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Des graves limites de la vision d'Ali Bongo des ambitions pour le Gabon

Le site de la Liberté - http://joelmbiamany-ntchoreret.blogspot.com/ le Lundi 21 Mars 2011 à 00:16 | Lu 1432 fois

Dans plusieurs de ses discours, Ali Bongo Ondimba dit vouloir faire émerger le Gabon par une politique d'industrialisation accélérée. Je veux bien! Mais où sont les industries? Où sont la main d’œuvre spécialisée et la politique énergétique de cette industrialisation?



Des graves limites de la vision d'Ali Bongo des ambitions pour le Gabon
Alors même que le système éducatif est à terre, abandonnée, que plusieurs étudiants vont être chassés des facultés et des grandes écoles; alors même que les ménages gabonais peinent à s’éclairer, par manque d’énergie électrique suffisante; voila que Ali Bongo fonde parle de lancer le Gabon dans le chemin de l’industrialisation pour le faire émerger.

En effet, le processus d’industrialisation change radicalement les modes de vies et le socle social et favorise effectivement le développement économique et social des pays. En apprenant assise dans une main d’œuvre spécialisée et le développement social par l’expansion du pouvoir d’achat en favorisant la satisfaction des besoins primaires, le développement industriel relève les conditions socio-économiques des zones géographiques où il s’enracine.

Pour cela, en se fondant sur les effets de l’industrialisation, sans au préalable examiner leurs tenants (notamment une politique éducative efficace pour doter le pays d’une main d’œuvre efficace et spécialisée selon les besoins des industries), Ali Bongo croit donc développer le Gabon par l’industrialisation du pays. Nous estimons que cette politique d’émergence sur l’industrialisation n’est pas possible.

Disons tout d’abord que pour industrialiser un pays de la taille du Gabon, il faut disposer dès maintenant de près 85000 ingénieurs, architectes, des spécialistes du management dans tous les secteurs de l’activité de production des biens et de services et multiplier ce nombre par 3 pour les 15 années à venir. De même, qu'il faut autant sinon plus de techniciens supérieurs.

Or, malgré ce besoin de ressources humaines, la politique éducative et de la formation supérieure du gouvernement émergent montre une absence de perspective pour doter le pays des ressources humaines spécialisées pour se développer. De surcroit, le peu de Gabonais en formation pour acquérir l’expertise dont le pays a besoin est délaissé. Les derniers commissions d’allocation des bourses d’étude éconduisent plusieurs Gabonais des voies de la formation universitaire et professionnelle par le retrait des soutiens financier aux étudiants pour privilégier l’achat d’hôtels particuliers et les voyages diplomatiques à grand frais.

Ensuite, avant d’industrialiser le Gabon, il faut au départ que le pays dispose d’un socle d’activités de production des biens et des services grâce à l’existence d’un cadre de transformation des matières premières selon une division de spécialisation du travail, prenant appui dans la mécanisation, les systèmes de communication et sur l'exploitation des sources énergétiques. L'industrialisation n’étant dans ce contexte que le bouleversement des processus et des techniques industrielles de production existantes et leur expansion.

En somme, le remplacement du système artisanal, manuel, de production, dans des lieux dispersés par un système de production recourant de plus en plus à une énergie provenant de système de machines, des productions en grandes séries, centralisée, utilisant des normes ou des standards afin d'obtenir des produits en plus grand nombre et d'une qualité homogène dans des délais très courts. Or, à l’exception des usines décadentes de la production du ciment, de la bière, du poulet, du sucre et de l’huile de palme et un peu du pétrole brut pour faire du gaz butane, il n’y a pas au Gabon un tissu d’industries susceptible d’être développé.

En outre, aucune politique d’industrialisation ne peut se faire en l’absence d’une politique énergétique probante. Depuis la fin des années soixante, il existe un lien indissociable entre énergie et développement industriel. Il faut dire que la politique de développement industriel tient en tout premier compte, après la main d’œuvre spécialisée, à l’existence d’un cadre énergétique susceptible d’être développé selon les besoins de la croissance économique. Il ne suffit, pas au regard de cette réalité, de dire qu’on va construire une usine d’électricité pour se dire disposer d’un plan ou d’une politique de développement énergétique.

Les politiques énergétiques sont les mesures des prévisions qu'adoptent les gouvernements pour la croissance économique qu’ils entendent développer. Aussi portent-elles sur la production, le transport et l'utilisation des produits énergétiques en vue de réaliser les objectifs de la croissance économique, le développement et la diversification industrielle et de la protection de l'environnement.

Depuis la forte hausse des prix de l'énergie au début des années 70, les gouvernements du monde considèrent le développement énergétique comme le fondement de leur politique de développement économique et des plans de l’industrialisation de leur économie. La politique énergétique est même utilisée par les gouvernements comme des leviers de promotion pour attirer les investisseurs dans leur pays.

En effet, les besoins de production industrielle qui se manifestent dans les pays émergents forcent la mise en place des structures nécessitant une plus grande consommation ou capacité de production énergétique. Aussi, voit-on ces pays se doter des politiques énergétiques qui laissent apparaître les soucis aussi bien pour la construction des outils moderne de production, de transport et de distribution des énergies qu’à la diversification et au contrôle des sources et des ressources d’approvisionnement énergétique.

Ces politiques posent l'indépendance énergétique comme une condition pour le développement économique et social face au contexte de la concurrence accrue de l’économie mondiale. Or, rien dans ce qui est dit dans les discours de l’émergence ne démontre un début d’une politique pour asseoir une indépendance énergétique.

Par rapport aux sources fluviales et des énergies fossiles que disposent le Gabon, les gouvernements du Parti Démocratique Gabonais ont toujours considéré le Gabon comme disposant d’une indépendance énergétique pour satisfaire à la demande des ménages. Pourtant, malgré l’absence d’un tissu industriel, les Gabonais vivent au quotidien, dans l’ensemble du pays, des situations de délestage du courant électrique. Cette situation est le fait d’une absence de vision de développement de l’énorme potentiel énergétiques dont dispose le pays. Encore que, comme à leur mauvaise habitude d’improvisation des besoins du développement du Gabon, le gouvernement émergent parler de l’industrialisation du Gabon sans préalablement définir les contours qui doivent la servir d'assise à cette idée.

En bref, disons que la construction d’une usine pour la production électrique pour des fins de consommation ménagère et industrielle doit résulter d’une politique portée sur une vision à long terme des besoins de consommation énergétique. La qualité de cette politique énergétique montre le sérieux que l’on doit avoir pour le développement du Gabon. La politique d’émergence par rapport au projet de développement industrialisation n’est pas sérieuse. Elle est un discours creux et dénouée de toute substance et d’un certain réalisme.

Ali Bongo ne fait pas ce qu'il doit faire pour le Gabon et ce qu'il fait, il le fait très mal.
Assez d'incompétence s'il vous plait.

Joël Mbiamany-N’tchoreret

Lundi 21 Mars 2011
http://joelmbiamany-ntchoreret.blogspot.com/
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1.Posté par Titof le 21/03/2011 11:32 | Alerter
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...IL FAUT BUTER LE BIAFRAIS . /

2.Posté par la pensee gabonaise le 22/03/2011 22:02 | Alerter
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Vous avez tout dit! Comme d'habitude, nos emergents, mettent la charrue avant les boeufs. Cette absence de methodologie, doublee de manque de volonte reelle politique, caracterise nos "fameux" dirigeants africains, pour qui, le plus important est le discours tenu sans comprendre meme la teneur de ce discours. Le fait est que des promesses dans des discours vides, suivent d'autres promesses; au finish, il ne reste plus de place pour les realisations!

La question energetique est un des paradoxes que notre pays connait, et la raison principal de ce paradoxe est: le conflit d'interets dans un secteur que les bongoistes ont mis sous leur monopole, comme tous les autres. Mais il faut aussi avouer que, nos dirigeants, ont une vision moyen-ageuse de la place de l'energie dans l'economie d'un pays, c'est pourquoi on ne peut pas s'etonner de ce que, pour eux, le secteur represente une question de second plan dans leur programme d' "emergence" et d'industralisation. Par exemple, on ne sait pas que, l'energie, sa maitrise de production, booste l'economie. Parce que, nous vivons l'ere energetique qui a coincide avec les revolutions techniques et technoloques... Alors quelle emergence et quelles industries sans une reelle maitrise des chaines de productions, transports, fournitures, comme vous l'aviez si bien fait remarque?! C'est dire que leur concept d' emergence", des le debut, est deja vide de sens puis que, les politiques, les moyens fianciers et intellectuels jusqu'alors, ne sont orientes dans une reelle valorisation de ce secteur porteur de devoloppement!

En dehors de la question energetique, comme vous l'aviez aussi precise, il y a la question de la formation de la main d'oeuvre professionnelle, c'est-a-dire la matiere grise qui servira de levier, d'orienter la politique de leur "emergence". La encore, il y a un veritable contratiction dans le discours et les politiques qui sont mises en place... Fort est de reconnaitre que, nos "emergents", malgre le fait qu'ils se targuent d'avoir des diplomes universitaires et d'avoir fait des etudes post-universitaires, n'ont compris jusqu'alors que, la premiere richesse d'un peuple, en dehors de ses matieres premieres, est sa population a travers la matiere grise et la force de travail qu'elle peut contenir.

En effet, dans tout processus de developppement, l'Homme doit etre le premier maillon sur qui il convient de miser, les autres composantes (financieres, ...) n'arrivant qu'au second plan quoi que l'on puisse croire. Ainsi le potenciel humain, etant mal utilise des le depart, malgre l'exploitation aussi rationnelle soit-elle des autres potenciels, fait en sorte que l'on abouti a des dysfonctionnements considerables dans toute la chaine. C'est pourquoi, on aurait du deja predire que cette "emergence" devait accoucher d'un "mort-ne"; ce n'est pas du jour au l'endemain que, des voleurs, avec la facilite que cette vie donne, pouvaient renoncer a une habitude acquise durant des decenies.


3.Posté par joan le 23/03/2011 14:19 | Alerter
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c'es ca on s'inspire d'un pays ayant plus d'1 million d'ames et on vient l'exposer comme ci cela peux se comparer a un pays comme le Gabon.rigoloooooooo

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