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Focus sur le “Gabon Vert”: Le défi de la protection de l’Environnement

Le site de la Liberté - Collectif des Jeunes Démocrates le Jeudi 5 Juin 2014 à 12:37 | Lu 460 fois

A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement (JME) qui a lieu le 5 juin de chaque année, le Pôle Environnement du Collectif des Jeunes Démocrates revient sur la question de la préservation de notre patrimoine écologique.



Le Gabon en tant qu’acteur du droit international a ratifié massivement depuis les deux dernières décennies d’importants traités internationaux sur la sauvegarde des écosystèmes, la préservation de l'environnement, la réduction des gaz à effet de serre et les énergies polluantes ; dont le très connu "Protocole de Kyoto".

Face aux problèmes du réchauffement climatique, la déforestation galopante dans les pays en voie de développement, l’apparition de nombreuses maladies liées aux énergies polluantes ainsi que la multiplication de catastrophes naturelles de plus en plus préoccupantes, il a fallu réagir. Cette prise de conscience de la problématique environnementale a poussé les autorités à prévenir les risques pour l’environnement et à en assurer la survie.

Fort de ce constat et dans la mise en place d’une politique de préservation de la nature, le Gabon a par exemple opté en 2002 pour la création de 13 parcs nationaux estimés à près de 3 millions d’hectares, soit 11,5% du territoire. Ceci constitue sans doute une avancée considérable à mettre à l’actif du Gabon au titre de ses efforts pour la préservation de la nature.

Dans la continuité de l’action de son prédécesseur, l'actuel Président s’est inscrit dans cette même logique en affirmant très tôt son attachement au "Gabon vert", l’un des piliers de son projet "l’avenir en confiance".

Le “Gabon Vert” : l’ambitieux projet de l’émergence

Présenté en 2009, le “Gabon Vert” a pour objectif principal de diversifier l’économie gabonaise par l’exploitation de nos richesses naturelles en quatre points: l’écotourisme, la filière bois, l’agriculture et l’environnement.
Les principaux enjeux étaient de sensibiliser la population sur les problèmes environnementaux et l’écologie; de favoriser la salubrité et le traitement des déchets et de diminuer la production des gaz à effet de serre.

Il s’agissait également de dynamiser la filière bois par l’accroissement d’une production locale; de promouvoir l’écotourisme par l’investissement et le développement des zones touristiques vertes ainsi que de lutter contre le braconnage en renforçant les pouvoirs des institutions chargées de gérer les parcs nationaux.

Enfin, il était question d’une part de porter la part de l’agriculture de 5 à 20% du PIB grâce à l’investissement public et l’exploitation de zones agricoles favorables à la culture d’une variété d’aliments et d’autre part d’aboutir à une autosuffisance alimentaire.

• Qu’en est-il aujourd’hui?

De grandes mesures ont été prises depuis, dont les exemples phares sont l’interdiction de l’exportation des grumes en date du 5 Novembre 2009; l’interdiction de la vente de sacs plastiques dans les commerces; l’interdiction des importations de véhicules d’occasion de plus de trois ans, réduite aujourd’hui à deux véhicules par personne et par an et plus récemment, deux décrets visant à suspendre la vente d’armes à feu destinées à la chasse et l’annonce en juillet 2013 de la création de 5 zones agricoles sur l’ensemble du territoire afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire.

Ces mesures gouvernementales ont tenté de mettre le sujet au devant de la scène sans vraiment susciter le débat ni l’attention des populations sur cette interrogation. Tant d’actions en vue de responsabiliser les populations qui sont malheureusement restées sans véritable échos.
Comme l’affirme D. Bourg, « Le maître mot de nos relations à la nature n'est plus la maîtrise possessive, mais la responsabilité ». Cependant, après l’effet d’annonce, il est incontestable que le gouvernement gabonais peine à atteindre ses ambitieux objectifs en matière de protection de l’environnement et de développement durable.

Malgré la présence de nombreuses associations et ONG militant dans ce sens sur notre sol, elles oeuvrent timidement dans ce secteur bien que leurs actions soient à saluer et à soutenir.
De plus, l’action gouvernementale et citoyenne en général reste timorée. La sensibilisation de la population est faible et quasi improductive alors qu’il est primordial d’éveiller les consciences sur la nécessité de promouvoir une économie verte et soucieuse de notre habitat naturel; d’autant plus que la lutte pour la sauvegarde de l'environnement et les grandes questions de santé publique sont indissociables.

L’apparition de nouvelles maladies liées directement à la qualité de notre environnement immédiat de ces dernières années (pollution atmosphérique, etc.) et la multiplication des catastrophes naturelles sur notre sol relatées régulièrement dans les médias (éboulement de terrain, érosion des sols, inondation) ont prouvé le caractère substantiel de la préservation de cet environnement.

Pourtant, les questions d'environnement intéressent encore très peu de compatriotes malgré la tenue de plusieurs ateliers en la matière et des manifestations à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement chaque année. L’état d’insalubrité grandissant de nos villes et le peu de condamnations montrent bien que la prise de conscience n’a pas eu lieu. Le citoyen gabonais fait figure de mauvais élève en matière de protection de l’environnement.

Pourtant, le sujet est central pour notre pays dont 80% de la superficie est occupée par la forêt tropicale, véritable poumon de la planète.
• Quels sont les défis à relever pour une protection efficiente et efficace ?

Le principal défi à relever pour cette sauvegarde c’est de réunir chaque acteur de la société autour des problématiques environnementales afin de développer et encourager l’action dans ce sens. La difficulté réside dans la prise de conscience du plus grand nombre et l’implication de chaque citoyen dans la défense de la planète car comme l’affirme le célèbre défenseur de l’environnement Nicolas Hulot, « L'écologie est aussi et surtout un problème culturel. Le respect de l'environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux. » Aussi, aucun gouvernement aussi vaillant soit il, ne peut gagner la bataille de la protection et la préservation de notre écosystème sans y intégrer l’action citoyenne; sans éduquer et sensibiliser la population sur ce devoir.

Bien que notre pays soit plésbicité et encouragé par les acteurs internationaux dans son combat, très peu de compatriotes s’investissent sur le terrain.
Il est aujourd’hui plus que jamais essentiel de mettre chaque citoyen face à ses responsabilités en apprenant les bons gestes et en défendant le développement d’une économie verte par le biais des énergies renouvelables et la revalorisation de notre secteur primaire par une agriculture et un élevage biologiques qui permettront indubitablement l’essor d’une nouvelle économie plus durable.

Les atouts du Gabon au service de la protection de l’environnement

Le Gabon ne manque pas d’arguments et fait figure d’eldorado pour l’“or vert” que constitue sa forêt tropicale, qui représente pas moins de 20 millions d’hectares du territoire mais également pour sa pluviométrie abondante d’environ 9 mois sur 12, son ensoleillement sur plus de 200 jours par an et des températures ne descendant jamais en deçà de 15 degrés Celsius.

Tous ces atouts contribuent à faire de notre beau pays une véritable pépite pour le développement durable par l’essor de l’industrie basée sur les énergies renouvelables que sont le solaire et l’hydraulique. Seulement, l’épanouissement industriel tant souhaité doit s’accompagner d’études préalables englobant les réalités culturelles, humaines, géographiques, technologiques et de véritables moyens logistiques et financiers.

Grâce à une exploitation minutieuse et rigoureuse de ces énergies, il est évident que le pays pourrait développer le secteur afin de pallier les problèmes d’eau et d’électricité que connaissent la majorité des localités gabonaises et ainsi permettre dans un sens d’augmenter l’offre d’approvisionnement en énergie des agglomérations à forte concentration de population.
Ce dispositif permettrait d’assurer un désenclavement des zones rurales gabonaises jusqu’ici déconnectées du XXIème siècle.

• L’agriculture “émergente”

Le projet énonçait principalement un objectif d’accroissement de l’agriculture gabonaise de 5% actuellement à 20 % de notre PIB à l’horizon 2020, sachant que le milieu rural représente plus de 90% du territoire. La création d’entreprises spécialisées dans l’’agriculture et l’élevage dit “bio” serait porteuse d’espoir dans un pays où le chômage atteint presqu’un tiers de la population active; de grandes étendues de terre dans l’hinterland pouvant s’y prêter.

En effet, notre sol fertile et la diversité des espèces cultivables, le tout favorisé par notre climat chaud et humide sont autant d’atouts exploitables. Ce secteur pourrait employer plus de dix mille personnes et favoriserait le développement et l’autonomie de nos localités. Il s’inscrirait comme un frein solide à l’exode rural que connaît nos villages depuis des décennies.

L’objectif principal sera de conduire le Gabon vers une autosuffisance alimentaire qui réduirait de manière conséquente les coûts exorbitants de certains aliments de base (manioc, riz, etc.) qui sont exportés principalement du Cameroun voisin.

Ensuite, il est nécessaire de former rapidement des jeunes aux métiers du secteur primaire et secondaire afin qu’ils pallient le manque cruel de main d’oeuvre qualifiée. Le Ministère de l’Agriculture dans son rapport d’activités de 2011 déclarait avoir formé environ 400 stagiaires dans l’agriculture vivrière. Il faut encourager les jeunes dans les métiers de l’agriculture et soutenir les coopératives existantes par des subventions et une large offre de formation.

L’existence de cette force de travail contribuera de manière non négligeable à attirer les investisseurs avec le concours de l’Etat, par la mise en oeuvre de dispositions fiscales alléchantes (abattements par exemple au titre des cinq premières années d’activités) et économiques afin de favoriser la production et l’exportation des produits “made in Gabon” issus de l’agriculture “bio”.

En appui à la formation, il faut pour encourager nos jeunes à travailler dans le secteur à travers une politique sociale et notamment par la création d’un salaire minimum mensuel ou d’un taux horaire décent pour les ouvriers . Les perspectives de carrière ne sont pas à négliger en diversifiant l’offre d’emploi sur les différents domaines tels que la promotion et le développement de la pisciculture, l’élevage, le maraîchage ... dans le respect des normes d’hygiène nationales et internationales.

Pour ce faire, l’Etat se doit de sensibiliser sa jeunesse aux questions d’environnement et d’économie verte dès l’éducation primaire. L’orientation vers ces métiers doit être plus efficace. Le Gabon connaît un déficit d’industries dans le secteur et encourager nos jeunes diplômés dans cette voie par divers mécanismes (micro crédit, aide à la création d’entreprise, alternance pour les étudiants dans les usines etc) serait certainement bénéfique.

Les causes sont certes nombreuses mais les solutions le sont également. La sensibilisation aux grands problèmes environnementaux est cruciale à l’heure actuelle car nous assistons à une pollution agressive par la multiplication des véhicules à moteur en circulation, les changements climatiques importants (rallongement des saisons, variabilité inquiétante des températures...) qui sont autant d’arguments suffisants pour se pencher sur la question de l’écoconstruction et l’urbanisme.

De plus, au regard des différents traités ratifiés, notre pays manque de juristes et d’ingénieurs en matière d’environnement. Il faut ici susciter des vocations. De nombreux projets d’urbanisme sont aujourd’hui menés sans expertise environnementale préalable concernant la fiabilité des installations ou l’utilisation de certains produits nocifs pour l’environnement et pour la santé.

Au-delà de tous ces aspects, chaque gabonais doit prendre en considération la nécessité d’assurer la sauvegarde de son patrimoine naturel en luttant contre le braconnage, la déforestation, l’érosion des sols par la construction anarchique... et s’y investir par patriotisme.

Ce combat de longue haleine ne se fera pas sans l’implication de l’Etat dans le changement de mentalité de nos populations. Le problème récurrent d’insalubrité et la gestion catastrophique de nos déchets en sont une illustration. Instruire les populations sur la nécessité du tri des déchets et le recyclage est important mais aussi créateur d’emploi.

En définitive, bien que la préservation de l’environnement semble être une question subsidiaire pour nos compatriotes par rapport aux innombrables maux qui les minent déjà, il n’en demeure pas moins que pour toute société en développement, il est primordial de garantir le meilleur pour les générations futures. Tel est notre devoir.


Pôle Initiative Environnementale
“ La Jeunesse au service de la préservation de l’environnement”
Collectif des Jeunes Démocrates

Jeudi 5 Juin 2014
Collectif des Jeunes Démocrates
Vu (s) 460 fois




1.Posté par Dgriffa le 06/06/2014 17:30 (depuis mobile) | Alerter
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Tres bonne analyse! Entierement d'accord!...

2.Posté par citoyen présidentiable le 20/06/2014 12:22 | Alerter
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c'est curieux que tout le monde ne pense qu'aux gorilles éléphants et autres chimpanzés alors que les gabonais sont dans un environnement de bidonvilles infestés de poubelles, rats et autres inondices
l'intérêts de tous ,cet engouement pour la faune et la flore, c'est la courses au pognons des bailleurs investi dans la protection . Comment peut on privilégier les animaux et les plantes avant les gabonais ????

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