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Franc CFA : risque d’une nouvelle dévaluation si l’euro maintient son niveau actuel (Ondo Ossa - économiste)

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Samedi 7 Avril 2012 à 00:08 | Lu 1294 fois



Franc CFA : risque d’une nouvelle dévaluation si l’euro maintient son niveau actuel (Ondo Ossa - économiste)
Dakar, 6 avr (APS) - Le franc CFA ‘’court le risque’’ d’une nouvelle dévaluation si l’euro ‘’devait durablement rester à son niveau actuel’’, avertit le professeur Albert Ondo Ossa, qui rappelle que les pays de ’’la zone franc africaine’’ n’ont aucune emprise sur le cours de leur monnaie.


‘’Le franc CFA court le risque d’une nouvelle dévaluation si l’euro (sa monnaie ancre) devait durablement rester à son niveau actuel, d’autant qu’aucune disposition ne permet jusque-là aux pays de la zone franc africaine d’influer sur le cours de leur monnaie en fonction des performances de leurs économies’’, écrit M. Ossa dans le résumé d’une communication qu’il donne mardi au siège de l’Institut africain de développement économique et de planification (IDEP) des Nations unies organise, à Dakar.

Albert Ondo Ossa, agrégé de sciences économiques et de gestion, est enseignant à la Faculté de droit et des sciences économiques de Libreville (Gabon). Il animera le deuxième séminaire d’une série mensuelle axée sur le développement et organisée par l’IDEP. ‘’L’instabilité financière internationale et le franc CFA’’ est le thème de son exposé, qui sera présenté à 14 heures.

L’instabilité financière est aujourd’hui le problème le plus pressant que la mondialisation pose à l’économie internationale, en raison de la circulation très rapide d’un volume massif de capitaux internationaux et de l’intégration de la production et de la commercialisation des biens et services par-delà les frontières nationales, souligne M. Ossa dans le résumé de sa communication, dont l’APS a obtenu copie.

‘’Dans les pays en développement plus spécifiquement, l’instabilité économique et politique, ainsi que la fragilité des systèmes bancaire et financier accroissent le risque d’y investir, en ce sens que les gains potentiels liés aux échanges intertemporels de capitaux ne se réalisent que si les prêteurs sont confiants quant aux possibilités de remboursement’’, analyse l’universitaire gabonais.

S’agissant précisément des pays membres de la zone franc africaine, dont la monnaie est le franc CFA, la hausse de l’euro sur le marché des changes, et particulièrement par rapport au dollar, suscite des interrogations, en raison de ses effets sur la situation économique de chaque pays membre, soutient le professeur Albert Ondo Ossa, directeur du Laboratoire d’économie appliquée de l’Université Omar Bongo du Gabon.

‘’Depuis 2004, lit-on dans le document, la valeur de la monnaie européenne n’a cessé d’augmenter face au dollar. Or, les pays de la zone franc africaine importent principalement d’Europe et exportent en Europe. La hausse de la monnaie européenne par rapport au dollar (principale monnaie de libellé de leurs exportations) affecte donc nécessairement leurs économies, en raison de la parité fixe entre l’euro et le franc Cfa’’.

Trois types de conséquences en découlent et affectent la compétitivité, la situation budgétaire et financière, mais aussi la dette de ces pays, selon le M. Ossa, ancien ministre de la Recherche scientifique et du Développement du Gabon.

‘’La part de marché des pays de la zone franc étant faible, aussi bien pour le pétrole que pour les autres produits exportés, l’effet négatif de l’instabilité financière en est nécessairement amplifié’’, explique-t-il.

A propos des conséquences budgétaire et financière - à cause d’une économie fondée essentiellement sur le commerce de matières premières et ‘’caractérisée par un faible niveau d’industrialisation et des échanges intra-africains’’ -, un euro fort ‘’ne permet pas d’améliorer la situation financière des pays de la zone franc qui, la plupart du temps, élaborent leur Budget sur la base des prévisions de recettes’’, explique-t-il.

A cause d’un ‘’endettement chronique’’, qui obère les marges de manœuvre des politiques budgétaires et donc du financement de la croissance par l’Etat, les pays de la zone CFA risquent aussi d’être privés ‘’des ressources financières nécessaires pour le remboursement de la dette’’.

‘’Une réflexion approfondie s’impose donc, en vue de permettre à la zone franc africaine de prendre de bonnes options en cette période de mutation où la France, eu égard à ses multiples contraintes, est plus préoccupée par sa propre situation que par son sort’’, propose Albert Ondo Ossa.

Il estime que ‘’le problème de souveraineté monétaire des pays de la zone franc pourrait donc, dans un proche avenir, se poser concomitamment à celui de la compétitivité de leurs économies’’.

Plusieurs économistes et des responsables d’institutions bancaires, financières et de gouvernement écartent la possibilité d’une dévaluation du franc CFA pour le cas des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

L’économiste sénégalais Chérif Salif Sy, dans le sillage du professeur Ossa, a pris le contrepied de nombreux confrères en prédisant une inévitable dévaluation du franc CFA, dans une interview publiée en janvier dernier par le journal gouvernemental sénégalais Le Soleil.

La zone franc CFA comprend les huit pays de l’UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), les six Etats de la Banque centrale des Etats d’Afrique centrale (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, République centrafricaine et République démocratique du Congo) et l’Union des Comores.

Les monnaies des pays de la zone CFA - à savoir le franc CFA pour l’UEMOA et la BEAC et le franc comorien pour l’Union des Comores - sont arrimées à l’euro à travers une parité fixe (un euro = 655,957 francs CFA) gérée par le Trésor français. Des intellectuels africains ont souvent dénoncé cette dépendance monétaire.


OID/ESF

Samedi 7 Avril 2012
Gabonlibre.com : News 7J/7
Vu (s) 1294 fois




1.Posté par King le 07/04/2012 12:21 | Alerter
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M. Ondo Ossa c'est bien beau de rappeler cela!
l'heure n'est plus à l'expertise ou au grand discours, depuis les premières dévaluations les économistes, Les Experts monétaires africains ont peur de dire que le Franc Cfa est un obstacle au développement!
il ne suffit pas de dénoncer, seul l'économiste, le professeur Nicolas Agbohou, qui dit haut et fort qu'il faut sortir du Francs Cfa.
il démontre dans ces conférences comment les institutions et les principes de fonctionnement de la zone franc CFA bloquent le décollage socio-économique et politique de l'Afrique.
il faut impérativement que les pays de la zone CFA prennent leur indépendance monétaire pour relancer le développement.

2.Posté par King le 07/04/2012 12:27 | Alerter
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Nicolas Agbohou explose : je persiste et signe qu’il faut, au plus vite, répudier le Franc CFA.

Interviews
Lundi, 26 Mars 2012 00:00

Dans son livre, « Le Franc CFA et l'Euro contre l'Afrique », l'économiste ivoirien, le professeur Nicolas Agbohou, Docteur en économie politique et enseignant en France, est en véritable croisade pour démontre et faire comprendre que les 15 pays de la zone CFA sont encore très loin d'avoir leur indépendance monétaire. Nous proposons ici, un extrait d’une interview qu’il a accordée au magazine Afrik. Il réaffirme sa thèse, selon laquelle le Franc français et la nouvelle monnaie européenne, l'Euro, le Franc CFA et l'Euro contribuent à l'appauvrissement structurel de l'Afrique, du moins maintiennent l'Afrique dans une pauvreté structurelle. Pour lui donc, il faut que l'Afrique répudie, au plus vite, le Franc CFA et adopte une nouvelle monnaie communautaire si elle veut réellement sortir du colonialisme et en finir avec la pauvreté.

Afrik : Votre livre est un véritable réquisitoire contre l'Euro et le Franc CFA. Pourquoi ces deux monnaies seraient-elles contre l'Afrique ?

Nicolas Agbohou : Fondamentalement, les institutions financières qui gèrent le Franc CFA, les banques centrales, sont contre l'Afrique. Les conseils de l'administration de la BCEAO (Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest), de la BEAC (Banque des Etats d'Afrique centrale) et de la Banque des Comores, sont dominés par les Français qui bénéficient d'un droit de veto. Les Comores ne maîtrisent pas leur économie car il y a quatre Français à la Banque centrale et quatre Comoriens. Comme les décisions doivent être prises à l'unanimité ou au moins par cinq personnes, il suffit qu'un Français soit contre le projet pour que tout tombe à l'eau. Et puis, il ne faut pas que les Africains oublient que le Franc CFA est une monnaie française.

Mais au-delà de cet aspect, pourquoi le Franc est-il contre l'Afrique ?

Les Africains sont des êtres humains au même titre que les autres. A ce titre, il est important que les Africains soient libres de mener une politique monétaire qui réponde à leurs attentes. Les 15 pays de la zone franc sont obligés de laisser en dépôt en France 65 % de leurs recettes d'exportation appelées " réserves de change ". Ceci constitue la condition sine qua non pour garantir la stabilité de leur monnaie. Un pays comme le Niger, qui n'arrive pas à payer ses fonctionnaires, s'il exporte des produits, par exemple, pour une valeur d'un milliard de dollars, doit automatiquement laisser en France un dépôt de 650 millions de dollars. C'est absurde ! Pendant ce temps-là, les Nigériens meurent de faim ! Il y a également des dispositifs techniques qui font du Franc CFA un outil d'appauvrissement et de colonisation permanents.

Quels sont ces dispositifs ?

Il faut rappeler que Franc CFA, à l'origine, s'appelait « Franc des Colonies françaises d'Afrique ». Comme son nom l'indique, c'est la France qui en tire le plus grand bénéfice. Les principes qui régissent cette monnaie sont la libre transférabilité, la libre convertibilité et la centralisation d'échanges. A ce propos, il faut savoir clairement et précisément que : premièrement, la libre transférabilité favorise la fuite des capitaux africains ; et, deuxièmement, quand un pays ne possède pas d'épargne, il se retrouve avec une dette extérieure qui l'étrangle.

Afrik : Qui sont les personnes qui exportent leurs capitaux ?

Nicolas Agbohou : Certains dirigeants et ceux que j'appelle les néo-coloniaux. N'oubliez pas que la première décision que François Mitterrand avait prise, lors de son accession au pouvoir, a été d'interdire la fuite des capitaux. Là-dessus, l'Afrique est doublement pénalisée : non seulement, elle doit faire face à la fuite des capitaux ; mais en plus, elle est tenue de racheter sa propre monnaie. Plus clairement, les dirigeants africains arrivent à Paris avec des valises pleines de Francs CFA qu'ils échangent contre des francs ou des dollars. Mais, les Banques centrales africaines sont obligées de racheter ces Francs CFA que les dirigeants ont laissé en France et que la France ne veut pas conserver. Et, elles doivent le faire avec des devises fortes ! D'où les 65 % des recettes sur les exportations qui restent en dépôt, pour les opérations.

Pourquoi, selon vous, l'Euro est-il si contraire ou si opposés aux intérêts africains, du moins anti-africain ? En quoi est-il contre l’Afrique ?

Avant l'arrimage du Franc CFA à l'Euro, seule la France avait droit de regard sur nos économies. Maintenant c'est toute l'Europe ! Pis, les mesures draconiennes de Bruxelles sont incompatibles avec les besoins de nos économies. Voila pourquoi je persiste et signe qu’il faut, au plus vite, répudier le Franc CFA.

Que proposez-vous en échange ?

Aucun pays ne peut se développer sans indépendance monétaire. Nous avons besoin d'une nouvelle monnaie communautaire qui ne soit pas dirigée de l'extérieur. Il faut jeter à la poubelle les principes qui régissent le Franc CFA. L'Afrique a besoin d'une politique monétaire qui réponde à ses propres besoins et intérêts.

Interview réalisée par Mohamed Berkani.

3.Posté par Tsoukaf le 07/04/2012 13:11 | Alerter
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Bonne interview.
propositions:
Crrer une monnaie africaine ex nihilo?

ou
Appuyer la nouvelle unité monétaire africaine sur des monnaies existantes:Naira nigerianne,Round sud Africain,Cedi ghanéen,Kwanza angolais,Sylli guinéen?

4.Posté par TICK le 08/04/2012 00:50 | Alerter
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COMMENT PARLER DE MONNAIE ALORS QUE LE CFA N’EST PAS UNE MONNAIE ?!!!(VOIR DEFINITION DE LA NOTION DE MONNAIE).

COMMENT PARLER DE POLITIQUE MONETAIRE ALORS QUE C’EST PARIS QUI DECIDE.

MR ONDO OSSA JOUE SUR LES MOTS AU LIEU DIRE LA VERITE QU’IL NE METRISE PEUT ETRE MEME PAS.

IL SUIT AVEUGLEMENT LES ANALYSES DE SON MAITRE LE PROFESSEUR DESNEUFS. QUI N’A TOUJOURS VU QUE DU BIEN DANS LE CFA SANS OSER PRECONISER SON ABANDON PARCE QU’IL SERT BIEN LES INTERETS DE LA FRANCE.

CE SONT LES COLONISATIONS : POLITIQUE, ECONOMIQUE, FINANCIERE ET ADMINISTRATIVE QUI CONTINUENT.

QU’ON ARRETE D’EMPRUNTER DES TERMES ET ANALYSES QUI N’ONT AUCUN SENS DANS NOTRE CONTEXTE.PARCE QUE NOUS N’AVONS PAS DE MONNAIE ET ENCORE MOINS UNE POLITIQUE MONETAIRE.
CAR POUR FAIRE UNE POLITIQUE MONETAIRE IL FAUT DES OUTILS, OR NOUS N’AVONS PAS LE PRINCIPAL OUTIL QU’EST LA MONNAIE.

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