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Du RSDG à la Conférence Nationale de 1990 : la leçon que l’Histoire du Gabon enseigne au citoyen de 2012

Le site de la Liberté - BDP-Modwoam le Mercredi 5 Septembre 2012 à 05:37 | Lu 2221 fois



Du RSDG à la Conférence Nationale de 1990 : la leçon que l’Histoire du Gabon enseigne au citoyen de 2012
Les Gabonais, d’instinct ou de raison, ont toujours reconnu l’importance de ce que l’on appelle, en Afrique francophone, « Conférence Nationale ». Ils l’ont toujours comprise comme un outil de dialogue pouvant, potentiellement, mener à un changement négocié, pacifique et démocratique dès lors que cet outil offrirait au Peuple les bases d’un consensus national à même de conduire à la refonte de son système politique, et ce en vue d’une affirmation opérante et transparente de la démocratie pluraliste.

Mais comme on l’a vu un peu partout en Afrique francophone, y compris au Gabon, une « Conférence Nationale », qu’elle soit « souveraine » ou pas, n’aboutit au type de consensus national dont on parle ici que quand tous les acteurs, ceux du pouvoir comme ceux de l’opposition, s’accordent, sur la base de la bonne volonté, sur les finalités d’un tel consensus, c’est-à-dire, dans le cas de notre pays, sur la finalité d’une démocratie objective qui soit sans attaches et sans conditions.

Il convient cependant de garder, dans ce débat, toute la mesure des choses. Ce n’est pas parce que l’on aura affublé un dialogue national du qualificatif de « Conférence Nationale » ou de « Conférence Nationale Souveraine » que l’on aboutit forcément au résultat démocratique ou démocratisant escompté. Autrement dit, les notions de « Conférence Nationale » et/ou de « Conférence Nationale Souveraine », a priori, ne disent absolument rien sur leurs finalités et encore moins sur leurs processus.

Ce sont, en fait, des notions « vides », « creuses » et « vagues » qui ne prennent sens qu’à l’épreuve du processus qui, en amont comme en aval, en définit la finalité. Ceci veut dire qu’il faut, pour clarifier la finalité d’un dialogue national de ce type, définir au préalable ce que l’on entend par « souverain » et/ou ce que l’on attend de ce caractère « souverain ». Ce n’est qu’après une telle clarification que l’on peut mieux s’engager dans le processus et la démarche supposés par une telle définition. Sans lisibilité sur ce qui est poursuivi comme objectif et, donc, sans clarification sur la démarche y relative, un projet de « Conférence Nationale », même dite « souveraine », peut aller dans tous les sens et finir par accoucher d’une souris, du moins pour ceux qui en attendaient autre chose que les compromissions habituelles.

Définir clairement la finalité d’une « Conférence Nationale » que l’on veut « souveraine » est d’autant plus important, voire obligatoire, que l’on doit, en fait, la construire sur la base, justement, du « test » de la « souveraineté », donc de la légitimité que le peuple peut donner à un tel processus.

La « souveraineté » d’une « Conférence Nationale » supposerait précisément, dans ce cas, que tout soit fait pour permettre au Peuple d’en déterminer directement à la fois, et les processus, et les finalités, et ce dans le cadre participatif d’un consensus de large ouverture associant tous les pans de la population. La question à poser ici est donc la suivante : le processus enclenché permettra-t-il, justement, l’expression la plus large possible de tous les pans de la société gabonaise qui recherchent le changement immédiat? Quels mécanismes d’ouverture de la Conférence Nationale au peuple auront été mis en place pour permettre à la fois la participation et l’expression massive des populations ? L’on comprend aisément ici pourquoi, dans le cas contraire, un processus fermé et limité aux structures et/ou personnalités « connues » et/ou « officielles » porterait en lui les germes du détournement de la destinée nationale.

Ce test de souveraineté, qui se préoccupe de laisser tous les Gabonais s’exprimer dans le sens qu’ils veulent en fonction de leur sensibilité, est essentiel car c’est cette expression libre qui, à la fin, sera à même de sauvegarder et promouvoir le potentiel d’une démocratie sans fards au Gabon. Il suffit, pour le constater, de consulter la courte histoire insurrectionnelle du Gabon pour comprendre l’importance de l’expression libre du Peuple.

En 1989, nous savons tous que le régime d’Omar Bongo, acculé à une crise économique sans précédent, fut confronté à une fronde généralisée qui laissait peu de doute sur l’éventualité d’une insurrection populaire au Gabon. Mais comme les Bongo sont rongés par le virus de l’autoritarisme, ils ne veulent jamais lâcher quoi que ce soit sans y être forcés. Mais on sait également que, même quand ils y sont forcés par une insurrection éphémère et sans lendemain comme ce fut le cas en 1990, les Bongo essaieront toujours de sauver les meubles par le subterfuge de négociations d’arrière-cour à même de leur permettre, parfois à coups de liasses de billets et d’offres de partage de pouvoir, de continuer à contrôler la direction politique du pays, et ce quand bien même ils lâcheraient, par-ci, par-là, un peu de lest.

C’est ainsi que, dans la foulée de son refus de la Conférence Nationale en 1989, Omar Bongo prit néanmoins les devants pour s’associer en catimini à l’opposant le plus en vue de l’époque, le sieur Paul Mba Abessole, pour proposer aux Gabonais le fameux « Rassemblement Social Démocrate Gabonais » (RSDG). Le RSDG était ainsi supposé être un nouveau parti unique qui devait remplacer le Parti Démocratique Gabonais, mais avec cette particularité qu’il permettrait, à l’intérieur, des « tendances plurielles », et ce jusqu’à ce que les Gabonais aient fini d’ « apprendre la démocratie », cette « chose » considérée si « dangereuse » qu’on ne pouvait la laisser aux mains des « enfants » qu’étaient encore, semble-t-il, les peuples du Gabon. Dans leur accord d’arrière-cour, il s’agissait simplement pour Omar Bongo et Mba Abessole de faire avaler aux Gabonais la pilule du RSDG en échange de l’acceptation par Omar Bongo de la « Conférence Nationale », et ce pour, soi-disant, préserver la « paix » et éviter la « guerre ethnique » que la démocratie ne manquerait pas, selon eux, de déclencher.

Qu’est-ce qui, « sauva », en dernier recours, la Conférence Nationale de 1990 ? Simple : la large ouverture de la Conférence au Peuple. En effet, grâce aux voix radicales et discordantes qui s’élevèrent dans le sillage du débat en amont de la Conférence Nationale, Omar Bongo céda aux revendications pour une large ouverture de la Conférence au Peuple que demandaient les radicaux de 1990. Ces voix discordantes souhaitaient que l’on laissât les Gabonais de tous les horizons créer autant de partis politiques nouveaux et d’associations nouvelles qu’ils voulaient en vue de leur participation à la Conférence Nationale.

C’est ainsi que, au final, se déversèrent 300 nouveaux partis et associations sur la Conférence Nationale. Cet assaut populaire et participatif eut l’effet salutaire de court-circuiter les plans de Paul Mba Abessole et d’Omar Bongo car lesdits 300 partis politiques et associations finirent par opposer une fin de non recevoir au projet de RSDG pour exiger, à la place, le multipartisme intégral. Omar Bongo et Paul Mba Abessole n’eurent d’autre choix que se rallier à cette exigence de démocratie intégrale du Peuple.

La leçon de ce revirement spectaculaire est inestimable pour le peuple gabonais. Car on peut s’imaginer les conséquences politiques à cette époque si quelqu’un s’était organisé pour faire taire les voix discordantes qui demandaient que l’on ouvre la Conférence Nationale à tous ceux qui voulaient y participer par associations et partis politiques interposés. Et ces conséquences auraient été encore plus graves si quelqu’un s’était organisé pour convaincre tous les Gabonais de ne pas déranger l’accord Bongo/Mba Abessole ou de ne pas exiger du régime de céder plus que ce que ce régime semblait prêt à céder. Autrement dit, ce qui sauva le Gabon, ce ne fut pas ceux qui avaient concocté, depuis Paris, des ententes « responsables » et conviviales avec Omar Bongo pour encastrer les Gabonais dans une fausse libéralisation politique. Ce qui avait sauvé le Gabon, ce sont les voix radicales et discordantes qui, une fois le subterfuge compris, s’élevèrent pour refuser le RSDG et s’opposer à la prise en otage de la Conférence Nationale par ceux qui avaient concocté, depuis Paris, un accord en vue de canaliser les revendications gabonaises vers le cul-de-sac du RSDG.

Si une « Conférence Nationale » doit, donc, de nouveau avoir lieu au Gabon, elle devra, comme celle de 1990, être de large ouverture et permettre à tous les Gabonais de la diaspora comme du pays de se constituer en partis politiques et associations existants ou nouveaux aux fins d’y participer librement. Ce sont les 300 à 500 délégués ainsi attendus qui, potentiellement, éviteront au pays un nouveau détournement de la destinée nationale et, ce, dans un cadre, en effet, « souverain ».

Mais il faut, dans cette réflexion, aller plus loin et soumettre le processus de la Conférence Nationale à un test de « souveraineté » supplémentaire. Ce test est basé sur la question, réaliste, suivante : Une conférence nationale dite « souveraine », c’est-à-dire portant, au sens où je voudrais l’entendre, les germes de la destitution immédiate d’Ali Bongo et de son régime, est-elle possible au Gabon avec Ali Bongo toujours aux commandes et jouissant toujours des pleins pouvoirs de dictature?

Sachant qui sont les Bongo Ondimba et le régime Bongo/PDG qui les entoure, l’on peut se permettre un petit doute. Pourquoi ?

Tout simplement parce que le dialogue national en préparation ne peut que supposer deux processus, l’un ou l’autre étant obligatoire comme passage obligé :

- un processus négocié qui supposerait le maintien d’Ali Bongo au pouvoir dans le même temps que se tiendrait la Conférence Nationale « souveraine ». Mais il y a fort à parier que cette démarche n’augurera de rien de bon pour le Gabon car on a du mal à imaginer Ali Bongo cédant quoique ce soit sans y être forcé. Mais, même en le forçant, tout dépendrait de ce que le forcing supposerait dans ce cas. S’agira-t-il simplement de le forcer à devenir participant au débat et, donc, de lui donner l’opportunité de défendre son camp, au risque de galvauder le but « souverain » de la Conférence, ou s’agira-t-il, plutôt, de le forcer à laisser les choses se faire dans le sens le plus démocratique possible, ce qui supposera sa bonne volonté participative ? Des doutes subsistent quant à cette éventualité, je crois.

- un processus insurrectionnel qui supposerait, au pire, le maintien d’Ali Bongo au pouvoir pour des raisons de stabilité, mais uniquement après l’avoir dépouillé, lui et son régime, de tous leurs pouvoirs de nuisance et de contrôle de l’armée pour transférer de tels pouvoir à une institution de transition pour le temps que durera la Conférence et la transition (six mois tout au plus) ; ou alors, au mieux, la destitution pure et simple d’Ali Bongo pour permettre une Conférence Nationale qui, dès ce moment, affirmerait, sans risque de court-circuitage, la version « souveraine » de la démocratie demandée par le Peuple. Or, dès lors que ce processus de destitution serait, comme en Egypte ou comme en Tunisie, enclenché, il placerait naturellement le pays dans un contexte d’Assemblée constituante devant, dès lors, proclamer une nouvelle République sur la base d’une nouvelle constitution, démocratique celle-là. C’est dire qu’une « Conférence Nationale Souveraine » dont la tenue, parce que négociée, ne serait pas préfacée d’un forcing insurrectionnel portera, nécessairement, les germes d’un galvaudage de la destinée nationale. Sauf miracle.

Mais la Conférence Nationale, grosso modo, ne peut passer que par ces deux voies, à quelques nuances près.

L’opposition doit donc faire un choix clair entre une conférence nationale dite « souveraine » avec les Bongo et leur régime toujours au pouvoir, ou une conférence nationale dite « souveraine » sans les Bongo et leur régime. L’une comme l’autre de ces approches « souveraines » supposera, qu’on le veuille ou pas, un résultat différent dont il faut, dès maintenant, clarifier la finalité aux Gabonais.

Au moment, donc, où l’opposition politique gabonaise s’apprête à se réunir à Mouila ces 7-9 septembre 2012 dans le cadre de ce qui pourrait mener à l’un ou l’autre de ces passages obligés, c’est le moment pour les radicaux qui attendent mieux de leur pays d’affûter leurs armes. Les citoyens radicaux et discordants de 1990 ne purent, certes, probablement par croyance naïve en la bonne foi des Bongo, imposer aux Bongo la démocratie durable que la nation souhaitait. Ils purent, néanmoins, éviter au Gabon le piège du RSDG. Le même défi attend les démocrates gabonais en cette année 2012.

Autrement dit, il appartiendra, cette fois, aux citoyens démocrates de 2012 de toujours, par leurs opinions, propositions, débats, voire leurs visions discordantes si nécessaire, veiller à ce que si Conférence Nationale « souveraine » il y a en cette année 2012, cette conférence aille dans le sens d’un évincement immédiat d’Ali Bongo du pouvoir par l’Assemblée du Peuple ainsi réunie. Ali Bongo n’est pas Mathieu Kérékou. Aucun Bongo n’a jamais compris le sens d’un intérêt national qui aurait voulu que, sans y être forcé, il se pliât aux impératifs de la Conférence Nationale, donc de la démocratie réparatrice que demandent les Gabonais. Devant un tel entêtement, seule une démarche de destitution pure et simple d’Ali Bongo et du régime Bongo/PDG sera à même de satisfaire les attentes des Gabonais. Le Peuple, quant à lui, doit exiger une Conférence Nationale à la hauteur de ses attentes « souveraines ».

D’où l’impératif d’un ultimatum au régime des Bongo en bonne et due forme par lequel on leur dirait, sans ambages: ACCEPTEZ, au plus tard à telle date, une Conférence Nationale Souveraine dont le but avoué sera votre destitution immédiate et sans conditions, quoique dans un sens qui vous permettra, au moins, de pouvoir librement, dans six mois, revenir refaire la queue du suffrage universel devant le Peuple, ou alors SUBISSEZ, à cause de votre entêtement, une Assemblée Constituante dont le but, lui aussi avoué, sera votre destitution immédiate, destitution qui, celle-là, vous dépouillera de tout.

La balle est donc, pour ainsi dire, dans le camp de l’opposition. Une opposition qui a toutes les armes, tous les atouts, tous les ingrédients nécessaires à une chute immédiate du régime des Bongo Ondimba.

Fait le 5 septembre 2012 à Montclair, New Jersey, USA

Dr. Daniel Mengara
Président, « Bongo Doit Partir – Modwoam »

P.O. Box 3216 TCB
West Orange, NJ 07052, USA
Tél./Fax : (+1) 973-447-9763
http://www.bdpmodwoam.org

En savoir plus: http://www.bdpmodwoam.org/articles/2012/09/05/du-rsdg-a-la-conference-nationale-de-1990-la-lecon-que-lhistoire-du-gabon-enseigne-au-citoyen-de-2012/

Mercredi 5 Septembre 2012
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14.Posté par Nietszche le 07/09/2012 10:25 | Alerter
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Voici ce que dit Coniquet :

Je pense personnellement que si on veut un dialogue, il faut préalablement que le gouvernement laisse l’UN fonctionner comme un parti officiellement reconnu et que l’UN reconnaisse le pouvoir en place.

Mais le véritable travail qu’il y a à faire, si j’étais opposant, c’est de faire en sorte que le système électoral soit bien élaboré, qu’il y ait très peu de possibilités de frauder. La fraude ne pouvant être à 100% éradiquée, même dans les grands pays. Il s’agit donc de faire en sorte qu’il y ait un système bien réglementé. Ici au Gabon, il n’y aucune loi, aucun décret concernant le comptage des votes. En résumé, il faut décrisper l’atmosphère : que l’UN soit réhabilité, que l’UN reconnaisse le pouvoir qui a déjà dépassé la moitié du mandat. C’est cela le dialogue.

Que pensez-vous concrètement de cette idée de conférence nationale souveraine ?

Pour moi, la conférence nationale souveraine est un coup d’État.


Il doit y avoir un dialogue, la rehabilitation de l UN et une concertation de fond sur le systeme electorale , les hommes, les loies et le mechanisme qui le gere. Quand à la reforme de l Etat, les partis desireux d aller de l avant devraient integrer leurs visions d un meuilleur etat au sein de leur programme politique (noir sur blanc) et s y engager devant le peuple. Le temps des discours creux sns feuille de route est revolu. Qui est pour la limitation des mandats presidentiels ? Qui est pour le renforcement du pouvoir legislatif ? Quel systeme politique propose chaque parti ? Avec des grands acteurs politiques qui sortent d une meme ecole politique , pour ne pas dire du meme parti et etant tous quiritaires du meme bilan, le seul leitmotif "On ne veut plus d Omar Bongo" n est plus suffisant. Bien plus qu un jeux de chaise musicale entre pdgistes et ex-pedegistes, nous attendans un etat bien plus renforcé , avec plus de verrous contre le corruption et un systeme judiciaire dont l ebauche reformée doit etre visible. "Votez-nous et le reste on verra !", ce n est pas ainsi que fonctionne une democratie conduite par des hommes , soit-disant emerites sortis de science-po. Les gabonais(e)s attendent bien plus de ce folklore politique ! Où sont les antennes de communication des partis dans les differentes provinces ? Quelle est la representativité des composantes sociolinguistiques au sein des partis ? Quoique taxé à tort ou à raison de virtuel (ou plutot juste sur des mediums modernes), Mengara et son cercle de la diaspora ont sur ce terrain une longueur d avance sur certains "partis familiaux " de chez nous. Reinventons et modernisons les mechanismes de gestion de la cité (la politique).

13.Posté par Constantine le 07/09/2012 03:21 | Alerter
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Mais je crois que ce que Mengara dit ici est exactement la même chose qu'il dit ailleurs. Il apporte juste une réflexion sur un aspect particulier du débat, qui concerne toujours sa préoccupation pour une large participation au débat national. Mais comme on le voit ici, sa démarche reste la même que celle proposée dans son plan de prise de pouvoir par le peuple.

Il dit essentiellement que:

1) La conference nationale ne peut s'obtenir sans forcer (sa notion d'insurrection)

2) La conférence nationale ne peut se tenir avec Ali Bongo détenant les pleins pouvoirs.

2) Or, pour forcer, il faut un ultimatum pour déclencher les choses.

3) Tout le monde doit soutenir la conférence nationale jusqu'à la fin de l'ultimatum,

4) Une fois l'ultimatum terminé, si Ali Bongo n'a toujours pas accepté, on passe à l'Assemblée constituante pour le destituer du pouvoir et proclamer la nouvelle République.

Mais vous ne saurez jamais tout ça si vous faites les paresseux et ne faites pas la différence entre un texte qu'on appelle "Plan", qui est une étude du contexte politique et qui ne se décline pas comme un article de presse. Le Plan est pour les gens qui veulent comprendre le détail politique qui justifie toute la démarche du BDP sur ce sujet. On se demande si vous lisez encore un seul livre dans votre vie pour ne pas comprendre la différence entre un article de presse et un document politique de fonds. Ce n'est pas Mengara le problème, c'est vous qui croyez qu'un parti ne fonctionne que sur la base de communiqués de presse.

Le jour où vous comprendrez cela, vous saurez que les documents du BDP publiés répondent à plusieurs catégories. C'est peut–être vous qui ne savez pas de quoi vous parlez dans la mesure où si c'est Mengara qui écrit tous les textes du BDP comme vous dites, on en trouve de toutes les longueurs. Il est prétentieux de votre part de croire que Mengara est incapable d'écrire un texte court. Regardez les archives du BDP pour vous en rendre compte...

Dans tous les cas, je pense que ce texte ne montre aucune position changée de Mengara. Ce n'est pas parce qu'il ne mentionne pas Mba Obame que sa position est changée. Ce texte offre une autre dimension de ce qui préoccupe Mengara et on retrouve ce qu'il dit ici dans le plan, c'est-à-dire que l'Assemblée constituante devra devenir le plan B obligé des Gabonais puisque la Conférence Nationale Souveraine risque de ne pas avoir lieu, du moins pas dans sa forme souveraine. Or Mengara veut un balayage total des Bongo.

12.Posté par Gorille le 07/09/2012 00:45 | Alerter
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Voilà, tu as soigné ta diarrhée scripturale, on te lit mieux et on retient facilement ce que tu dis. Et ce que tu dis est pertinent. Une bonne analyse, en somme. C'est cela aussi un homme politique: savoir écouter les autres et donner son point de vue .

11.Posté par Feu-PDGiste-A-Mort le 06/09/2012 23:04 | Alerter
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M. Daniel Mengara,

Votre article, fort heureusement digeste à vous suivre jusqu'au bout (merci de vous être soucié de nous !), m'enseigne à vous découvrir un revirement salutaire : j'ose me faire cette idée que votre entourage politique vous a aidé à comprendre que "la balle est dans le camp de l'opposition",, qui repose en toute ou partie sur les épaules larges de M. André Mba-Obame.

Hurrah ! Que demander de plus au Bon Dieu ?

Mais plus grande encore est ma joie et celle de beaucoup parmi nous (comme c'est pas possible !), que vous ayez surtout compris, M. Mengara, que votre VOIX sans prix, si souvent dans le ton et joyeusement indélicate, ne s'est en aucune fois enlevée des voix opposées au Bongo-système, de ce que nous connaissons de votre vieux combat. Au contraire, votre VOIX (qu'on l'aime ou non), s'est régulièrement et fidèlement prononcée à compléter (des mots jusqu'au front) toutes les formes incorruptibles de guerres menées contre les ennemis du Gabon.

Voyez-m'en, M. Mengara, au comble du bonheur le plus fort.

Merci.

10.Posté par Feu-PDGiste-A-Mort le 06/09/2012 23:04 | Alerter
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M. Daniel Mengara,

Votre article, fort heureusement digeste à vous suivre jusqu'au bout (merci de vous être soucié de nous !), m'enseigne à vous découvrir un revirement salutaire : j'ose me faire cette idée que votre entourage politique vous a aidé à comprendre que "la balle est dans le camp de l'opposition",, qui repose en toute ou partie sur les épaules larges de M. André Mba-Obame.

Hurrah ! Que demander de plus au Bon Dieu ?

Mais plus grande encore est ma joie et celle de beaucoup parmi nous (comme c'est pas possible !), que vous ayez surtout compris, M. Mengara, que votre VOIX sans prix, si souvent dans le ton et joyeusement indélicate, ne s'est en aucune fois enlevée des voix opposées au Bongo-système, de ce que nous connaissons de votre vieux combat. Au contraire, votre VOIX (qu'on l'aime ou non), s'est régulièrement et fidèlement prononcée à compléter (des mots jusqu'au front) toutes les formes incorruptibles de guerres menées contre les ennemis du Gabon.

Voyez-m'en, M. Mengara, au comble du bonheur le plus fort.

Merci.

9.Posté par BONGO le 06/09/2012 18:30 | Alerter
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liberty2002,
Attention on ne peux pas amnistier quelqu'un qui a commis des crimes économiques à un état souverain.
Comment peux-t-on imaginer que les budgets successifs du GABON ne servent pas à l'investissement, mais à payer des minables salaires aux fonctionnaires, à payer des 4x4 à tout bout de champs, à acheter des biens mals acquis, à payer les voyages des membres de familles des ministres en classe affaire (5 millions de CFA par billet).
Comment dans un état indépendant va t-on confier la gestion pétrolière à une société mafieuse? somme nous souverain ou pas?
Les peuples du GABON sont ils des idiots, des moins que rien? des esclaves libérés?
Il n'y a pas d'amnistie pour tous ceux qui ont détourné plus d'un milliard de CFA au GABON. On les rattrapera, les outils technologiques permettent de traquer les voleurs des deniers publiques dans les institutions bancaires et financières. Nous allons organiser un audit d'utilisation des budgets du GABON depuis 1967 date de la prise de pouvoir par les bongos.
Comparez le GABON à la petite guinée équatoriale ou à l'ANGOLA, nous sommes à un siècle de retard par rapport à ces deux pays.
Le système BONGO est un système de pillage à ciel découvert des richesses du GABON. A l'assemblée nationale tout le monde sait que le GABON a 2450 milliards de budget. Mais on ne cherche pas à vérifier ce qui a été fait avec ces 2450 milliards de CFA par ce que l'assemblée nationale est PDG.

8.Posté par liberty2002 le 06/09/2012 17:23 | Alerter
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Albert Bernard,

quand on veut un conférence nationale, il ne faut pas être durs. Il faut plutot exiger l'amestie pour tout le monde, recommencer un nouveau gabon par la remise à plat du fonctionnement des Institutions et demander la justice pour tous afin que l'Etat répare tous les préjudices faits à chaque gabonais qui a été victime de criminalité et d'abus de pouvoir étatiques.


7.Posté par liberty2002 le 06/09/2012 17:17 | Alerter
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mais pour que le Peuple impose sa volonté, il faut d'abord qu'il s'exprime, étaye ses arguments qui feront que, cloué au mur avec des preuves accablantes qui seront présentées devant les caméras du monde et le corps diplomatique, le Régime ne pourra que se plier à la volonté du peuple.

Car il n'y a tel que la Honte à l'International. Toute personne, meme à la maison, qui aime faire les choses en cachette, n'aime pas quand le voisin est déja au courant. Dès qu'il s'aperçoit que le quartier est au courant soit :

1) soit il change toute suite d'attitude et cherche à réparer
2) soit il déménage.


ça toujours marché.

Il faut donc que le PEUPLE Parle, dénonce, apporte toutes les preuves devant la TELE et LES MEDIATEURS INTERNATIONAUX.

Il ne faut pas se soulever pour se soulever. Il faut DIALOGUER, mais dialoguer dans un cadre légitime et dans la paix et non dans la peur.

6.Posté par Saturnin le 06/09/2012 03:35 | Alerter
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Bien pensé. La souveraineté d'une conférence nationale ne se juge pas au simple alignement de revendications. Ce ne sont pas les listes de doléances qui établissent cette souveraineté. La souveraineté vient de la capacité du Peuple d'imposer sa volonté. Quand on regarde ce que les uns et les autres font, il n'y a pas encore cette capacité. La conférence ne sera souveraine que si l'opposition développe la capacité de l'imposer.

5.Posté par StanislasMigolet le 06/09/2012 03:30 | Alerter
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L'idée d'un ultimatum me plaît, il faut forcer un peu les choses.

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