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Développement durable en afrique noire : le salut par les plantes

Le site de la Liberté - Franklin A.N. le Lundi 8 Novembre 2010 à 10:36 | Lu 1170 fois

Un article récent paru dans le magazine québécois (canadien) L'Actualité lève le voile sur un secteur que les pays d'Afrique subsaharienne doivent embrasser: l'industrie des plantes médicinales.



Développement durable en afrique noire : le salut par les plantes
Développement durable en afrique noire: le salut par les plantes

Un article récent paru dans le magazine québécois (canadien) L'Actualité lève le voile sur un secteur que les pays d'Afrique subsaharienne doivent embrasser: l'industrie des plantes médicinales.

On peut saluer l'initiative d'une Québécoise qui a lancé l'entreprise PharmAfrican et la fondation BDA pour aider les pays africains, notamment le Congo Démocratique, à saisir une occasion d'affaires à fort potentiel de développement. Ces phrases de Carole Robert tirées de l'article est sans équivoque: "Les Congolais ont de l'or vert entre les mains. Quelqu'un doit leur enseigner les règles du jeu de l'économie de marché !". Puis elle ajoute: "Il y a quelque chose de malsain dans le modèle donneur-receveur [...]. Si on le perpétue, on sera au même point dans 50 ans. Les Africains [...] doivent créer leur propre richesse".

Il est désolant de voir qu'il faut toujours des gens de l'extérieur pour susciter un dyanisme de développement dans nos pays d'Afrique noire. Nos pays regorgent de plantes médicinales (en marge d'autres richesses naturelles comme le pétrole) que nos digirigeants n'ont jamais jusqu'ici su exploiter. Un manque total et flagrant de vision, on s'en doute. Parfois, les citoyens se démènent eux-mêmes pour essayer de créer des entreprises. Mais ils se retrouvent bien souvent rapidement empêtrés dans la lourde paperasse et la lenteur administratives, l'imbroglio des relations politico-administratives et pratiquement sans soutien adéquat au niveau du financement et de la formation en gestion des entreprises.

Maintenant que le Québec (notamment par l'entremise de la Fondation BDA et PharmAfrican) est prêt à partager son expertise en biotechnologie et en entrepreneuriat avec les Africains, je crois qu'il est important que plusieurs pays de la zone CEMAC puissent saisir cette occasion pour bâtir un secteur de la biotechnologie des plantes médicinales prospère, qui profite enfin aux citoyens ordinaires, pour le développement durable. J'appelle cette initiative une "vraie aide au développement", car c'est un programme qui permet d'exploiter les ressources de nos pays, tout en permettant à la population locale de profiter réellement du développement qu'il engendrera. On n'est loin des initiatives fondamentalement paternalistes et hautaines longtemps cultivées par certains, notamment de la France...

J'invite les dirigeants du Gabon à ouvrir dès maintenant les yeux sur cette initiative de développement. Plusieurs jeunes Gabonais pourraient en effet participer au programme de formation des Ecopreneurs et contribuer au développement durable de leurs localités. Voici une initiative inovatrice qu'il faut embrasser, pour enfin passer à l'action!

Je vous laisse lire l'article de L'Atualité ci-dessous.

Voici deux videos présentant le programme sur Youtube:

http://www.youtube.com/watch?v=Is0x0cIPoHA&feature=related (français)

http://www.youtube.com/watch?v=GLZNT3jKWU8&feature=share (anglais)

http://www.youtube.com/watch?v=kaVuhDAUpXA&feature=related (français)


Franklin Assoumou-Ndong
Source: http://gabonmeilleur.blogspot.com/2010/11/developpement-durable-en-afrique-noire.html

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Congo le salut par les plantes; Le Congo regorge de plantes médicinales très prisées sur le marché mondial. Et c'est une Québécoise qui aide les agriculteurs de ce pays pauvre à saisir cette occasion d'affaires.
L'Actualité, 2010.12.01, Quinty, Marie

On entendrait voler une mouche. Pourtant, ils sont des dizaines, jeunes et vieux, Bantous et Pygmées, entassés sous le grand abri de paille sur la place du village de Bokoko, les yeux fixés sur Paul Belongo.

L'enfant prodigue rentre dans sa province natale de l'Équateur, au nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), après 10 ans passés dans la région de Kinshasa, à travailler aux champs. Et il veut convaincre ses concitoyens de le suivre dans son projet de grande culture. "Les plantes médicinales de notre pays valent des millions ! Leur production pour le marché mondial apportera de l'emploi et des revenus à toute la collectivité."

Pygmée à l'éternel sourire et à la volonté de fer, Paul Belongo, 48 ans, entend prendre sa place sur le marché mondial des plantes destinées aux industries alimentaire, cosmétique et pharmaceutique. Un marché évalué à 85 milliards de dollars, qui croît de 7 % par année, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Et c'est une ONG québécoise, la Fondation Biotechnologie pour le développement durable en Afrique (BDA), qui l'aide à lancer son entreprise. Cet homme de petite taille mais tout en muscles est un des 22 premiers agriculteurs congolais dont 6 femmes à suivre la formation de deux ans donnée par BDA.

La République démocratique du Congo, qui compte plus de 60 millions d'habitants, est l'un des pays les plus pauvres et les plus désorganisés du continent noir. La majorité des gens n'y mangent qu'un seul vrai repas par jour. Dans cet État immense le troisième d'Afrique pour ce qui est de la superficie, après le Nigeria et l'Algérie au relief accidenté, parcouru par de nombreux cours d'eau, se trouvent la moitié des forêts tropicales africaines. Cela en fait un des pays les plus riches au monde en plantes médicinales et autres "superplantes". Pourtant, l'Afrique n'a encore que 7 % des parts de ce marché, dominé par l'Asie.

Les plantes qui poussent si aisément en RDC valent leur pesant d'or : alors qu'un kilo de romarin se vend environ un dollar, par exemple, un kilo d'artémisine (substance active issue de l'armoise et utilisée en médecine chinoise depuis 2 000 ans) en vaut 780 ! "Les Congolais ont de l'or vert entre les mains. Quelqu'un doit leur enseigner les règles du jeu de l'économie de marché !" dit Carole Robert.

Cette Québécoise de 53 ans, infirmière de formation, a vite orienté sa carrière vers le commerce international. Elle a notamment présidé pendant six ans le conseil d'administration du World Trade Centre Montréal et a été membre du conseil d'administration de Montréal International. C'est pendant son MBA à HEC Montréal, entrepris en 2002, à 44 ans, qu'elle s'intéresse à l'énorme potentiel du marché des plantes médicinales. Elle choisit la RDC en raison de sa richesse en la matière.

Carole Robert aurait pu se contenter de fonder une entreprise PharmAfrican, née en 2008 à Lévis, encore embryonnaire, qui vendra des licences de fabrication. (L'entreprise participe actuellement à un programme de recherche avec l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels, de l'Université Laval, concernant les propriétés de deux plantes africaines.) Mais Carole Robert voulait davantage. Elle a donc aussi mis sur pied la Fondation BDA, qui forme les agriculteurs à une production industrielle répondant aux normes du marché international. A terme, leur entreprise fera la culture des plantes et en assurera la transformation ainsi que la vente sur les marchés du pays et à l'étranger.

Carole Robert s'inspire de la "blended value", une approche, mieux connue aux États-Unis et en Europe, où les investisseurs, les entreprises et les organismes sans but lucratif poursuivent des objectifs à la fois économiques et sociaux. Autrement dit, elle veut faire du bien tout en faisant de l'argent ! "Il y a quelque chose de malsain dans le modèle donneur-receveur, dit Carole Robert, une grande femme volubile au regard perçant. Si on le perpétue, on sera au même point dans 50 ans." Les Africains, dit-elle, doivent créer leur propre richesse.

"Attention ! Vous marchez dessus !" Justin Kahenga, ingénieur agronome de 32 ans, ne peut retenir son rire tandis que, sous un soleil de plomb, j'arpente son champ, à 35 km de Lubumbashi, capitale du Katanga, riche province minière du Sud-Est. Les plantes médicinales poussent naturellement sur son terrain, où se balancent nonchalamment de hautes graminées.

Justin Kahenga, étudiant de BDA, cultivera peut-être un jour du moringa, petit arbre particulièrement riche en vitamines, minéraux et protéines, de l'Aloe vera, plante très prisée dans les cosmétiques, ainsi que de l'armoise, efficace dans le traitement de la malaria.

Le sous-sol de la province a beau receler 10 % des réserves mondiales de cuivre et 30 % des réserves de cobalt, le village de Justin Kahenga n'a toujours pas l'électricité. Les fils qui apportent l'énergie aux grandes exploitations minières passent au-dessus des villages sans s'arrêter. Avec les profits de la vente des plantes, l'ingénieur agronome et son associé, Jules Mutamba, veulent brancher leur village, mais aussi construire une école et une église. Actuellement, les enfants doivent faire cinq kilomètres à pied pour aller à l'école dans le village voisin...

Justin Kahenga fréquente l'école-entreprise de la Fondation, en banlieue de Kinshasa. C'est une avocate à la Cour pénale internationale, Carine Bapita, qui a prêté le terrain. Un séchoir est présentement en construction. Quant aux locaux, la Fondation utilise pour l'instant ceux des Jésuites, d'où les étudiants sont en communication plusieurs fois par semaine avec Carole Robert et Anne-Pascale Richardson, conseillère scientifique à la Fondation, au moyen de Skype.

De Montréal, les deux femmes accompagnent les étudiants, elles les conseillent à propos de la gestion de l'école-entreprise. Car ils font tout eux-mêmes : culture, récolte, commercialisation. Un vrai baptême du feu. Ils ont nommé leur école-entreprise "Écopkin" (contraction d'"écopreneurs", soit des entrepreneurs respectueux de l'écologie, comme Carole Robert nomme les étudiants de la Fondation BDA, et de Kinshasa). Fin juillet, ils ont récolté du moringa, l'ont traité et séché. Leur produit a rempli les conditions requises pour répondre aux normes de qualité de l'OMS. Ça commence à être vrai !

Carole Robert s'est rendue à Kinshasa en juillet dernier avec l'ambassadrice du Canada, Sigrid Anna Johnson, pour rencontrer plusieurs ministres du gouvernement de Joseph Kabila. Le gouvernement s'est montré très intéressé par les écopreneurs et par le développement de l'industrie des plantes médicinales en RDC.

L'an prochain, si tout se passe comme prévu, les élèves retourneront dans leur région pour fonder leur entreprise, après un an de cours théoriques à Kinshasa, dans des locaux prêtés par les Jésuites, et une année à l'école-entreprise. Ils seront soutenus par un microcrédit et des accompagnateurs. Une grande école québécoise spécialisée en gestion a montré son intérêt pour leur offrir le service de mentorat, mais au moment de mettre sous presse, aucune entente n'avait été signée.

En plus de leurs cours sur la culture des plantes, les étudiants ont aussi suivi des cours en entrepreneuriat, notamment à la Fédération des entreprises du Congo. Puis, pendant deux semaines, des infographistes, concepteurs et spécialistes de l'agence montréalaise de communication Kelly sont venus bénévolement les aider à rédiger la mission de leur entreprise, à pondre un slogan et à créer leur logo. Ils ont organisé une présentation, avec kiosque et tout, devant le ministre du Travail et autres dignitaires. Patrice Perron, un des associés de Kelly, est encore sous le charme : "Le soir de la présentation, ils n'étaient plus des étudiants ; ils étaient des entrepreneurs."

Reste que l'ancien Congo belge est un des pires endroits au monde pour se lancer dans les affaires. Il faut compter 155 jours et 13 étapes administratives pour y fonder une entreprise au Rwanda, trois jours et deux procédures suffisent. "L'État a créé un Office des PME, mais il ne fonctionne pas. Un fonds garantissait de l'argent aux PME, mais il a disparu", déplore Sam Amisi, directeur de la Fédération des entreprises du Congo, organisme qui compte environ 200 membres, des entreprises officielles dont les impôts constituent près de 80 % des revenus de l'État. En RDC, en 2010, 80 % de l'activité relève toujours de l'économie informelle...

Ce matin, Simplice Mutombo, agrovétérinaire de 46 ans et étudiant de la Fondation BDA, s'est fait arrêter à un rond-point de Kinshasa, parce qu'il n'avait pas signalé son intention de tourner. Le policier lui a collé une contravention de plus de 20 000 francs congolais (50 dollars), une fortune dans ce pays où 80 % de la population vit avec moins de deux dollars par jour. Qui blâmer ? Les policiers n'ont pas été payés depuis trois mois. L'État paie très mal, quand il paie, ses fonctionnaires, policiers, soldats, enseignants et son personnel médical, qui représentent environ 70 % des travailleurs du pays. C'est la valse des enveloppes...

Carole Robert, elle, veut fournir sa part pour redonner aux Congolais le sentiment que s'ils travaillent dur, ils vont y arriver. Sa Fondation a besoin de trois millions de dollars sur trois ans pour mener ses initiatives à bien. "C'est facile de trouver l'argent pour des constructions, des routes, des camions. C'est une autre paire de manches quand vous avez besoin de soft money pour payer les salaires des profs !" dit Carole Robert sans cacher son exaspération.

Cette combattante a fait jouer ses relations. Du monde, Carole Robert en connaît ! Savoir bien s'entourer est une de ses forces, une autre est son pouvoir de persuasion. Elle a convaincu la Fondation Prince Albert II de Monaco, vouée à la protection de l'environnement et au développement durable, et Lundin for Africa, la Division philanthropique du Groupe Lundin, à Vancouver, actif dans les mines, de se lancer avec elle dans l'aventure congolaise.

Bonne nouvelle : la Fondation a été choisie pour la sélection finale de financement par le Congo Basin Forest Fund (CBFF), géré par la Banque africaine de développement. A la clé : quelque trois millions de dollars. "Nous voilà dans la cour des grands !" se réjouit Carole Robert.

Au conseil d'administration de la Fondation BDA, on retrouve Joe Clark, ancien premier ministre du Canada, professeur à l'Université McGill et consultant international ; Réjean Frenette, ancien ambassadeur, notamment en République démocratique du Congo ; Robert Gonneville, directeur général de Terre sans frontières, organisme québécois qui envoie en mission des dentistes, des optométristes et autres professionnels ; la scientifique Sue Wehner, présidente de Med-Script (société-conseil spécialisée en réglementation pour les secteurs pharmaceutique et de la recherche) et cofondatrice de la Fondation BDA. Tous des gens dotés d'un épais carnet d'adresses.

Grâce à eux, Carole Robert s'est fait des alliés puissants en RDC : les Jésuites et l'abbé Apollinaire Malu Malu, ancien président de l'influente Commission électorale indépendante de la RDC, aujourd'hui coordonnateur du Programme de stabilisation et de reconstruction des zones sortant des conflits armés (STAREC), et actif à l'Université catholique du Graben, au Nord-Kivu, région particulièrement inspirée par l'esprit d'entrepreneuriat. La Fondation BDA a conclu de précieux partenariats avec les gens de l'université concernant la formation des étudiants, l'analyse en laboratoire et le traitement des plantes médicinales. Des étudiants bénévoles de l'École de technologie supérieure du Québec ont par ailleurs construit un centre de conditionnement de plantes dans la réserve de la biosphère de Luki, au Bas-Congo, avec l'aide logistique du World Wildlife Fund (WWF), organisme international voué à la protection de la biodiversité.

Il reste beaucoup à faire pour mener à bien son initiative en RDC, mais Carole Robert voit grand : "Nous sommes en train de créer un working model", dit-elle. Elle rêve déjà de l'étendre à d'autres pays africains !

Ce reportage a été rendu possible grâce à une bourse Nord-Sud.

L'économie du Congo

Elles ont de l'avenir

De 1960 à 2002, le PIB par habitant a chuté, passant de 380 dollars à moins de 100.
Au cours des années 1990, le taux de croissance (!) économique a été de - 8 %.

L'économie de la RDC a cependant commencé à se redresser au cours de la période 2002-2008, avec une croissance annuelle moyenne de 6,6 %, grâce à une certaine stabilité politique et à la reprise de l'aide internationale, qui avait été suspendue en 1990, sous le règne du dictateur Mobutu.

Voici sept plantes qui ont retenu l'attention de la Fondation BDA et de PharmAfrican.

1. Pervenche de Madagascar (Catharanthus roseus) Ses principes actifs, la vincristine et la vinblastine, sont utilisés dans la fabrication de médicaments contre le cancer, notamment la leucémie. 2. Mfumbwa (Gnetum africanum) Les feuilles de cette liane sont riches en protéines, en acides aminés et en minéraux. Actuellement menacée par une exploitation abusive.
3. Kikalakasa ou pois carré africain (Psophocarpus scandens) Très riche en protéines et en minéraux, et en presque tous les acides aminés nécessaires à une alimentation complète. Les feuilles, les jeunes pousses, les gousses, les graines et même les tubercules sont comestibles.
4. Moringa (Moringa oleifera) Les feuilles de ce petit arbre sont beaucoup plus riches en vitamines et en minéraux que n'importe quel autre fruit ou légume, en plus de contenir deux fois plus de protéines que le lait. On extrait de ses graines une huile alimentaire.
5. Armoise (Artemisia annua) En 2001, l'OMS a désigné son principe actif, l'artémisine, comme "le plus grand espoir mondial de fournir un traitement au paludisme".
6. Margousier ou neem (Azadirachta indica) Arbre originaire de l'Inde, dont le nom indien veut dire "qui guérit toutes les maladies". L'huile extraite des fruits est utilisée dans les crèmes, les pommades et les shampoings. Antifongique et antivirale, elle combat les poux et autres parasites. Son principe actif, l'azadirachtine, est un excellent insecticide.
7. Curcuma (Curcuma longa) Son principe actif, la curcumine, un antioxydant et un anti-inflammatoire, est utilisé pour soigner l'arthrite, les tendinites et les douleurs musculaires. Il sert également dans le traitement de cancers et de certaines maladies de la peau, comme le psoriasis.

Lundi 8 Novembre 2010
Franklin A.N.
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