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Discours du Président du Gabon Jean Ping à la diaspora de France et d’Europe (video)

Le site de la Liberté - merlo zondo zondo le Lundi 7 Novembre 2016 à 16:17 | Lu 4576 fois



Mes chers frères et sœurs de France et d’Europe,

Je suis heureux de m’adresser à vous pour la deuxième fois, sur cette terre de France, terre des lumières, des droits de l’homme et des libertés.

En m’adressant à vous ce jour, je veux exprimer aussi les souffrances de toutes celles et ceux qui ont, ces dernières semaines partout au Gabon, perdu leurs vies, leurs droits, leurs libertés et leur dignité dans le combat pour la lumière.

Ce combat pour lequel nos compatriotes ont consenti au sacrifice suprême pour l’honneur du Gabon et de son peuple n’est pas vain, il ne le restera pas.

Ils ont lutté pour des justes causes que nous savons essentielles à la survie de notre Nation, notre République, notre Démocratie.

Ils ont lutté pour libérer la liberté, patrimoine de l’humanité, source des sentiments d’honneur et de dignité.

C’est fort de toutes ces épreuves, que je veux avec vous tous, observer une minute de silence, pour faire mémoire des sacrifices généreusement offerts à la nation au nom de la dignité, de l’honneur et de la liberté, par tous les vaillants patriotes morts, blessés, injustement incarcérés et privés de leurs droits.

Je vous remercie

Mes chers compatriotes,

C’est au nom de tous ces anonymes martyrs et de tous ceux qui les ont précédé dans la demeure éternelle, pour leur sang qui a coulé et leur héroïque courage face à l’oppression et à la barbarie, que je suis aujourd’hui face à vous toutes et à vous tous.

Mes chers frères et sœurs,

Le cœur de notre Nation ne cessera jamais de battre en dépit du climat de terreur à travers lequel nous sommes contraints de vivre, de survivre et de continuer à espérer.

Tant que la chaîne de fraternité que nous avons formée face à notre oppresseur ne rompra pas, tant que nous continuerons à partager la vision d’un pays libre qui protège son peuple des affres et incertitudes du pouvoir personnel, les Gabonais continueront à garder la tête haute.

Durant les 7 années que nous venons de vivre, la gouvernance d’Ali BONGO s’est illustrée par le fer, le feu et le sang. C’est cette mauvaise gouvernance que nous, Gabonaises et Gabonais, avons vaincu dans les urnes le 27 août 2016.

En réponse à la belle victoire démocratique, victoire obtenue en dépit d’incessantes menaces et condamnations, victoire proclamée et fêtée pacifiquement par les Gabonaises et les Gabonais, un despote et sa bien triste équipée ont décidé d’interpréter à leur manière le verdict des urnes, en combinant tous les artifices du mal pour déchirer la lettre démocratique que le peuple gabonais souverain venait d’écrire avec la plume du renouveau, bafouant ainsi l’histoire.

ALI BONGO pour ne pas le citer, a pris la sanglante décision de se dresser face au peuple avec la seule fin d’assurer ses privilèges pour l’éternité. Quelle illusion !

Pour couronner son désir pathologique de vengeance et de sang, il a fait froidement et lâchement assassiner des centaines de compatriotes qui aspiraient tout simplement à l’alternance et au changement.

Il les a assassinés parce que ceux-ci réclamaient haut et fort l’alternance démocratique pour laquelle ils se sont exprimés, avec pour seules armes leur conscience et leur bulletin de vote qu’ils croyaient plus forts que les fusils.

Nos compatriotes sont morts pour la République, la Démocratie et pour la liberté de tous.

Mes chers compatriotes, mes chers frères et sœurs, amis du Gabon,

Aucun homme, fut-il armé jusqu’aux dents, ne saurait arrêter la révolution que nous avons entreprise ensemble, une révolution pacifique et intelligente comme seuls savent la conduire les peuples forts et déterminés.

Notre histoire est en marche et le monde entier l’a vu encore et surtout le samedi 29 octobre dernier depuis le parvis mythique des droits de l’Homme du Trocadéro.

Ce jour-là, vous avez montré l’exemple, vous avez montré le bel exemple d’un peuple courageux, engagé et décidé à faire respecter ce que vous avez de plus cher et qui ne se négocie jamais dans une démocratie, c’est-à-dire votre bulletin de vote.

Continuons d’écrire ensemble cette belle page de l’histoire commune du peuple gabonais. Désormais, les autres peuples du monde nous regarderont autrement et c’est votre honneur, c’est l’honneur de notre chère patrie, le Gabon.

Comme je l’ai dit et redit pendant la campagne électorale, je ne ferai qu’un seul mandat, parce que je veux montrer l’exemple à ceux qui viendront après moi, je veux montrer l’exemple de l’indispensable respiration démocratique qui a tant manqué à notre pays.

Et grâce à la détermination du peuple gabonais, grâce à votre détermination à m’accompagner dans cette formidable aventure de reconstruction de notre pays, j’entreprendrai sans tarder les réformes institutionnelles, économiques et sociales indispensables qui permettront à notre pays de sortir définitivement de la mauvaise gouvernance que les Gabonais subissent depuis trop longtemps.

Les Gabonais ont trop souffert, ils ont trop attendu et espéré, les Gabonais ont trop pleuré.

Le moment est venu de les faire sortir de cet enfer.

C’est le moment d’essuyer leurs larmes afin que chaque Gabonaise et chaque Gabonais, en fonction de ses capacités, son talent et son mérite vive enfin normalement des richesses de son pays qui regorge de potentialités énormes, hélas mal utilisées et en regardant ici cette jeunesse qui compose la diaspora gabonaise en Europe, j’ai confiance et foi en l’avenir.

Cet avenir résonnera, j’en suis convaincu, comme l’arme de paix ultime qui installera solidement notre pays, et je l’espère durablement, dans ce 21ème siècle de la modernité où on ne doit pas rentrer à reculons.

Mes chers compatriotes de la Diaspora,

Vous avez pris la salutaire initiative de combattre sans relâche, depuis le coup d’Etat militaro-électoral perpétré par les forces des ténèbres aux ordres.

Je salue, encore une fois et de la plus belle des manières la détermination sans faille qui est la vôtre ici en Europe, aux Etats-Unis et partout ailleurs dans le monde, à lutter contre cette forfaiture perpétrée par la tristement célèbre tour de Pise Gabonaise, la fameuse Cour Constitutionnelle drapée dans l’étoffe soyeuse de la honte et du déshonneur.

Une robe d’un étrange rouge épiscopal qui peine à dissimuler dans les méandres de ses replis le cynique dessein de la perpétuation d’une dynastie tropicale en déclin.

Vous vous battez courageusement contre une dictature honnie, incarnée par des hommes et des femmes sans foi ni lois, des tricheurs impénitents, des voleurs d’élection qui ont été cette fois-ci pris la main dans le sac et qui ne méritent pas la considération du peuple gabonais qu’ils veulent maintenir dans la servitude.

Vous vous battez continuellement contre l’injustice et la honte qui monte et monte encore. Continuellement, semaine après semaine, vous montrez à la face du monde votre mécontentement, votre exigence du strict respect du choix que vous avez effectué le 27 Aout dernier. Le choix pour la Nouvelle République.

Le monde a bien compris que c’est le changement de notre pays qui vous importe au plus haut point.

Je rends donc hommage à votre opiniâtreté et à l’honneur fusionnel de votre lutte historique et providentielle.

Ensemble, nous changerons le Gabon, ensemble nous arracherons notre seconde indépendance.

De Libreville et de l’ensemble du Gabon d’où nous suivons de près votre engagement en faveur de la patrie en danger, nous, Guy Nzouba-NDAMA, Casimir OYE-MBA, Léon Paul NGOULAKIA, ABAA-MINKO, Jean EYEGHE-NDONG, Paulette MISSAMBO, Séraphin MOUNDOUNGA, pour ne citer que ceux-là, sommes fiers de vous et très admiratifs du travail que vous abattez ici.

La Patrie vous en saura éternellement gré.

Vous montrez avec brio à ce régime qu’il va falloir compter avec vous et vous le faites avec intelligence parce que l’avenir vous appartient.

La victoire est inéluctable. Que personne ne vous trompe, que personne ne vous induise en erreur. La vérité finit toujours par triompher.

Ils peuvent continuer à nous intimider, à nous arrêter, à nous emprisonner arbitrairement; ils peuvent nous terroriser avec les armes de guerre, nous ne renoncerons pas.

Il faut poursuivre la lutte, car ils ne réussiront jamais à réduire tout un peuple déterminé au silence et à l’extermination.

Il faut continuer à lutter car cette bataille est la bataille de notre vie et ainsi que le disait le philosophe : « Les batailles de la vie ne sont pas gagnées par les plus forts, ni par les plus rapides, mais par ceux qui n’abandonnent jamais ».

Chers amis de la Diaspora,

Ce que vous montrez ainsi à la face du monde est le résultat de votre maturité politique. C’est aussi la démonstration de votre capacité à intégrer les valeurs cardinales du monde dans lequel vous vivez.

Ces valeurs qui ont fait la grandeur des grandes nations, ces valeurs qui, au prix de multiples sacrifices consentis, ont façonné l’Europe libre et démocratique.

C’est parce que vous les avez si bien intégré que vous n’acceptez pas l’inacceptable.

Votre combat est donc juste. Nous, de la Coalition pour la Nouvelle République, le soutenons pleinement parce que c’est d’abord pour votre avenir et l’avenir de vos enfants que vous vous battez si courageusement, si admirablement. Bravo !

Nous commençons déjà à entrevoir les premiers fruits de votre travail entrepris avec bravoure. La Cour Pénale Internationale, que le régime du Palais du bord de mer a maladroitement saisie, annonce pour bientôt, selon un calendrier imminent, des enquêtes préliminaires qui dévoileront les atrocités qui sont survenues au cours des dernières présidentielles au Gabon.

Les Etats-Unis d’Amérique ont déjà mis en place des mesures restrictives à l’encontre du pouvoir d’Ali Bongo et de ses proches.

Le rapport final de la Mission d’observation de l’Union européenne, quant à lui, rendra sous peu ses dernières conclusions.

Gabonaises, Gabonais,

Alors que les médias internationaux et l’opinion internationale sont alertés des exactions et des abus insoutenables qui ont lieu au Gabon, le régime dictatorial et sanguinaire d’Ali Bongo est de plus en plus isolé.

Dans le Gabon d’aujourd’hui, les atteintes aux droits de l’Homme et aux libertés individuelles et collectives qui se poursuivent sont d’une gravité préoccupante.

Chaque jour, de nombreux Gabonais continuent à être tués par les escadrons de la mort au service du pouvoir.

Plusieurs disparitions de compatriotes continuent d’être signalées. Nous n’avons que très peu de nouvelles de l’honorable Bertrand ZIBI ABEGHE, de Rodney MBENG EKOREZOK, d’Anicet RETENDET-NDIAYE, d’Enrique, de Landry AMIANG de Washington, des colonels NKWERE, MAKITA et REMANDA, pour ne citer que ceux-là.

Des arrestations massives et arbitraires de jeunes et de femmes se poursuivent comme récemment celle des 14 journalistes d’Echos du Nord.

Les conditions de détentions sont inhumaines, notre jeune compatriote Karl MIHINDOU vit en ce moment un véritable calvaire.

Partout, la force publique et les militaires quadrillent le pays, faisant souvent subir aux paisibles citoyens les sévices les plus sauvages et inimaginables. C’est aussi un régime d’exception que subissent tous les jours les Gabonais.

Comment quelqu’un qui dit avoir gagné les élections peut-il mettre autant de soldats dans la rue ? Que craint-il exactement ?

C’est ici l’occasion de dire à nouveau, à haute et intelligible voix : Non à Ali Bongo.

Comment rendre compte aux Gabonais qui ont tant lutté, qui ont tellement perdu, qui ont été massacrés, qui recherchent encore leurs nombreux parents et amis disparus, leurs proches, comment leur dire que nous allons nous asseoir avec des assassins.

Comment leur expliquer que nous allons discuter avec ceux-là même qui ont abattu froidement des innocents, qui ont fait rentrer dans le pays les mercenaires et les escadrons de la mort, qui ont tué impassiblement, sans raison aucune, leurs enfants ?

C’est pourquoi :

Je refuse de dialoguer avec ceux qui ont fait assassiner les Gabonais.
Je refuse de légitimer le hold-up électoral de la CENAP.
Je refuse d’accepter le coup d’Etat militaro-électoral cautionné par la Cour constitutionnelle aux ordres.
Ali Bongo n’est pas le président de la République gabonaise. Il a grossièrement volé l’élection et toute la classe politique française le sait ici à Paris.

Il n’y a pas une démocratie à coloration variable. Les valeurs démocratiques sont désormais universelles et nous les avons tous en partage ; on ne fera plus ça aux Africains dont les valeureux combattants ont lutté dans les tranchés avec leurs frères d’arme français pour la libération de cette France, terre de toutes les libertés. C’est juste un rappel historique.

C’est pourquoi, mes chers compatriotes,

Avec vous, oui, avec vous, et qu’on nous entende bien, nous disons haut et fort à la face du monde que, au Gabon, 2016 ne sera pas 2009 !

Du Gabon, où l’intimidation et la peur demeurent les seuls moteurs rouillés du discours éculé que l’usurpateur sert aux Gabonaises et aux Gabonais, nous saluons, avec la plus grande satisfaction, les comités de résistance patriotique que vous venez de mettre en place. Ils constituent en cette période de résistance active l’une des clefs de voûte de la souveraineté recherchée du peuple.

L’histoire, y compris celle de la France, nous a montré, à de nombreuses reprises, que c’est aussi par la résistance farouche d’un peuple déterminé que le changement advient dans une Nation.

Cette liberté que vous côtoyez jour et nuit ici en Europe, en France particulièrement, c’est à la Résistance que vous la devez. Suivez donc le bel exemple historique !

Vous pouvez compter sur le soutien inconditionnel et patriotique de l’ensemble des forces du changement qui, au Gabon, travaillent d’arrache-pied à la récupération de notre victoire volée.

Cette élection, comme vous le savez tous, a été remportée par la coalition des partis de l’opposition que j’ai eu l’honneur de mener avec vous, à la victoire.

Je compte donc bien, mes chers compatriotes, être et demeurer le président élu de toutes les Gabonaises et de tous les Gabonais.

Vive la diaspora gabonaise de France, d’Europe et du monde, vive la République et vive le Gabon.

Que Dieu bénisse notre pays.

Je vous remercie.

Lundi 7 Novembre 2016
merlo zondo zondo
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