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Emergence : Investissement étranger au Gabon : liaisons dangereuses ?

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Lundi 25 Juin 2012 à 08:46 | Lu 1192 fois

Construction d’une zone d’activités, d’une usine d’engrais, plantation de palmiers à huile… En moins d’un an, le géant singapourien Olam est passé de l’approche tactique au grand jeu.



Emergence : Investissement étranger au Gabon : liaisons dangereuses ?
À Nkok, une bourgade forestière située à 27 km de Libreville, sur la nationale 1, on n’entend plus chanter les oiseaux. Depuis juin 2010, les volatiles effarouchés sont allés chercher la tranquillité ailleurs, loin des 220 engins lourds de travaux publics et du millier d’ouvriers venus de tous les continents. Ces derniers s’activent à repousser la forêt, raboter les collines caillouteuses, construire les bureaux et infrastructures de la Zone économique spéciale (ZES) plurisectorielle que l’État gabonais a décidé d’y implanter.

Ici, la langue de travail, c’est l’anglais, car le promoteur et partenaire technique du projet, Olam International, est anglophone. Sous la houlette de Gagan Gupta, le directeur général de Gabon Advance, sa filiale locale, le géant singapourien de l’agroalimentaire a conçu et financé la ZES et embauché neuf entreprises pour réaliser les travaux de cette enclave géographique destinée au développement des activités de traitement et de transformation du bois.

Respect !

Si ses homologues européens de la filière bois ont tendance à regarder de haut l’affable Gagan Gupta, ce dernier a su se faire apprécier des autorités locales. « Les Singapouriens sont différents ; ils n’ont pas l’arrogance des Occidentaux, explique un cadre gabonais de Gabon Advance. Ce sont des partenaires dont le sens du respect de l’autre est plus proche du nôtre », ajoute-t-il, enthousiaste.

Le site de Nkok a été choisi pour sa proximité avec les voies de communication. Il se situe à 12 km de la route nationale 1, à 14 km de la gare ferroviaire de Ntoum (Estuaire), il profitera aussi de la voie fluviale de l’Ikoy Komo, qui rejoint l’Océan atlantique au port d’Owendo. Autre avantage, le futur aéroport de Libreville sortira de terre à quelques encablures de la zone…

Les travaux de la première phase du projet couvrent une superficie de 400 hectares sur les 1 126 ha prévus, pour un investissement de 200 millions de dollars (143 millions d’euros). Cette ZES doit permettre aux opérateurs économiques de la filière bois de créer, à terme, 6 000 emplois directs et indirects. Logique, puisque la décision gouvernementale de la construire fait suite à l’interdiction d’exporter du bois en grumes (effective depuis le 15 mai 2010) de façon à favoriser l’émergence d’un tissu industriel local créateur d’emplois.

« Les ouvrages sont calibrés pour accueillir soixante-deux sociétés », explique-t-on chez Olam. Les investisseurs bénéficieront de mesures fiscales incitatives, notamment d’une exonération totale de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux pendant dix ans à compter de la première vente de l’entreprise. Après cette période initiale d’exonération, les entreprises admises au régime de la ZES seront assujetties à cette taxe au taux de 10 % (au lieu de 35 %) pour cinq ans. Elles pourront librement rapatrier leurs profits et bénéficier d’une plus grande flexibilité pour recruter du personnel non gabonais.

Plus et affinités

L’histoire d’amour entre Singapouriens et Gabonais ne s’arrête pas là. Un nouveau chapitre s’est ouvert en novembre dernier quand, au cours de sa tournée asiatique, le président gabonais Ali Bongo Ondimba a signé avec Olam International un contrat de près de 1,54 milliard de dollars pour le développement de la culture du palmier à huile. L’accord prévoit que 30 % des palmeraies plantées soient détenues par des agriculteurs locaux, afin de garantir l’emploi d’une majorité de Gabonais au sein des structures internationales présentes sur le territoire.

La première phase d’investissement du projet, piloté par Olam Palm Gabon, la nouvelle filiale du groupe, démarrera en octobre, avec la plantation de 50 000 ha de palmeraies dans la région de Lambaréné (Moyen-Ogooué) et de 8 000 ha dans la région de Kango (Estuaire), à une centaine de kilomètres de Libreville. C’est à Kango que le groupe va établir sa première usine d’huile de palme dans le pays. Elle sera opérationnelle dans trois ans et demi, en décembre 2014, le temps que les palmiers arrivent à maturité.

L’investissement global de cette première phase est estimé à près de 630 millions d’euros, pour une production, à terme, de 1 million de tonnes d’huile de palme par an (280 000 t pour commencer) et, selon Shyam Ponnappa, directeur d’Olam Palm Gabon, la création de 700 à 800 emplois. La deuxième phase d’investissement, estimée à 450 millions d’euros, devrait être engagée en 2013. Elle porte sur la plantation de 150 000 ha dans le Sud, à Tchibanga, Mayumba (dans le Nyanga) et Mouila (Ngounié).


"Clip" qualité

Si l’État lui a attribué 19 000 ha de forêt dans le département de Komo-Kango, Olam Palm Gabon a annoncé qu’il n’en utiliserait que 8 000 afin de limiter l’impact de ses activités sur la biodiversité du bloc forestier, riche en cours d’eau, zones de pêche artisanale et lieux de reproduction pour les oiseaux et les poissons. En attendant la saison des plantations, les dirigeants d’Olam Palm Gabon règlent les derniers détails de la concertation avec les populations riveraines sur les questions de propriété et de cogestion, afin de finaliser la procédure de Consentement libre informé préalable (Clip), qui fait partie de la démarche qualité d’Olam Palm Gabon et sans lequel aucun engin ne pourra entrer en forêt.

Étant donné que la production de sa future usine sera entièrement destinée à l’export, Olam n’a de toute façon guère d’autre choix que de respecter les normes sociales et environnementales si elle veut obtenir la certification internationale RSPO (Roundtable on Substainable Palm Oil, Table ronde sur l’huile de palme durable), désormais indispensable pour exporter.

La convention signée en novembre entre le gouvernement gabonais et Olam comprend également la construction d’une usine d’engrais ammoniac-urée dans la toute nouvelle zone franche de l’île Mandji, un projet auquel s’est associée, mi-avril, la branche chimie du conglomérat indien Tata.

La coentreprise, dotée de plus de 900 millions d’euros, est donc désormais détenue par Olam (62,9 %), Tata (25,1 %) et l’État gabonais (12 %). Le complexe de 120 ha, dont la construction démarre ce mois-ci, doit être livré dans le courant du premier semestre 2014. Il aura une capacité de production totale de 2 200 t d’ammoniac et 3 850 t d’urée par jour (soit une production totale de 1,3 million de tonnes d’urée par an). Le chantier de l’usine va employer 4 000 personnes et plus de 300 emplois directs seront créés lorsque l’unité sera opérationnelle.

En alerte

Cependant, les ONG et défenseurs de l’environnement sont en alerte. Les plantations de palmiers à huile étant très gourmandes en eau et en pesticides, les villages qui vivent à proximité ne vont-ils pas en souffrir ? Quant à l’implantation d’une unité ammoniac-urée à quelques encablures de Port-Gentil, de l’île Mandji, de ses oiseaux et tortues luth…

Bien que nouveau venu au Gabon, Olam y a de grandes ambitions. Et ne perd pas de temps pour passer à l’acte. À la mi-janvier, le groupe a en effet acquis un permis d’exploitation sur 300 000 ha de forêt en rachetant TT Timber International, filiale du danois Dalhoff Larsen & Horneman (DLH), pour 29,6 millions d’euros. Une opération qui fait du bruit dans les milieux forestiers de la région puisqu’elle permet au Singapourien d’acquérir du même coup 1,3 million d’hectares de forêt tropicale dans le nord du Congo voisin, ainsi que le numéro un de son secteur forestier, la Congolaise industrielle du bois (CIB).

Les premiers pas d’Olam dans le Bassin du Congo sont décidément des pas de géant… dont les militants écologistes ne vont pas manquer de suivre l’empreinte.


Source : Jeune Afrique

Lundi 25 Juin 2012
Gabonlibre.com : News 7J/7
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1.Posté par Les affaires de nous memes nous memes le 25/06/2012 10:44 | Alerter
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APPEL CITOYEN A LA RESISTANCE

http://www.lesaffairesdenousmemesnousmemes.com/2012/06/appel-citoyen-la-resistence.html

2.Posté par Pitié le 25/06/2012 17:58 | Alerter
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Les pitreries d'OJUKWU Alain Bernard Bongo Ondimba du biafrais. Un ouestaf reste toujours commerçant et calculateur dans l'âme...

3.Posté par monane le 25/06/2012 21:31 | Alerter
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ojukou l'homme d'affaire à la tête du Gabon ne jure que sur ses intérêts tout comme olam, le peuple doit prier , invoquer les ancètres pour l'echec des projets d'olam

4.Posté par KABILA bis le 25/06/2012 22:00 | Alerter
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Cher compatriotes,
Je ne pense pas que ça se passera par les urnes pour faire partir les bongo du pouvoir au GABON. Ils ont amassé une fortune colossale au GABON qui leur permet d’acheter les consciences des citoyens le jour du vote. Je vous informe que BONGO ALBERT BERNARD détournait 500 milliards de francs CFA chaque année sur le budget de la république gabonaise. Soit une bagatelle somme de 42 ans x 500 milliards. C’est énorme comme fortune. Cette somme était prélevée chaque année sur le budget d’investissement voté à l’assemblée nationale et sur les exécédents pétroliers (600 milliards de CFA en 2008 lors du boom pétrolier). Ces sommes n’ont jamais été utilisées sur le terrain social et aucune épargne n’a été opérée sur le compte du GABON. Son fils BEN ALI BONGO, détourne à peu près 800 milliards chaque année depuis 2009 et ce principalement sur le budget d’investissement dont aucune réalisation n’a vu le jour depuis son coup d’état avec les bérets rouge en 2009. L’agence des grands travaux chargé de gérer le budget d’investissement ne reçoit que 50 milliards seulement sur les 800 milliards votés pour l’investissement à l’assemblée nationale. La dizaine de projets visibles (Can 2012, échangeurs, qlq tronçons de route etc. ) sont financés par les bailleurs de fonds internationaux (BAD, FMI, Caisse française de développement), à tel point que BEN ALI BONGO n’est vu comme un mendiant sur la scène internationale. Avec un budget de 2450 milliards de francs CFA en 2012 , BEN ALI BONGO et son gouvernement n’ont aucun projet viable pour le GABON. Tenez le congo démocratique avec une population de 70 millions d’habitants a le même budget que le GABON (1,5 millions d’habitants). Mais au congo démocratique on parle d’autoroute et au GABON on parle de route nationale , pitié ! Une révolte populaire semblait être la voie royale pour chasser les BONGO du pouvoir au GABON, mais la population gabonaise est trop lâche et nonchalante. La famille REDJAMBE en 1990 nous a pourtant montré la voie pour libérer le GABON des voleurs. Le capitaine MANDZA avait aussi tenté dans le passé de nous sortir de la prédation des bongos mais il avait été trahi par un membre de sa famille un vrai iconoclaste. Les évènements du printemps arabes ne pourront pas marcher au GABON car les gabonais sont des pacifistes et non des belliqueux comme les arabes. Le scénario qui pourrait marcher pour bouter les BONGO de la prédation du GABON se serait de construire un KABILA bis au GABON. Il partira du maquis et enrolera dans son passage des gabonais sous le coup des canons. Ce KABILA bis sera forcément apprécié par les gabonais de tout bord. François hollande ne donnera pas l’ordre à la base militaire française de Libreville de mater la rébellion car il s’agira d’une libération du GABON du joug des bongos. Les intérêts français ne seront pas menacés . Les accords secrets France Gabon ne donnent plus le droit à la France d’intervenir en cas de trouble de l’ordre intérieur au GABON. C’est ce que révèlent les dernières négociations de ces accords. Je demande à ce qui st favorables à la mise en place d’un KABILA bis au GABON, de me contacter sur mon mail : bongo.albertbernard@gmail.com

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