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Financer les investissements au Gabon, à moyen et long terme

Le site de la Liberté - La Révolution LVDPG le Samedi 25 Juillet 2009 à 19:41 | Lu 1253 fois

Au 31 décembre 2005 les crédits à l’équipement des entreprises dans la Zone CEMAC s’élevaient à 210 milliards F CFA sur un total de crédits de 1 590 milliards F CFA, soit moins de 15%, l’immobilier et l’habitat individuel ayant été financés à hauteur de 240 milliards. (source Commission Bancaire d’Afrique Centrale).



Financer les investissements au Gabon, à moyen et long terme
A la même date, les crédits à long terme faits par le système bancaire gabonais s’élevaient seulement à 8 milliards, ceux à moyen terme à 165 Milliards, sur un total de crédits de CFA 399 Milliards.

Les banques prêtent donc plus souvent à court et moyen termes qu’à long terme, pour des raisons évidentes :

3 Pour prêter à long terme, c’est-à-dire au-delà de 7 ans, il faut disposer de ressources longues sinon le Banquier prendrait un risque inconsidéré d’immobilisation sur un terme beaucoup plus éloigné que l’échéance moyenne des dépôts que vous placez à terme dans ses livres.

3 Techniquement, il est d’usage chez les Banquiers de “transformer” en prêts longs des ressources moins longues, par exemple en prêtant à 7 ans des ressources placées à 5 ans.Mais il prend un risque d’immobilisation qui, s’il est usuel et systématique, peut conduire à l’assèchement de ses caisses !
Cest pourquoi les Autorités Monétaires et la Commission Bancaire ont fixé des normes permettant de surveiller en particulier ce “taux de transformation”.

En réalité, le financement des investissements à long terme de l’outil de production (terrains, bâtiments et machines industriels, recherche fondamentale...) a toujours été un domaine spécifique, hors champ des banques commerciales, domaine réservé à des établissements de financement spécialisés. Ces établissements ont été créés, soit pour les besoins de reconstruction d’après-guerre en Europe, soit en appui d’une politique industrielle ou de développement, soit encore en soutien intensif de tel secteur économique particulier.

En prenant l’exemple de la France, pays bien rôdé à ce type de construction intellectuelle, il y a (de façon non exhaustive) le FDES (Fonds de Développement Économique et Social), le Crédit National, le Crédit d’Équipement aux Petites et Moyennes Entreprises (CEPME) les Sociétés de Développement Régional (SDR).

Chez nous, rien d’équivalent mais il existe la BGD, le Fodex, qui n’est pas, contrairement à ce que l’on dit, un établissement de crédit à moyen et long termes mais un établissement qui aurait dû, à partir de financements longs et abondants obtenus de la Banque Africaine de Développement, servir d’établissement de refinancement aux banques commerciales primaires : la banque commerciale primaire vous prêtait à 7 ans et plus, à taux bonifié et trouvait un refinancement auprès du Fodex.

Nous savons ce qu’il en est : le Fodex aura tout fait, sauf du refinancement de crédits d’investissement aux PME !

Reste pour les PME gabonaises le recours aux formules de crédit-bail proposées par les banques actuellement. Nous ne parlerons des emprunts obligataires que pour mémoire, notre Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC) ayant encore du mal à démarrer.

La Banque Gabonaise
de Développement

De l’avis de tous, la Banque de Développement est, depuis longtemps, celle qui marche le mieux en Afrique subsaharienne, du point de vue de la gestion interne et du point de vue des résultats. La relative bonne implantation territoriale ainsi que la qualité de son actionnariat ont toujours été des atouts majeurs pour sa participation au financement à long terme de l’économie nationale. C’est ainsi qu’elle a, de tout temps, participé aux pools de financement consortiaux constitués par las banques commerciales en réponse aux demandes des entreprises des grands secteurs économiques (bois, pétrole, uranium à une certaine époque, manganèse, afro-industrie aux heures glorieuses d’Agrogabon et d’Hevegab).
Mais le reproche habituellement fait à cette Institution c’est sa faible implication dans l’assistance aux PME/PMI et sa trop grande implication dans les crédits à la consommation, matérialisée par d’innombrables “points-crédit BGD” à travers le pays. La BGD semble toutefois renouer avec l’ensemble des problèmes de financement du long terme, avec la création récente de la Banque de l’Habitat, constituée en succursale.

De plus, les jeunes entrepreneurs doivent savoir que l’accès aux guichets de la BGD est presque plus aisé que l’accès aux guichets des banques commerciales puisqu’il n’y a pas obligation d’y entretenir un compte.

Le Fonds d’Expansion des PME (Fodex)

Une réorganisation et une rationalisation des fonctions du Fodex ont été annoncées par le Gouvernement suite au fameux procès Ngoleine-Ossouka, du nom de l’ancienne dirigeante de l’Institution. Malgré cela, le FODEX continue de financer des crédits, sur la base de conventions signées avec les banques commerciales primaires : N’allez donc pas aux guichets du Fodex, solliciter un crédit à moyen ou long terme. Demandez à ses guichets avec quelle banque il a signé une convention et adressez-vous à cette banque la ! De fait, nous serions surpris que le Fodex ait pu maintenir plus de deux conventions avec les banques, l’ancienne équipe dirigeante l’ayant tellement dévoyé de ses missions originelles!

Au Fodex ou à la BGD, un entrepreneur devra présenter un dossier bancable comprenant étude de marché, 3 bilans certifiés, prévisions d’exploitation sur 3 ou 5 ans, puisqu’il s’agit de solliciter un crédit long, étude de la rentabilité de l’investissement projeté, etc. Avec le Banquier il examinera ensuite le problème des garanties. La première garantie étant le projet lui-même et le cash-flow dégagé en remboursement des échéances de crédit. Ensuite viennent les garanties réelles sur les terrains, les bâtiments, les machines, les éventuels loyers existants et les éventuels comptes à terme à nantir, sans oublier l’indispensable délégation d’assurance-vie.

L’emprunt obligataire

Les entreprises cotées en Bourse et les entreprises du secteur public émettent des obligations qui sont des titres de créances négociables. Au vue des difficultés que rencontrait à son démarrage la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale, les indications qui suivent, et qui ne sauraient être développées de façon plus large, sont donc à retenir pour le jour où cette Bourse sera réellement opérationnelle.

Conditions d’émission des obligations. L’Assemblée Générale Ordinaire des Actionnaires est seule compétente pour donner au Conseil d’Administration l’autorisation d’émettre des emprunts obligataires. Le législateur a considéré que le fait d’émettre des obligations était un acte grave qui devait être réglementé et qu’il convenait, en tout cas, de protéger les souscripteurs contre des sociétés qui n’offriraient pas toutes les garanties nécessaires au remboursement de l’emprunt. C’est pourquoi, en général, seules les sociétés ayant au moins deux ou trois années d’existence et qui, sur cette période ont établi des bilans réguliers, peuvent recourir à l’emprunt obligataire. De plus, ces sociétés doivent avoir intégralement libéré leur capital, sauf si ladite émission d’obligations est faite en vue de l’attribution aux salariés des obligations émises au titre de la participation de ceux-ci aux fruits de l’expansion de l’entreprise.

Les garanties. Il peut s’agir de la caution de la société-mère si elle existe, ou d’autres garanties réelles. Dans de telles opérations, 3 types de clauses sont souvent usités :

La clause “pari pas su” la société émettrice s’engage à ne pas donner de garanties à de nouveaux créanciers sans en faire bénéficier les souscripteurs de l’emprunt obligatoire.

La clause “cross default” prévoit que les prêteurs peuvent demander le remboursement anticipé si l’emprunteur est pris en défaut de remboursement sur n’importe quelle autre opération.

La “négative plage” est destinée à éviter que l’emprunteur puisse un jour nantir des biens réels en garantie d’un autre prêt.

Pour ce type d’opération, les emprunteurs s’appuient sur les services financiers des banques commerciales à qui ils paient des commissions dites “de guichet”. Enfin, aux termes de la loi, et pour des raisons évidentes de commodité, les prêteurs d’une émission se constituent en une “masse”, dotée de la personnalité juridique et qui a pour mission d’être le contact privilégié de l’emprunteur.
Au bout de ce qui précède, on peut avoir le sentiment qu’il y a peu d’opportunités concrètes pour les PME en quête de prêts à long terme. C’est malheureusement vrai et beaucoup d’efforts doivent encore être faits pour imaginer des mécanismes bien adaptés au financement des activités économiques à long terme. En attendant, certaines banques ont mis sur pied des formules de crédit-bail qui viennent en appui aux financements moyen et long des PME gabonaises.

Le crédit-bail

Le crédit-bail est une technique de financement qui constitue une alternative à l’endettement et permet à l’entreprise de disposer d’un bien sans avoir à contracter un prêt ni à avancer en fonds propres les sommes nécessaires à l’achat. Cette formule est généralement plus coûteuse et moins intéressante qu’un financement classique par emprunt mais plus simple à obtenir au Gabon. À dire vrai, c’est souvent la seule disponible !

Définition. Un contrat de crédit-bail est un contrat de location où le bailleur, par le biais d’une promesse de vente, donne la possibilité au locataire en fin de contrat de devenir propriétaire du bien.

Objet du contrat. Tant que cette option d’achat n’est pas exercée, le bailleur reste propriétaire du bien. Les contrats de crédit-bail peuvent financer des biens immobiliers ainsi que divers autres biens d’équipement.

Avantages. Avantage évident, cette formule permet de disposer d’un matériel sans ni payer ni s’endetter. Elle laisse donc inchangée la structure du bilan de la société. Bien sûr, en termes d’analyse financière, et dans l’optique d’un achat à terme, on considérera que le passif s’alourdira du montant de l’acquisition à son coût actuarial. Autre avantage pour le crédit-bailleur, il est le propriétaire incontesté du bien jusqu’au bout, sauf réalisation de la clause d’achat.

Par la pression de la demande, et vraisemblablement suite à l’application de la nouvelle loi sur la décentralisation qui transfère davantage de pouvoirs économiques aux provinces, on peut espérer que les banques vont enfin mettre en place des mécanismes adaptés aux problèmes de financements des PME, à court et moyen terme. Un vœux pieux diront certains !
Publié le 08-05-2008 Source : Business Gabon Auteur : Dalila Gombo

Samedi 25 Juillet 2009
La Révolution LVDPG
Vu (s) 1253 fois




1.Posté par tsangakal le 20/10/2009 19:00 | Alerter
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cet article est un eclairage bien pense.
il faut que ceux qui se lancent dans les affaires apprennent ces meandres de notre systeme financier, qui n'est pas oranise pour favoriser l'acces des gabonais a l'investissement ou , disons a la creation des entreprises.
car, en dehors du systeme financier, l'etat doit, dans sa politique, accompagner les PME/PMI: formations, suivis, controles, garanties...
il faut se rappeller que meme dans les pays developpes, plus de 30% des PME creees ne passent pas le cap de la troisieme annee de fonctionnement.
or la PME est le createur d'emplois et de richesse, veritable barometre de l'economie d'un pays. c'est pourquoi, l'etat devrait veiller a leur chevet.

2.Posté par delaudasse le 25/10/2009 19:20 | Alerter
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Pour financer...il faut saisir les biens mal-acquits.
Cela suffira largement.

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