C’est un palais de justice quadrillé par les forces de défenses nationales qui a accueilli l’Evêque Mike Jocktane, les militants de l’UNION NATIONALE et le peuple gabonais venus massivement le soutenir.
Dès le début du procès, les avocats de l’Evêque Mike Jocktane demandent la récusation des juges du tribunal devant leurs refus catégorique d’examiner avant les débats l’irrecevabilité de la constitution de la partie civile de l’Etat, repoussant ainsi le procès à une date inconnue. Me Jean-Paul Moumbembé, avocat de la défense justifie cette récusation par la crainte raisonnable de partialité et la suspicion légitime : "on ne peut pas concevoir qu'on soit juge et partie".
Ce procès intervient après les révélations faites dans le livre de Xavier Harel « le scandale des biens mal acquis », sur le financement de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 par Omar Bongo Ondimba dont il était le conseiller. Suite à cette prise de position, et fort de son soutien public à André Mba Obame pendant les élections controversées d’aout 2009 et son adhésion à l’Union Nationale, principal parti d’opposition dissoute en janvier 2011 ; l’Evêque Mike JOCKTANE est désormais la cible physique, médiatique, politique et désormais judiciaire de l’Etat gabonais .
L’Evêque Mike Jocktane est accusé d’avoir participé à une marche populaire du 29 janvier 2011 à Libreville, de destructions de biens publics, de troubles à l’ordre public et de coups et blessures volontaires. Il ne se reconnait dans aucun chef d’accusation :" Le Gabon tout entier sait que je n'étais pas à cette manifestation, si je suis traîné aujourd’hui devant les tribunaux, ce n'est pas pour un crime que j'aurais commis, mais parce que je milite pour un Gabon gagnant ou il fait bon vivre pour tous, mon procès est politique."
L’équipe de presse