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Frédéric Lejeal : « La lettre du continent n’est pas une officine des services secrets français »

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Vendredi 30 Octobre 2015 à 00:00 | Lu 1398 fois

L’invité de la rédaction d’Info241 est cette semaine Frédéric Lejeal, rédacteur en chef de l’intrépide Lettre du Continent, une lettre confidentielle consacrée à l’actualité politique de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Frédéric Lejeal répond aux nombreuses rumeurs qui entourent l’organe de presse qu’il dirige mais aussi des procès qui lui sont souvent intentés. Une interview à bâtons rompus sur un média panafricain aussi secret que mystérieux.



Frédéric Lejeal : « La lettre du continent n’est pas une officine des services secrets français »
► On vous accuse d’être une officine des services secrets français, de la DGSE pour être plus précis. Qu’en dites-vous ?

Frédéric Lejeal : C’est une rumeur qui est consubstantielle à la Lettre du Continent. C’est une rumeur qui court historiquement depuis la création de cette lettre en 1985 pour plusieurs raisons. D’abord, parce que c’est une lettre confidentielle et que les journalistes qui collaborent, à part le rédacteur en chef, avancent masqués. C’est une lettre qui n’affiche aucune de ses sources. Les articles ne sont pas signés et donc les gens s’imaginent qu’on serait les relais d’officines plus ou moins très impliquées en Afrique.

On a l’impression qu’on est alimenté par des espions, par des experts en intelligence économique et qu’on ferait partie de cette mouvance. Ce qui est absolument absurde et totalement faux".

On nous a vus comme les éléments des services secrets Israéliens, Américains, etc. Je dirais que c’est une rumeur qui est persistante. Chez nous, elle est d’autant plus persistante que notre groupe indigo publication qui publie La lettre du continent, a une autre lettre qui s’intitule Intelligence Online qui est anciennement la lettre des renseignements qui a été rachetée par le groupe du Monde.

Et donc si vous voulez, il y a tout un fantasme, toute une fantasmagorie traîne autour de ça. On a l’impression qu’on est alimenté par des espions, par des experts en intelligence économique et qu’on ferait partie de cette mouvance. Ce qui est absolument absurde et totalement faux bien évidement. Le groupe Indigo a été fondé par un ancien journaliste du Monde qui s’appelle Maurice Botbol. C’est l’actionnaire principal de cette société et tout le reste n’est que fausse rumeur.

► Vous avez des informations très précises sur des milieux très secrets, avez-vous des sources introduites dans ces milieux ?

Frédéric Lejeal : Je dirai que nos sources sont essentiellement introduites dans ces milieux. Vous l’avez dit, ce sont des milieux extrêmement secrets donc nos interlocuteurs le sont également. Nous ne fonctionnons pas avec des journalistes qui sont basées localement. Nous n’avons pas de collaborateurs en tant que tel, de collaborateurs réguliers.

Les services de renseignements ne font pas de l’information. Nous nous faisons de l’information."

Nous fonctionnons essentiellement avec des informateurs qui se trouvent être à la fois des diplomates, des gens qui opèrent dans le milieu militaire, dans des milieux stratégiques et qui nous font remonter des informations extrêmement sensibles et extrêmement affûtés de ce qui se passe sur le continent. C’est essentiellement de ces gens-là que nous tirons nos informations.Admettons que ce sont des méthodes assez similaires à celles pratiquées par les services de renseignements, d’où peut-être la confusion…

Non, parce que les services de renseignements ne font pas de l’information. Nous nous faisons de l’information. C’est-à-dire que nous mettons à la disposition d’un public qu’on revendique comme assez élitiste puisque nos publications sont à un tarif d’abonnement assez élevé. Nous mettons ces informations à leur disposition après les avoir recoupés, les avoir vérifiés. Mais, nous nous basons sur des faits tangibles, sur des faits précis et nous ne gardons pas cette information pour je ne sais quel dessein, dessein un peu caché, dessein un peu secret…

►Est-il vrai que vous avez des mécènes cachés ? On a parlé du Quai d’Orsay et de plusieurs autres administrations occidentales. D’où vient l’argent qui fait tourner votre organe de presse ?

Frédéric Lejeal : Alors ça c’est totalement faux, je le réfute catégoriquement ! Cela est aussi est une rumeur permanente. Notre source d’approvisionnement, notre source de financement, elle vient exclusivement, j’insiste bien, de nos lecteurs. Nous avons des abonnements assez élevés 800 euros, 900 euros… Nous avons aussi des portes monnaies électroniques sur notre site Africa intelligence où les lecteurs peuvent acheter leurs articles à la pièce si je puis dire.

Nos publications n’ont aucune publicité et nous revendiquons une indépendance à 100%".

Mais en aucun cas, nous ne recevons d’autres subsides, d’autres formes que ce soit des institutions, que ce soit de gouvernements. Nos publications n’ont aucune publicité et nous revendiquons –c’est un phénomène quand même assez rare dans le milieu de la presse - une indépendance à 100%. Le seul actionnaire, c’est le propriétaire d’Indigo, Maurice Botbol, son fondateur et à ce titre, il est le garant de notre indépendance.

► Vous êtes à l’origine de nombreuses révélations. Dans nos recherches, nous nous sommes rendus compte que vous n’avez jamais été traduit en justice. Notre information est-elle exacte ?

Frédéric Lejeal : Si, si détrompez-vous. Nous avons des procès, je ne dirais pas de manière récurrente heureusement mais nous avons des procès chaque année. Des procès en diffamation qu’on gagne la plupart du temps d’ailleurs. Le dernier en date est un procès qui nous a opposé à Charles Konan Banni, l’ancien gouverneur de la BCEAO où mon prédécesseur Antoine Glaser avait révélé qu’il disposait, plus ou moins de comptes un peu off-shore.

On a eu des procès de Laure Olga Gondjout…"

Donc il nous a attaqué sur cette question et jusqu’à présent il a été débouté de sa démarche. Il a même retiré sa plainte récemment. On a eu d’autres procès en diffamation. Mais en général grâce à un bon avocat que nous avons, on est passé à travers de tout cela. On a eu des procès de Laure Olga Gondjout…Mais comme on est rarement condamnés, on ne voit pas cela dans la Lettre du Continent.

Propos recueillis par Jocksy Ondo Louemba


Vendredi 30 Octobre 2015
Gabonlibre.com : News 7J/7
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12.Posté par Rtg1 le 30/10/2015 18:31 | Alerter
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Congo opposition holds ceremony for killed protesters

Fri Oct 30, 2015 4:45pm GMT

By Philon Severin Bondenga

BRAZZAVILLE (Reuters) - Congo Republic's opposition parties held a remembrance ceremony on Friday for protesters killed during rallies against President Denis Sassou Nguesso's plans to change the constitution and potentially extend his rule.

Seventeen people died, according to the opposition, during nationwide demonstrations on Oct. 20 and 21 against a referendum on changes that would allow the 71-year-old president to run in an election next year.

Government officials said four were killed.

At a ceremony at the headquarters of one of the parties in the capital Brazzaville, opposition spokesman Romain Kifouisia pledged to honour the dead by carrying on with protests against Sassou Nguesso. Several hundred opposition supporters attended the ceremony.

"We promise them that tomorrow we will give their families a Congo that is more united, more sensitive to the problems of society, particularly the youth that Sassou Nguesso leaves in the streets without jobs," he said.

Despite the opposition protests, the referendum went ahead on Oct. 25 with 92 percent of voters backing the changes, according to official results.

The opposition, which had called for a boycott of the vote, rejected both the outcome and the government's turnout figure of 72 percent participation.

A protest march had been planned for Friday, but authorities in Brazzaville issued an order on Thursday renewing a ban on demonstrations.

As a result, the opposition changed its plans, said Guy Brice Parfait Kolelas, a former government minister who was dismissed in August for opposing the plan to change the constitutional and is now a member of the opposition.

"If there were a march they would shoot at us again," said Kolelas, who claimed his house had been surrounded by the presidential guard since Oct. 22 and said security forces had been deployed across Brazzaville to stop any demonstrations.

"We cannot lead our people to the slaughterhouse," he said.

Opposition leaders vowed to continue a strategy of public demonstrations against Sassou Nguesso but did not give dates or details.

Sassou Nguesso ruled the oil-producing Central African nation from 1979 until 1992, when he was defeated in a presidential election. His rule resumed five years later after his forces defeated the then-President Pascal Lissouba in a brief civil war.

(Additional reporting by Emma Farge in Dakar; editing by Andrew Roche)

Le deuil est fini. Le calme avant la tempête ? Wait and see. ;-)

11.Posté par Rtg1 le 30/10/2015 18:27 | Alerter
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« Sassou », maître du Congo jusqu’en 2031 ?
Par Joan Tilouine (Brazzaville)


Le Monde.fr Le 30.10.2015 à 12h23

Internet et certains téléphones coupés, interdiction de manifester, maintien à résidence de figures de l’opposition, déploiement militaire d’ampleur  : Denis Sassou-Nguesso a une fois de plus usé de la force pour faire adopter par référendum une nouvelle Constitution taillée sur mesure.

Selon les résultats officiels, annoncés mardi 27 octobre et contestés par l’opposition, 92,96 % des votants ont approuvé le changement de la Loi fondamentale. Certes, celle-ci modernise la gouvernance et les institutions congolaises. Mais elle permettrait aussi à Denis Sassou-Nguesso, qui cumule déjà trente années au pouvoir, de rester à la tête de l’Etat jusqu’en… 2031, au terme de trois nouveaux mandats si, comme personne n’en doute, il se représente en 2016.

Denis Sassou-Nguesso, l’ex-agent de renseignement devenu général puis président passé par un marxisme tropical et brutal, vient en effet de démontrer sa mainmise absolue sur ce riche pays pétrolier dont près de la moitié des 4,4 millions d’habitants vit sous le seuil de pauvreté. A la tête d’un système clanique et opaque, le pouvoir fait fi de l’exaspération d’une partie de la population.

Sur un continent où les exemples de transitions démocratiques se multiplient, Denis Sassou-Nguesso perpétue donc une tradition d’un autre âge. A l’image de cette région d’Afrique centrale, « la dernière d’Afrique [avec quelques cas comme l’Erythrée, la Gambie, l’Algérie ou le Zimbabwe] où des vieux dictateurs corrompus s’accrochent au pouvoir et malmènent la démocratie », comme l’observe le sénateur congolais Nicéphore Fylla Saint-Eudes.

Dans cette région riche en ressources naturelles et en proie à l’instabilité, les chefs d’Etat s’entraident pour la préservation du pouvoir. Ainsi José Eduardo Dos Santos, 73 ans, qui dirige l’Angola depuis 1979, a soutenu militairement Denis Sassou-Nguesso, et aidé financièrement et diplomatiquement le président burundais, Pierre Nkurunziza, réélu cet été dans un climat de terreur pour un troisième mandat. Au Cameroun, Paul Biya, 82 ans, affiche trente-trois ans de pouvoir, un record égalé par son cadet, le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema.

Instrumentalisation du traumatisme de la guerre

Certains de ces Etats, parmi les plus corrompus de la planète, ont aussi en commun des années de conflits armés qui ont bouleversé la région dans la seconde moitié du XXe siècle. Ce sombre passé est aujourd’hui transformé en atout par ces présidents qui n’hésitent pas à instrumentaliser le traumatisme de la guerre pour justifier la répression et leur maintien au pouvoir.

Quitte, comme Denis Sassou-Nguesso, également médiateur de la crise en République centrafricaine, à adopter une posture de vieux sage garant de la paix et de la stabilité régionale.

Mais les temps ont changé. Désormais, plus de 70 % de la population a moins de 25 ans et n’a connu qu’un seul et unique président. Ces jeunes ont suivi en direct les renversements par la foule de dictateurs d’Afrique du Nord en 2011 et, trois ans plus tard, du président burkinabé Blaise Compaoré, un proche de Denis Sassou-Nguesso.

« Déphasage complet »

« C’est un terrible aveu de faiblesse que de dire “Sans moi, le système s’effondre et la guerre reprendra”, car la longévité au pouvoir est incontestablement un facteur d’instabilité en Afrique, explique un diplomate africain en poste dans la région. Ces pouvoirs d’Afrique centrale, en déphasage complet avec les attentes de leurs peuples et du reste du continent, ne vont pas tenir, même avec des changements de Constitution. Et le pire est à craindre s’ils imposent leurs enfants pour leur succéder. »

Ces tentatives de changements constitutionnels dans la région alimentent le risque de crises politiques, voire militaires. Elles se conjuguent à une pénurie de personnalités politiques capables de succéder à ces dinosaures qui ont écrasé leurs oppositions et asphyxié toute ambition dans leur propre camp.

Non sans une certaine paranoïa, ces chefs d’Etat ne s’entourent plus que des membres de leur famille ou de leur ethnie. Au Congo, en Guinée équatoriale, en Angola, les enfants de présidents ont vu leur influence politique et économique décupler, au point d’incarner le visage de la réussite entrepreneuriale africaine, à l’instar de l’Angolaise Isabelle Dos Santos.

Certains, comme le pétrolier controversé Denis-Christel Sassou-Nguesso, se verraient bien succéder un jour à leur père, comme l’a fait Joseph Kabila qui règne sans gouverner en République démocratique du Congo depuis la mort de son père, Laurent Désiré Kabila, assassiné en 2001.

La « tragédie dynastique », selon les mots d’un diplomate occidental, est également à l’œuvre au Gabon, où Ali Bongo a succédé à son père, Omar Bongo, décédé en 2009, après quarante et un ans à la tête de l’Etat.

Condamnation des Etats-Unis

Le changement constitutionnel au Congo est suivi de près par ses homologues de la région, mais aussi par les partis d’opposition et la société civile. Face aux tergiversations de la France qui a fini par ne pas reconnaître les résultats du référendum, les oppositions et les activistes savent désormais qu’ils peuvent davantage compter sur l’inflexibilité des Etats-Unis qui condamnent sans louvoyer tout changement de Constitution.
Au sein des majorités au pouvoir, comme dans les rangs de l’opposition, reste à penser et préparer l’après, à faire émerger de nouveaux leaders capables d’affronter les héritages de ces vieux chefs d’Etat qui légueront à leurs peuples des institutions fragiles et une gouvernance parmi les plus mauvaises de la planète.

10.Posté par Rtg1 le 30/10/2015 18:22 | Alerter
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Pourquoi je m’engage pour le Congo libre ?

vendredi 30 octobre 2015 - 14H49

Michel Taube Directeur de la publication

Au Congo, ce vendredi 30 octobre, les opposants à Denis Sassou-Nguesso ont annulé la marche prévue en réaction au coup d’Etat « constitutionnel » de dimanche dernier, ce fameux référendum où 97% des Congolais ont refusé d’aller voter pour donner un pouvoir à vie au dictateur. Plutôt que de marcher, ils ont décidé de pleurer et d’honorer leurs morts, tombés sous le joug du pouvoir, pendant la campagne pour le NON au référendum. Dignité et liberté.

A Brazzaville, à Pointe-Noire, la liberté et la démocratie sont en marche. Rien ni surtout personne n’arrêtera ce qui est inscrit dans le sens de l’histoire, le destin de toute l’Afrique et le cœur de l’immense majorité des Africains, surtout des jeunes qui sont nés et ont grandi après les indépendances.

Des Etats comme le Sénégal, le Ghana, l’Afrique du Sud et d’autres ont montré le chemin. La Tunisie a ouvert la voie au monde arabo-musulman en 2011.

Congo : l’heure de vérité

Aujourd’hui, c’est au tour du peuple congolais de réclamer haut et fort son droit à la liberté, à des élections libres et à un développement économique dont profiterait enfin la population.

Le Congo connaîtra-t-il le sort du Burundi où un dictateur impose sa loi, son ordre et sa violence à un peuple aujourd’hui muselé ?

Non, c’est le scénario burkinabé ou tunisien qui est en train de se jouer. Après Ben Ali en 2010, Compaoré en 2014, le tour de Denis Sassou-Nguesso est venu. Le peuple s’apprête à bouter hors de son Palais présidentiel le dictateur ! Demain, dans une semaine, parions dans trois mois au plus tard, le dictateur aura quitté le pouvoir et une transition s’ouvrira sans lui. Sassou n’ira pas au terme de son mandat présidentiel fixé au 14 août 2016 à 23h59 !

Et pourtant, le peuple a affaire à pire que tous les autres dictateurs d’Afrique. Notre mémoire est-elle si courte qu’on oublie que Sassou a été formé à l’école marxiste-léniniste la plus sectaire, qu’il a commis trois coups d’Etat pour se maintenir au pouvoir ? Pas un ! Pas deux ! Trois coups d’Etat ! Le premier le 5 février 1979 en renversant son prédécesseur, le second en n’hésitant pas à provoquer une guerre civile sanglante de 1997 à 2000 qui a interrompu la seule parenthèse démocratique initiée en 1992. Cette guerre civile a causé des milliers de morts (nous avons publié une enquête à ce sujet en juillet dernier). Et le troisième, la semaine dernière, par un pseudo-référendum destiné à modifier pour la neuvième fois la Constitution du 20 janvier 2002 pour lui permettre de rester président à vie.

Mais ce troisième coup d’Etat a échoué car le peuple a dit NON. Le peuple congolais ne s’est pas rendu aux urnes. Le peuple congolais abandonne le pouvoir.

Depuis quelques années, et surtout depuis cette année 2015, deux phénomènes s’encouragent mutuellement : tout d’abord, les forces d’opposition à Sassou se fédèrent, certes sur un programme minimum (le départ du dictateur, la révision de la gouvernance électorale). Ensuite, la société civile se mobilise, elle descend dans la rue, au Congo, à Paris et dans de nombreuses capitales de la diaspora. Des femmes et des hommes de bonne volonté, des citoyens âgés de 40-50 ans, et les plus jeunes aussi, se réveillent et s’engagent, s’organisent à leur tour pour peser sur le destin de leur pays.

Aujourd’hui, les Congolais s’engagent dans une alliance des forces politiques et de la société civile qui donne la création du Conseil National de la Résistance et de la Transition. Un nouveau chapitre de la vie politique congolaise commence.

Les Congolais n’ont plus peur. Et quand la peur a quitté les opprimés, le tyran a ses jours comptés. C’est une règle universelle.

Dans le pays, dans la diaspora. A Paris, les jeunes, trop souvent désœuvrés dans notre beau pays, la France, bouillonnent de vouloir rentrer au pays ! Qu’Air France se prépare à affréter de nouveaux avions sur la ligne Paris –Brazzaville !

Certes, Sassou va manœuvrer, proposer un gouvernement d’union nationale, avancer les élections présidentielles. Mais le fruit est mûr pour que tous les Congolais lui répondent « NON, Dégage Sassou ! ». Tous ceux qui répondraient à ses appels du pied seraient définitivement compromis aux yeux du peuple congolais.

La responsabilité de la France

Paris est la capitale de la diaspora congolaise.

Paris est aussi la résidence secondaire du dictateur Sassou qui était dans la capitale française hier, fort d’ailleurs de ses biens mal acquis…

Les liens entre la France et le Congo, quelle histoire ! En tant que Français, je considère que nous avons une responsabilité particulière et un devoir, je dis bien un devoir, d’aider le Congo libre à se libérer du joug de Sassou.

J’entends bien que c’est à l’Union africaine d’orchestrer la mobilisation de la communauté internationale. J’entends bien que la France se concerte avec l’Union Européenne avant de prendre position. J’entends bien enfin que le rôle de François Hollande n’est pas de faire tomber Sassou… Quoi que, au fond de lui, il le souhaiterait certainement car le dictateur de Brazzaville – Paris pose problème aujourd’hui à la France…

La France a une responsabilité particulière d’agir au Congo. Doit-on le rappeler ? Deux moments de l’Histoire ont rapproché nos deux pays. Pour le meilleur parfois, avec la Conférence de Brazzaville de début 1944 où le général de Gaulle annonce de nouveaux liens entre l’Afrique et la France. Pour le pire ensuite avec l’intervention de la France en 1997 pour soutenir le deuxième coup d’Etat de Sassou.

Alors, nous Français, si nous ne pouvons intervenir directement au Congo (il est vrai que les morts n’y sont pas assez nombreux et visibles), nous pouvons néanmoins filer un coup de pouce au peuple congolais.

Livrer des vivres à un opposant affamé dans Brazzaville, c’est bien. Mais aujourd’hui, il s’agit d’aider à organiser la résistance et la transition. La communauté internationale, à commencer par la France et l’Union africaine, peuvent le faire car, fait nouveau, elle a enfin un interlocuteur crédible et légitime à qui parler et avec qui traiter et travailler : la création ces jours-ci du Conseil National de la Résistance et de la Transition du Congo créé à Paris avec les opposants politiques de Brazzaville, de la diaspora et les acteurs clé de la société civile congolaise, donne enfin un interlocuteur unique à la France et à la communauté internationale pour suppléer à la perte de légitimité du dictateur Sassou, définitive depuis l’échec de son référendum du 25 octobre.

La France a bien reconnu la Coalition nationale syrienne, composée des opposants fréquentables au Président Bachar el Assad, pourtant légitime du point de vue du droit international et des canons diplomatiques.

Le peuple congolais, le Congo libre, représenté par le Conseil National de la Résistance et de la Transition du Congo, a besoin de la France. Telle est la responsabilité des premiers amis du Congo.

L’engagement d’Opinion Internationale

Alors, que ce soit en Tunisie en 2013, en Centrafrique en 2014, aussi dans le combat contre la peine de mort dans le monde dans les années 2000, je tente modestement, quand l’opportunité, les rencontres et les conditions sont réunies, d’apporter une petite pierre aux efforts de sensibilisation de la communauté internationale et de coordination des forces de progrès et d’avenir qui, souvent éclatées ou divisées, savent se rassembler quand la marche de l’Histoire s’accélère et que des personnes attachées à rassembler ce qui est épars savent se reconnaître.

Je suis Français, citoyen du monde, journaliste, éditeur engagé mais indépendant et non partisan. Avec ces étiquettes, cela donne un site d’information, www.opinion-internationale.com, le média des libertés et des cultures, dont le projet est de forger, avec d’autres, l’opinion internationale, au service, parfois, de causes universelles comme celle du Congo aujourd’hui.

Je l’ai dit en Tunisie en 2013 : la révolution tunisienne réussie est de l’importance de la Révolution française et de la chute du Mur de Berlin. Il en sera de même du Congo : si l’un des pires dictateurs africains tombe, alors tous ses confrères ont du sang à se faire.

Comme les volontaires qui partaient en Espagne pendant la guerre civile, comme un Bernard-Henri Levi, philosophe engagé qui se bat pour l’Ukraine et sur d’autres fronts, ce sont ces défis universels, ces rendez-vous particuliers avec l’Histoire, ces moments précieux et si rares d’un peuple qui se soulève qu’Opinion Internationale, dont la devise est « informer pour s’engager », et que son éditeur, bâtisseurs d’idées, souhaitent relayer, expliquer, accompagner et vivre. Tout simplement.

9.Posté par Rtg1 le 30/10/2015 18:12 | Alerter
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Le cynisme des miliciens de Sassou

Hier matin à l’entrée de la résidence de Parfait Kolelas, les résidents du quartier ont assisté en live à une bastonnade d’un adolescent perpétrée par les militaires de la garde présidentielle. Renseignement pris, il s’agit du fils de l’adjudant-chef samba, chef de la garde du SG du MCDDI. Son fils muet de naissance, à l’annonce de l’emprisonnement de son père, s’était spontanément décidé de venir donner à manger à son père. Ne sachant pas parler à cause son handicap, il a été roué de coups, arrêté et transféré au commissariat central.

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Des militaires de la garde présidentielle pilleurs

Vu le climat d’insécurité à Bacongo (quartier la Glacière), certains propriétaires ont quitté leurs appartements en catastrophe. Profitant de l’occasion, certains militaires de la garde présidentielles procèdent actuellement à des pillages.

8.Posté par Rtg1 le 30/10/2015 18:11 | Alerter
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‪#‎Nos_Martyrs‬

Nous venons de terminer la cérémonie de recueillement de nos martyrs .
Reposez en paix

Le peuple Congolais ne va pas vous oublier

7.Posté par Rtg1 le 30/10/2015 18:10 | Alerter
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#Lu_Pour_Vous

La surprise sera grande, j ecris à Hollande sauf que y a pas de connexion internet , qu il passe retirer son frere Denis de ce pays le congo , sinon le reste qui suivra c'est à ces risques et peril.

Mama Pc Makambo

6.Posté par Rtg1 le 30/10/2015 18:07 | Alerter
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Interview de Robert Poaty Pangou (40 minutes) 29/10/2015

Dans cet entretien accordé à congo-liberty.com, Robert Poaty-Pangou (RPP), l'un des initiateurs de la création du Sud Congo, donne son point de vue sur la situation politique au Congo-Brazzaville : Référendum anticonstitutionnel, désobéissance civile et donne les grandes orientation de l'Etat du Sud


5.Posté par Rtg1 le 30/10/2015 18:04 | Alerter
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(CONGO-BRAZZAVILLE) Sud-Congo : Formation d'un Gouvernement Provisoire de Transition
30 OCTOBRE 2015 | PAR JECMAUS


COUP D’ETAT CONSTITUTIONNEL AU CONGO DU DICTATEUR DENIS SASSOU

Formation d’un Gouvernement Provisoire de Transition


« Pour éviter les massacres des populations du Sud Congo et pour les protéger d’un nouveau génocide, contraint par l’intransigeance du dictateur Sassou,

j’ai usé du droit inaliénable de l’Etat du Sud Congo de jure qui siège aux Nations Unies et conformément à la Requête déposée aux Nations Unies le 20 Avril 2014, d’informer le Secrétaire Général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-moon de la formation d’un Gouvernement Provisoire de Transition ; de même,

j’ai donné instruction à mes Conseils d’ester en justice contre la Sté TOTAL SA pour que les redevances du Congo soient versées dans un compte séquestre jusqu’à ce que la situation revienne sous contrôle pour la sauvegarde des vies et des biens pour la sécurité des populations des Cinq Terres du sud du Congo »

(Modeste BOUKADIA, Paris 29 octobre 2015).

4.Posté par Rtg1 le 30/10/2015 18:00 | Alerter
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Congo: l'opposition annule ses marches de contestation

Par RFI - 30/10/2015

Ces hommes politiques avaient annoncés mercredi 28 octobre 2015, leurs sorties dans les rues pour contester les résultats du référendum


L'opposition avait convoqué des marches "pacifiques" ce vendredi pour contester les résultats du référendum constitutionnel. Selon les résultats des autorités congolaises, le "oui" l'avait emporté à 92,96%, avec un taux de participation de 72,44%.

« Il n’y aura pas de marche, la journée d’aujourd’hui est consacrée au recueillement », a déclaré Paul-Marie Mpouélé, coordonnateur du Frocad, l’une des deux coalitions d’opposition ayant appelé mercredi « le peuple congolais épris de liberté à descendre dans la rue » ce vendredi 30 octobre.

En fin de matinée, environ 300 personnes participaient à Brazzaville à un hommage aux victimes des violences survenues le 20 octobrependant la campagne référendaire. Selon l’opposition, ces heurts ont provoqué la mort d’une vingtaine de personnes. Ce rassemblement avait lieu au siège de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), premier parti de l’opposition au Parlement et l’un des piliers du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad).

Marche également annulée à Pointe-Noire

« En dehors de cette cérémonie de recueillement […] il n’y pas d’autre cérémonie ou marche dans le pays », a ajouté Paul-Marie Mpouélé. Même situation à Pointe-Noire, où des responsables de l’opposition ont indiqué sans plus de commentaires que la tenue d’une marche de contestation dans cette ville avait été jugée inopportune.

Mercredi, le Frocad et l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) avaient pourtant appelé dans un communiqué commun à « une marche patriotique et pacifique » dans tout le pays vendredi pour contester les résultats du référendum, [i « dénoncer […] la tricherie érigée en système de gouvernement et barrer la route à l’escroquerie et à la dictature »].

Washington « déçu »

Selon les autorités, le projet de constitution permettant notamment à Denis Sassou Nguesso de briguer un nouveau mandat en 2016 avait été adopté à 92,26% à l’issue du référendum du dimanche 25 octobre. Un scrutin officiellement marqué par un taux de participation de 72,44%. Sans surprise, l’opposition avait rejeté ces résultats, également dénoncé par Washington.

« Les États-Unis sont déçus par le processus gravement entaché ayant abouti au récent référendum sur une nouvelle constitution en République du Congo », avait fait savoir Washington, dans un communiqué mercredi 28 octobre. La France avait également mis en doute le taux de participation. «Les conditions dans lesquelles ce référendum a été préparé et organisé ne permettent pas d’en apprécier le résultat, notamment en terme de participation», a ainsi jugé l’Élysée.

3.Posté par Rtg1 le 30/10/2015 17:53 | Alerter
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Paulin Makaya échappe à la mort

Paulin Makaya a échappé à un enlèvement perpétré à son domicile par la police politique. Contacté par RFI sur cette affaire grave, le porte-parole de la Police, Mounkala Tchoumou a refusé de répondre.

Nous apprenons aussi que plusieurs cadres du MCDDI, de la CADD et de l'UPADS sont victimes d'enlèvement et de menace intense à Brazzaville et à Pointe-Noire.

Allez y comprendre, une campagne de purge et d'élimination des opposants a été lancée au Congo.

Quoi qu'ils fassent, la gouvernance par la terreur a toujours échoué dans l'Histoire du Congo.

Les jours du régime de Mpila sont comptés.

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Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Gabonlibre.com . Si votrese veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

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Gabon : communiqué de presse de la CONASYSED

0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...