime, appellent de notre part les observations qui vont suivre.

Avant d’aborder le premier évènement, je voudrais vous prier d’observer une minute de silence, à la fois par solidarité avec le Peuple français, et en mémoire du jeune Béranger OBAME NTOUNTOUME, surpris par la mort pour défendre sa dignité face aux tracasseries administratives du régime, qui ont eu raison de la volonté citoyenne d’un jeune gabonais à réussir par l’effort et par le mérite personnels.

Mesdames, Messieurs,

Chaque année, la Banque mondiale évalue l’attractivité de l’environnement des affaires de chaque pays, à travers dix critères, qui témoignent du niveau de facilités accordées aux opérateurs économiques à exercer la pratique du commerce.

Au titre du critère numéro 6 relatif à la protection des investisseurs, qui appelle un double mouvement de spécialisation et de diversification de l’offre juridictionnelle, il est notable de relever que le GABON a créé un Tribunal de commerce et ouvert un centre d’arbitrage à Libreville.

Mesures de grande visibilité, dont il faudra éprouver l’efficacité à l’épreuve de la pratique, ce double mouvement de sécurisation vient d’être terni dans son éclat, par une triste réalité.

Excédées par un racket indécent, organisé par les forces de sécurité, et littéralement exclues du corps social, des mères ont pris sur elles de lancer une alerte à la Nation, dans la pure tradition bantoue, en se dévêtissant.

Plutôt que de rhabiller la mère et de se mettre à l’écoute de la Nation, selon ce que notre patrimoine culturel commande, les autorités ayant pouvoir de donner suite se sont livrées dans une campagne d’exhibition, qui, pour être sans précédent, a affiché à la face du monde, toute l’arrogance du régime au Pouvoir face à la détresse qui frappe aux portes de chaque famille.

Cette détresse qui propose désormais aux gabonaises et aux gabonais le sacrifice suprême comme alternative à la vie, a été portée par Béranger OBAME NTOUNTOUME, dont le symbole autant que le souvenir, ont déjà pris place dans la mémoire citoyenne et patriotique de chaque gabonais.

En m’inclinant devant la douleur qu’éprouve la famille, si tristement éplorée, je m’exalte devant la beauté du message que Béranger a lancé à la Nation, à savoir, faire don de sa personne pour marquer de la manière la plus emblématique, l’insoumission de toute une génération devant l’injustice et devant la compromission, proposées en système de gouvernement de notre pays.

Mesdames, Messieurs,

L’approche des échéances électorales est un marqueur qui identifie et justifie l’activisme des institutions ayant mission et charge de restituer la volonté souveraine du Peuple, dans l’exercice de son droit de choisir librement ses dirigeants.

Après avoir, pendant deux années consécutives, pris la liberté de ne pas respecter une obligation légale qui lui est parfaitement opposable, le Ministère de l’intérieur a décidé cette fin d’année, de lancer la campagne de révision des listes électorales.

Entreprise sans interconnexion des fichiers biométriques, cette campagne de révision des listes électorales n’offre aucune garantie contre les inscriptions multiples, et leurs corollaires de votes multiples.

Pour sa part, la Cour constitutionnelle a lancé un programme de séminaires, ayant pour objet de revisiter la procédure électorale.

Le mercredi 11 novembre 2015, j’ai pris part à la séance réservée aux Partis politiques, et j’ai été impressionné.

Dans une maison totalement dédié aux symboles, j’ai d’abord été impressionné par ce sentiment de rupture dans l’égalité des juges, dans la mise en relief du premier des pairs, le Primus inter Pares.

Dans une organisation presque parfaite, où il ne manque pas un bouton de guêtre, j’ai été ensuite impressionné par l’indigence d’un séminaire totalement dédié au devoir de mémoire, faute de support didactique laissant trace écrite.

Dans une institution qui interroge les critères qui garantissent l’administration d’une bonne justice, j’ai enfin été impressionné par l’habileté dans les propos, mais par la faiblesse devant les vertus.

Mesdames, Messieurs,

La Cour constitutionnelle est d’abord et avant tout une juridiction.

En tant que telle, elle doit être indépendante des autorités de nomination et impartiale à l’égard de tous les justiciables dans le traitement du contentieux.

Sur le critère tiré de l’indépendance, les juges de la Cour constitutionnelle sont placés sur une échelle d’égalité dans le processus de leur nomination.

Installé à égalité derrière le devoir d’ingratitude vis-à-vis de leurs autorités de nomination respectives, le conclave des paires pour désigner le Président de la Haute juridiction eût été préférable à la décision discrétionnaire du chef de l’Etat, comme garantie d’indépendance de l’institution.

Sur le critère tiré de l’impartialité, la parenté, l’amitié et/ou l’inimitié avérées entre un juge et une partie créé une suspicion légitime, qui conduit à la récusation du juge.

Régulièrement prise à partie sur le motif de la parenté, aussi bien à l’égard de Omar BONGO ONDIMBA qu’à l’égard ‘Ali BONGO ONDIMBA, Madame Marie Madeleine MBORANTSOUO a toujours siégé dans la formation de jugement, rompant l’égalité des justiciables devant le juge.

Sur le critère tiré de la célérité, il m’a paru surprenant, que pour des circonscriptions limitées à la commune ou au département, la Cour se réserve trois mois pour vider le contentieux des élections locales, deux mois pour les élections législatives, et que pour l’élection présidentielle, dont la circonscription est tout le territoire, élargi aux ambassades, que la Cour ne dispose que de quinze (15) jours.

Mesdames, Messieurs,

L’Etat de droit qui est la consécration de la primauté du droit, est un Etat dans lequel le droit s’impose à tous les citoyens, et en l’occurrence, au premier d’entre eux, qui est tenu à un devoir d’exemplarité.
En nous rappelant que la justice est un droit partagé dans le monde, je voudrais saluer le juge français, qui vient de rappeler utilement au monde, que tous les hommes sont soumis à la loi.

Aujourd’hui, et grâce au juge français, le dossier de la destitution de Monsieur Ali BONGO ONDIMBA va s’enrichir d’un élément nouveau, qui va, en tout état de cause, établir le caractère forcément frauduleux de la pièce d’état civil versée en 2009 dans son dossier de candidature à l’élection du Président de la République, pièce qui a été établie par une autorité non habilitée.

Aujourd’hui, et grâce au juge français, les limites de l’insécurité judiciaire entretenues de manière transfrontalière vont reculer de manière substantielle.

Le 4 novembre 2014 sous la signature de M. Blanc, officier d’état civil, le service central de l’état civil de Nantes a affirmé que ni Monsieur Alain Bernard BONGO, ni Monsieur Ali Ben BONGO ONDIMBA n’étaient tracés dans leurs registres.

Le 18 juin 2015, soit sept (7) mois plus tard, Madame Laurence Bourdeau, officier d’état civil, signalait désormais une trace.

Pour parvenir à un tel résultat, il se présume forcément qu’une inscription ultérieure a été opérée dans l’intervalle, laquelle inscription devrait conduire à l’établissement providentiel d’un acte de naissance supplémentaire, qui sera forcement différent de celui de 2009.

A cette occurrence donc, j’attends avec impatience le contenu des archives de Nantes, pour renforcer de plus fort, le dossier de la destitution, qui avancera d’une étape nouvelle et décisive.

D’ores et déjà, j’appelle le Peuple, au nom duquel la justice est rendue, à se mobiliser, en vue d’exiger du Parlement, la mise en place de la Haute cour de justice.

Dès ce jour, j’appelle le Peuple à se mobiliser derrière tous ses leaders, afin de vaincre les menaces et les intimidations de toutes sortes.

Je vous remercie.

Le Président

MOUKAGNI-IWANGOU

Samedi 14 Novembre 2015
Andre Bouassa
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