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France: M. Ayrault, décalé face à l'histoire et face aux exigences démocratiques en Afrique centrale et au Gabon.

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Samedi 1 Octobre 2016 à 13:39 | Lu 3810 fois



Nous répondons à M. le ministre des Affaires étrangères, Jean -Marc Ayrault :

M. Ping a gagné l'élection présidentielle. Il a été demandé par l'Union européenne, par la France et par les Etats Unis un recomptage des bureaux de vote dans la province du Haut Ogooué, qui a été refusé par le régime qui savait que sa fraude serait découverte.

Sur demande de la communauté internationale, et bien que nous savions que la Cour constitutionnelle était adossée aux intérêts du clan Bongo, un recours a été déposé, et comme attendu, les résultats ont été défavorables au respect du suffrage démocratique et a validé le putsch électoral.
Des massacres ont été commis par les forces armées du régime. On compte au minimum 50 morts.. Une enquête internationale est en cours à notre demande avec constitution de parties civiles par les avocats de M. Ping auprès de la Cour pénale internationale et non pas à la demande du régime gabonais en place. Il est donc faux qu'une certaine presse fasse croire que la démarche vienne de la part de M. Bongo, comme si les partisans de M. Ping s'étaient entretués entre eux après leur victoire électorale. C'est d'ailleurs tout l'objet de la journée de deuil du 6 octobre 2016, demandée par le Président élu de la République gabonaise.

Nous avons participé au deuil des Français lors des différents attentats de l'année 2015. Nous attendons de la France qu'elle ne banalise les crimes commis par le régime de M. Bongo après sa défaite aux élections présidentielles. Le temps où l'on doit entériner les dictatures au pouvoir est fini. Les générations ne l'accepteront pas. On en peut encenser les révolutions de jasmin au maghreb, et vouloir le maintien des dictatures illégitimes en Afrique noire.

Il en résulte que nous ne reconnaissons aucune « victoire » de M. Bongo, qui reste accroché au pouvoir malgré sa défaite et veut s'imposer par la force. Nous ne participerons à aucun dialogue sous la contrainte militaire ou armée de la part d'un pouvoir illégitime. La seule négociation possible se portera sur les conditions de départ du Gabon de M. Bongo.

Nous demandons qu'une force militaire internationale sous mandat de l'ONU procède à l'arrestation de M. Bongo et de son clan, comme ce fut le cas avec M. Gbagbo lorsque cette communauté internationale estimait qu'il ne respectait pas la démocratie dans son pays, la Côte d'Ivoire. La même situation se présente au Gabon depuis le non respect du vote du 27 août 2016.

Nous regrettons que le Gouvernement français ait exprimé une telle position alors que la forfaiture, la violation des droits démocratiques, et les crimes de M. Bongo viennent à peine de se dérouler sous les yeux de l'ensemble des pays membres de l'Union européenne, qui les ont dénoncés, sous ceux des pays composant les Nations Unies, et sous les yeux des Etats Unis, qui ont fait de même.
Une chose est simple et claire: Jean Ping est le Président de la République gabonaise.

NOUS RESISTERONS!

Mengue M'Eyaà

Porte-parole de Jean Ping,
en charge des Affaires étrangères,
de la Communication
du Président élu de la République gabonaise,

Conseillère spéciale de Guy Nzouba Ndama,

Présidente du conseil exécutif du mouvement Civique du Gabon,

Présidente du Mouvement Civique des Femmes.

Voilà les déclarations de Jean- Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères concernant le Gabon.

En effet, à trois reprises, M. Ayrault a répondu aux questions des journalistes, ou, comme à Sciences po Paris, à celles d'étudiants.

1 – Europe 1 – 29 septembre 2016

Toute dernière question à propos d’une autre élection présidentielle, Ali Bongo qui a été investi pour un deuxième mandat. Il y a de lourds soupçons de fraude. Est-il Ali Bongo un président légitime aujourd’hui ?
Il y a la Cour constitutionnelle gabonaise qui s’est prononcée, il y a eu des recours, c’est ce que nous avions recommandé ; il restetoujours un doute. Maintenant il faut une solution politique de réconciliation, et c’est ce que la France redit et répètera encore.

Mais c’est un interlocuteur légitime aujourd’hui ?

Il est investi, il est installé, la France a été représentée par son Ambassadeur, vous avez vu qu’il y a une certaine retenue après cette élection ; et en même temps ce que nous voulons c’est pas la déstabilisation du Gabon ; et pour ça il y a besoin que l’Union africaine, qui a commencé à le faire, joue son rôle pour encourager Bongo à chercher une politique de rassemblement parce que je pense que c’est l’intérêt du Gabon mais c’est aussi l’intérêt de toute l’Afrique.

2- Gabon - Q&R - Extrait du point de presse du 21 septembre 2016

Q - Vous aviez indiqué être sans nouvelles d’une dizaine de ressortissants français arrêtés au Gabon. Où en êtes-vous
aujourd’hui ?
R - La mobilisation des autorités françaises, et en particulier de notre ambassade, a permis de préciser la situation de nos compatriotes qui avaient été placés en détention. Nos efforts se poursuivent s’agissant de l’un d’entre eux, dont la situation doit encore être clarifiée.
La France reste attentive à la situation de ses compatriotes, en faveur desquels elle souhaite exercer la protection consulaire prévue par la convention de Vienne et notamment le droit de visite.
Nous sommes mobilisés et réitérons notre appel aux autorités gabonaises afin d’obtenir leur pleine coopération dans ce domaine.

3 - Conférence – Scienses Po Paris :

Nous avons par ailleurs appelé au dialogue alors qu'il y avait des doutes. Il en reste encore, mais maintenant, un président a été proclamé élu selon la décision de la Cour constitutionnelle.
L'Union européenne avait des observateurs, et on a pu constater que ce n'était pas parfait. Ce que nous encourageons à présent, c'est le dialogue politique pour la suite de l'Histoire du Gabon.
Nous faisons confiance à l'Union africaine. J'ai parlé de l'Europe, mais l'Afrique s'est également organisée, elle a créé des organisations régionales, pour l'Afrique de l'Ouest et pour l'ensemble de ce continent. L'Union africaine est extrêmement importante, elle joue et jouera un rôle de plus en plus important dans la régulation des conflits, dans la régulation des situations de crise, et il y en a beaucoup.

Samedi 1 Octobre 2016
Gabonlibre.com : News 7J/7
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