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GABON-CHANCELLERIE : Lettre ouverte à Ali Bongo Ondimba.

Le site de la Liberté - Source : Mazleck.info le Vendredi 17 Septembre 2010 à 14:22 | Lu 1871 fois

M. Jean-Bedel Moussodou Moudounga, premier juge d’instruction au Tribunal de grande instance de Libreville, écrit au chef de l’Etat, président du Conseil supérieur de la magistrature. L’intéressé fait l’objet d’une mutation en qualité de vice-président du tribunal de Lambaréné décidé lors du dernier Conseil supérieur de la magistrature.



GABON-CHANCELLERIE : Lettre ouverte à Ali Bongo Ondimba.
Extraits d’une correspondante datée du 26 août 2010] « Plusieurs magistrats, naguère mus par une haute idée de la Justice, sont aujourd’hui déçus de n’avoir jamais été récompensés, non pas pour avoir démérité, mais pour avoir simplement manqué de parrain, ce d’autant que les “juges des juges” que sont les avocats qui nous fréquentent et nous observent au quotidien, savent qui est qui parmi nous. [Situation personnelle] Elle se décline sur deux axes : le dossier BEAC et le dossier des fourgons blindés du Trésor public qu’avait géré en son temps le procureur de la République Bosco Alaba Fall.

[Dossier BEAC] Le tribunal de Libreville a été saisi le 19 octobre 2009 par le pôle financier de la police judiciaire qui venait à cette date remettre les résultats de son enquête préliminaire au procureur de la République. Ce dossier, en pareille circonstance, et pour tous les gros et complexes dossiers, est obligé par la loi à saisir immédiatement le premier juge d’instruction pour qu’il ouvre une information […] Ce même jour, j’avais inculpé (mis en examen) le comptable Armand-Brice Ndzamba et son épouse, avant de les maintenir sous main de justice (placé en détention préventive à la prison centrale de Libreville).

Le directeur de la comptabilité, Maurice Moutsinga, qui m’avait été présenté le même jour avait, lui, bénéficié d’une liberté provisoire pour insuffisance de preuves sur les faits qui lui étaient reprochés. En application des subtilités techniques de la loi, j’avais décidé de ne pas accueillir la BEAC comme victime dans la procédure parce qu’elle n’avait pas été à l’origine de la plainte qui avait lancé la procédure au niveau de Libreville […] La BEAC avait dépêché auprès de mon cabinet une dizaine d’experts comptables et judiciaires avec lesquels j’ai travaillé tous les jours, en présence de plusieurs avocats gabonais, jusqu’à la mi-juillet dernier.

Le travail de compréhension des circuits bancaires et des voies de détournements a été si profond que seule une personne présente du début à la fin était capable de saisir la spécificité de cette procédure qui n’est pas un simple vol de sardines ou de téléphone portable.

En même temps que j’obtenais des éléments concrets sur l’implication de Maurice Moutsinga, ce qui justifiait ma décision de l’incarcération en juillet dernier, il s’était également fait jour la nécessité pour moi d’effectuer une visite à Paris et à Yaoundé au sein des services de la BEAC pour faire connaissance avec l’environnement ayant favorisé la commission des faits et interroger un certain nombre de personnes non gabonaises et donc insusceptibles d’être convoquées à Libreville [A l’issue du voyage au Cameroun et en France] j’ai recueilli des éléments que j’estimais être utiles à la manifestation de la vérité. Mais je ne pourrai les exploiter légalement dans la poursuite de la procédure qu’à partir de la rentrée judiciaire, du fait que ma période annuelle de vacances obligatoire est en cours (15 août au 30 septembre).

La loi m’interdit de poser des actes au cours de cette période sinon ils seront frappés de nullité […] Le juge d’instruction est seul comptable de la réussite ou de l’échec de sa procédure. Il ne doit observer que les prescriptions de la loi. Or depuis longtemps, il s’est installé une habitude totalement illégale qui fait que les hauts magistrats, mus par des intérêts inavoués, veulent souvent interférer dans les procédures et dicter aux juges la conduite à tenir [Les juges tombés dans ces travers, cela donne lieu à] la une des journaux [et] ces procédures n’ont jamais abouti (Serge Egninga, Gabon Express, Habib Sylla, FODEX, Fulgence Ossamy, etc*) […] Je n’ai pas failli.

Je suis même en voie de réussir […] Le moment n’était pas venu pour accéder aux demandes de mise en liberté provisoire que les détenus avaient introduites […] Tous ces actes m’ont valu tous les mauvais qualificatifs. Déjà par ma communauté qui m’accusait de ne pas faire “comme les autres” (je vous prie de constater que

* Affaires ayant éclaboussé les cours et tribunaux : Serge Egninga, sauvagement assassiné ; Gabon Express dont l’avion avait fait un crash et de nombreuses victimes ; Habib Sylla, soupçonné de trafic d’influence ; FODEX, banque des PME-PMI dont l’administrateur et ses collaborateurs avaient soustrait des milliards ; Fulgence Ossamy, auteur de la banqueroute de Gabon Télécom.

Maurice Moutsinga et Armand Ndzamba sont de la même communauté que moi) […] Il m’était dès lors promis l’éviction pure et simple en une seule année des fonctions que j’ai assumées avec dignité et abnégation faisant même des émules dans la nouvelle génération de magistrats et recueillant même des félicitations verbales de l’Inspection générale des services judiciaires pour les changements d’approche que j’ai imposés en moins d’un an dans les services de l’instruction composés de dix cabinets. »

[A propos des fourgons blindés. Je suis resté trois ans] substitut du procureur de la République, Bosco Alaba Fall avant de devenir son adjoint deux ans durant […] A ses côtés, nous avons connu le dossier […] dans lequel était impliqué notre compatriote Félix Bongo. Dans toutes les décisions que le parquet avait prises à l’époque, j’étais accusé d’en être la tête pensante, surtout que le procureur Alaba m’avait fait l’honneur de le représenter à Paris aux ministères de la Justice et des Affaires étrangères, puis à la Cour d’appel de Versailles, pour plaider la cause de la justice gabonaise qui, par ma voix, réclamait l’extradition du suspect.

Je ne faisais pourtant qu’obéir à des instructions de ma hiérarchie, mais les magistrats proches des personnes incriminées m’en ont voulu autant qu’au procureur Alaba Fall et avaient déjà profondément prévu de m’envoyer au fin fond du Gabon « où je ne serai plus, selon eux, mis au-devant de la scène ». Cela n’avait pas empêché Mme la Garde des Sceaux de l’époque, Pierrette Ndjouassa, de voir en moi la personne qui pouvait tenir le service de l’instruction et résister aux interventions extérieures dans la procédure. »

[…] « Si mon départ n’est rien d’autre que le résultat d’une conspiration contre l’homme d’équité et d’égalité que j’ai été, il constitue surtout le couronnement des basses manœuvres de ceux qui veulent maintenir la justice en laisse en vous faisant croire qu’ils sont en phase avec votre discours.

La conséquence semée auprès des magistrats lucides et honnêtes qui me connaissent est la conviction qu’ils sauront que l’honnêteté dont j’aurais fait montre depuis mes six ans de carrière n’aura servi à rien, si la “récompense” c’est cette affectation-sanction contre la compétence et la droiture. […] J’avais réussi à convaincre toutes les parties impliquées que la justice gabonaise n’était pas toujours ce qu’on en disait et qu’elle pouvait surprendre agréablement.

J’avais même, suite à une rencontre avec le gouverneur de la BEAC, officiellement transmis à ce dernier une correspondance dans laquelle je lui demandais d’intercéder auprès du Cameroun, du Tchad, de la RCA et du Congo pour la mise à ma disposition des suspects originaires de ces pays. Je me croyais d’ailleurs protégé par le principe de l’inamovibilité du juge, qui empêche aux organes de décision d’affecter un juge sans son avis, surtout dans une circonscription où il traite un dossier extrêmement sensible […] Pour mes détracteurs, cette procédure risquait de me donner une envergure au-dessus de la leur et me prédisposait à des fonctions plus importantes tant les actes que je menais dans cette procédure n’ont jamais été posés par aucun juge gabonais.

La seule solution était donc de m’effacer. La décision, justement prise pour concrétiser cet élan, par la création ex nihilo du poste de vice-président du tribunal de Lambaréné, risque de fragiliser vos engagements sur le plan international, car vos pairs qui doutaient que vous ne puissiez aller jusqu’au bout, ne manqueront pas de se faire interpréter le changement de juge comme la remise en cause de vos déclarations. […] Il n’est pas exclu que les mauvais interprètes croient que vous avez sanctionné un juge qui ne menait pas les choses comme vous le souhaitiez et que vous faites finalement immixtion dans la bonne marche de la justice. Il vous sera difficile de convaincre du contraire si la procédure devrait piétiner. »


Vendredi 17 Septembre 2010
Source : Mazleck.info
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1.Posté par Gabonais le 17/09/2010 15:02 | Alerter
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La droiture, ce n'est pas pour le Gabon.

2.Posté par aliomago le 17/09/2010 16:51 | Alerter
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le gabon est un pays d'exception et non exceptionnelle; mon petit, l'essentiel est que ta conscience ne te reproche de rien; mais dommage, parce qu'une telle équité devrait avoir des conséquences plus qu'inattendues surtout au niveau de cette société où règne une race des méchants, des diablotins qui agissent en toute impunité. Ah mon pays, qu'est-ce qui te vaut ce sort devant l'histoire

3.Posté par Afirikara le 17/09/2010 18:51 | Alerter
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La population gabonaise, les partis politiques de l'opposition gabonaise doivent impérativement réagir en manifestant pour défendre la justice, l'équité et quelques hommes intègres qui ne font que faire leur travail selon leur conscience. Comme nous sommes dans un pays médiocre, car gouverné et géré par des assassains de la conscience, de la volonté, de la vérité, de la compétence et du travail bien fait, il faut que la population et l'opposition réagissent immédiatement pour soutenir ce compatriote qui essaie de faire triompher la vérité et mettre sous les barreaux les criminels civils et économiques C'est en ce moment que nous devons entendre la voie de l'opposition à l'assemblée nationale, au sénat, dans la rue. L'opposition sera d'autant plus crédible qu'elle réagira à toutes formes d'injustice commise par les bourreaux du Gabon:famille Bongo et amis.
Cette famille a fait tomber toutes les entreprise des l'état (SEEG, OPT, OPRAG, AIR GABON, FODEX, BANQUE DE LUXEMBOURG, SOTRAVILLE, etc) en créant des entreprises privées avec les sous détournés, je ne parle même pas des détournements de budget destinés aux infrastructures routières, hotelières, hospitalières, scolaires, etc. Depuis près de 50 ans que cette famille pille au quotidien les biens de tous les Gabonais, je me demande combien il leur faut encore d'argent pour être rassasié? Que va-t-elle faire avec tout cet argent? le patriarche est décédé, combien en a-t-il amené dans son cercueil?Il faut retenir 2 choses:
1) chaque début de quelque chose amorce déja sa fin:il ya un début à tout comme il ya une fin à toute choses matérielles.
2) La vanité des vanités, tout est vanité!

4.Posté par Mezzah le 18/09/2010 13:37 | Alerter
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J'en appelle encore une fois de plus ici à l'armée pour qu'elle prenne ses responsabilités.

Chers militaires, vous sortirez grandis à rétablir l'ordre, à remettre la démocratie en place et envoyer la famille Bongo vivre hors des frontières africaines. Vous ne pouvez pas continuer à soutenir ce qui se passe dans ce petit beau pays.

5.Posté par mouendou le 19/09/2010 13:37 | Alerter
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courage Ta keki.Tu es un dibale.IL ne faut pas t'étonner.Les vieilles habitudes ont la tete dure.Tout ce cette clique des pilleurs,assassins,danseurs,voyageurs,bouffeurs,friands de la chaire fraiche comme ils le disent suivez mon regard;n'ont rien d'autres à s'occuper sinon tourner en rond sans "EMERGER" et pourtant c'est bien leur crédo politico-economico-ecolo industrio-mafio-sexo-vampiro-secto-satano-financier qu'ils claironnent nuit et jour sans sommeil.Mais reste serein mon petit ,la vérité n'a pas de tombe.Elle finit par triompher.Et Dieu te rendra au quituple pour le boulot et la bataile pour le triomphe de la justice au gabon mon beau PAYS.Eux ils ne leur restent qu'a rassembler l'argent ammassé des dizaines d'années durand pour Plaider aupres de DIEU,afin qu'il descende les voir comme ils font avec satan.Malheureusement ils ne pourront jamais.NOUS SOMMES TOUS AVEC TOI TA KEKI.ET LA JUSTICE TRIOMPHERA DE TOUS DOSSIERS MAFIEUX ET MACABRES ENGLOUTIS DEPUIS 1960 JUSQU'A NOS JOURS;

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