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France : Discours du Président en exercice du front du 20/01/2016

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Jeudi 11 Février 2016 à 00:00 | Lu 1904 fois



« LA DÉSINTÉGRATION DE LA DICTATURE » pour DESTITUER L’IMPOSTEUR

Intervention du Pr Pierre André KOMBILA, président en exercice du FRONT UNI DE L’OPPOSITION lors de la conférence politique de la CAPPO du 20/01/2016 à Paris.

De passage sur Paris pour assister à la conférence des cardiologues européens dont il en est un imminent membre, le président du FRONT a accepté de répondre à l’invitation de la coordination des Associations et Partis Politiques de l’Opposition en Europe (CAPPO) afin de s’entretenir avec les gabonaises et gabonais de la diaspora de Paris et de France.
Nombreux auront été les sujets abordés, le Président du FRONT, tout en appelant au rassemblement de toutes les forces vives du changement, il a salué le travail de la CAPPO et de son triptyque : destitution – transition – élection auquel y adhèrent le FRONT et ses membres signataires.


Le Président du FRONT a brillamment évoqué lors de son exposé, les moyens de la « Désintégration de la dictature » Bongo PDG par le biais de la lutte dite : « lutte non violente » issue des travaux de recherche de Gene Sharp, politologue américain.


Pour l’invité de la CAPPO du 20/01/2016, cette « Désintégration de la dictature » passe par la mobilisation des populations, des institutions, de l’armée et de la société civile. Tout le monde doit jouer son rôle et apporter sa pierre à l’édifice du Gabon nouveau auquel tous nous aspirons dixit le Pr P.A KOMBILA


Pour parvenir à l’alternance véritable, une élection au Gabon doit exclure la chaine organisationnelle actuelle : le Ministère de l’Intérieur PDG, la Commission électorale PDG et la Cours Constitutionnelle PDG.
Le candidat Ali Bongo Ondimba est irrégulier de par son état civil et illégitime de par le processus qui l’a conduit frauduleusement à la présidence de la république en 2009 par conséquent, il doit être Destitué !


Le président du FRONT a appelé de tous ses vœux au rassemblement des forces vives de l’opposition à ne pas sombrer dans la précipitation. Et de résumer son propos par une citation lourde de sens : « la lumière du passé doit éclairer l’obscurité de l’avenir : LA LUMIÈRE c’est ce que les Bongo ont fait lors des scrutins précédents, L’OBSCURITÉ c’est le scrutin à venir » en face de certains connus de 2009 et 2016 : que doit être notre comportement ? Question à laquelle le FRONT et CAPPO nous invitent tous à y répondre.

Coordination des Associations et Partis Politiques de l’Opposition en Europe (CAPPO), le FRONT de la diaspora pour le changement et l’alternance.
Ouvert à tous les gabonais politiquement engagés, les structures associatifs et personnalités politiques, le changement c’est maintenant avec l’Identité Solidaire de la #CAPPO
Nous écrire : cappo.europe@yahoo.com


Coordination CAPPO Europe


Vidéo : Cliquez ici

Jeudi 11 Février 2016
Gabonlibre.com : News 7J/7
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12.Posté par Rtg1 le 14/02/2016 04:54 | Alerter
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A la lumière de ce qui s'est passer en 2009 et vu les soutient du chef de l'état sortant qui s'évapore chaque jour d'avantage. Les élection se joueront dans 4 provinces Estuaire, Woleu-Ntem, Ogooué Maritime et Ngounié.

Les principaux ténor (Caciques) des 3 autres provinces Ogooué-Ivindo, Ogooué-Lolo et le Haut-Ogooué soutenant le future ex-chef d'état du bout des lèvres sont les grandes énigmes...

L'élection 2016 est très ouverte pour une alternance propre... ;-)

11.Posté par Rtg1 le 14/02/2016 04:42 | Alerter
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Techniques de fraudes électorales et failles du nouveau
code électoral du Burundi


Bujumbura Octobre 2009

Par Léonard NYANGOMA Président du parti CNDD

La suite ci-dessous :

10.Posté par Rtg1 le 14/02/2016 04:40 | Alerter
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Gabon : Requete de Madame Yvette Ngwèvilo Rékangalt candidat indépendant aux élections présidentielles

le Mercredi 23 Septembre 2009 à 14:05

Yvette Ngwèvilo Rékangalt

Candidat Indépendant à l’Election Présidentielle anticipée du 30 août 2009
Tel : 06 22 78 28 / E mail : ngwevilo2009@yahoo.fr
BP : 459 Libreville –GABON

A
Madame le Président
de la Cour Constitutionnelle
Libreville –GABON

Libreville, le 18 septembre 2009

Objet : REQUETE AUX FINS D’ANNULATION DE L’ELECTION DE MONSIEUR BONGO ONDIMBA ALI, CANDIDAT DU PARTI DÉMOCRATIQUE GABONAIS, A L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 30 AOUT 2009, AU GABON

Madame le Président,

En ma qualité de candidat à l’élection présidentielle du dimanche 30 août 2009, je viens, par la présente, Vous prier qu’il plaise bien à la Cour Constitutionnelle de bien vouloir procéder à l’annulation de l’élection du candidat Ali Bongo Ondimba pour plusieurs motifs.

A) LA LISTE ELECTORALE

Au delà de toutes récriminations, le taux d’abstention de plus de 55% à cette élection-ci est curieux et témoigne à mes yeux de la preuve manifeste de l’impréparation organisée du scrutin du 30 août 2009 où très peu de province semble avoir trop correctement rempli leur devoir citoyen en allant voter à 100%, mais sans signer la liste d’émargement et sans apposer la trace indélébile.

La liste électorale qui n’a permis qu’à moins de la moitié de la population de voter est le premier maillon d’une longue chaine.

Si la démocratie et le Consensus placent l’origine du pouvoir politique dans la volonté collective, majoritairement exprimée, des citoyens, force est aussi d’admettre que la démocratie repose sur la liberté et l’égalité des citoyens.

Pour cette élection 2009, les citoyens gabonais ont plutôt vu leur liberté retirée à plus de la moitié d’entre eux.

Le fort engouement reconnu par le Ministre de l’Intérieur dans sa déclaration du mois de juillet 2009, à mi-parcours de la confection des listes additives, n’est pas traduit dans l’expression du vote.

Nous le savons tous, le volume d’inscrits, bien que dénoncé par les citoyens n’a pas fait reculer le Gouvernement pour reprendre décemment, les inscriptions sur les listes électorales. 41, 73% de voix de 44% de la population concernée, ou 44% de la population n’expriment certainement pas une majorité, ni dans la participation à ce scrutin ni dans l’expression du vote.

Dès lors, on ne saurait maintenir le qualificatif démocratique à notre République.

Mieux, au nom de la démocratie, on ne saurait valider une telle élection.

De plus, après les électeurs et les candidats, la Cour Constitutionnelle doit pouvoir constater la curieuse disparition de près de 6 000 électeurs de la liste électorale.

En effet, le mardi 18 Août 2009, la liste qui présentait 813 013 inscrits, remise par le Ministère de l’Intérieur à la Commission Electorale Nationale Autonome Permanente (CENAP), celle de la CENAP transmise, du 15 août 2009, dans le document portant Centres et Bureaux de vote au Gabon et à Etranger qui totalise 811 116 électeurs et le procès-verbal centralisant les résultats électoraux qui ne recense plus que 807 402 électeurs inscrits, jettent un trouble à élucider.

La difficulté d’être en mesure de savoir quel sort le Ministère de l’Intérieur qui organise les élections a réservé à ces 6000 électeurs ou à qui il les a attribués, laisse libre cour à la Cour Constitutionnelle, de retenir la cause péremptoire comme motif d’annulation de l’élection, tel que prévue par les dispositions de l’article 128 du code électoral.

B) LA VIOLENCE

Les violences qui ont eu lieu dans les bureaux de vote et alentours de ceux-ci à Libreville, où mon représentant a été giflé et humilié publiquement, par un policier en uniforme (Initiales portées par ledit policier LT : M.S. Martin), au motif qu’il présentait un mandat non visé par la Commission Electorale Nationale Autonome Permanente et, à l’Ambassade du Gabon à Paris consécutives aux tentatives de fraude de toutes sortes constatées sur place, auront indubitablement entaché le scrutin en ce centre de vote.

L’élection au centre de vote de Paris, aura jeté l’opprobre sur l’image que doit véhiculer le Gabon hors de ses frontières.

Et effectivement, les procès verbaux de constat et d’audition qui en font état sans équivoque, confortent la véracité du compte rendu de mon représentant.

Le vote de Paris (France) sera annulé en vertu des dispositions de l’article 129 du code électoral.

A propos du visa par la Commission Electorale Nationale Autonome Permanente, des mandats, délivrés par candidats, cette disposition nouvelle, au demeurant sans fondement, est à l’origine des nombreux disfonctionnement intervenus pour la représentation des candidats dans les bureaux de vote. Le nombre de bureaux où seul le PDG était représenté doit être connu.

C) L’ACHAT DE CONSCIENCE PAR LA DISTRIBUTION DE SOMMES DARGENT

C’est l’article 129 alinéa 3 du Code électoral qui classe la distribution de sommes d’argent parmi les causes d’annulation de l’élection dès lors qu’elle aura largement pesé sur le vote des électeurs.

Aussi, force est de reconnaître que la décision d’inscrire hâtivement au tableau d’avancement tous les soldats jusqu’au grade de sergent prise par le Ministère de la Défense et de distribuer une somme de 75 000 F CFA à chaque soldat au sein de tous les corps d’armées du pays (et aucun billet de banque particulier détenu par ceux-là ne pouvant témoigner du contraire), moins d’une semaine avant le vote campagne montre à l’évidence :

- l’achat de conscience d’électeurs en uniforme ;
- et l’utilisation des moyens de l’Etat pour les besoins de la propagande électorale.

D) PROPAGANDE DES AUTORITES ADMINISTRATIVES

Toujours sur l’utilisation des moyens de l’Etat pour les besoins de la propagande électorale, je cite la participation à la propagande électorale, par des déclarations écrites ou verbales, des autorités administratives en fonction ayant abusé de leur qualité en prenant des positions partisanes en marge de la neutralité qu’exige leur fonction, et qui entache d’irrégularité le scrutin.

En effet, Madame le Maire de la Commune d’0wendo, sans réserve et en sa qualité d’autorité administrative décentralisée, a fait le tour complet de sa circonscription administrative, mettant à contribution les chefs de quartier, pour demander aux populations de voter pour son candidat, le candidat du PDG dont l’élection est contestée.

Le dimanche 16 août 2009, le film complet de sa tournée a été diffusé sur les antennes de la RTG 1 au journal de 20 heures.

Le Directeur général adjoint du CHL en a fait autant, le 18 août 2009 en allant faire des dons de trousseaux aux femmes en couche à la maternité de cette structure hospitalière. Le journal télévisé de la RTG 2 de ce mardi là en avait fait un large écho.

L’ampleur et l’accumulation de ces attitudes répétées auront, d’une manière déterminante faussé le résultat du scrutin au sens des dispositions de l’article 129 du Code électoral.

La Cour Constitutionnelle doit, en conséquence, avoir un devoir de pédagogie électorale de par sa décision pour dire, en définitive dans ce pays qui se veut de droit, comment peut-on voter en toute sérénité.

L’article 21/3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1848, réaffirmée par la constitution du Gabon reconnaît formellement le principe d’honnêteté des élections. La cour doit y veiller.

Elle prononcera l’annulation totale ou partielle de l’élection du 30 août 2009 qui proclamait comme élu le candidat du PDG, Ali Bongo Ondimba.

E)VIOLATION DES CONDITIONS ET DES FORMALITES LEGALES ET REGLEMENTAIRES

C’est l’article 130 du Code électoral qui prévoit qu’ « En cas d’inobservation des conditions et des formalités prescrites par les lois et règlements, la Cour Constitutionnelle […] apprécie librement si le vice constaté est de nature à entraîner l’annulation des élections. »
En l’espèce, la Cour Constitutionnelle constatera que le scrutin du 30 août 2009 a été émaillé d’innombrables violations de dispositions tant législatives que réglementaires. Il s’agit :

- du défaut d’égalité dans la distribution du temps d’antenne ou plutôt de l’absence de distribution du temps d’antenne ;
- des urnes pirates ;
- du vote des mineurs ;
- des urnes non scellées ;
- de l’encre non indélébile.

1) Sur le défaut d’égalité des citoyens dans la répartition du temps d’antenne

L’article 52 de la loi n° 12/2001 du 12 décembre 2001 portant Code de la Communication dispose :

« Conformément aux dispositions de l’article 34 de la loi organique n° 14/91 du 24 mars 1992, le Conseil National de la Communication répartit le temps d’antenne de manière égale entre les différents partis politiques ou les candidats selon les modalités qu’il fixe en temps utile ».

Or, il est constant que tout au long de la campagne, les médias publics que sont les deux chaînes de télévisions RTG1 et RTG2 et leurs radios correspondantes ont presque totalement été confisquées par le seul candidat du PDG.

Il convient de souligner que le Conseil National de la Communication n’a d’ailleurs rien trouvé à redire à cela. Au mépris des dispositions législatives sus indiquées qui prescrivent le pluralisme d’opinion ainsi que l’accès équitable des partis politiques et associations aux médias publics.

La Cour Constitutionnelle tirera toutes les conséquences de droit qui s’imposent devant pareil mépris de la volonté du peuple.

I- Au titre de la nullité du procès-verbal de centralisation des résultats

Que la Cour Constitutionnelle constate que le procès-verbal n° 009238/CENAP/Cab-P-P du 03 septembre 2009 qui a centralisé les résultats de l’élection présidentielle du 30 août 2009 n’a pas été signé par tous les membres du bureau de la Commission Electorale Nationale Autonome Permanente.

La Cour Constitutionnelle prononcera, la nullité dudit procès-verbal.

Elle constatera, que le procès-verbal de centralisation, prétendument établi sur la base des procès-verbaux des bureaux de vote, contenait d’innombrables irrégularités, comme :

- incohérence sur le nombre d’électeurs inscrits sur la liste électorale annoncés par le Ministre de l’Intérieur ;
- contradiction entre le nombre d’électeurs obtenus des procès-verbaux des états-majors politiques et ceux annoncés par la CENAP ;
- dans plusieurs départements du Haut-Ogooué (G2), de l’Ogooué Ivindo (Batouala) etc… où, par le refus de la CENAP de viser mes mandats, mes représentants ont été interdits des bureaux de vote, (avec près de 3000 électeurs par département) le nombre d’inscrits est égal aux suffrages exprimés.

Malgré tout, ma qualité de candidat indépendant, ayant foi en l’Assemblée Plénière de la CENAP qui devait procéder au recomptage de l’ensemble des procès-verbaux de base demande que cette opération reprenne sous votre contrôle puisque la Cour Constitutionnelle statue obligatoirement sur la régularité des élections présidentielles dont elle proclame les résultats, et l’article 121 du code électoral prévoit que la Cour Constitutionnelle statue sur les réclamations afférentes aux élections présidentielles.

L’objectif poursuivi est d’imposer le respect de la loi à tous ceux qui ont la nationalité gabonaise ou vivent sur le sol gabonais. Le scrutin doit être transparent et sincère. Aussi, si les propos du Président de la Commission Electorale Nationale Autonome Permanente, si tant est qu’il soit habilité à organiser ce scrutin, celle-ci ne serait chargée que de centraliser et de compiler les résultats, les dispositions de l’article 85 de la loi organique sur la Cour Constitutionnelle combinées avec celles de l’article 37 alinéa 4 du règlement de procédure du 10 novembre 2006 indiquent que pour le jugement des affaires qui lui sont soumises, la Cour Constitutionnelle a compétence pour connaître de toute question et exception posée à l’occasion de la requête.

F)FRAUDES MANIFESTES

G1- DANS LA PROVINCE DE L’ESTUAIRE


A LIBREVILLE

Au troisième arrondissement, à l’Ecole pilote du centre, le constat de l’absence des émargements sur la liste d’émargement est fait avec en prime le fait qu’au centre de vote du Carrefour Hassan, il y a sur la liste 17 empreintes digitales pour 195 votants.

Cela signifie tout simplement que le nombre de votants est en réalité inférieur au nombre d’enveloppes trouvées dans l’urne.

Au premier arrondissement, à l’Ecole publique de Louis, il y a moins de votants que d’enveloppes dans l’urne.

A OWENDO

Deux procès verbaux différents pour un même bureau de vote, c’est ce que je suis amené à constater dans les centres de vote de la SNI 1 et 2, respectivement aux bureaux numéro 05 et
04.

AU CAP ESTERIAS

Dans tous les centres de vote, on note l’absence totale de listes d’émargement.
L’on ne saurait ainsi identifier donc qui sont les électeurs qui ont effectivement voté.

G2- DANS LA PROVINCE DU HAUT-OGOOUE

C’est le cas le plus patent de la fraude massive.
En effet, dans cette province, presque dans tous les bureaux de vote on a observé l’absence de listes d’émargements, ou lorsqu’elles existaient, elles n’étaient pas signées, estampillées des empreintes digitales des électeurs.

A MOANDA

- dans la commune, et même dans le département de la LEBOMBI, il n’existe point de liste d’émargement, et aucune signature du représentant de l’opposition n’est apposée sur les procès verbaux. C’est le cas des centre vote de : Alliance, Cité cadre, Cité Octra, Commercial, Douane, Ecole catholique OnkalaLéyima, Jardin d’enfant Comilog, Jardin d’enfant Onkéré, Lycée Technique, Mont Moanda, Moukagnissi, Montagne sainte …
- Des bureaux de vote où aucun procès verbal n’était signé ni des représentants de la majorité, ni des représentants de l’opposition ; c’est le cas des centres de vote de l’Ecole communale, Ecole catholique, Belle vue, Moanda plaine, Ecole protestante.

A LEKONI LEKORI (Akieni)

- Dans tous les centres de vote les suffrages semblent avoir été exprimés à 100 % pour le candidat PDG et la Cour Constitutionnelle remarquera là aussi qu’il n’existe aucune liste d’émargement au sens stricte de la loi.
- Quand cette liste d’émargement existe et qu’elle est signée, les signatures sont identiques, c’est-à-dire faites par le même électeur.

Ce constat est fait sur les 13 bureaux de vote de cette circonscription électorale : (Kassiélé 1 et 2, Kakoumbou, Otala, Ndoua, Onguia, Okouya, Entsaga, Obegue, Ndoua Palmeraie, Bounou, Oss-Kama, Obia 1.

La Cour Constitutionnelle se convaincra en définitive également que si le suffrage exprimé ne l’aura été que pour le seul candidat PDG, c’est la preuve irréfutable qu’il n’y avait aucun représentant des autres candidats et que, comme il a été dénoncé, ces représentants ont été refoulés des bureaux de vote.

En ce cas il n’ y a pas eu vote au sens de la loi.

A FRANCEVILLE

• Au centre de DJAKA, on remarque qu’il y a 167 votants pour 226 émargements.
• Au centre de Mvouna, Ecole publique Dzamiti, c’est 328 émargements déjà non conformes pour 403 votants tandis qu’au bureau n° 2, on trouve 228 émargements pour 203 votants.
• A Montagne Sainte, il existe les mêmes irrégularités sur les deux bureaux.
• Au Bureau de vote de Yené 2 : Le procès verbal de ce bureau révèle un vote où plusieurs candidats ont le même suffrage (117 voix), mais avec un pourcentage non identique. Il s’agit manifestement d’un vote nul.
• Dans le deuxième arrondissement, la Cour Constitutionnelle constatera qu’au bureau numéro 1 d’Ongali 2 Ecole publique d’Ombélé, il n’existe que 4 empreintes digitales pour 429 votants ; la liste d’émargements ne comporte aucune signature.
• Dans le bureau de Ngou Ngoulou les listes d’émargement ne comportent aucune empreinte digitale. Il n’y a rien que des croix ou des mentions « ok » en guise de signature pour les 204 votants de ce bureau de Ngou Ngoulou.
• Le bureau de vote Ekouma de 5 électeurs dont le nombre d’inscrits est de 292 dont les votants sont au nombre de 288 et le taux de participation de 99% rentre dans le même registre.

A l’examen des procès verbaux, de Aboumi, Agnili, Akiéni, Bayi, Bongoville, Djouori La Mpassa, Léconi, Les Plateaux, Bricolo, La Djoué, Ngouoni, Lekabi Lewolo,Sebé Bricolo, et même Okondja et Lekoni Lekori force est pour la Cour de constater les mêmes irrégularités pour ces circonscriptions électorales

G3- DANS LA PROVINCE DU MOYEN OGOOUE
DEPARTEMENT OGOOUE ET LACS / AVAL


Les centres de vote suivants n’avaient pas de listes d’émargements, de sorte qu’il apparaît juridiquement impossible de soutenir la tenue d’un scrutin régulier. C’est le cas de :

- Aschouka, Benguié 2, Benguié 4, Gravier, Mitonet, Nengue Ntogolo, Ntyantaga, Ngomo, Iguendja, Weliga 1, Wéliga 2, Nzoghe Mbang,Ompomouana, ¨Pointe Elise,
- d’un procès verbal unique pour deux bureaux à Paris-Bifoun, où le même constat est enregistré (1- absence de liste d’émargement), il apparaît surtout l’existence d’un procès verbal unique pour deux bureaux de vote et enfin (3) les urnes ne sont pas numérotées.

DANS LES DEPARTEMENTS DE L’OGOOUE ET LACS / OGOOUE NGOUNIE / AMONT / BIWENI DIALA / LACS SUD

A Akoumlam, Belle vue 1, Bindo Village, Bordeaux, Chantier Charbonnier, Issangui, Lezinda, Massassike, Makouké Huilerie, Massika 1 et 2, Mimongo, Mvah-Man, Nombedouma, Oguewa, Ngosso, Nzamata, Nzamakessile.

Le même constat d’absence d’urnes numérotées et de liste d’émargements est à relever.

G4- DANS LA PROVINCE DE LA NGOUNIE

Dans les départements de l’Ogoulou-canton Omba ; Ogoulou Mimongo ; Dola ; Douya Onoye ; Louetsi Bibaka ; Boumilouetsi ; Douigny dans les centres de vote ci-après, plusieurs irrégularités ont été constatés, notamment les numéros des urnes dans certains bureaux de vote qui ne correspondent pas aux codifications recommandées notamment à Epamboa, Ebando, Etava, Kandapie, Mossigue, mais également les centres de vote de Rebe, Mbigou, Dibwangui, Mbégamamba Ecole publique, Moukimbi Ecole catholique, Mnono, Moukouagni, Moukolko Mbala, Ngabala, Mokabe, Dougassou, Ndzindzi, Ecole publique Mitsandza, Ecole Leyonga, Dikoka, Boundi 1 et 2, Igouma 2, Nombakele, Moutassou, Koumbanou, Douya, Mougali, Moukoko 1 et 2, Boulembo, Eteke 1 et 2 Yeno…

G5- DANS LA PROVINCE DE LA NYANGA
A TCHIBANGA, MOABI, NDINDI, BOUIGNI


Dans tous ces centres de vote, on ne trouve aucune liste d’émargement sur les quatorze (14) bureaux de vote, encore moins une quelconque empreinte digitale d’électeur pouvant permettre de vérifier et certifier qu’il y a eu véritablement vote.

G6- DANS LA PROVINCE DE L’OGOOUE IVINDO

La Cour Constitutionnelle constatera facilement que les urnes étaient soient non codifiées pour certaines soient mal codifiées pour d’autres ;

(1) qu’il n’ y avait pas de liste d’émargements, (2) on note plusieurs visas identiques ; ou (3) que les émargements dans certains bureaux de vote étaient supérieurs au nombre de votants.

C’est le cas dans la Zadié dans les 20 centres de vote.

La Cour Constitutionnelle constatera, par exemple, qu’au bureau de Mbembézale il y a 236 émargements pour 132 votants, le tout avec le paraphe en « P.O » du chef de quartier.

Batouala : 160 émargements pour 200 votants, soit 4 à émargements absents ;
Djibo Mayeka 95 émargements pour 76 votants soit 19 émargements sans électeurs correspondant ;

Paris Bouyon : 45 émargements pour 169 votants, signant avec une croix soit 124 personnes ayant oublié d’émarger dans le même bureau.

Ikeibocaboca : 99 émargements pour 75 votants soit 24 émargements sans électeur correspondant;

Héanzo : 104 émargements pour 82 votants 22 émargements sans électeur ;
Mekouma : 85 émargements pour 135 votants, avec visas identiques soit 50 électeurs n’ayant pas émargé

Balimba : 63 émargements pour 49 votants 14 émargements sans électeurs ;
CES : 187 émargements pour 166 votants, soit 21émargements sans électeurs.

La situation de Booué et Mékambo s’avère identique. Au regard des dispositions de l’article 128 du code électoral, le nombre d’enveloppes dans l’urne étant supérieur au nombre de votants, de manière injustifiée détermine la cause d’annulation péremptoire.

G7- DANS LA PROVINCE DE L’OGOOUE LOLO

Dans les communes de Koulamoutou et de Lastoursville, dans les départements de la Lolo Bouenguidi, de Mulundu et Lassio Sebé, apparaissent toujours un nombre d’enveloppes dans l’urne supérieur au nombre de votants, cette même cause d’annulation péremptoire.
Les urnes non codifiées ou mal codifiées, l’absence d’émargement ou les signatures identiques, l’absence d’empreintes digitales, le nombre d’émargements supérieurs au nombre de votants laissent croire à un bourrage volontaire des urnes.

Ce motif est bel et bien sanctionné par les dispositions de l’article 128 du code électoral susvisé.

La Cour Constitutionnelle est invitée à porter une attention toute particulière en examinant, la régularité des élections dans cette circonscription électorale.

La Cour Constitutionnelle aura donc à constater que de première part, la Commission Electorale Nationale Autonome Permanente n’a pas la capacité juridique pour organiser l’élection présidentielle , celle-ci est frappée en conséquence de nullité et de seconde part, si par extraordinaire le premier argument est balayé et je ne vois pas comment, qu’au regard, également de ce qui précède, en application des dispositions de l’article 46 du Règlement de procédure, et après avoir prononcé la nullité du procès verbal de centralisation des résultats électoraux n° 009238/CENAP/Cab-P-P du 03 septembre 2009, d’ordonner une instruction portant recomptage des voix de tous les bureaux de vote.

G)EMPECHEMENT

Aux termes de l’article 129 du Code électoral, l’empêchement entachant d’irrégularité l’élection peut entraîner son annulation s’il est reconnu par la juridiction compétente qu’il a faussé le résultat du scrutin d’une manière déterminante pour l’élection des candidats.

A Bongoville, la Cour Constitutionnelle constatera que les représentants, assesseurs et autres vice-Président de l’opposition et représentant d’un candidat indépendant malgré les dispositions initialement prises, ont été purement et simplement chassés de tous les bureaux de vote, parfois même en présence de militaires ou par les militaires ou policiers (cas du Bureau de vote du Carrefour Hassan/Libreville).

C’est ce que démontre l’audition par huissier de justice, le 1er septembre 2009, de Monsieur Mandja Max, citoyen gabonais.

Le Candidat Bongo Ondimba Ali ayant obtenu des scores de 100% des voix des 100% d’électeurs inscrits et votant, dans ladite localité, la Cour Constitutionnelle n’aura certainement là aucun mal pour sanctionner ces violations flagrantes.

H)ORGANISATION DES ELECTIONS EN DEHORS DES CIRCONSCRIPTIONS, DES SECTIONS ELECTORALES, DEFINIES PAR LA LOI ET DES LIEUX AUTRES QUE LES BUREAUX DE VOTE REGULIERS

Les résultats communiqués par Monsieur le Ministre de l’Intérieur, pour l’élection du 30 août 2009 informent l’opinion gabonaise et internationale que les opérations de vote ont eu lieu à Beyrouth au Liban alors même que, le Gabon, depuis deux ans au moins, n’a ni ambassade, ni consulat dans ce pays. Le vote qui s’est ainsi déroulé pour plus de 2500 électeurs, en ces lieux, est irrégulier en ce qu’il s’est tenu en dehors des circonscriptions électorales définies par la loi. Ces 2500 voix sont hors la loi !

La CENAP a transmis, le 15 août 2009, aux candidats un document portant Centres et Bureaux de vote au Gabon et à Etranger qui totalise 2 816 bureaux de vote et 811 116 électeurs.

Les quatorze (19) bureaux d’Angola (1) du Benin (2) du Cameroun (2) du Congo Brazzaville (2) d’Egypte (1) d’Ethiopie (1) du Canada (2) d’Arabie Saoudite (1) de Belgique (1) d’Espagne (4) du Niger (1) et du Nigeria (1) dont on n’a aucune information tandis que ceux du Japon et de Chine qui ne figurent pas au nombre de ces bureaux arrêtés par la CENAP ont, eux été lus.

Le scrutin sera annulé dans ces circonscriptions électorales. C’est ce qui résulte des dispositions de l’article 128 du code électorale s’agissant des causes péremptoire d’annulation.

I)DEFAUT D’ISOLOIR

L’article 95, alinéa 3 du Code électoral a beau prescrire que le vote est secret et que l’usage de l’isoloir est obligatoire, le vote aura tout de même eu lieu dans plusieurs bureaux sans cette disposition de confort, nécessaire.

Tel a été le cas du bureau n°1 du Centre de Lémengué, dans la Haute Lombo (l’Ogooué-Lolo) où les populations n’ont pas du recevoir à temps cette injonction.

Le défaut d’isoloir est une autre cause péremptoire d’annulation de l’élection au terme de l’article 128 du Code électoral.

La Cour Constitutionnelle saura certainement tenir compte de cette illégalité.

J)LES URNES PIRATES

Il faut entendre par urnes pirates les urnes qui ne sont pas identifiables parce que n’ayant pas de code ou dont le code ne répond pas à la codification définie par la Commission Electorale Nationale Autonome Permanente.

Ces urnes peuvent avoir été substituées à d’autres préalablement arrangées avec des procès-verbaux aux résultats trafiqués, sinon comment expliquer leur présence en nombre aussi flagrant ?

Province de l’Ogooué-Lolo, département de Mulundu, Canton Lassio Sebé

- Centre de vote de Bambidie CEB, bureau de vote n° 1 : l’urne n’est pas codifiée. Elle porte simplement le n° 7 ;
- Centre de vote de Ndambi, bureau n° 1. l’urne n’est pas codifiée. Elle porte simplement le n° 22 ;
- Centre de Moubidou Mouyabi, bureau n° 1, urne n° 6 ;
- Centre Cora Wood Ngamendje, n° 1, urne n° 15 ;
- Centre de Mekouka, bureau n° 1, urne n° 1 ;
- Centre de Mambelo Liyodia, bureau n° 1, urne n° 8.

Province de la Ngounié, Département de l’Ogoulou, Canton Omba

- Centre de vote d’Ebando, bureau n° 1, urne n° 25 ;
- Centre de vote de Etava, bureau de vote n° 1, urne n° 24 ;
- Centre de vote de Mossigue, bureau de vote n° 1, urne n° 9 ;
- Centre de vote de Epamboa, bureau n° 1, urne n° 18 ;
- Centre de vote de Kanda Pie, bureau n° 1, urne n° 12 ;

Dakar au Sénégal

- l’urne du bureau n° 2 n’était pas numérotée alors que l’urne du bureau n° 3 portait le n° 11050107.

2) Sur le vote des mineurs

Alors que le Code électoral, en son article 25 fixe à 18 ans révolus, l’âge requis pour être électeur, certains citoyens peu scrupuleux –c’est le moins que l’on puisse dire – n’ont pas hésité à sacrifier des mineurs.

Tel a été le cas :

- Au Liban, plus précisément à Beyrouth, le n° 137 nommée NASSER FATIMA, serait née le 15 août1997 (12 ans) ainsi que l’atteste la fiche d’émargement ;
- au bureau n° 1 du centre de vote de Lémengue, Haute Lombo, dans l’Ogooué-Lolo, le procès-verbal mentionne le vote de plusieurs mineurs avec les pièces d’identité de leurs parents.

Il revient, une fois de plus à la Cour Constitutionnelle de statuer sur ces nouvelles irrégularités.

3) Sur les urnes non scellées

Ici, la référence est bien l’article 77 du Code électoral qui dispose qu’après avoir été présentée vide de toute enveloppe par le Président du bureau de vote aux autres membres et aux représentants des candidats, l’urne doit être « refermée à l’aide de deux serrures dont les clés restent, l’une entre les mains du président du bureau, l’autre, entre les mains de l’assesseur le plus âgé ».

Au titre des irrégularités constatées dans bien des bureaux de vote, la Cour Constitutionnelle est mise en situation de constater que des urnes non scellées ont circulé.

4) Sur le défaut d’encre indélébile

Il convient, enfin, de souligner la qualité de l’encre mise à disposition par les organisateurs du scrutin sur l’ensemble du territoire national. Dans le 4e Bureau de vote du Lycée d’Etat de l’Estuaire où j’ai voté, le représentant de la Commission Electorale Nationale Autonome Permanente m’a fait constater que l’encre n’était pas indélébile.

Au regard de tout ce qui précède, la Cour Constitutionnelle constatera que les irrégularités et les réclamations portent souvent sur plus de la moitié des localités et certaines fois sur toute l’étendue du territoire national. Les irrégularités sont trop flagrantes et nombreuses.

En conséquence, il lui est demandé, sans préjudice pour la nullité du procès verbal de centralisation des résultats électoraux n° 009238/CENAP/Cab-P-P du 03 septembre 2009, d’ordonner purement et simplement la reprise du scrutin en le faisant précéder de :

- la convocation correcte du collège électoral ;
- la publication de la loi ratifiant l’Ordonnance de création de la Commission Electorale

Nationale Autonome Permanente ;

- le recensement de la population réelle du Gabon, déterminant ainsi de manière transparente et donc non équivoque la liste électorale, circonscription par circonscription ;
- faire constater l’incapacité notoire de ce gouvernement à organiser seul un scrutin sans violation de la Constitution, des lois et règlements et de la conscience des électeurs gabonais.

La décision attendue de la Cour Constitutionnelle, pour sauver la République et l’Etat de droit, contient l’espoir que le Gabon n’a pas besoin d’homme fort mais d’institutions fortes.

C’est le dernier recours pour sauvegarder, devant la Constitution, les communautés nationale et internationale, notre sursaut d’orgueil national et la dignité de tout un peuple, le peuple gabonais.

Je vous prie d’agréer, Madame le Président, l’expression de ma haute considération.

Yvette NGWEVILO RÉKANGAL

9.Posté par Rtg1 le 14/02/2016 03:27 | Alerter
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Répression dans le Gabon de Bongo (fils)

jeudi 10 septembre 2009

Alors que les autorités continuent de brandir le bilan officiel de 3 morts durant les trois nuits d’émeutes qui ont suivi l’annonce à Port Gentil des résultats de l’élection présidentielle du 30 août, le président du Rassemblement national des bûcherons (RNB), Pierre André Kombila, a tenu une conférence de presse le 8 septembre au siège de son parti sis au rond-point de la Démocratie, pour dénoncer un bilan bien plus lourd d’au moins 15 morts.

Aligné derrière Pierre Mamboundou (UPG, opposition) au sein de l’Alliance pour le changement et la restauration (ACR), monsieur Kombila a dressé le bilan de son enquête dans les hôpitaux et les morgues de la capitale économique, où l’ACR avait obtenu une large majorité le 30 août dernier.

A l’hôpital de Ntchengue, au Sud de la ville, « il y avait 15 corps », affirme l’ancien ministre, alors qu’« il nous reste à voir celle de l’hôpital Paul Igamba » a-t-il précisé.

D’après ses entretiens avec les témoins des scènes de violences, « il y a eu plusieurs dizaines de morts à Port-Gentil », ajoute monsieur Kombila.

Rapportant une rumeur qui court dans la cité portuaire, le président du RNB colporte que « l’armée prend les corps et les jette en mer en hélicoptère ». Il a demandé l’ouverture d’une « enquête internationale » pour établir un bilan réel des pertes humaines à Port-Gentil.

« Il n’y a aucune preuve », rétorque sur la chaîne nationale le porte-parole du gouvernement, René Ndemezo’o Obiang, martelant qu’« à notre connaissance aujourd’hui il n’y a eu que trois morts. Si l’opposition parle de plusieurs morts, il faut qu’elle en apporte les preuves ».

« Il y a eu trois morts, décédés à la suite des cambriolages. Il y a un qui s’est coupé les veines sur une vitre, un autre qui est tombé sous le calibre 12 d’un commerçant qui défendait sa boutique, et le troisième c’est dans les mêmes circonstances », affirmait le 6 septembre dernier le Premier ministre Paul Biyoghe Mba.

Même démenti au sujet des personnes interpellées dans le cadre des émeutes. Alors que le ministre de l’Intérieur chargé de la Défense nationale, Jean François Ndongou, annonçait une soixantaine d’arrestations, le député du RNB affirme qu’il y aurait « 311 détenus, dont une vingtaine de femmes ».

Le bilan sur les violences post-électorales qui ont frappé la capitale économique, bastion de l’opposition, les trois nuits qui ont suivi l’annonce officielle des résultats, reste flou avec de nombreuses voix qui s’élèvent contre les chiffres et les versions officielles.

« Le nombre de morts occasionné par la répression de l’armée est bien plus élevé que ne veut bien le dire le pouvoir », déclarait le 7 septembre dernier le Front de refus du coup de force électoral, rassemblant 15 candidats.

« De ce que je sais, il y a eu au moins neuf morts (…) mais ils ne veulent pas le dire », rapportait également RFI, de sources hospitalières.

Cardiologue émérite, Pierre André Kombila est bien connu du milieu médical gabonais. Il a été chef du service cardiologie du Centre hospitalier de Libreville (CHL) puis directeur de la Santé au ministère de la Santé publique avant son entrée au gouvernement.

La capitale pétrolière du Gabon, petite ville aux allures coloniales avec son secteur européen et ses quartiers "indigènes" séparés par un boulevard, a des allures de cité fantôme.

"D’un côté, la ville qui bouge, de l’autre la ville qui souffre", résume un Gabonais. Entre révolte politique et pillage crapuleux, les violences ont abouti à la mise à sac de près de la moitié de Port-Gentil.

Frondeuse, la cité qui a voté massivement pour l’opposant Pierre Mamboundou à la présidentielle du 30 août n’admet pas la victoire d’Ali Bongo. "Ali tricheur", proclament des graffitis à côté d’affiches électorales lacérées du fils Bongo. D’autres slogans reflètent une autre croyance fortement enracinée ici : le nouveau président ne serait pas "réellement Gabonais" mais il aurait été adopté, après sa naissance au Nigeria. Une fable, selon l’intéressé.

COUPÉE DU MONDE

A la fureur ambiante, à la peur engendrée par une violente répression, s’ajoute désormais une autre calamité, la faim. L’état de siège n’a pas été décrété, mais la deuxième ville du Gabon n’en est pas loin de facto. Dépourvue de toute liaison routière avec le reste du pays, elle est coupée du monde depuis la fermeture de son aéroport pour cause de troubles.

Dimanche matin, une vedette rapide en provenance de Libreville, premier service commercial depuis le début des émeutes, a débarqué quelques familles et des journalistes sur un quai presque désert, démentant les rumeurs d’un exode massif de la population.

Les commerces d’alimentation, la plupart aux mains d’étrangers, ont été pris pour cibles. Certaines rues du quartier populaire de Grand Village ne sont plus que des alignements de baraques démolies. "Les Libanais ont été visés systématiquement. Puis est venu le tour des Africains de l’Ouest, explique un habitant. Aujourd’hui, il est difficile de trouver un grain de riz." La pénurie touche aussi le carburant, les cartes téléphoniques. Les prix des produits de base ont décuplé.

Sur dix boulangeries de la ville, deux seulement ont rouvert dimanche. La première est signalée par une interminable file d’attente placée sous la surveillance de militaires cagoulés. L’accès à la seconde est filtré par les gendarmes. "Tu as cassé, tu ne boufferas pas", dit s’être vu opposer un jeune en quête de pain.

"Ils veulent nous punir d’avoir voté pour le changement", analyse André Moukagni, premier adjoint au maire et responsable local de l’Union du peuple gabonais (UPG), le parti de Pierre Mamboundou. "Le pouvoir tabasse les gens la nuit, il ne fait rien pour rétablir l’approvisionnement", observe un autre habitant.

Les émeutes ont débuté le 3 septembre, peu avant l’annonce de la victoire d’Ali Bongo, au moment où s’est répandue la nouvelle des coups reçus par les leaders de l’opposition lors d’une manifestation à Libreville. Les violences qui ont suivi n’ont étonné personne. L’opposition, incapable de donner un contenu politique à la révolte des jeunes, avait, dans ses meetings de campagne, popularisé un mot d’ordre simple : "Si Ali passe, on gaspille [on casse]."

Le premier réflexe des émeutiers a été de prendre d’assaut la prison. Puis, ils ont attaqué un commissariat pour y dérober des armes. Depuis lors, trois cents détenus et quelques armes à feu sont dans la nature. La nuit, défiant le couvre-feu, de petits groupes d’émeutiers – 600 jeunes au total, selon le ministre de l’intérieur – érigent des barricades et pillent. "Les autorités ont laissé faire pendant deux jours. Sans doute ne sont-elles pas mécontentes que le désordre s’installe dans la ville de M. Mamboundou", persifle un Français.

Mais la décision de Total de transférer vers Libreville les familles de ses salariés et la mise en sécurité d’autres employés sur des navires, en mer, a inquiété le régime et l’a incité à reprendre la situation en mains. Chacun garde ici la mémoire des émeutes dramatiques de 1990. La production pétrolière avait été stoppée, une mesure inadmissible pour un régime entièrement dépendant de cette manne.

"VOLEZ ! PILLEZ : LE NOUVEAU PRÉSIDENT VA REMBOURSER !"

Dimanche, le ministre de l’intérieur, Jean-François Ndongou, s’est déplacé à Port-Gentil afin de réaffirmer l’autorité de l’Etat, menaçant d’instaurer l’état de siège si les violences se poursuivaient. "Nous n’allons pas offrir des denrées. Mais nous n’avons pas l’intention d’affamer la population", a-t-il ajouté.

Les violences, si elles ont un aspect crapuleux évident, ne se sont pas exercées au hasard. Tout ce qui symbolise le régime Bongo et ses relations avec la France a été visé. Depuis les supérettes Cécado, dont est actionnaire un dignitaire local du clan Bongo, jusqu’au consulat de France et aux installations de Total-Gabon (salle polyvalente, stations-service), une société dont Pascaline Bongo, sœur d’Ali, est vice-présidente.

Dans cette ville besogneuse et délaissée par les autorités – elle attend depuis vingt-cinq ans le pont qui la relierait à Libreville –, la débauche de moyens déployés par la campagne électorale d’Ali Bongo a exacerbé la colère. Outre les classiques T-shirts, le candidat du pouvoir distribuait des téléphones portables, des clés USB, des stylos et des lampes torche à son effigie.

"L’étalage de ces richesses acquises avec l’argent du contribuable a été insupportable, explique un cadre gabonais. D’autant qu’au même moment, les manifestations de l’opposition étaient systématiquement interdites. Les gens se sont dit que tout allait continuer comme avant."

En inondant ses partisans de cadeaux et en promettant de transformer Port-Gentil en "petit Dubaï", Ali Bongo ne savait pas qu’il inspirerait l’un des cris de ralliement des émeutiers : "Volez ! Pillez sans vous arrêter : le nouveau président va rembourser !"

La révolte de 2009 donnera-t-elle lieu à la révolution en 2016.. ? ;-)

8.Posté par Rtg1 le 14/02/2016 03:12 | Alerter
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Gabon: l’Impérialisme français a repris le haut du pavé en déniant au peuple la démocratie.

10 Septembre 2009


Déclaration de l’ACTUS-prpe contre le hold-up électoral au Gabon et soutien à la lutte du Peuple.

l’ACTUS-prpe exprime au préalable sa compension aux familles des victimes de la répression policière. Notre Parti adresse sa solidarité militante au peuple frère du Gabon dans sa légitime lutte contre toute forme de dictature afin d’instaurer une véritable démocratie et indépendance nationale.

Le peuple gabonais mais aussi les africains qui aspirent à la démocratie en luttant pour la fin des dictatures ont reçu un coup de massue le jeudi 3 septembre 2009. La proclamation tardive des résultats de l’élection présidentielle après de multiples tractations obscures, octroie la victoire au fils du Président défunt Omar Bongo Odimba: Mr. Ali Bongo Odimba, ex-ministre de la Défense recueille 41,73% de voix tandis que les deux adversaires majoritaires comptabilisent respectivement 25, 88% pour André Mba Obame et 25,22% en faveur de Pierre Mamboundou.

Après 42 ans de pouvoir sans partage et sans discontinuité du Président Omar Bongo Odimba, Doyen des Chefs d’Etat, imposé militairement aux Gabonais par l’impérialisme français, le Peuple s’était mobilisé pour tourner enfin la page de la « dynastie Bongo ». Cependant, hélas la Françafrique dont l’ex Président était le patriarche en Afrique, ne l’entend pas de cette oreille : tous les moyens ont été mobilisés pour usurper la victoire du Peuple en imposant le candidat Ali Bongo Odimba, garant de la continuité et de la domination coloniale de la France sur ce riche pays africain. .

La prétendue élection présidentielle «démocratique» au Gabon n’a été qu’un véritable hold-up, un coup d’état électoral… selon la majorité du Peuple gabonais qui a exprimé massivement sa colère en s’attaquant au symbole de la France et ses intérêts représentés par de nombreuses entreprises françaises dont Bouygues, Bolloré,Areva,Total, BNP, Rougier, Eramet,Veolia, Crédit lyonnais, Axa…

Sur une population d’environ 1.331.138 habitants, la Françafrique a amplifié le corps électoral à 820.000 électeurs afin de s’assurer la victoire par le bourrage des urnes. Ce chiffre qui est contraire aux normes généralement admises en démocratie n’a suscité aucune observation du Gouvernement français, partie prenante dans cette mascarade d’élection présidentielle. Au Gabon l’âge requis pour voter est de 21 ans et selon les statistiques démographiques, environ 40% de la population a moins de 21 ans. La machine à frauder de la Françafrique a inventé un corps électoral qui défit toute logique humaine. Ce fait sera confirmé plus tard par Mr. Antoine Glaser Directeur de la publication, La Lettre du Continent.

Ce dernier affirma dans une interview à BBC le 5 septembre 2009 ces cruelles vérités : « Tout le monde savait qu’Ali Bongo allait passer de gré ou de Force. Il se prépare depuis 1986. Il avait été déjà à Matignon annoncé à l’époque à Jacques Chirac qu’il voulait succéder à son père et en fait depuis 10 ans Ministre de la défense. Il veut absolument être Président en succédant à son père »

Le Candidat Ali Bongo Odimba au pouvoir dispose de l’appareil d’état, contrôle la Commission Electorale Nationale autonome et Permanente (CENAP, composée majoritairement de militants du Parti au pouvoir, le Parti Démocratique Gabonais, le PDG) et les médias officielles. Le quotidien Le Monde du 3 septembre 2009 écrivait :

« Dans la nuit de mardi à mercredi, un commando de cinq hommes cagoulés a mitraillé à l'arme automatique la station d'émission satellite de Go Africa. Cette chaîne de télévision tentait de prendre le relai de TV+, la chaîne appartenant à l'opposant André Mba Obame, dont la diffusion est interdite depuis dimanche, jour du vote ».

Cette atteinte de la liberté de presse et de surcroît en période électorale n’a suscité une fois de plus aucune réaction du gouvernement français qui demeure aphone et aveugle.

Pour ce dernier, l’infantilisation, l’humiliation et la domination des africains de son pré-carré est une tradition solidement ancrée car toutes les règles élémentaires de démocratie ne sont pas destinées aux indigènes noirs qui demeurent encore immature.

Aussitôt après la proclamation des résultats imposés par l’impérialisme français, nous assistons à une vigoureuse mise en garde, une menace à peine voilée de frappe militaire contre la population révoltée émanant du Secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, Mr. Alain Joyandet. Interrogé sur RTL, le Ministre a déclaré que les troupes françaises stationnées au Gabon comptent environ un millier d'hommes. Elles sont prêtes à intervenir si des ressortissants français et les intérêts de l’hexagone sont menacés.

L’ordre colonial doit être maintenu par tous les moyens grâce aux troupes françaises de la 6è BIMA basées dans le pays. Signalons qu’en 1990, ces mêmes troupes françaises d’occupation ont réprimé sauvagement dans le sang la révolte populaire des jeunes qui contestaient les élections frauduleuses qui ont permis de perpétuer le pouvoir du Président Omar Bongo Odimba.

Les multiples interventions de l’armée française pour soutenir et pérenniser les dictateurs contre la volonté des Peuples africains sont devenues une tradition hexagonale sous tous les gouvernements aux bords de la seine.

Le Peuple tchadien vit avec colère et amertume sous la plus cruelle tyrannie d’Afrique du Général-Président Déby imposé par la France depuis 19 ans.

Ce dernier fut sauvé in extremis à plusieurs reprises grâce aux interventions de l’Armée française contre les percées militaires foudroyantes des Forces de résistance nationale.

Dans la lignée des preuves de cette mascarade d’élection présidentielle, nous retenons la déclaration de la Présidente de l’Association Survie (fondée par François-Xavier Vershave), Mme Odile Biyidi (Veuve du militant panafricain et pionnier pourfendeur de la Françafrique, Mongo Béti) au quotidien Le Monde du 04 septembre :

« Les premières constatations dans les bureaux montraient une avance considérable des deux candidats d'opposition (Pierre Maboundou et André Mba Obame) et Ali Bongo arrivait assez loin en troisième position. Ce résultat est un coup de force. Il n'a même pas été annoncé à l'unanimité car le procès verbal n'a pas été signé par tous les membres de la commission. Il y a eu beaucoup d'affrontement au sein de cet organe qui a longtemps tergiversé pour remettre les résultats. Quoi qu'il en soit, la décision finale n'apparaît pas très correcte et légale ».

Le pétrole, le manganèse , l’uranium, la riche forêt gabonaise, sa faune…sont contrôlés et pillés par les sociétés françaises, la position géostratégique du pays pour les expéditions punitives coloniales des troupes d’occupations françaises qui y stationnent depuis la période coloniale à ce jour à l’instar de celles du Tchad, sont autant de preuves qui démontrent si besoin en était de l’immuable politique de domination et d’asservissement des 14 pays du pré carré en général et du Gabon en particulier.

Face à la révolte des Peuples contre la Françafrique et le maintien de l’ordre colonial dans le pré-carré, la France instaure une nouvelle pratique politique africaine édulcorée, « la dynastie familiale républicaine ».

Les pseudos élections présidentielles démocratiques sont organisées à tour de bras afin de légitimer les fils et autres progénitures des anciens présidents de la Françafrique décédés. Le cas du Togo vient d’être suivi de celui du Gabon. Cette réaction criminelle en chaîne inspirerait incontestablement d’autres dictateurs de la Françafrique au Tchad, en Centrafrique, au Cameroun, au Congo Brazzaville avec la bienveillance de la métropole.

Il appartient à ces Peuples de se préparer afin de bloquer par tous les moyens, voire enrayer la marche de cette machine infernale, en l’occurrence la Françafrique car il y va de la survie des populations de ces entités africaines.

Dans ces conditions de déni permanent de démocratie (solution pacifique), d’humiliation, de coup d’état permanent françafricaine, de pillages systématiques des ressources des pays par les réseaux de la Françafrique...,

Les Peuples révoltés ont le droit de réclamer leurs droits et de les arracher par la violence, légitime réaction aux crimes organisés contre eux.

C’est notamment le cas du Tchad où les Forces de résistance de l’UFR se battent vaillamment les armes à la main contre le dictateur Déby depuis de nombreuses années.

Le maintien de l’ordre colonial et la préservation des intérêts ou pillages des ressources du Gabon par la France, impliquent le massacre du peuple insurgé.

En effet, deux personnes ont été tuées par balles parmi lesquels un élève de 18 ans Thierry Mombo.

Les contestations populaires se poursuivent trois jour après la proclamation des résultats et ce malgré le couvre-feu.(Cf.La nouvelle République du 06 septembre). Ulcéré par l’attitude criminelle de l’hexagone qui a été le cerveau de ce coup d’état électoral, l’opposant gabonais Bruno Ben MOUBAMBA a déclaré :

« Moi, Bruno Ben MOUBAMBA, j'accuse la France d'être derrière le coup d'Etat en cours au Gabon et je dis au Président Français Nicolas SARKOZY qu'il n'est pas dans l'intérêt de la France d'agir comme elle le fait pour le moment»

Interrogé par Sylvain Attal, journaliste à la Télévision France 24, le 19 août dernier, un autre opposant Pierre MAMBOUNDOU, excédé par une certaine presse qui mène une campagne insidieuse en faveur du candidat Ali Bongo Odimba, rétorqua énergiquement :

« Ali Bongo n’est favori de personne ici au Gabon. Il faut que cela soit clair. Il est peut-être favori pour France 24 mais pas pour les Gabonais ».

L’implication flagrante et manifeste de la France dans ce coup de Force électorale a été aussi étayée par l’un des cerveaux des réseaux de la Françafrique, Robert Bourgi, ami des Présidents Sarkozy, de Bongo père et fils qui n’hésita pas à déclarer avec orgueil :

« Je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy », insiste-t-il. Cet été, il a mis toute son énergie au service de l'élection de son poulain, Ali Ben Bongo, fils et héritier du président défunt qu'il présente comme « le meilleur défenseur des intérêts français dans tous les domaines ».

« Au Gabon, la France n'a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c'est Ali Bongo, explique-t-il en souriant. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy ». De façon subliminale, l'électeur le comprendra." (Cf. Le Monde du 31 août 2009)

Les descendants de ces valeureux soldats africains (appelés Tirailleurs sénégalais) qui ont libéré la France de la servitude des Nazis ont aussi le droit de vivre à l’instar du peuple français en toute liberté, en démocratie et d’utiliser rationnellement pour leur bien-être les richesses naturelles dont l’Afrique est dotée.

Il est inacceptable qu’une poignée d’individus, Membres des réseaux de la Françafrique et sous le patronage des gouvernements français successifs, maintiennent sous une chape de plomb pendant des décennies des Peuples entiers dans la misère sans précédent.

Face aux crimes contre l’humanité de la Françafrique dans le pré-carré de la France parmi lesquels les événements dramatiques en cours au Gabon, notre Parti, Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme /Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique (ACTUS / prpe) déclare ce qui suit :

exprime sa solidarité militante au peuple frère du Gabon dans sa légitime lutte contre toute forme de dictature afin d’instaurer une véritable démocratie et indépendance nationale
condamne l’impérialisme français qui dénie au peuple gabonais le droit à la démocratie, son libre choix de régime politique et son avenir en imposant aujourd’hui après 42 ans du règne du Président Omar Bongo celui de son fils Ali Bongo exige le retrait inconditionnel, immédiat et la fermeture des bases militaires françaises d’Afrique qui maintiennent l’ordre colonial et servent de bouclier et renforcent les dictateurs imposés aux peuples par la France appelle tous les peuples africains à une solidarité militante, unitaire de lutte contre l’asservissement, les pillages, les humiliations, le mépris, les crimes contre l’humanité…

dont notre continent continue d’être victime des puissances impérialistes.recommande à tous les activistes et patriotes africains de poursuivre le combat de libération et de dignité, lancé par les illustres fils d’Afrique (Patrice Lumumba, Amilcar Cabral ,Thomas Sankara, Marien Nguabi, Houari Boumediene, Agostino Neto, Samora Machel, Sékou Touré, Kuamé Nkrumah, Nasser, Nyombé, Félix Moumié, Olympio, Nkrumah, Sékou Touré, Steve Biko, Um Nyobè, Tavio Amorin, Ouandié, Félix Moumié, Cheick Anta Diop, Edouardo Mondlane…, ) dont certains furent assassinés par l’impérialisme qui n’accepterait jamais une véritable indépendance politique, économique et militaire de notre continent afin de sauvegarder leurs intérêts (pillages) avec la complicité de leurs valets dictateurs imposés aux présidences de nos pays.

lance un appel solennel à tous les Peuples africains et aux patriotes activistes de jeter toutes leurs forces dans la bataille pour la réalisation rapide des Etats-Unis d’Afrique (EUA), seule garanti d’une véritable indépendance de notre Continent par conséquent de notre existence sur l’échiquier politique international.

Le 6 Septembre 2009

Pour l’Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme
Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique (ACTUS / prpe)

Le Secrétaire Général
Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum


Après la honteuse défaite de l'armée francaise de Napoléon (Cause rétablissement de l'esclavage dans les caraïbes) St - Domingue à la Bataille de Vertière l'Afrique sera-t-il le tombeau des éléments francais ? ;-)

7.Posté par Rtg1 le 14/02/2016 02:48 | Alerter
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Total a fait évacuer vers la capitale son personnel basé à Port-Gentil

dimanche 06.09.2009

Un centre social appartenant à la compagnie pétrolière Total a été incendié dans la nuit de vendredi à samedi. PHOTO AFP
Après la mort de deux personnes à Port-Gentil, la capitale gabonaise Libreville était hier sous haute surveillance .

Deux personnes sont mortes lors des troubles qui ont suivi l’annonce jeudi de l’élection d’Ali Bongo à la présidence du Gabon. À Port-Gentil, où les deux hommes ont été tués par balle, le foyer Roger-Buttin, un centre social de Total au sud de la ville, a été incendié. Le toit du complexe et un mur porteur se sont effondrés.

La compagnie pétrolière a d’ailleurs organisé un « repli temporaire » de ses salariés basés à Port- Gentil vers la capitale et les compagnies aériennes ont suspendu leurs vols vers cette ville inaccessible par voie terrestre.

Scrutin à un tour

Le président en exercice de la Communauté des États de l’Afrique centrale (CEEAC, dix pays), Joseph Kabila de la RD- Congo, a appelé les opposants contestant la victoire d’Ali Bongo à rester dans un cadre légal.

Ali Bongo – fils du président Omar Bongo Ondimba décédé en juin alors qu’il dirigeait le pays depuis quarante et un ans – a été proclamé vainqueur de la présidentielle à tour unique du 30 août (avec 41,73 % des voix). Son élection est contestée par deux autres candidats donnés favoris avant le vote et qui revendiquent la victoire.

Au lendemain de la proclamation de sa victoire par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo a endossé hier ses habits neufs de président gabonais . C’est un match comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde de football 2010 qui lui a donné l’occasion d’investir ses nouvelles fonctions tandis que des soldats et des forces anti-émeutes avaient érigé un périmètre de sécurité autour du stade.

En France, l’opposition socialiste a reproché hier au gouvernement d’avoir pris parti dans les résultats de ce scrutin.

Gabon. Nouvelle nuit de violences, les habitants fuient Port-Gentil

dimanche 06 septembre 2009

De nombreux habitants de Port-Gentil (ouest du Gabon) quittaient dimanche matin leur ville, où un calme relatif régnait après de nouvelles violences survenues dans la nuit malgré le couvre-feu.

« Je préfère quitter Port-Gentil pour sécuriser ma famille », explique un homme rencontré à un débarcadère du sud de la ville où plusieurs centaines de personnes munies de légers bagages se pressaient pour prendre des pirogues.

Vols suspendus

Située sur la presqu’île de Mandji, à une centaine de kilomètres de Libreville, Port-Gentil n’est accessible que par bateau ou avion, aucune route ne la reliant au reste du territoire gabonais. Les compagnies aériennes ont suspendu leurs vols vers la ville en raison des violences.

Selon plusieurs témoignages, l’exode a commencé depuis le 3 septembre, au premier jour des violences ayant suivi l’annonce de l’élection à la présidence d’Ali Bongo, fils du défunt président Omar Bongo. Au moins deux personnes ont trouvé la mort dans ces violences.

Ne pas revivre les émeutes de 1990

« Nous partons pour éviter de vivre ce que nous avons vécu en 1990 », lorsque la ville a été théâtre de graves émeutes, pillages, incendies de bâtiments publics et privés après la mort suspecte d’un opposant originaire de Port-Gentil, a expliqué Virginie Koumba, une mère de famille.

En 1990, « nous avions connu les violences, la faim, le manque d’eau et d’électricité », ajoute Mme Koumba.

Plusieurs grosses pirogues à moteur, ayant chacune à bord des dizaines de personnes, quitter les embarcadères du Quai-Rivière et du port.

Calme relatif

Dimanche matin, le calme était revenu dans la ville, après des nouvelles violences pour la troisième nuit consécutive malgré le couvre-feu en vigueur de 20h à 6h.
Dans le centre-ville et certains quartiers périphériques, des barricades étaient toujours visibles. La circulation était très fluide et quelques résidents se déplaçaient à pied faute de taxis.

Gabon: nouveaux pillages dans la nuit à Port-Gentil, alors qu’Ali Bongo lance un appel au calme

06.09.2009

De nouvelles violences ont éclaté samedi soir, pour la 3e nuit consécutive, à Port-Gentil, la capitale économique du Gabon placée sous couvre-feu. « Nous sommes en train de disperser des pillards », indique une source militaire. Des groupes de pillards ont en outre érigé des barricades sur les principales routes pour empêcher les voitures de police de circuler. Peu avant ces violences, le président nouvellement élu Ali Bongo a dit qu’il voulait « absolument » un retour à la normale. Même si le calme est revenu dans la matinée, de nombreux habitants ont commencé à quitter la ville. (SWISS TXT)

Troisième nuit de violences à Port-Gentil

06 09 2009

De nouvelles violences ont éclaté samedi soir pour la troisième nuit consécutive à Port-Gentil, la capitale économique du Gabon. Dans cette ville où un couvre feu a été instauré de 20 heures à 6 heures, l’armée a dû faire usage de gaz lacrymogènes pour disperser des pillards à Matanda, un quartier populaire situé au sud de la cité.

D’autres pillards, ont été signalés à Salsa, un quartier à l’est de la ville. Ces groupes très mobiles ont installé des barricades sur les principales voies de Port-Gentil pour empêcher les véhicules des forces de l’ordre de circuler. Des affrontements ont aussi eu lieu dans des quartiers du centre-ville de Port-Gentil comme à Sindara, Cocotiers, et Quartier Chic.Un nombre important de militaires s’est également déployé au carrefour du Château où les violences de jeudi et vendredi avaient éclaté, selon la même source. Au moins deux personnes sont mortes depuis l’annonce jeudi de l’élection d’Ali Bongo à la présidence. Les violences post-électorales ont éclaté jeudi à l’annonce officielle de la victoire d’Ali Bongo à la présidentielle du 30 août. La société pétrolière Total a organisé un «repli temporaire» de ses salariés basés à Port Gentil, dans l’ouest du Gabon, a déclaré à l’AFP une porte-parole du groupe.

Ali Bongo recourt à la force à Port-Gentil, foyer de la contestation

InternetActu | 07.09.09

Regards fuyants et hostiles, bruits étouffés, rues jonchées d’ordures et de carcasses de voitures calcinées, ruines de bâtiments encore fumantes : Port-Gentil s’est réveillée hagarde, dimanche 6 septembre, après sa troisième nuit d’émeutes postélectorales qui ont causé la mort de trois personnes, selon un nouveau bilan officiel.La capitale pétrolière du Gabon, petite ville aux allures coloniales avec son secteur européen et ses quartiers « indigènes » séparés par un boulevard, a des allures de cité fantôme. « D’un côté, la ville qui bouge, de l’autre la ville qui souffre », résume un Gabonais. Entre révolte politique et pillage crapuleux, les violences ont abouti à la mise à sac de près de la moitié de Port-Gentil.

Frondeuse, la cité qui a voté massivement pour l’opposant Pierre Mamboundou à la présidentielle du 30 août n’admet pas la victoire d’Ali Bongo. « Ali tricheur », proclament des graffitis à côté d’affiches électorales lacérées du fils Bongo. D’autres slogans reflètent une autre croyance fortement enracinée ici : le nouveau président ne serait pas « réellement Gabonais » mais il aurait été adopté, après sa naissance au Nigeria. Une fable, selon l’intéressé.

6.Posté par Rtg1 le 14/02/2016 02:32 | Alerter
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Port-Gentil encore en proie à la colère

– le 06/09/2009

Des violences ont éclaté pour la troisème nuit consécutive dans la ville côtière, malgré l’appel au calme du président nouvellement élu Ali Bongo.

De nombreux habitants de Port-Gentil quittaient dimanche matin la ville, où un calme relatif était revenu.

La situation ne semble pas s’arranger au Gabon avec une troisième nuit consécutive de violences samedi soir à Port-Gentil, capitale pétrolière du pays. Ce, malgré l’appel au calme d’Ali Bongo, dont l’élection à la présidence contestée par ses rivaux a toutefois été saluée par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Juste avant que n’éclatent les nouvelles émeutes, Ali Bongo avait déclaré qu’il souhaitait « absolument » que le calme revienne dans le pays. Placée sous couvre-feu après des violences post-électorales qui ont fait au moins deux morts depuis jeudi, Port-Gentil, dans l’ouest du Gabon, est devenue à nouveau le théâtre d’émeutes. Des groupes de pillards très mobiles ont installé des barricades sur les principales voies de Port-Gentil pour empêcher les véhicules des forces de l’ordre de circuler. Un nombre important de militaires s’est également déployé au carrefour du Château où avaient éclaté les violences de jeudi et vendredi.

Bongo sifflé

La société pétrolière Total a quant à elle organisé un « repli temporaire » de ses salariés basés à Port Gentil. Un exemple suivi par de nombreux habitants de Port-Gentil qui quittaient dimanche matin la ville, où un calme relatif était revenu. Les compagnies aériennes ont suspendu leurs vols en raison des violences et Port-Gentil, capitale pétrolière du pays, est inaccessible par voie terrestre.

Des observateurs redoutaient par ailleurs de nouvelles violences au Gabon après la défaite à Libreville de l’équipe nationale de football (2-0) contre le Cameroun sous les yeux d’Ali Bongo samedi soir. Le président a d’ailleurs été copieusement sifflé par les supporters. Toutefois, la capitale gabonaise a été épargnée par les violences et vers 22 heures, le calme régnait sur les grands axes de la ville.

A Port-Gentil y a Garcon... ;-)

5.Posté par Rtg1 le 14/02/2016 02:29 | Alerter
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Gabon: 2 morts dans les émeutes

AFP
05/09/2009

Au moins deux personnes ont été tuées à Port-Gentil, deuxième ville du Gabon, dans les violences post-électorales qui secouent cette cité depuis jeudi, a appris l’AFP hier auprès de la famille d’une victime et des témoins joints depuis Libreville. D’importants troubles se produisaient en soirée à Port-Gentil, la deuxième ville du Gabon, où des habitants entendaient de nombreux tirs lors de l’intervention des forces de l’ordre contre des pillards, un foyer social de Total, notamment, est en feu.

Gabon: violences après la victoire de Bongo, deux morts, appel à la résistance

De Fanny PIGEAUD 5 sept 2009

LIBREVILLE — La situation restait tendue au Gabon, où deux personnes ont été tuées dans les violences qui ont suivi la victoire d’Ali Bongo à la présidentielle, contestée par l’opposition qui a appelé à « la résistance ».

Les deux morts se sont produites à Port-Gentil, capitale économique et deuxième ville du pays, où les troubles persistaient vendredi soir alors que le calme était revenu à Libreville.

« Mon frère, Mbadinga Boulingui, 33 ans, a reçu une balle dans la tête hier (jeudi) vers 16H00 (15H00 GMT) au quartier de La Balise alors qu’il tentait de rentrer chez lui. Il est décédé aujourd’hui vers 17H00 », a confié vendredi à l’AFP un habitant, joint au téléphone depuis Libreville.

« Juste au moment où j’amenais le corps de mon frère à la morgue, celui d’un autre homme, tué aujourd’hui (vendredi), a été amené », a-t-il ajouté.

Un élu national originaire de Port-Gentil a confirmé à l’AFP la mort de ces deux personnes.

Vendredi le commissariat du Château a été saccagé et brûlé par des manifestants, a constaté un journaliste de l’AFP. Les policiers ont fui et les pillards ont libéré les personnes qui s’y trouvaient en garde à vue, selon des témoignages concordants.

En fin de journée, quelque 250 personnes réparties en petits groupes mobiles ont pillé des commerces dans le quartier de Ngadi, au nord de la ville, selon le journaliste de l’AFP, qui a vu arriver vers 18H30 locales (17H30 GMT) deux véhicules des forces de l’ordre.

Le Foyer Roger Buttin, un centre sportif et social du groupe pétrolier français Total, au sud, était en feu, ont indiqué à l’AFP trois témoins qui ont préféré garder l’anonymat.

Le gouvernement a opéré un « renforcement des mesures de sécurité sur toute l’étendue du territoire gabonais », en attribuant « toutes compétences pour prendre les mesures » requises à des postes de commandement de crise « créés à cet effet », selon un communiqué diffusé jeudi.

Le gouvernement a aussi exhorté les forces de l’ordre à s’abstenir « de violences » dans leur mission et à « réagir avec fermeté et promptitude pour mettre fin au désordre et garantir la sécurité de tous ».

Dans un entretien publié par Le Monde, Ali Bongo, dont la Cour Constitutionnelle a confirmé vendredi l’élection, a appelé l’opposition à accepter « le verdict des urnes » et pointé ses « responsabilités » dans les troubles.

« La compétition est maintenant terminée. Le peuple gabonais ne peut pas être pris en otage », a ajouté le fils du président défunt Omar Bongo, élu, selon les chiffres officiels, avec 41,73% des suffrages pour un mandat de sept ans.

L’Union du peuple gabonais (UPG) de l’opposant Pierre Mamboundou, officiellement arrivé troisième (25,22%) à la présidentielle derrière l’ex-ministre de l’Intérieur André Mba Obame (25,88%), a appelé à « la résistance ».

« Face à l’oppression, l’UPG se prévaut de la déclaration universelle des droits de l’Homme qui, en pareille circonstance, légitime le recours à la résistance », a déclaré son porte-parole.

L’UPG a fait part de sa « grande préoccupation pour la vie de (son) leader », assurant n’avoir aucune nouvelle de lui depuis la dispersion, jeudi, d’un sit-in devant la commission électorale à Libreville.

Son entourage avait pourtant affirmé jeudi l’AFP à que M. Mamboundou était « en lieu sûr » mais qu’il avait été « blessé à la tête et à l’épaule ».

Dans un communiqué officiel, le gouvernement a indiqué vendredi soir qu’il « ne saurait tolérer la volonté de chaos qui anime certains candidats et leurs militants » qui voudraient « plonger le pays dans les abîmes d’une violence politique ».

Le ministre de l’Intérieur, également chargé de la Défense, Jean-François Ndongou, a déclaré par ailleurs que le Gabon n’avait « pas besoin » de « l’aide militaire de la France », qui y dispose d’un millier d’hommes.

Paris a de nouveau demandé à ses ressortissants d’éviter les déplacements et condamné les violences. « C’est aux autorités gabonaises d’apporter la sécurité dans le pays », a déclaré le porte-parole du quai d’Orsay Eric Chevallier, ajoutant que les militaires français restaient « mobilisés ».

Tout ça pour aller ronfler à l'ONU... Franchement. ;-)i[

4.Posté par Rtg1 le 14/02/2016 02:21 | Alerter
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Gabon : de nouvelles violences cette nuit

04.09.2009

De nouvelles violences et des pillages se sont déroulés dans la nuit de jeudi à vendredi à Port-Gentil, la capitale économique du Gabon, malgré le couvre-feu instauré jusqu’à dimanche. Des commerces ont été pillés et des stations-essence détruites dans la plupart des quartiers périphériques de la cité portuaire par plusieurs groupes de pillards.

Vingt-trois personnes, dont un Camerounais, ont été interpellées dans la nuit, a déclaré à l’AFP le patron du commissariat central de police de la ville, le lieutenant-colonel Nguima Mambinga. Et selon le poste de commandant mixte de Port-Gentil, une trentaine d’autres émeutiers, âgés de 14 à 30 ans, ont été également arrêtés.

Les Français contraints de rester chez eux

Alors qu’Ali Bongo a été officiellement déclaré vainqueur de l’élection présidentielle au Gabon, les incidents visant la France se sont multipliés jeudi. Le consulat général de France de Port-Gentil (sud-ouest) a été incendié en début d’après-midi par des partisans de l’opposition. Trois femmes auraient été blessées autour du consulat. Parmi elles, une employée du groupe franco-américain Schlumberger a été «sérieusement blessée» indiquait à l’AFP un porte-parole du groupe pétrolier. Cette employée – de nationalité polonaise – était «en cours d’évacuation pour recevoir des soins» dans l’après-midi. Ses jours ne sont pas en danger.

Des troupes françaises du 6e Bataillon d’infanterie de marine ont pris place devant le consulat de France où la situation était redevenue calme en fin vers 18 heures. A la mi-journée, la France a néanmoins appelé ses ressortissants à ne pas sortir de chez eux.

Des scènes de pillage ont également été signalées dans plusieurs magasins du centre-ville de Port-Gentil, seconde ville du pays, située à une centaine de kilomètres de la capitale Libreville. Ont notamment été touchés les échoppes attenantes au grand supermarché situé près du consulat.

La France prise pour cible

Les manifestants qui s’en sont également pris aux commerces d’immigrés ouest-africains dans le quartier ont joué au chat et à la souris avec les forces de l’ordre tout l’après-midi. Trois stations service Total de la ville ont par ailleurs été pillées ou endommagées. Des manifestants ont également causé des dégâts à proximité d’un bâtiment Total. Le groupe reste «vigilant sur la situation» pour assurer la sécurité de son personnel, a indiqué une porte-parole du groupe. Près de 460 personnes sont employées par le groupe pétrolier au Gabon.

Agé de 50 ans, Ali Bongo, fils du président défunt Omar Bongo a remporté l’élection anticipée du 30 août avec 141 952 voix, soit 41,73% des suffrages, selon le ministre de l’Intérieur Jean-François Ndongou. Il devance l’ancien ministre de l’Intérieur André Mba Obame, qui a obtenu 88 028 voix et 25,88% des suffrages, et l’opposant historique Pierre Mamboundou, qui a recueilli 85 797 voix et 25,22% des suffrages. La Cour constitutionnelle doit encore valider le résultat du scrutin. Au total, 357 402 des 807 402 inscrits ont voté, selon les chiffres donnés par le ministre. Les adversaires d’Ali Bongo revendiquaient la victoire, estimant son élection impossible.

Ali Bongo officiellement élu

Peu après la proclamation de ces résultats, des incidents se sont également produits dans le centre de Libreville, la capitale. Dans le quartier Plein-Ciel (Nord), des carcasses de voitures étaient visibles sur la voie expresse qui ceinture la ville, tandis que des jeunes tenaient des discours hostiles à Ali Bongo et à la France, accusée d’avoir «imposé» aux Gabonais le fils du président Omar Bongo Ondimba, décédé en juin, après 41 ans de pouvoir. «Les Blancs, on va les tuer !», «On en a marre de ces Français, il faut les chasser, les tuer !», menaçaient-ils. Les entreprises françaises implantées au Gabon représenteraient 35% de l’économie.

Pierre Mamboundou, candidat malheureux à l’élection présidentielle aurait été blessé par des policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser un rassemblement de l’opposition devant le siège de la Commission électorale.

Des «incompréhensions» au sein de la commission électorale

Ali Bongo a promis jeudi d’être «le président de tous les Gabonais» dans un discours prononcé peu après l’annonce de son élection. Mais un conseiller du candidat André Mba Obame a affirmé qu’il ne reconnaissait pas le résultat, précisant que ce dernier était «en sécurité dans un lieu tenu secret».

Le retard qu’a pris la proclamation du vainqueur a été justifié par «une certaine difficulté à s’accorder sur la procédure de validation des résultats» entre les membres de l’assemblée plénière de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap), a déclaré son président René Aboghé Ella, à la télévision publique RTG1. Attendue dans la soirée de mercredi, la proclamation avait ensuite été repoussée à 3 heures, heure française. Par la voix du secrétaire d’Etat à la Coopération Alain Joyandet, la France avait «appelé au calme», demandant aux candidats de «respecter ce qui va être dit par la commission».

Soucieuse de protéger ses ressortissants, la France assure n’avoir soutenu aucun candidat, ni préféré le fils Bongo à ses adversaires. «La France n’est pas intervenue, la France n’avait pas de candidat, la France n’a pas de candidat», a encore martelé ce matin, sur l’antenne de RTL, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner. Mais au Gabon, la visite, l’an dernier à Paris, d’Ali Ben Bongo, reçu par Nicolas Sarkozy et Claude Guéant, avait un peu plus accrédité les liens du futur président avec la France, pays où «Baby Zeus» a passé une partie de sa jeunesse et fait toutes ses études.

Au Gabon, une nuit agitée à Port-Gentil

04/09/2009

Après une poussée de contestation provoqué par l’annonce des résultats de l’élection présidentielle jeudi 3 septembre, le Gabon a connu une nuit de violences et de pillages dans la nuit de jeudi à vendredi à Port-Gentil, pendant que le calme était revenu à Libreville

La situation demeure tendue au Gabon depuis la proclamation, jeudi 3 septembre au matin, de la victoire d’Ali Bongo aux élections présidentielles. Les émeutes qui avaient éclaté dès l’annonce des résultats dans la capitale économique du pays, Port-Gentil, se sont poursuivies dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 septembre, en dépit du couvre-feu qui avait été décreté.

Des commerces ont été pillés et des stations-essence détruites dans la plupart des quartiers périphériques de la cité portuaire. Ces exactions ont été commises par plusieurs groupes de pillards actifs jusqu’au petit matin. Selon le commissaire du commissariat central de police de Port-Gentil, vingt-trois personnes, dont un Camerounais, ont été interpellées dans la nuit, et, selon le poste de commandant mixte de la ville, une trentaine d’autres émeutiers, âgés de 14 à 30 ans, ont été également arrêtés.

« Tous les commerces fermés »

Vendredi matin, la situation semblait trouver un début d’apaisement. Les quartiers résidentiels et le centre-ville étaient sécurisés, et les forces de l’ordre effectuaient des patrouilles dans l’ensemble de la ville. Cependant, la vie était loin d’avoir retrouvé son cours normal. La circulation dans les rues de la ville était extrêmement réduite, aucun taxi n’était visible, et tous les commerces étaient fermés. En revanche, le calme régnait vendredi matin à Libreville.

Réagissant aux événements observés depuis l’annonce des résultats, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a précisé que la France ne prévoyait pour l’instant « pas du tout d’opération de rapatriement », mais que « tout est prêt pour la faire éventuellement ». Jeudi 3 septembre, des opposants, qui accusent Paris d’avoir soutenu Ali Bongo, s’en étaient pris aux intérêts français, notamment à Port-Gentil, où le consulat de France a été incendié, et où des installations des groupes industriels Total et Schlumberger on été prises pour cibles.

« La France n’a pas de candidat »

Bernard Kouchner a également précisé que la France acceptera le résultat de l’élection présidentielle, une fois les éventuels recours examinés. « Il y a eu à peine de retard dans la préparation et le déroulé des élections, tout ça s’est fait au grand jour, la France n’est pas intervenue, la France n’avait pas de candidat, la France n’a pas de candidat », a-t-il expliqué. Le scrutin a été très surveillé et les missions d’observation se sont dites « satisfaites », a-t-il encore ajouté.

Néanmoins, il a rappelé que la victoire d’Ali Bongo, fils du défunt président Omar Bongo, n’était pas encore définitive puisque des recours peuvent être déposés devant la Cour constitutionnelle du Gabon. Selon des résultats officiels, Ali Bongo, 50 ans, a remporté l’élection à un tour du 30 août avec 41,73% des suffrages, devant l’ex-ministre de l’Intérieur André Mba Obame (25,88%), et Pierre Mamboundou (25,22%).

La France, ancienne puissance coloniale, dispose d’un millier de militaires au Gabon, et environ 10.000 Français y sont établis.

Gabon : trois stations Total attaquées

AFP

03/09/2009

Total a indiqué aujourd’hui que trois de ses stations-service avaient été endommagées ou pillées après les incidents qui ont suivi l’annonce des résultats électoraux au Gabon. Par ailleurs, « des manifestants se sont rapprochés de La Grande Concession, un bâtiment de Total Gabon à Port-Gentil, causant des dégâts matériels à proximité mais les bâtiments en eux-mêmes n’ont pas été endommagés », a expliqué une porte-parole.

Le groupe reste « vigilant sur la situation » pour assurer la sécurité de son personnel, a-t-elle dit, refusant de préciser les effectifs du groupe au Gabon. Selon le rapport annuel de Total Gabon, le pétrolier employait 461 personnes dans le pays au 31 décembre 2008.

Si Total met la clé sous le paillasson pendant 2 mois l'État gabonais fait faillite... ;-)

3.Posté par Rtg1 le 14/02/2016 02:13 | Alerter
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Tensions dans les rues de la capitale gabonaise

03/09/2009

Des troubles ont éclaté au Gabon après la victoire d’Ali Ben Bongo -contestée par les deux pricipaux rivaux et ses partisans-. La France appelle au calme et conseille aux ressortissants français de rester chez eux.

La France a appelé au calme après les incidents qui ont suivi l’annonce officielle des résultats de l’élection au Gabon, remportée par Ali Ben Bongo, fils du défunt chef de l’état.

« La France appelle au calme et au respect des institutions jusqu’au bout. S’il doit y avoir des contestations, il faut que ça se fasse devant les institutions qui sont prévues pour ça », a déclaré le secrétaire d’Etat à la Coopération Alain Joyandet dans un entretien téléphonique.

« Les dispositions sont en place pour que la sécurité des Français soit assurée. On a pris des mesures de confinement, il est recommandé aux Français de rester chez eux », a-t-il ajouté.

Bernard Kouchner confirme l’information de l’EXPRESS.fr

La France est en contact avec plusieurs des candidats à l’élection présidentielle, dont les trois principaux (Ali Bongo, André Mba Obame et Pierre Mamboundou), selon les déclarations du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

« On reçoit des coups de téléphone des trois candidats, et de plus nombreux que cela. « J’espère qu’ils s’arrangeront comme ils l’ont toujours fait au Gabon », a-t-il dit.

Le ministre a confirmé que Pierre Mamboundou serait apparemment blessé lors des incidents entre l’armée et les partisans, selon l’information recueillie par LEXPRESS.fr.

D’après son entourage, qui prépare une déclaration, l’opposant a été « blessé à la tête et à l’épaule » lors de la dispersion.

Ces déclarations viennent après la confirmation par Bernard Kouchner que le consulat français à Port-Gentil, dans le sud-ouest du Gabon, a été incendiée. Des installations du groupe pétrolier français Total et de Schlumberger, société de services pétroliers, ont aussi été prises pour cibles par des manifestants.

« La chancellerie détachée de la France à Port-Gentil a été incendiée par des personnes non identifiées », a dit le ministre des Affaires étrangères, cité par une porte-parole. « Total et Schlumberger ont aussi fait l’objet d’attaques », a-t-il ajouté.

Des troubles ont éclaté au Gabon à l’annonce de la victoire -contestée par les deux pricipaux rivaux et ses partisans- d’Ali Ben Bongo.

Environ 10000 Français au Gabon

Alain Joyandet a précisé que 70 à 80 militaires français avaient été « sollicités », lors des incidents à Port-Gentil.

La France dispose d’une base militaire au Gabon, avec un millier d’hommes. Environ 10.000 ressortissants français sont établis dans le pays.

En matière militaire, le ministre a précisé que la France n’avait pour l’instant pris aucune « mesure de grande ampleur ». « Pour l’heure à Libreville (la capitale du pays), il n’y a aucun intérêt français mis en cause », a-t-il ajouté.

Tensions au Gabon après la victoire d’Ali Bongo à la présidentielle

3 septembre 2009

LIBREVILLE, Gabon — La situation était tendue jeudi au Gabon, où Ali Bongo Ondimba, fils d’Omar Bongo, a remporté l’élection présidentielle. Le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), a obtenu 41,7%, devançant André Mba Obame (25,8%) et Pierre Mamboundou (25,2%), a annoncé le ministre de l’Intérieur Jean-François Ndongou. Ces résultats ont été immédiatement contestés par l’opposition, tandis que quelques incidents anti-français ont été signalés à Port-Gentil.

A Libreville, Pierre Mamboundou, qui avait déjà dénoncé « une farce frauduleuse », a été blessé par des policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser un rassemblement de l’opposition devant le siège de la Commission électorale, selon Louis-Gaston Mayila, chef du parti UPNR allié à M. Mamboundou. A Port-Gentil (sud-ouest), capitale économique du pays, c’est la France, accusée d’avoir soutenu le fils d’Omar Bongo, qui a été visée. Le consulat de France a été partiellement incendié, alors que les groupes Total et Schlumberger ont été visés.

Face aux accusations de fraude lancées par l’opposition, Ali Bongo a estimé que les recours devant les instances compétentes étaient la seule voie légale, rejetant les appels à la contestation dans la rue. « La compétition est maintenant terminée. Il existe des instances pour les recours », a-t-il déclaré. « Le peuple gabonais ne peut être pris en otage, le peuple gabonais ne doit pas être exposé et personne n’a le monopole ni du peuple ni de la rue ».

Et de poursuivre à l’adresse des opposants: « Tout ce que je peux suggérer, c’est que chacun accepte le verdict. S’étant prêté au jeu, connaissant les règles du jeu à l’avance, chacun doit accepter le verdict des urnes ».

Par ailleurs, alors que le consulat de France à Port-Gentil a été attaqué par des manifestants, le Quai d’Orsay a précisé qu’aucune évacuation de ressortissants français n’était envisagée. « Il n’y a pas du tout d’évacuation en ce moment » et « nous assurons la sécurité de nos ressortissants », a-t-on indiqué au ministère des Affaires étrangères.

Les manifestants ont pillé des magasins voisins, emportant avec eux des réfrigérateurs et des postes de télévision. Ils ont également pénétré dans la prison et libéré des détenus, selon Dianney Madztou, un journaliste local.

« L’annonce des résultats provisoires a provoqué des troubles autour de notre chancellerie, qui a été incendiée et je sais aussi que les groupes Total et Schlumberger (…) ont été attaqués, qu’il y a eu des gens qu’il a fallu sortir de là, ce que les troupes gabonaises ont fait », a dit le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner. « Nous condamnons très fermement ces atteintes à l’ordre public et nous sommes prêts à aider les ressortissants français s’il en était besoin. Pour le moment, il n’y en a pas besoin », a-t-il souligné. La France dispose de 980 militaires au Gabon.

Le secrétaire d’Etat à la Coopération Alain Joyandet a assuré pour sa part sur RTL que la France ne s’était en aucun cas impliquée dans le scrutin. Il a souligné que le consulat de France à Port-Gentil avait été « partiellement endommagé », et que les attaques contre la concession Total et un immeuble où est installé le groupe Schlumberger s’étaient produites « dans le même périmètre », « sur un secteur géographique isolé ». Il a appelé les ressortissants français à rester confinés chez eux pour l’instant.

A Dakar, des étudiants gabonais se sont attaqués à l’ambassade du Gabon, bousculant le garde qui se trouvait à l’entrée. Une forte explosion a été suivie par un bruit de verre brisé, alors que le bâtiment semblait avoir été incendié. « Nous voulons le changement », a déclaré un étudiant. « Cette élection est une fraude ».

Dix-huit candidats étaient en lice à l’élection présidentielle, organisée dimanche, devant désigner le successeur d’Omar Bongo, décédé en juin après un règne sans partage de 41 ans sur le Gabon. Quelque 816.000 électeurs étaient appelés aux urnes, sur une population d’un million et demi d’habitants, dont 40% est âgée de moins de 15 ans. Ali Bongo était présenté comme le favori du scrutin.

Bongo victorieux, la rue gabonaise s’en prend à la France

jeudi 03 septembre 2009

Ali Bongo, 50 ans, fils du défunt président Omar Bongo, a remporté l’élection présidentielle anticipée du 30 août au Gabon avec 141 952 voix, soit 41,73 % des suffrages. Il a aussitôt promis d’être « le président de tous les Gabonais ».

Ali Bongo devance l’ancien ministre de l’Intérieur André Mba Obame qui a obtenu 88 028 voix et 25,88 % des suffrages et l’opposant historique Pierre Mamboundou qui a recueilli 85 797 voix et 25,22 % des suffrages. Ces deux candidats qui revendiquaient la victoire à cette élection, ne reconnaissent pas les résultats proclamés.

L’annonce de ces résultats a été précédée par une opération des forces de l’ordre gabonaises qui ont dégagé les abords du bâtiment qui abrite la Commission électorale, après s’être déployées dans toute la ville. Les bérets rouges et les forces anti-émeutes ont tiré des grenades lacrymogènes sur la foule des opposants à Ali-Bongo ; certaines sources font état de tirs à balles réelles qui auraient fait des victimes. Parmi elles figure Pierre Mamboundou, blessé « à une épaule et à la tête ».

Le sort de Pierre Mamboundou et d’André Mba Obame, l’autre candidat qui revendiquait la victoire, est toujours incertain. Certains de leurs proches assuraient, hier en déput d’après-midi, qu’ils étaient en sûreté ; mais André Mba Obame auraient été interpelé, tout comme le directeur politique de l’UPG, arrêté à son domicile par des hommes encagoulés. Même incertitude sur le bilan humain : des témoins parlent de « blessés graves », d’autres de morts (les chiffres varient de 2 à 8).

Cette répression et l’annonce de la victoire d’Ali Bongo ont provoqué la fureur des opposants. Des heurts ont vite éclaté. A Oyem dans le nord du pays, les scènes de violences se sont multipliées, des magasins ont été incendiés par la foule surexcitée dénonce un « putsch » du parti au pouvoir pendant plus de quarante ans. Dans le quartier populaire de Nkembo, dans l’est de Libreville, « des gens cassent ce qu’ils peuvent. Ils ont cassé des kiosques. Il y a du désordre », a confirmé un habitant.

A Port-Gentil, le cœur économique du pays, la prison a été investie et les prisonniers libérés ; des magasins ont été pillés et des militants de l’UPG (le parti de Pierre Mamboundou) ont construit des barricades. Toujours à Port-Gentil, le consulat de France a été incendié ; les immeubles des entreprises françaises comme Schlumberger et Total attaqués. Une auto-école et des entreprises appartenant à des Français ont été détruites.

Le sentiment anti-français commence à s’intensifier. A Libreville, ce matin, des jeunes tenaient des discours hostiles à Ali Bongo et à la France, accusée d’avoir « imposé » aux Gabonais le fils du président Omar Bongo Ondimba, décédé en juin, après 41 ans de pouvoir. « Les Blancs, on va les tuer ! », « On en a marre de ces Français, il faut les chasser, les tuer ! », menaçaient-ils.

Gabon/présidentielle: le consulat de France de Port-Gentil incendié

3 septembre 2009

PORT GENTIL, Gabon — Le consulat général de France de Port-Gentil (sud-ouest), a été incendié par des partisans de l’opposition peu de temps après la publication des résultats de la présidentielle du 30 août au Gabon remportée par Ali Bongo avec 41,73% des voix, a constaté l’AFP.

Plusieurs magasins du centre ville étaient en train d’être pillés, a également constaté le correspondant de l’AFP.

Peu avant, des partisans de l’opposant Pierre Mamboundou, qui est arrivé en troisième position du scrutin avec 25,22% des voix, ont attaqué la prison de Port-Gentil et libéré les prisonniers avant de se diriger vers le centre où des barricades ont été dressées alors que les résultats de la présidentielle sont en cours de publication.

Plusieurs centaines de jeunes, partisans de Mamboundou et de son parti l’Union du peuple gabonais (UPG) ont forcé à 10H30 locales (9H00 GMT) les portes de la prison de la capitale écononomique pour libérer les détenus, dont le nombre était difficile à évaluer.

Des barricades ont été dressées à l’aide de carcasses de voiture dans plusieurs rues de la ville. Des pneus ont été brûlés sur la chaussée.

Depuis mercredi, plusieurs centaines de partisans de l’UPG observaient, dans l’attente de la publication de l’élection, un sit-in au Carrefour Château, près de la prison.

Fief historique de l’opposition, Port-Gentil a connu des scènes d’émeutes au début des années 90, lors du passage au multipartisme.

Gabon : manifestations et violences après la victoire d’Ali Bongo

3 septembre 2009

Au moment de l’annonce de la victoire d’Ali Bongo à l’élection présidentielle gabonaise, des incidents ont éclaté dans au moins deux quartiers de Libreville, la capitale. A Port-Gentil, capitale économique et fief de l’opposition, le consulat général de France a été incendié…

Au nord de Libreville, dans le quartier Plein-Ciel, des carcasses de voitures gisent sur la voie express qui ceinture la capitale gabonaise. Sur la route, des barrages abandonnés, des poubelles renversées et des restes de statues brisées. Le chef de l’opposition Pierre Mamboundou a été gravement blessé au cours des heurts avec la police.

Les jeunes scandent des slogans hostiles à Ali Bongo et à la France. Ils accusent Paris d’avoir « imposé » aux Gabonais le fils du président Omar Bongo, décédé en juin après 41 ans de pouvoir. « Les Blancs, on va les tuer ! (…) On en a marre des Français, il faut les chasser, les tuer ! « , ont notamment pu entendre les journalistes présents sur place.

L’accès à ce quartier est d’ailleurs fortement déconseillé par des soldats de la Garde républicaine et des gendarmes, qui se sont déployés un peu partout à travers la ville.

Près de la Cité de la Démocratie, où avait lieu la proclamation officielle des résultats de la présidentielle, des poubelles ont également été renversées. A Nkembo, quartier populaire de l’est de Libreville, la foule en colère semble casser ce qui lui tombe sous la main, les kiosques notamment.

Consulat général de France incendié

A Port-Gentil, des partisans de l’opposant Pierre Mamboundou ont attaqué la prison et libéré les prisonniers. Manifestants et détenus se sont ensuite dirigés vers le centre-ville, où des barricades ont été dressées à l’aide de carcasses de voitures dans plusieurs rues de la ville, tandis que des pneus étaient brûlés sur la chaussée.

Le consulat général de France a été pris d’assaut et incendié. Des installations du groupe pétrolier Total et de la société Schlumberger ont également été prises pour cibles par les manifestants.

La victoire d’Ali Bongo saluée par des émeutes au Gabon

03 septembre 2009

Sitôt les résultats du scrutin de dimanche dernier connus et Ali Bongo Ondimba proclamés élu avec 41,73% contre un peu plus de 25 % pour l’opposant Pierre Mamboundou,les partisans de ce dernier ont attaqué la prison , libéré les détenus de la capitale économique et érigé les barricades dans le centre ville

En milieu d’après-midi , les Forces des Polices nationales ont dépêché sur place un hélicoptère pour sécuriser , entre autres, le Consul de France dans cette ville .

Le spectre des années 90 plane donc sur ce fief de l’opposition. La seule différence se trouvant dans la dénomination du leader. Hier c’était Pierre-Louis Agondjo. Aujourd’hui c’est Pierre Mamboundou qui cristallise la situation.

Dans les deux cas de figure,Port-Gentil est la ville martyre.

Nul doute que Gouvernement qui s’est réuni en Conseil ce jour décrété des mesures de sécurisation de biens et des personnes .Comme en 90 .

Le ministre de l’Intérieur Jean François Ndoungou vient d’annoncer les résultats de l’élection présidentielle de dimanche dernier, Ali Bongo Ondimba tire le jack pot avec 41,73% des suffrages tandis que l’ancien ministre de l’Intérieur et candidat indépendant André Mba Obame caracole à 25,88%, avec la particularité d’être majoritaire à la capitale, le leader de l’UPG Pierre Mamboundou bouclant le trio de tête avec 25,22%

La proclamation des résultats a nécessité deux heures de lecture au ministre Jean François Ndoungou. Ali Bongo Ondimba est donc à 50 ans, le nouveau président de la République et succède à Omar Bongo Ondimba, mort à Barcelone en juin dernier.

Ainé des garçons d’une descendance pléthorique, prénommé Alain à sa naissance à Brazzaville, puis Ali Ben depuis la conversion de son défunt père à l’Islam en 1973 , le tout nouveau président du Gabon a été formé dans un pensionnat cévenol et le collège reconnu comme « huppé » de Neuilly-sur-Seine avant de conclure par les études de droit à Paris 1.

Ministre des Affaires étrangères durant trois ans (1989-1991), puis de la Défense nationale depuis 1999, Ali Bongo Ondimba est marié à Sylvia Valentin, fille d’un imminent assureur français.
Ali Bongo, fils du défunt président Bongo, est le nouveau chef de l’Etat élu du Gabon.

Nos sources le donnaient vainqueur avec un score ne dépassant pas la barre de 39%, l’ancien candidat du PDG a fait mieux en se hissant à 41,73%.

Le scrutin de dimanche dernier a en outre fait une principale victime : l’effondrement au niveau électoral de Zacharie Myboto qui n’a pas réussi à franchir le taux de 5% de suffrages.

Ibrahim Zoumano et Marc Massamby/ Gabonpage Libreville, 03/09/2009 à 16:56:28

Gabon : Libreville verrouillée, Port-Gentil en surchauffe

3 septembre 2009

Après la déclaration des résultats de l’élection présidentielle gabonaise du 30 août dernier, de nombreuses échauffourées ont éclatées dans les deux principales villes du pays, Libreville, la capitale administrative, et Port-Gentil, la capitale économique. L’armée et la gendarmerie ont rapidement maîtrisé la situation à Libreville et depuis 13 heures, la ville est totalement vide, quadrillée seulement par les forces l’ordre. Port-Gentil, par contre, a connue ses plus violentes émeutes depuis les événements de 1990.

L’annonce de la victoire d’Ali Bongo Ondimaba avec 41,73% des voix et la défaite cuisante de ses opposants, ceux-ci ne récoltant que 25,88% pour André Mba Obame et 25,22% pour Pierre Mamboundou, a déclenché la colère des militants des deux opposants. A Libreville, des incidents se sont produits dans au moins deux quartiers populaires. A Plein-Ciel (nord), des carcasses de voitures calcinées étaient visibles sur la voie expresse, qui ceinture la capitale, ont constaté des journalistes de l’AFP. Des jeunes tenaient des discours hostiles à Ali Bongo et à la France, qu’ils ont accusée d’avoir « imposé » aux Gabonais le fils du président Omar Bongo. A Nkembo (est), « des gens cassent ce qui peuvent », a affirmé par téléphone à l’AFP Benjamin Ngouan, un habitant du quartier. Nos correspondants dans ces quartiers nous confirment qu’ils sont confinés chez eux et que l’armée leur “conseille“ fermement de ne pas sortir.

Plus tôt dans la matinée, la tension était montée d’un cran avec la dispersion brutale du sit-in de l’opposition place du 12 Mars, face à l’entrée de la Cité de la Démocratie où siégeait la Cenap. À cette occasion, la plupart des leaders de l’opposition, présents sur place depuis la veille au soir, ont été blessés dans la bousculade. Bien qu’il soit impossible pour le moment d’obtenir des nouvelles sur la santé de ceux-ci, on sait que Pierre Mamboundou, «blessé à la tête et à l’épaule est en lieu sûr», par son entourage qui dit préparer une déclaration. André Mba Obame aurait lui aussi été brutalisé, ainsi que Zacharie Myboto. Ces informations n’étant pas confirmées sont à prendre avec circonspection. Il est en effet très difficile de se déplacer dans Libreville et les informations obtenues par téléphone sont souvent hautement fantaisistes.

Le clan du l’ex-ministre de l’Intérieur ne reconnait pas le résultat officiel du scrutin, affirme à l’AFP un de ses conseillers. «Le procès-verbal de la Cénap (Commission électorale nationale autonome et permanente) n’a pas été signé par les représentants de l’opposition», ajoute-t-il. «Le procès-verbal (des résultats) lu par le ministre de l’Intérieur (Jean-François Ndongou) n’est donc pas légal», poursuit-il, indiquant qu’André Mba Obame était «en sécurité dans un lieu tenu secret».

Les troubles à Libreville n’ont pas duré très longtemps, rapidement réprimés par les forces de l’ordre. Ils se sont limités à quelques quartiers populaires et on ne cite aucune victime, pas même du côté des manifestants.

À Port-Gentil, des manifestation ont commencé pensant même la lecture des résultats par le ministre de l’Intérieur. Voyant que leur candidats allait perdre, des militants de l’UPG, le parti de Pierre Mamboundou au sein de l’ACR, sont sorti dans la rue et ont attaqué la prison de Port-Gentil, libérant les prisonniers avant de se diriger vers le centre, où des barricades ont été dressées avec des carcasses de voitures. Peu après, La chancellerie détachée de la France à Port-Gentil a été incendié. Selon l’AFP, des éléments de l’armée française ont pris position au Consulat de France de Port-Gentil, incendié par la foule dans la matinée. Total et Schlumberger auraient aussi fait l’objet d’attaques. Une employée du groupe franco-américain Schlumberger, de nationalité polonaise, a été «sérieusement blessée» à la suite de manifestations à Port-Gentil, indique à l’AFP un porte-parole du groupe de services pétroliers. «Elle est en cours d’évacuation pour recevoir des soins mais ses jours ne sont pas en danger», précise-t-il. En dépit de l’intervention des forces de l’ordre, la situation demeurait extrêmement tendue toute l’après-midi. Les boxes de petits commerce attenant au grand supermarché à proximité du consulat ont aussi été pillés. Les manifestants, qui s’en sont également pris aux commerces d’immigrés ouest-africains dans le quartier, jouaient au chat et à la souris avec les forces de l’ordre.

Antoine Lawson, journaliste gabonais à Libreville, attend de voir comment les choses vont évoluer. Il explique à 20minutes.fr: « Je suis allé voir les lieux stratégiques de la ville, où pourraient commencer les débordements. Ils sont quadrillés par la police anti-émeutes. Pour le moment, les deux autres candidats n’ont pas fait de déclarations officielles. Les choses vont certainement monter en puissance à ce moment là. On pourra voir la tendance des réactions à la fin de l’après-midi. » Cependant, rien n’a filtré jusqu’à 18 heures et il est peu probable que les opposants s’expriment publiquement avant vendredi matin.

Le tout nouveau président a prononcé un discours peu après l’annonce de sa victoire. «En ce qui me concerne, je suis et je serai toujours le président de toutes les Gabonaises et de tous les Gabonais. (…) Je suis et je serai toujours au service de tous sans exclusive», déclare Ali Bongo, 50 ans, à son quartier général de campagne, près du centre-ville de Libreville. «A tous les électeurs dont je n’ai pu bénéficier des suffrages, je voudrais qu’ils soient profondément rassurés de ce que je n’en éprouve et n’en éprouverai aucun ressentiment à leur égard», poursuit-il.

Il ne sagissait que de POG et LBV... 2016 échauffement ;-)

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14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
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