Quel avenir pour les personnels de l’hôpital Paul Igamba ? Ainsi se résume le voyage de Mmes Sylvie Nkogue Mbot, présidente d’Hippocrate, Viviane Maganga, présidente de SYNA-CNSS et Roselyne Revignet, présidente de SYP-CNSS dans la cité pétrolière. Au cours d’une assemblée générale houleuse, les syndicalistes et les personnels ont abordé toutes les questions liées à leur avenir après le désengagement de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) dans la gestion de leur hôpital.
Selon le gouvernement, la fondation Jeanne Ebori et l’hôpital pédiatrique d’Owendo (sud de Libreville) ainsi que Paul Igamba de Port-Gentil brillaient par une mauvaise gestion. « Un gouffre à sous », de l’avis du ministère du Travail qui a commis un audit ayant permis au gouvernement de prendre la décision. Ce désengagement permettra, pense-t-on, laissera les mains libres à la CNSS dont les missions sont très précises.
En effet, le gouvernement a décidé le transfert des trois hôpitaux de la CNSS au ministère de la Santé publique pour compter de 2011. Cette perspective est lourde de conséquences. Le secteur public, c’est une lapalissade, connaît d’énormes problèmes. Depuis de nombreuses années, les hôpitaux placés sous la tutelle sont secoués par des grèves à n’en plus finir. D’ailleurs, un mot d’ordre de grève, lancé il y a peu dans les hôpitaux de Libreville, est suspendu sans que les revendications – le cahier remis aux autorités de tutelle et au Premier ministre en recense près d’une centaine – aient trouvé solution.
Les personnels de l’hôpital Paul Igamba sont plongés dans le désarroi et l’inquiétude. Les plus pessimistes envisagent qu’ils seront mis au chômage. Purement et simplement ! Ils réclament les droits légaux, à savoir les indemnités de services rendus ainsi que d’autres indemnités, l’élaboration d’un plan social prenant en compte les prêts bancaires, la situation des cotisants à la CNSS, etc.
Les personnels ont exprimé leur angoisse d’autant que dans cette affaire ils n’ont rien à dire. Tout est décidé en haut lieu. Dans ces conditions, ils pensent que le pire est à venir.