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Gabon : À Port-Gentil, foyer de la tension gabonaise

l'info réelle 7J/7 - La Révolution LVDPG le Lundi 7 Septembre 2009 à 09:32 | Lu 727 fois



Gabon : À Port-Gentil, foyer de la tension gabonaise
Un calme précaire semblait revenu, samedi, dans les rues de Port-Gentil, où des centaines de pilleurs ont sévi après l'annonce, jeudi,de l'élection contestée d'Ali Bongo comme nouveau président du Gabon.

Crédits photo : AFP
REPORTAGE - Les émeutes postélectorales ont fait trois morts dans le principal centre économique du pays.

La rue de Grand-Marché, au cœur de Port-Gentil, n'est plus qu'un tas de ruines. Les rideaux de fer éventrés des magasins gisent sur la chaussée, bloquant les rares voitures qui osent s'y aventurer. Des cartons vides, des sacs renversés traînent, vestiges du gigantesque pillage dont a été victime le cœur économique de Port-Gentil dès l'annonce jeudi de l'élection contestée d'Ali Bongo comme nouveau président du Gabon.

Devant les cendres de son petit supermarché, Aymar se lamente. «Ils sont arrivés à cent ou deux cents et ils ont tout volé en quelques minutes. On n'a pu rien faire. Pourtant, nous, on n'a rien à voir avec la politique.» Derrières les carcasses des boutiques, de petits groupes de jeunes s'agitent encore un peu, vite dispersés par le passage incessant des camions de forces de l'ordre.

Dans le ciel un hélicoptère tourne. Des coups de feu sporadiques claquent de temps à autre, signes de la nervosité qui habite toujours la capitale économique du Gabon. Les centaines de soldats et de policiers, envoyés en renfort dimanche matin depuis Libreville semblent pourtant avoir en partie réussi à rétablir le calme. Le jour tout du moins.

À la nuit tombante, les quartiers populaires s'embrasent encore en dépit du couvre-feu strict imposé sur toute la cité : les militaires ont été autorisés à tirer. «C'est une menace. Mais on n'est pas près d'accepter Ali Bongo comme chef d'État. Tout le monde sait qu'il n'a pas gagné, assure Gaël B. On va se battre d'une manière ou d'une autre.» Mais il avoue aussi ne pas trop savoir comment.

La crainte de la répression et les réalités quotidiennes sont là pour brider ses velléités. Port-Gentil, ville enclavée, est coupée du monde. Dimanche, le ministre de l'Intérieur et de la Défense a menacé de requérir «l'état de siège» pour mettre fin aux troubles. Devant l'unique boulangerie ouverte, une longue file de clients aux aguets serpente sous la haute surveillance des dizaines de policiers. «C'est un peu dangereux de venir, mais on n'a pas le choix. Il faut bien trouver à manger», explique Germaine. Cette plantureuse mère de famille, qui patiente depuis trois heures déjà, affirme «prier de tout son cœur pour que le calme revienne».


Rage contre la France

«C'est une très mauvaise situation car les gens se sentent abandonnés», analyse un responsable politique local, qui tient à rester anonyme. «Les émeutiers sont des militants politiques exaspérés par le manque de transparence des élections gabonaises. Mais il y a aussi beaucoup de voyous qui profitent de l'occasion pour casser et voler ainsi que tous les détenus qui se sont échappés jeudi de la prison de la ville», confie-t-il pour expliquer son manque d'influence.

La ville, connue pour son opposition au Parti démocratique gabonais (PDG), le parti au pouvoir fondé par le président défunt Omar Bongo, est réputée rebelle. Mais certains notent aussi un discrédit de la classe politique auprès des habitants pauvres lassés que la richesse pétrolière de la région ne leur profite en rien.

«La pauvreté est tout le problème. L'argent est entièrement capté par une élite», glisse Émile, un Français de Port-Gentil. Comme tous ses compatriotes, l'homme a trouvé refuge depuis quatre jours dans un hôtel de la ville. «On a eu très peur. Jeudi, ils sont venus à une centaine très près de chez moi, devant le siège de Total, armés de machettes et de bâtons en hurlant qu'ils allaient tuer», raconte Jean-Luc Boureau, chef d'entreprise.

La flambée de rage contre la France, accusée de soutenir Ali Bongo, semble un peu retombée. Devant le bâtiment noirci du consulat de France, incendié par les émeutiers, des militaires français veillent. La rue est déserte. La scène fait sourire un puissant commerçant libanais. «Les choses se sont calmées cette fois, seulement les problèmes de fond, la frustration politique demeurent bien présents».

Source : Figaro

Lundi 7 Septembre 2009
La Révolution LVDPG
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