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Endiguer la dépravation de la jeunesse gabonaise par la mise en place d’activités périscolaires

Le site de la Liberté - Harold LECKAT, Jessica NGABA Collectif des Jeunes Démocrates le Mardi 18 Février 2014 à 00:00 | Lu 957 fois

L’arrestation de plus de 100 élèves en uniforme scolaire dans des débits de boissons à Libreville est à saluer. En effet, l’Etat a enfin consenti à prendre ses dispositions face à la recrudescence de la dépravation des jeunes. Il devient plus qu’urgent de se poser la question de savoir quels sont les efforts à consentir pour résorber ce phénomène qui gangrène la jeunesse gabonaise.



Endiguer la dépravation de la jeunesse gabonaise par la mise en place d’activités périscolaires

Endiguer la dépravation de la jeunesse gabonaise par la mise en place d’activités périscolaires

L’arrestation de plus de 100 élèves en uniforme scolaire dans des débits de boissons à Libreville est à saluer. En effet, l’Etat a enfin consenti à prendre ses dispositions face à la recrudescence de la dépravation des jeunes. Il devient plus qu’urgent de se poser la question de savoir quels sont les efforts à consentir pour résorber ce phénomène qui gangrène la jeunesse gabonaise.

L’an dernier à l’occasion de la dernière journée nationale sans alcool et sans tabac, le site d’informations gaboneco.com publiait une enquête montrant que plus de 25% des jeunes Gabonais de (11 à 17 ans) sont fumeurs. Les chiffres sont tout aussi inquiétants au niveau de l'alcoolisme. Des révélations alarmantes qui ne devraient pas nous laisser insensibles.

Les raisons de ce phénomène peuvent trouver leurs origines d’une part, dans la démission parentale, d’autre part dans l’absence de réelles politiques publiques concernant l’éducation des jeunes.

Enseignants et chefs d’établissement ne sauraient se substituer aux parents. Mais l’école en tant qu’institution étatique se doit d’inculquer aux enfants les valeurs nobles de la société au delà de l’apprentissage des programmes de l’éducation nationale.

Loin de trouver des excuses aux jeunes, on constate qu’ils n’ont aucun choix dans les loisirs. Il n’y a presque pas d’endroits où ces jeunes peuvent s’amuser sainement dans nos villes. C’est sans aucun doute un des facteurs des déviances que nous dénonçons. Pour apporter des solutions à ce phénomène il est important que les parties prenantes agissent en symbiose dans l’intérêt de la jeunesse. Ne dit-on pas chez nous qu’un enfant appartient à tout le village ? Au regard de son importance, la jeunesse est une priorité et face aux difficultés qu’elle rencontre, les solutions doivent résulter d’une entente préalable entre enseignants, parents d’élèves, élèves et la collectivité.

L’école comme relais dans l’éducation des jeunes

Au sein des établissements scolaires les activités sportives et culturelles ne se limitent qu’au cadre scolaire. Alors que les lycées, les collèges et les écoles primaires peuvent servir de relais dans l’éducation des jeunes.

A l’époque Shell Gabon avait mis en place les concepts « l’école que j’aime » et « jeunes en création ». Le premier concernait les établissements primaires et consistait à emmener les élèves à entretenir leurs écoles en agissant sur leur environnement immédiat par le nettoyage permanent de la cour, la pause des décorations diverses, des créations d’espaces verts, les jeunes travaillaient ensemble sous la direction du chef d’établissement recevant ainsi à travers cette méthode périscolaire des valeurs civiques et patriotiques.

Au secondaire, les aînés s’organisaient en “club jeunes en création”. Ces clubs existaient dans les 9 provinces du Gabon et initiaient les lycéens au travail en groupe, et à la réussite commune. Un autre facteur de consolidation d’unité nationale mis en exergue par ce programme qui a certainement porté des fruits vu que certains d’entre nous s’en souviennent.

Les activités des “Clubs JEC” permettaient aux jeunes d’apprendre la gestion des ressources humaines, financières, matérielles et l’organisation du travail de groupe, autant d’élément qui favorise l’ouverture d’esprit sur les challenges de la société. Pourquoi ne pas refaire cette expérience qui a porté ses fruits ? Mettre en place une compétition inter-établissements par rapport aux différentes activités proposées?

Au pré-primaire et au primaire on pourrait initier des activités artistiques, culturelles, patrimoniales, d’éducation générale à l’environnement et au développement durable. Ces différentes activités serviraient à inculquer dès le jeune âge aux enfants l’importance qu’ils doivent accorder à ces notions qui sont fondamentales à la préservation de notre patrimoine.

Aussi, mettre en place des activités scientifiques et technologiques permettant aux enfants de se familiariser aux technologies de notre temps tout en stimulant leur créativité. Faire participer la collectivité à l’élaboration d’activité de vie collective et d’éducation citoyenne pour prévenir la jeunesse sur les dangers de l’alcool et de la drogue. Permettre aux associations de créer des partenariats avec les municipalités, les établissements primaires et les associations des parents d’élèves de mettre en place des dispositifs d’aide à la scolarité.

Au collège et au lycée, on pourrait refinancer les différents Centres de Documentation et d’Information présents et réinvestir dans le sport en milieu scolaire en valorisant les jeux nationaux de l'Office Gabonais des Sports Scolaires et Universitaires déjà existant.

De plus il serait opportun pour le gouvernement de mettre en place des stages d'immersion en partenariats avec les entreprises et les administrations de la place. Ce qui permettrait aux élèves qui le souhaitent de s’imprégner de la réalité en entreprise ou au sein d’une administration. Ils pourraient être guidés dans leurs recherches par les professeurs principaux, les CPE (conseillers principaux d’éducation) ou par les COP (conseillers d’orientation-psychologues).

L’objectif étant de sensibiliser les élèves à l'environnement technologique, économique et professionnel. Les élèves découvriraient ainsi, le fonctionnement d’une entreprise ou d’une administration, son organisation, ses activités, les personnes qui collaborent, les rythmes de travail... Ce serait un moment pour s’informer, tester ses goûts tout en intégrant les règles et les habitudes de l’entreprise ou de l’administration : ponctualité, politesse, rigueur. Le mécanisme pourrait faire l’objet d’un programme obligatoire et sanctionné par une note.

L’implication des collectivités territoriales

A Libreville par exemple, en dehors de l’institut français aucun autre cadre ne permet d’assister à des spectacles à des coûts raisonnables ou d’avoir accès à une bibliothèque assez fournie. Il n’y a pas de centre de loisirs ou aéré pour soulager les parents en dehors du temps scolaire. Alors que ces endroits permettent de continuer l’éducation des jeunes en dehors du cadre familial. Il serait donc intéressant de créer des endroits pour vulgariser les activités périscolaires en partenariat avec les conseils municipaux: des médiathèques, des bibliothèques, des cinémas municipaux, des salles de pratique de sports inter-quartiers ou inter-arrondissements, des centres culturels urbains, des musées, des piscines municipales etc.


Loin d’acculer nos gouvernants et d’excuser les parents. Nous pensons tout de même que c’est bien au sein de la cellule familiale que l’éducation des enfants commence. La démission parentale est effectivement une des raisons à la dépravation de la jeunesse. Ces parents qui fuient leurs responsabilités et brillent par leurs absences au sein des associations de parents d’élèves doivent aussi se ressaisir. L’endiguement de la dépravation de la jeunesse est l’affaire de tous, il en va de l’intérêt de la nation. La jeunesse gabonaise doit se départir elle aussi de la faciliter à plonger dans le vice et mettre à profit ses talents, sa vigueur et son intelligence au service du développement de la communauté nationale.

Harold LECKAT, Jessica NGABA
Collectif des Jeunes Démocrates

Mardi 18 Février 2014
Harold LECKAT, Jessica NGABA Collectif des Jeunes Démocrates
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