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Gabon : Ali Bongo prêt à discuter de tout y compris des mandats (déclaration officielle)

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Mercredi 29 Juin 2016 à 18:36 | Lu 2365 fois

Le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, dans une déclaration de présentation de son bilan au pouvoir à affirmé devant les députés et sénateurs réunis en congrès au palais de l’Assemblée nationale, qu’il est prêt à discuter de tout y compris des mandats.



« Je suis prêt à discuter de tout y compris des mandats politiques », a-t-il lâché devant les parlementaires qui n’ont pas applaudit.

« Mais dans un cadre légal », a-t-il précisé en laissant entendre qu’une telle discussion ne peut se faire que dans le cadre du Conseil national de la démocratie (CND).

La petite phrase du président Bongo Ondimba laisse croire qu’il est désormais ouvert à une révision de la constitution pour limiter le nombre de mandats présidentiels. Selon l’actuelle constitution révisée en 2003, le président de la République est élu pour un mandat de 7 ans renouvelable autant de fois. Toutes les élections politiques se tiennent en un tour unique.

Les opposants ont toujours réclamé durant le septennat finissant la révision de la constitution pour limiter le nombre de mandats présidentiels à 2 de 5 ans. Ils veulent également ramener les scrutins politiques à deux tours au lieu d’un seul comme actuellement.

Carl Nsitou
gabonactu

Discours du Président de la République devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Madame le Président du Sénat, Honorables Députés, Vénérables Sénateurs,

Mesdames et Messieurs,

Mes chers compatriotes, J’ai souhaité m’adresser à la Nation Gabonaise ce jour, d’une manière solennelle et exceptionnelle, à travers ses représentants que sont les Députés et les Sénateurs. Elus de la Nation, vous êtes en effet les représentants de la diversité de notre peuple et de nos territoires.

En choisissant de m’adresser à vous en ce moment si particulier de notre histoire, j’ai souhaité que chacun prenne toute la mesure de la situation.

La convocation du Congrès du Parlement se justifie par les enjeux qui sont les nôtres, dans ce monde en perpétuelle mutation et dans une Afrique en mouvement.

Ces enjeux sont économiques, sociaux, environnementaux mais également sécuritaires, culturels et démocratiques.

Honorables Députés, Vénérables Sénateurs, Mesdames et Messieurs, Mes chers compatriotes,

Je considère comme un devoir républicain et démocratique de m’exprimer devant les représentants élus du peuple Gabonais, afin de présenter, à travers eux, le bilan de notre action à la Nation tout entière.

Le contrat moral qui unit le peuple à ses dirigeants pose cette exigence de responsabilité. J’entends l’assumer pleinement.

Le 12 septembre 2012 déjà, je m’étais adressé à vous Honorables Députés et Vénérables Sénateurs. Je m’étais adresser à vous afin de rappeler, non seulement la vision qui est la mienne quant au rapport que nous devons avoir avec notre pays, mais également de vous présenter le Plan Stratégique Gabon Emergeant dans ses différentes articulations et dans la méthodologie de sa mise en œuvre.

Me voici donc à nouveau devant vous. Quatre ans après cette première rencontre, il me revient de vous présenter, à quelques semaines de la tenue de l’élection présidentielle, les résultats auxquels nous sommes parvenus dans la mise en œuvre de notre projet commun pour le Gabon.

Mais avant cela, permettez-moi de vous partager à nouveau,

l’idée profonde que je me fais du Gabon d’aujourd’hui et de la projection que nous devons avoir de nos ambitions pour unGabon plus fort, un Gabon plus grand, un Gabon plus rassemblé, un Gabon plus juste et plus enraciné dans ses valeurs traditionnelles profondes. Un Gabon qui soit également en phase avec son temps et en harmonie avec sesambitions légitimes de développement.

Parler du Gabon, c’est rappeler que nous sommes une Nation dans un espace culturel Bantou, avec ses us et ses coutumes, ses codes et ses traditions.

Nous sommes du peuple Bantou. Et notre rapport au monde est fondé sur des valeurs profondes de respect, de solidarité, d’unité, mais également de travail, de partage, de paix et d’hospitalité. C’est sur le fondement de ces valeurs profondément Bantou et définitivement encrées en nous, que les pères de l’Indépendance de notre pays, ont inscrit sur le fronton de la République ces trois mots qui doivent toujours nous caractériser et nous guider : Union – Travail – Justice. L’inscription de ces mots-valeurs, en guise de devise de la République Gabonaise, sonne comme un grand acte d’espoir.

Espoir que malgré nos différences, malgré la mosaïque de nosethnies et de nos cultures, nous pourrons vivre unis dans une ambition commune de développement. Tout autant que nous pouvons nous épanouir dans un vivre-ensemble que nous avons choisi de bâtir. Mes chers compatriotes, l’Union, c’est le premier pilier de notre devise. Il rappel l’impérieuse nécessité de rassemblement qui doit nous habiter et qui doit conduire notre action.

Le développement auquel nous aspirons tous ne peut, comme chacun le sait, être atteint que par le travail. La valeur Travail constitue donc le second pilier qui fonde la République Gabonaise.

Proclamer cela, c’est indiquer que des générations de Gabonais sauront tracer par eux-mêmes, la règle des ambitions qui guideront leur action pour une Nation plus prospère et plus généreuse. Proclamer cela, c’est également affirmer, avec force, un acte de confiance dans la capacité de la République à articuler cet autre fondement qu’est la Justice. Une Justice si vitale à la vie sociale et à la civilisation, tout autant qu’au respect des lois et règlements qui fondent l’Etat de La Justice, vous l’avez compris, est le troisième pilier de la devise de la République Gabonaise. Oui, Mesdames,

Messieurs,

Mes chers compatriotes, La République proclamée par les pères de l’Indépendance, constitue un puissant acte de confiance tout autant qu’une réelle ambition de développement pour notre pays.

Leurs successeurs, conduits par Omar BONGO ONDIMBA, jetteront quant à eux les bases de l’Etat moderne. Ayant eu la Paix et l’Unité nationale comme moteurs de leur engagement, ils surent doter notre pays de ses premières infrastructures d’envergure. Certaines d’entres elles ont survécu, d’autres pas. Sans rien renier de qui nous sommes ni des ambitions de développement que nous portons, nous avons aujourd’hui la responsabilité d’aller encore plus loin dans la construction d’une Nation moderne, tout en prenant en compte les défis qui se posent à nous.

Notre socle de conception et d’action doit être basé sur les valeurs de la République que je viens de rappeler tout autant que sur les racines Bantous qui fondent notre vision et notrerapport au monde. C’est précisément en m’appuyant sur le leg de nos anciens et en considération des défis de l’heure, que j’ai proposé au Peuple gabonais, en août 2009, mon projet de société « L’Avenir en confiance », fondé sur le triptyque Paix – Développement – Partage.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Madame le Président du Sénat, Honorables Députés,

Vénérables Sénateurs,

Mesdames et Messieurs,

Mes chers compatriotes,

Le 12 septembre 2012, j’ai présenté à la Nation, à travers le Parlement réuni en Congrès, le Plan Stratégique Gabon Emergent, qui est la traduction chiffrée de notre Projet pour parvenir à l’émergence de notre pays à l’horizon 2025. Il s’agit donc d’un programme ambitieux pour la construction de la « Maison Gabon ». Notre objectif commun est donc de doter notre pays de fondamentaux nécessaires à son développement.

Leurs trajectoires devront être quantifiables et vérifiables par tous les observateurs avisés et par les Institutions internationales qui pourront ainsi établir, avec certitude, notre entrée dans le cercle restreint des Nations dites Emergentes.

Pour ce faire, la stratégie préconisée et dont la mise en œuvre est effective depuis 2010, visait à mettre d’abord en place les fondements de l’Emergence. Il s’agissait ensuite d’établir une montée en régime des nouvelles filières de diversification de l’économie, afin d’accélérer la croissance.

Dans un troisième temps nous devrons nous attacher à consolider les acquis pour parvenir à la prospérité partagée. Honorables Députés, Vénérables Sénateurs, Mes chers compatriotes,

J’ai évoqué il y a un instant le triptyque de mon engagement devant le Peuple gabonais. Au moment où je me tiens devant vous, à l’heure où il me faut dresser le bilan de mon action à la tête du pays depuis maintenant sept ans, je me dois donc de répondre à la question globale de cette action sur chacune des composantes de ce triptyque.

Le Gabon, notre pays, est reconnu de par le monde comme étant un havre de paix. Cependant, comme je l’ai déjà dit, la paix n’est pas un acquis définitif. La paix se cultive. La paix se promeut, s’entretient et se maintient. La culture de la paix commande avant toute chose l’acceptation des différences et la libre expression des opinions.

Elle commande également le respect et la promotion des droits humains, la participation démocratique, la tolérance et la solidarité. La paix, pour qu’elle soit durable, exige la promotion d’un développement économique et social harmonieux, de même que la sécurité des personnes et des biens.

Au regard de ce qui précède, la paix apparaît donc comme la condition première de tout développement durable. Pendant les sept années qui viennent de s’écouler, je me suis attaché à maintenir notre pays dans la paix. Le dire peut paraitre évident. Cependant, je puis vous affirmer que cela n’a pas été simple au regard des coups de boutoir que certains compatriotes, par des comportements irresponsables et des propos dangereux, se sont employés à porter contre l’équilibre de notre jeune Nation et de ses Institutions.

Héritée de nos prédécesseurs, la paix est un bien précieux que je m’engage à préserver pour le bien et le bonheur du peuple Gabonais. Les Gabonais aiment la paix, les Gabonais veulent la paix. Nous allons travailler à la leur garantir. Du haut de cette tribune, je veux dire à mes compatriotes, à ceux qui ont choisi d’investir et de vivre dans notre pays, à tous

les amis du Gabon, que je maintiendrai notre pays dans la paix et la sécurité. Je m’engage à faire en sorte que chacun puisse continuer à vivre et à évoluer dans un pays en paix. Cet engagement je le tiendrai avec détermination. Mes chers compatriotes, La paix perdrait tout son sens si nous ne parvenions pas à développer notre pays, c’est-à-dire à faire évoluer positivement nos indicateurs de richesse et à améliorer le quotidien de nos concitoyens. En définitive, la paix favorise le développement harmonieux et la redistribution équitable des ressources entre citoyens d’une même Nation.

Cette redistribution intègre le développement des infrastructures de communication, l’amélioration des infrastructures de santé, d’éducation et de formation, l’amélioration des conditions d’accès à l’emploi et aux services sociaux de base. Au regard de ce qui précède et pour en revenir à la mise en œuvre du Plan Stratégique Gabon Emergent, je voudrais à présent vous indiquer les résultats obtenus dans les grands axes de développement de notre Projet.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Madame le Président du Sénat, Honorables Députés, Vénérables Sénateurs, Mes chers compatriotes, Jusqu’en 2009, l’économie gabonaise était exclusivement fondée sur l’exportation des matières premières brutes. C’était une économie de rente qui tirait l’essentiel de sa croissance de l’exploitation pétrolière, minière et forestière. Cette économie se caractérisait également par un sous-investissement chronique dans le secteur des infrastructures. Grâce aux réformes que nous avons engagées et à un effort d’investissement sans précédent, nous sommes petit- à –petit sortis de la léthargie. Alors que dans la période comprise entre 2004 et 2008, le Gabon se classait au 50ème rang sur 53 pays en terme de dynamisme économique, pour la période 2010 – 2015, nous avons radicalement changé la structure de notre économie et renforcé notre capacité d’investissement. Nous sommes ainsi remontés à la 18ème place et nous nous sommes imposés comme le 4ème pays d’Afrique ayant connu la plus forte accélération de croissance.

En effet de 2005 à 2009, le Gabon affichait une croissance moyenne de 1,3%, tandis que de 2010 à 2015 nous avons enregistré une croissance moyenne de 5.7%. Ces résultats ont été portés par le secteur hors pétrole, qui a été très dynamique et qui a affiché une croissance à deux chiffres entre 2011 et 2012. Cependant Honorables Député, Vénérables Sénateur, Mesdames et Messieurs, Nous devons aller encore plus loin. Nous devons aller plus loin dans nos efforts de création de richesses car pour les populations qui m’entendent et qui nous regardent, ces chiffres peuvent paraître abstraits. Nous devons donc travailler à rechercher les conditions d’une croissance plus inclusive, c’est-à-dire une croissance qui permet d’améliorer les conditions de vie des gabonaises et des gabonais. S’agissant des Infrastructures de communication, alors que le Gabon ne comptait que 900 km de routes bitumées en 2009, il en compte aujourd’hui 1572. Là également, nous devons aller plus loin. Aller plus loin pour améliorer le réseau routier urbain et interurbain.

Aller plus loin pour connecter définitivement toutes les provinces entre elles par des routes bitumées. Notre objectif global dans ce secteur, est de parvenir à bitumer 2115 km de routes d’ici à 2020. Certains travaux routiers que nous avons engagés constituent pour nous de réels motifs de fierté.

En effet, ceux de ma génération se souviennent avoir entendu parler du Pont sur la Banio et de la route vers de Port-Gentil comme d’un rêve irréalisable. Aujourd’hui, pour nos compatriotes de Mayumba, le bac n’est plus qu’un vieux souvenir. Et bientôt la route de Port-Gentil sera achevée.

Entre 2010 et 2015, l’Etat Gabonais a investi plus de 4579 milliards de FCFA dans l’économie nationale. C’est plus que le montant cumulé des investissements publics entre 1980 et Mon ambition permanente est de faire en sorte que tous ces chiffres se traduisent par une amélioration du quotidien de nos compatriotes. Ainsi, en matière d’infrastructures énergétiques, les efforts engagés ont permis d’apporter de l’électricité à 64 000 foyers supplémentaires, permettant ainsi à des dizaines de milliers de nos compatriotes d’améliorer leur quotidien. Par un investissement considérable, nous avions de même permis à 34 000 nouveau foyers d’accéder à l’eau potable, principalement à Libreville est ses environs. Dans ces deux secteurs de l’eau et de l’électricité, nous avons consenti des efforts considérables qui nous ont permis de rattraper vingt ans de retard. Mais nous devons poursuivre nos efforts pour apporter de l’eau potable et de l’énergie aux ménages.

Mes chers compatriotes,

Mes fréquentes rencontres avec les gabonaises et les gabonais me conduisent à constater qu’il nous faut travailler davantage. Les améliorations apportées à notre système de santé sont visibles à Libreville et dans les capitales provinciales de notre. Nous devons, tout en vaillant à la maintenance des plateaux techniques dans les nouveaux Centres Hospitaliers Universitaires, accentuer nos efforts pour une médecine de proximité dans les zones périurbaines et dans les zones rurales où de nombreux compatriotes n’accèdent pas encore aux soins de santé de qualité.

La santé n’a pas de prix. Nos efforts doivent demeurer constants dans ce domaine avec un accent particulier sur la formation et la spécialisation des personnels. Nous devons par ailleurs améliorer notre système de protection sociale pour le rendre encore plus performant et plus accessible à nos concitoyens. Dans ce sens, nous pouvons nous féliciter de ce que, avec les dernières campagnes d’immatriculation, ce sont désormais plus d’un million de nos compatriotes qui peuvent accéder aux soins de santé grâce à la CNAMGS.

S’agissant du logement, il demeure le sujet sur lequel j’éprouve la plus grande frustration, tant les efforts déployés n’y ont produit que peu de résultats.

En effet, nous n’avons pu réaliser que 10% des objectifs que nous nous étions assignés. Entre 2010 et 2015, ce sont seulement 3762 logements qui ont été construits. Cela reste largement insuffisant au regard des attentes de nos compatriotes.

Cependant, ce chiffre, quoique inférieur à nos engagements, est sept fois supérieur aux 500 logements construits dans notre pays entre 2004 et 2009. Sans tenir compte des 13 000 logements en cours de construction dans tout le pays.

Honorable Députés,

Mesdames et Messieurs,

Mes chers compatriotes,

Comme vous pouvez le constater, la diversification de notre économie est en marche. Nous avons résolument engagé la transformation locale de nos matières premières. Cela est vrai dans le secteur des mines avec la transformation du manganèse à Moanda.

Cette transformation est également en cours dans le secteur forêt-bois où, grâce à la décision prise en 2010, portant interdiction d’exportation de grumes non transformées, nous avons pu multiplier par trois le nombre d’unités de transformation tout autant que le nombre d’emplois créés.

La Zone Economique Spéciale de Nkock, qui abrite désormais des usines de troisième transformation du bois, est le symbole vivant de l’industrialisation et de la diversification de notre économie. Le secteur de l’agriculture a lui également connu la plus grande vague d’investissement de son histoire.

Les plantations de Bitam, de Kango et de Mouila emploient aujourd’hui près de 8 000 de nos compatriotes. Si nos efforts sont maintenus dans ce secteur, nous devrions nous positionner à l’horizon 2020 comme un nouvel acteur agricole de référence en Afrique Subsaharienne.

Déjà, nous sommes le pays qui a abrite la plus vaste plantation de palmiers à huile en Afrique. Cela, dans le respect de nos engagements en matière d’environnement et de développement. Une grande offensive agricole a été menée également avec le programme Graines qui emploie déjà près de 4000 personnes. D’une manière générale, les efforts engagés dans tous les secteurs d’activités, y compris dans le secteur public, ont permis de créer 60 000 emplois entre 2010 et 2014, soit quatre fois plus qu’entre 2005 et 2009. Période au cours de laquelle notre pays n’a créé que 14 000 emplois.





Ces emplois ainsi créés font partis du partage auquel nous nous étions engagés. Ce partage, nous le mettons en œuvre chaque jour à travers la CNAMGS mais aussi à travers la revalorisation des allocations familiale et le soutien aux personnes âgées. Nous l’avons également mis en œuvre par l’adoption d’un nouveau système de rémunération qui a permis d’augmenter de 30% en moyenne, les salaires dans la fonction publique. Alors que le salaire minimum était quant à lui multiplié par deux. Le partage, c’est aussi l’octroi de bourses d’études pour permettre à nos jeunes compatriotes d’acquérir une formation.



Près de quarante-huit mille étudiants ont bénéficié d’une bourse d’étude entre 2010 et 2016 contre Quarante-deux mille entre 2000 et 2009.



Près de 95% des bacheliers sont boursiers de l’Etat gabonais contre 30 à 35 % avant 2009. Mieux, nous avons tout simplement développer le Gabon des services de l’Education, en créant davantage d’établissements d’enseignement supérieurs sur place, et surtout en réinvestissant plus de deux-tiers des 65 milliards de francs cfa réservés au paiement de la bourse quand, dans le passé ces deux tiers étaient investies à l’Etranger pour à peine 30% des étudiants boursiers. Enfin, j’avais pris l’engagement d’améliorer le niveau de nos étudiants boursiers à l’étranger qui, malgré l’octroi d’une bourse, vivaient largement sous le seuil de pauvreté. Ainsi, nous avons multiplié par deux le montant de la bourse dans ces pays avec à la clé une prise en charge intégrale des frais de scolarité et d’assurance maladie.





Dans le secteur de l’éducation toujours, outre les efforts engagés dans l’Enseignement Supérieur, nous avons renforcés les infrastructures scolaires. 13 500 élèves ont ainsi pu être accueillis dans des écoles, grâce à la construction de 300 salles de classes dans le primaire et le secondaire. 25 000 élèves ont vu leurs conditions d’apprentissage améliorées, grâce à la réhabilitation de 23 lycées et CES sur l’ensemble du territoire. Sommes-nous pour autant satisfait ? Avons-nous pour autant le sentiment d’avoir atteint tous nos objectifs ?

Honorables Députés,

Vénérables Sénateurs,

Mesdames et Messieurs,

Nous sommes, en tant qu’élus de la Nation, les représentants du Peuple gabonais. Je le suis en tant que chef de l’Etat, vous l’êtes en tant que Parlementaires. Prenons ensemble le temps de méditer un petit moment et demandons-nous si les gabonais dont nous sommes les représentants, sont entièrement satisfaits de notre action. Au cours des années qui viennent de s’écouler, j’ai eu l’opportunité de parcourir les neuf provinces de notre pays. Je suis allé à la rencontre de nos compatriotes et je les ai écoutés. Partout, ils ont exprimé la fierté d’être gabonais.

Partout, ils m’ont indiqué leur appréciation sur les richesses naturelles de notre pays. Partout, je les ai entendus exprimer leur gratitude sur le fait que le Gabon est un pays libre et en paix. Cependant, ce que j’ai entendu également, ce que j’ai perçu et compris, c’est leur réel désir de voir leurs conditions de vie s’améliorer. Si comme moi, vous vous êtes mis à leur écoute, vous les avez sûrement entendus vous faire part de leurs espérances pour l’avenir, mais aussi de leurs doutes, de leurs difficultés à trouver un emploi, et de leurs frustrations. Les mères que j’ai rencontrées m’ont fait part de l’amour qu’elles portent à leurs enfants, mais aussi des combats qu’elles mènent au quotidien pour les élever. Les pères de famille avec lesquels j’ai discuté, m’ont décrit leur vision d’un Gabon plus prospère.

Mais ils m’ont également exprimés leurs inquiétudes devant un système d’éducation et de formation qui prépare très peu à l’emploi. C’est suite à ces différentes rencontres avec les gabonaises et les gabonais de toutes les conditions sociales que j’ai commandé une étude sur la pauvreté dans notre pays. Je voulais en connaître l’étendu, la localisation et les visages. La commission, dirigée par la Première Dame, a rendu des conclusions implacables que je n’ai pas hésité à rendre public. Je considère en effet que le vrai courage ne consiste pas à fuir la réalité, mais à l’affronter avec détermination. L’étude menée sur la pauvreté nous donne aujourd’hui des outils pour lutter efficacement contre ce phénomène.

Mes chers compatriotes,

L’objectif que je poursuis en tant que Président de la République est d’apporter les changements dont notre pays a Ces changements ont commencé à porter les fruits que je viens de vous présenter dans les grandes lignes. Cependant, nous devons aller encore plus loin. Et je vous le dis, nous irons encore plus loin. Aller plus loin pour autonomiser la femme gabonaise. Aller plus loin pour mettre en place un système d’éducation et de formation qui prépare réellement notre jeunesse à l’emploi. Aller plus loin encore, pour investir massivement, comme cela n’a jamais été fait par le passé, dans les infrastructures et dans le système de formation. S’il plaît à Dieu et si le peuple gabonais m’accorde la faveur de ses suffrages, le septennat qui va s’ouvrir sera consacré à la mobilisation des efforts de la Nation en faveur de l’éducation et de la formation pour l’emploi des jeunes.

Mes chers compatriotes, Au début de cette année, j’ai présenté à la Nation le programme pour « l’Egalité des Chances ». Il s’agit, à travers ce programme, de mettre en œuvre des mécanismes qui permettront d’offrir à chacun la possibilité de se réaliser, en fonction des ses seules capacités et de son seul. Je sens déjà les frémissements d’un comportement nouveau et plus responsable de la part de nos compatriotes qui commencent enfin à embrasser des métiers jusque là négligés. Je sens ce frémissement lorsque je constate que des jeunes compatriotes commencent à s’intéresser au travail de la terre. Je sens ce frémissement lorsque je fais le constat d’une jeunesse qui veut entreprendre et qui veut aspirer à une plus grande participation dans la construction de la Nation. Le programme pour l’Egalité des Chances appellera plus d’efforts pour bannir les discriminations fondées sur le genre, le milieu social, politique, religieux ou ethnique.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Madame le Président du Sénat,

Honorables Députés,

Vénérables Sénateurs,

Mesdames et Messieurs,

Mes chers compatriotes,

Le Gabon a besoin de grands changements. Des changements qui doivent tenir compte de ce que nous sommes, mais également du monde tel qu’il est aujourd’hui. Peu après notre Indépendance, un débat institutionnel a coup notre pays en deux entre d’un côté les partisans engagés d’un régime parlementaire et de l’autre côté, les partisans acharnés d’un régime présidentiel. Les divergences étaient si fortes et si frontales que le pays en a été longtemps secoué, jusqu’au paroxysme qu’a été le coup d’état de 1964.

Tirant les leçons de cette situation, qui faillit faire basculer la jeune Nation Gabonaise, et craignant que le multipartisme ne se transforme en multiethnisme et en tribalisme, nos devanciers ont cru nécessaire de faire passer notre pays par la case du parti unique.

En 1990, nous avons librement choisi d’en sortir et de nous engager résolument sur la voie étroite de la démocratisation. Et, contrairement à certains, qui prétendent nous faire aujourd’hui la leçon, je pense pouvoir affirmer que j’y ai pris une part respectable. L’histoire saura dire, le moment venu, quelle aura été la contribution de chacun.

Honorables Députés,

Vénérables Sénateurs,

Mesdames et Messieurs,

Mes chers compatriotes,

J’ai dit démocratisation et non démocratie, il y a un instant.

Oui, je parle bien de démocratisation au sens d’un processus qui doit nous conduire vers l’idéal démocratique. Car, quoiqu’on dise, la démocratie avec un D majuscule n’existe nulle part Pour autant, sommes-nous déjà trop satisfaits de la qualité de nos Institutions, pour ne pas nous interroger sur la façon dont nous vivons au quotidien les mots Union, Travail, Justice qui fondent notre République ? Je ne le pense pas !



Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Madame le Président du Sénat,

Honorables Députés,

Vénérables Sénateurs,

Mesdames et Messieurs,

Mes propos vous sembleront sans doute bien graves. Mais comment ne pas être grave lorsque l’on voit les torrents de haine que les uns déversent sur les autres. Comment ne pas être grave quant on voit avec quel acharnement certains ont décidé de transformer le débat politique en une guerre totale, en jouant avec des mots explosifs ?

Au nom de quoi, devrions-nous renoncer à la paix qui a toujours été le constituant de notre ADN politique? Je sais. On nous martèle ici et là que le Gabon est en crise. Un peu comme ces pyromanes qui crient « au feu » jusqu’au jour où il finit par éclater. En réalité, une fois de plus, on joue avec les mots. Car en effet, il y a des peuples de par le monde, qui savent ce que veut dire crise. Croyez-moi, le Gabon n’en est pas là ! Et si l’on doit parler de crise au Gabon, cela ne peut être que dans le sens de ce que donnait à ce mot l’Italien Antonio Gramci qui disait fort justement que « la crise, c’est quand le vieux monde se meurt, et que le nouveau monde tarde à apparaitre ».

Le Gabon d’aujourd’hui se trouve bien, en effet, dans cet espace-temps particulier, où le vieux monde n’a pas disparu et où le nouveau tarde à naître. Oui. Nous vivons une situation paradoxale, où nous voulons les changements sans être capables d’accepter leurs contraintes.

Certains voudraient en effet passer la tête dans la fenêtre de demain, tout en ayant les pieds vissés à hier et au confort des privilèges indus. C’est cette tension qui fait crise. C’est cette tension dont nous devons sortir tous ensemble en modernisant notre système institutionnels pour le rendre chaque jour plus démocratique, plus participatif, et plus intégrateur.

Nos Institutions qui ont prouvé leur solidité en 2009 lors de la transition, doivent être encore plus au service du développement de notre pays.

Honorables Députés,

Vénérables Sénateurs,

Mesdames et Messieurs, Depuis que les Gabonais, par leur suffrage, m’ont porté à la magistrature suprême, je n’ai cessé d’appeler à la concertation. Certains y ont répondu, d’autres non. Il y a quelques mois, j’ai remis en scelle le Conseil National de la Démocratie en lui conférant plus de pouvoir qu’il n’en avait à l’issue des Accords de Paris.

Le CND est ainsi devenu le cadre institutionnel de notre dialogue politique. Certains participent à ses travaux, d’autres Certains compatriotes affirment vouloir une remise à plat de notre architecture institutionnelle. Eh bien ! Ils peuvent me compter parmi les partisans de ces réformes nécessaires. Mais, cela ne peut se faire que dans le respect des normes, à commencer par la Constitution. Et, personne ne peut m’y engager à présent car non seulement cela conduirait à violer la Constitution, mais de plus, ceux-là même qui m’y invitent aujourd’hui seront les premiers à me le reprocher demain.

Nous devons donc respecter les échéances constitutionnelles. Ensuite pourrait s’ouvrir à nous, la diversité des possibles pour être à l’écoute de notre peuple dans ses différentes composantes.

Aucun modèle n’est parfait. Et notre Constitution qui ne saurait être une pale copie de tel où tel modèle ayant réussi ailleurs.

Nous devons tirer de notre génie propre des manières d’agir et de faire qui prendrait en compte nos valeurs de civilisation Une vision du monde, qui nous permettrait d’évoluer sans crainte ni honte dans le monde d’aujourd’hui car nous sommes des Bantou. Pour ma part je suis prêt à toutes ces discussions, dans le respect de nos Institutions.

Je suis prêt à discuter de tout, y compris des mandats politiques. Mais cela, comme je viens de le rappeler, dans un cadre légal qui prendrait en compte la participation des jeunes et des femmes.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Madame le Président du Sénat,

Honorables Députés,

Vénérables Sénateurs,

Mesdames et Messieurs,

Mes chers compatriotes,

Nous sommes des Bantous. Des Bantous du 21ème siècle et du3ème millénaire. Nous devons penser le monde et bâtir nos Institutions sur la base de ce que nous sommes et non pas sur la base de ce que les autres attendent que nous soyons.

Nous devons avoir pour fondement les valeurs profondes des peuples Bantous que sont : la Paix, l’Unité et la Solidarité. La vraie question qui se pose à nous n’est pas l’agencement des Institutions, mais comment celles-ci peuvent contribuer à mieux assoir le développement de notre pays.

Comment ces Institutions peuvent contribuer à mieux protéger la famille, à mieux promouvoir la femme, et à offrir aux jeunes plus d’opportunités d’emplois et la place qu’ils méritent, car ce sont les gabonais de demain.

En définitive, ce qui nous importe c’est d’avoir des Institutions au service du Développement de notre pays. Le Gabon est un grand et beau pays.

Le très haut nous a tout donné. A nous de faire notre part pour transformer notre pays et offrir à ses populations la vie et le bonheur qu’elles méritent.

Le Gabon c’est notre pays, c’est notre maison à tous. Ne cassons pas la « maison Gabon », ne brisons pas « maison J’ai parlé de la devise de la République gabonaise, je voudrais à présent rendre hommage à la femme et à la mère qui sont le sceau de la République. Telle une mère nourrit et élève ses enfants, le Gabon notre mère patrie nous a vu naître et grandir.


Le Gabon nous a tout donné. Il est temps pour nous de le lui rendre en nous occupant des populations pour leur bonheur et leur épanouissement.

Vive la République,

Vive le Gabon,

Que Dieu bénisse notre pays.

Mercredi 29 Juin 2016
Gabonlibre.com : News 7J/7
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