’Ce mépris des autorités à l’encontre des médecins traditionnels est inconcevable’’ s’est confié à notre rédaction la voix chargée de ressentiment, le secrétaire général de l’association nationale des tradipraticiens du Gabon, Jean Bosco Ondo, visiblement déboussolé face à la nullité de visibilité, dans l’organisation au Gabon le 31 août 2010, de la huitième édition de la journée africaine de la médecine traditionnelle.
‘’Le refus des responsables du ministère de la santé de débloquer l’argent pour l’organisation de cette journée, pourrait susciter bien de réactions’’ poursuivait le médecin traditionnel Jean Bosco Ondo, dont l’un des collaborateurs nous a fait part d’une série de manifestations de protestation en cours d’élaboration, et qui comprendrait notamment, l’organisation avant le 31 août, d’un sit in au siège de la représentation locale de l’organisation mondiale de la santé, OMS, dont les agents déconseillent aux tradithepeutes d’emprunter cette voie.
Une colère, notamment nourrie par le retard pris dans l’organisation des activités inscrites en prélude au 31 août 2010, citons entre autre, des conférences débat, des expositions de stands, des consultations gratuites et payantes, outre la journée porte ouverte qu’envisageait d’organiser l’institut de pharmacopée et de médecine traditionnelle, en vue de présenter au public ses missions et son cadre d’intervention dans la promotion de la santé publique.
Après la rédaction en 2003 par les techniciens du ministère gabonais de la santé, des chercheurs, pharmaciens et médecins traditionnels et modernes du projet de texte réglementant au Gabon cette science séculaire, les tradipraticiens réitèrent leur invitation au gouvernement, afin que soit adopté leur code de déontologie, et défini, le fonctionnement du conseil de leur ordre. Les médecins traditionnels demandent également aux autorités une meilleur prise en compte, en érigeant en direction générale, l’actuel service de la médecine traditionnelle, qui selon leurs déclarations est loin de répondre aux nombreuses sollicitudes, en raison de la faiblesse de ses effectifs.