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Déclaration du MORENA SUR Les concertations antidémocratiques.

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Lundi 25 Février 2013 à 14:38 | Lu 1391 fois



Déclaration du MORENA  SUR Les concertations antidémocratiques.
De notoriété publique, un leadeur d’opinion doit rompre le silence devant des événements qui secouent son pays ou la Communauté internationale. Malheureusement, devant la confiscation des médias d’Etat et le contrôle d’une large partie de la presse privée par le PDG et son pouvoir dit « émergent », le Mouvement de Redressement National (MORENA) éprouve d’énormes difficultés à faire connaitre à l’opinion nationale et internationale ses prises de position. Il saisit la présente occasion pour donner son avis sur les concertations qui se déroulent actuellement à Libreville entre la Majorité et une partie l’Opposition à l’initiative du pouvoir.

Depuis le 22 janvier 2013, la classe politique gabonaise sans distinction de bords a été invitée à réfléchir sur les dossiers de la CEMAC, de la réactualisation du Conseil National de la Démocratie (CND) et de la mise en place de la biométrie. Ce principe inédit viole de façon flagrante les fondements de base d’une véritable démocratie qui repose nécessairement sur la souveraineté du Peuple. Les conclusions de la concertation actuelle visent non seulement à supprimer la responsabilité des dirigeants dans l’échec des politiques publiques en cours, mais surtout à décrédibiliser l’Opposition pour faire échec à toute idée d’alternance.

Les concertations qui se tiennent loin du Peuple et de véritables institutions visent également à conférer une certaine légitimité au pouvoir « émergent », tout en favorisant l’organisation des formes d’allégeances publiques. Il est évident que le mouvement tendant à rapprocher les deux camps (Majorité -Opposition) depuis le coup d’Etat électoral du 03 septembre 2009, se manifeste par des appels intempestifs à l’examen de certaines situations ; telles que les dossiers de l’ile Mbanié, dont le Gabon et la Guinée-Equatoriale se réclament la propriété, et la recherche d’un consensus sur le report éventuel des élections législatives de 2011, en vue de la mise en place préalable d’une biométrie fiable répondant aux exigences d’une élection transparente, régulière et crédible. Malheureusement ces rencontres ont plutôt été l’occasion de ridiculiser l’Opposition qui n’est d’ailleurs pas très écoutée lors de ces réunions.

Ainsi, après avoir fait croire à un report possible des élections législatives de décembre 2011, le pouvoir va s’appuyer sur les décisions de la Cour Constitutionnelle pour rejeter l’introduction de la biométrie sous prétexte de l’échéance constitutionnelle rapprochée. Les élections législatives du 17 décembre 2011 vont donc se dérouler dans une grande confusion. Le taux d’abstention (plus de 90%), va enlever toute crédibilité et toute légitimité à cette consultation marquée par une fraude massive, en dépit de l’absence d’une large partie de l’Opposition. Ces multiples initiatives visent en priorité, à faire croire à l’opinion publique que M. Ali BONGO ONDIMBA jouirait d’une réelle légitimité malgré le coup d’Etat électoral qui a contourné la volonté farouche du Peuple gabonais à accéder à un véritable changement.

Le plus surprenant est de voir certains leaders politiques estampillés de l’Opposition et fabriqués de toutes pièces par le régime pour les besoins de la cause, après le boycott évoqué ci-dessus, se bousculer pour répondre sans réserve à ces différents appels.

Hélas, aucun point ne porte sur la recherche des solutions idoines aux mauvaises conditions de vie des Gabonais.
Quelles sont les instances de ce pays qui se préoccupent véritablement de la rareté endémique de l’eau, malgré les interminables travaux à Libreville et dans les autres villes du pays ? Chacun sait pourtant que l’absence d’eau courante favorise la contagion et la propagation des maladies. A ce propos, le taux de mortalité très élevé que l’on constate actuellement dans notre pays est sans doute corrélé à ce problème d’accès à l’eau potable. Et tout ceci se passe dans l’indifférence la plus totale du pouvoir.

Quelles sont les instances qui traitent la question d’une immigration massive et incontrôlée ?
Qui mettra un terme à ces homicides, ces crimes crapuleux et rituels dont les auteurs et les commanditaires, souvent bien identifiés, échappent toujours à la justice.

Doit-on se contenter seulement de nos prières dans les Eglises et les mosquées? On peut légitimement se poser la question de l’origine de ces pratiques et de leur recrudescence à l’heure où on parle sur tous les toits de l’émergence ?
Malgré les discours flamboyants, quelles sont les politiques publiques mises en œuvre pour régler durablement le problème des effectifs pléthoriques de nos écoles et collèges pour les ramener à 30 élèves par classe ?

Qui devra se préoccuper de la déforestation de nos forêts au profit des cultures de rente ? Pendant ce temps, le Peuple gabonais meurt de faim et, comble du cynisme, on nous apprend que bientôt, les femmes de nos différents villages et marchés ne pourront plus, ni cueillir, ni vendre les fruits sauvages (figues, « mvout » « ngong », etc), encore moins couper les feuilles de roseau.

La cueillette des fruits sauvages et la coupure des feuilles de roseau portent-elles atteinte à notre environnement plus que la déforestation de plusieurs centaines de milliers d’hectares de nos forêts, réalisée par des sociétés étrangères pour planter l’hévéa et autres cultures d’exportations au détriment des cultures vivrières ?

Quels sont les organes publiques, partis politiques, organisations non gouvernementales, associations, syndicats… qui se préoccupent de la construction planifiée et chiffrée de notre réseau routier en y intégrant des voiries urbaines, la programmation chiffrée du réseau national d’électricité et d’eau ? Rappelons-nous que chaque Gabonais en tout lieu du territoire national devrait jouir des mêmes commodités pour améliorer son train de vie et protéger sa santé.

Qui devra se battre pour la planification chiffrée des infrastructures sanitaires et scolaires sur l’ensemble du territoire pour permettre au Peuple gabonais de sauvegarder sa santé et d’accéder à la culture et au savoir ?

Pourquoi par le fait d’être Gabonais, on ne peut plus être Kota, Myéné, Téké, Nzebi, Punu, Fang, etc ? Oublie t-on que chaque Gabonais naît au sein d’une famille appartenant à une culture avant de prendre conscience d’être Gabonais ? Dans certains pays comme le Nigeria , n’existent-t-ils plus des Yorouba, des haoussa, des Ibo. En France, n’existent-t-ils plus des Bretons, des Alsaciens, des Alpins, pour qu’on demande aux Gabonais de ne plus se réclamer de leur source et de leur identité culturelle ?

A quel moment ce Peuple pauvre et malheureux sur son territoire nanti de nombreuses richesses naturelles prendra t-il ses responsabilités devant l’histoire et face au monde pour gérer ses ressources et bâtir son destin ?

Après la Conférence Nationale de 1990, suivie des élections législatives de septembre-octobre de la même année, l’Opposition en ballotage très favorable aurait pu former un gouvernement de cohabitation. Malheureusement, les Bûcherons, contre toute attente, décrétèrent le boycott de leurs candidats qualifiés pour le second tour. Cette couardise va permettre au PDG de recouvrer une courte majorité à l’Assemblée Nationale et son maintien au pouvoir avec la formation du nouveau gouvernement. L’enthousiasme du Peuple Gabonais à voir le changement se produire sera altéré par cette surprenante trahison.

Cette déception, due à la difficulté d’atteindre l’alternance au sommet de l’Etat va réapparaître, lors du coup d’Etat électoral de décembre de 1993 et les négociations de Paris de 1994, malgré l’adoption de la constitution de 1991, qui garantissait les conditions de l’alternance par la limitation du mandat présidentiel. Les Accords de Paris de 1994, au cours desquelles l’Opposition amnésique du coup d’Etat électoral accepte, contre toute attente, qu’Omar BONGO, non élu, reste à la tête de l’Etat, les différents amendements constitutionnels, l’adoption d’un nouveau code électoral et la formation d’un gouvernement d’union ne seront que des couleuvres supplémentaires avalées par l’Opposition. En contrepartie, tous les participants à la concertation perçoivent des per diems assez juteux. Le mandat parlementaire est prorogé de six mois, et les justes revendications du Peuple Gabonais sont ainsi sacrifiées sur l’autel des intérêts égoïstes.

A partir de ce moment, le PDG comprend que les élections ne sont désormais qu’une simple parodie. Fait remarquable, chaque consultation électorale donne lieu à un lourd contentieux, mais, la presque totalité de ces recours n’a jamais prospéré en dépit de preuves formelles de fraude, d’intimidation et de corruption.

En réalité, à chaque scrutin depuis le retour au multipartisme, le pouvoir et son parti injectent des sommes d’argent colossales dans le pays. Ils confirment la fébrilité du Gabonais devant l’argent comme l’a révélé OMAR BONGO de son vivant à l’aéroport international Léon MBA de Libreville, de retour d’un voyage à l’extérieur : « Le GABONAIS devant l’argent est capable de tout, même vendre sa mère ! ». En définitive, la plupart des acteurs politiques lors des consultations recherchent d’abord le franc électoral avant le suffrage. Même les membres de la Commission Electorale Nationale(CNE) puis de la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP) et ceux des autres institutions qui concourent à l’organisation et au déroulement des élections jetent tout leur dévolu sur la perception de per diems provenant d’un budget dont le montant n’est jamais publié. Ce comportement va au détriment d’une collecte de véritables résultats devant traduire fidèlement la volonté du Peuple.

S’appuyant sur ces méthodes anti démocratiques, le PDG est donc constamment déclaré élu avec certains membres des partis alliés. Tels ont été les résultats des élections de 1996; 1998; 2001; 2002; 2005; 2006 et 2009. Par-dessus le marché, la Constitution de 1991 sera complètement dépouillée de ses attributs démocratiques par la suppression de la limitation des mandats présidentiels, l’élection à deux tours, etc…
Conscient de ses prouesses, le PDG va perpétrer lors des élections présidentielles anticipées du 30 août 2009, un nouveau coup d’Etat électoral confisquant sans souci le pouvoir par le rejet de toute forme de démocratie et d’exercice de souveraineté. Il ne peut donc faire croire au monde entier que l’Opposition n’est pas représentative, alors qu’ avant chaque élection, les futurs élus sont désignés et connus avant le choix du Peuple. C’est ce qui justifie d’ailleurs l’usage systématique du coup d’état électoral comme moyen d’accès au pouvoir. D’ailleurs, le principe de l’ancien parti unique repose sur la formule d’un des membres influent de ce parti : « nous pouvons bourrer les urnes et falsifier les résultats, il appartient à ceux qui ne sont pas d’accord de prouver le contraire ».

Les concertations actuelles visent, sans aucun doute, à jeter de la poudre aux yeux des Gabonais pour leur faire croire que les rencontres du Pouvoir avec l’Opposition constituent la démonstration de l’existence d’une grande démocratie au Gabon. Le plus étonnant est que le parti au pouvoir, ancien parti unique, considéré à juste titre comme parti illégal, culpabilise constamment l’Opposition gabonaise du fait que le Gabon ne connaisse pas un début du développement, oubliant que depuis 44 ans, il gouverne seul le pays et impose sans cesse sa dictature.
Comble de l’incurie, la gestion économique du Gabon est abandonnée aux expatriés, ce qui confirme l’adage d’Albert Bernard BONGO qui disait, je cite : « Faites moi de la bonne économie et je vous ferai de la bonne politique».

Le corollaire de cette situation est que le Peuple gabonais est maintenu sous l’oppression, vit dans la misère et la pauvreté, pendant qu’OMAR BONGO s’est constitué jusqu’à sa mort, une fortune évaluée à quatre milliards de dollars d’après EVA JOLY dans son ouvrage « La Force qui nous manque » p.181. Elle déclare, je cite : « quatre milliards de dollars pour le Gabon ! C’est l’évaluation faîte de l’enrichissement du clan BONGO. Tant qu’il est au pouvoir, il n’est pas question de rapatrier l’argent, mais il faut le saisir, et instruire enfin son procès». On comprend finalement pourquoi, après la mort d’Omar BONGO ONDIMBA, Ali BONGO ONDIMBA est imposé au Peuple Gabonais, afin d’éviter le rapatriement de cette importante fortune.

Il apparaît donc que depuis sa création jusqu’à ce jour, la préoccupation fondamentale du PDG n’est ni de faire le développement du GABON, ni d’apporter le bonheur à son Peuple, mais plutôt de confisquer le pouvoir avec le soutien des milieux ésotériques, des réseaux mafieux et l’appui des Etats extérieurs. Ces derniers disposent d’entreprises qui participent au pillage des ressources du pays. Il faut rappeler au passage la complicité, tantôt active, tantôt passive de certains opposants à la recherche des intérêts égoïstes au détriment de l’intérêt général sensé être le mobile principal de leur action.

A la lumière de tout ce qui précède, le MORENA pense que les concertations organisées dans notre pays sont antidémocratiques et visent à obtenir la duplicité de l’Opposition en vue de contrer toute velléité de colère et de soulèvement du Peuple gabonais visant à provoquer un changement véritable.

Que peut-t-on attendre des concertations en cours ? Comme par le passé, le Pouvoir va proposer à l’Opposition la nomination de ses membres dans les instances de la CEMAC, les instances nationales, notamment le Conseil National de la Démocratie et pourquoi pas la Cour Constitutionnelle, le partage des postes de maire, principalement des grandes villes, les présidences des Assemblées Départementales, la promotion de certains opposants dans l’administration gabonaise ou leur entrée dans un gouvernement d’union nationales, l’organisation éventuelle d’une Conférence Nationale vidée de son contenu, en vue d’éteindre le feu qui couve depuis le coup d’Etat de 2009. Ainsi, le Peuple souverain sera contourné et même trahi.

Peut-on croire qu’avec de telles combines, le Gabon sortira de son sous-développement ? « Eveilles-toi GABON ! »

Le MORENA depuis sa création, le 23 novembre 1981, vise à faire comprendre aux Gabonais que le destin de ce pays est entre leurs mains. Ils doivent désormais s’apercevoir que la confiance excessive et parfois aveugle en certains surprenants leaders, a permis jusqu’à ce jour le maintien du PDG au pouvoir. Le but visé par ces derniers, après les déceptions successives, serait le découragement, suivi d’un abandon total de tout engagement dans le combat pour l’indépendance du Gabon et la totale liberté de son Peuple.

Gabonais, il vous revient désormais de vous déterminer sans plus vous laisser distraire par de nouveaux mirages.
Craignons que les hésitations perpétuelles conduisent finalement à la désintégration effective de nos communautés provoquant la dépersonnalisation du Gabonais et la perte totale de son identité.

Vive le MORENA, fer de lance pour une démocratie véritable au Gabon et en Afrique.
Vive le Gabon indépendant et libre dans une Afrique libérée.


Le Président du MORENA


Luc BENGONO NSI Membre fondateur

Lundi 25 Février 2013
Gabonlibre.com : News 7J/7
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1.Posté par LES AFFAIRES DE NOUS-MEMES NOUS-MEMES le 25/02/2013 15:55 | Alerter
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"Gabonais, il vous revient désormais de vous déterminer sans plus vous laisser distraire par de nouveaux mirages."

2.Posté par N'Nsa le 26/02/2013 06:49 (depuis mobile) | Alerter
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Toujours aussi eloquant ! Mais de l'autre cotE, nous gabonais, nous attendons des leaders qui se mettent au devant, et non nous envoyer en pature face a l'armee criminel "emergente".
Organise, une marche de contestation ou de protestation et on y sera derriere et avec toi

3.Posté par KingMba le 26/02/2013 13:29 | Alerter
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@N'Nsa

Dans ce c
K nous ne sommes pas encore mûrs pour la révolte,si l'on pense que c'est nous''" envoyer en pature face à l'armée criminel "emergente''"" après une sensibilisation auusi magistrale.

4.Posté par N'Nsa le 26/02/2013 18:02 (depuis mobile) | Alerter
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@kingMba
Je ne parle pas de la categorie des gabonais fataliste, les ba"on va encore faire comment?" Ou les ba "le pays est gerE". Non! Moi je suis conscient qu'il existe assez de compatriote "murs" comme tu dis pour la revolte. Les eleves et les etudiants le prouvent chaque annee lorsqu'ils se battent pour leurs droits... C'est juste que pour moi, pour qu'une "revolte" ou revolution atteigne les oblectifs don't ce sont fixes les "revolutionnaires", il est important que ces mouvements soient canalisE par un leader; sinon on assistera a une chasse aux sorciere, le peuple voudra se venger... Et ca c'est du desordre, c'est quelque chose a eviter

5.Posté par KingMba le 27/02/2013 18:24 | Alerter
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@N'Nsa le 26/02/2013 18:02
La meilleure façon de faire échouer une nécessaire refondation de la société est d'y mettre devant un leader humain à cause d'une multitudes de vulnérabilités(physique,morale,économique,sociale,culturelle et mentale ou spiritiste). Faut-il renoncer à l'idéal de changement dans c K? non surtout lorsque le peuple arrive à réaliser que le vrai leader c'est la masse critique qui le constitue se réunissant ainsi en la conscience des mêmes maux qui l'affligent.

6.Posté par ... le 28/02/2013 13:11 | Alerter
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Gabon : Des retraites princières d’Ogouliguendé, Chambrier et Divoungui
– 25 FÉVRIER 2013
POSTED IN: A LA UNE, ECONOMIE

Libreville, 25 févier 2013 ‘Infos Gabon) – Si en France on parle de ce que coûtent (encore) aux Français Giscard, Chirac et Sarkozy, tous les trois anciens Présidents de la République, au Gabon, la presse locale s’est penchée sur la retraite des anciens présidents de l’assemblée nationale et le vice-président de la République. La loi de finance 2013 a enregistré aux profits des anciens présidents de l’assemblée nationale et de l’ancien vice-président de la République gabonaise des traitements colossaux pour le budget de l’Etat, alors que ces personnalités ne sont plus en activité.

Cet état de fait peut scandaliser d’abord lorsqu’on constate pour la comparaison, que les anciens parlementaires perçoivent une pension de retraite d’environ 60% de leur traitement de base de député, soit à peu près 60% d’un montant officiel d’environ 1.700. 000 FCFA ; ce qui ferait environ 1.020 000 FCFA par mois et 12.240.000 FCFA par an.

Ce montant représente 1/5 des 55.999.000 FCFA alloués à l’ancien président de l’assemblée nationale Marcel Eloi Rahandi Chambrier ; et des 50.347.000FCFA alloués à l’ancien président de l’assemblée nationale Jules Aristide Bourdes Ogouliguendé (JABO) ; cela a dû vexer et scandaliser les actuels députés qui auront constaté une discrimination excessive entre anciens députés, car après tout, un ancien président de l’assemblée nationale est avant tout un ancien député élu du peuple comme les autres députés.

Par ailleurs, quand on voit qu’un député en exercice gagne environ 20.400.000 FCFA par an, contre 50.000.000 par an alloué à un ancien président de l’assemblée nationale, on comprend mieux pourquoi JABO a boycotté les législatives de 2011 ; bien entendu, l’actuel président de l’UFA a dit au peuple qu’il boycottait l’élection parce que la biométrie n’était pas mise en place ; or là on sait maintenant que c’est parce que son allocation de retraite d’ancien président de l’assemblée nationale est plus du double du salaire annuel d’un député en exercice ; autrement dit il gagne plus qu’un député en vivant de son allocation de retraite d’ancien président de l’assemblée nationale.

L’extra comme au jeu de flipper, c’est que JABO bénéfice d’une dotation de 200.000.000 FCFA au titre de l’achat de véhicules de fonction comme s’il était en service ou en fonction.

Avec un pareil traitement de retraité, nul doute que pour ces locales de 2013 JABO peut se permettre le luxe de ne pas se porter candidat.

L’autre aspect scandaleux de cette allocation annuelle d’ancien président de l’assemblée nationale est qu’on y a inscrit des frais de missions et des frais de déplacement, ainsi que des fournitures de bureau comme s’il s’agissant de personnalité en activité ou au service de l’Etat ; cela est tout bonnement une contradiction de la définition de la retraite ! Le montant de ces frais fallacieux culmine à plus de 22.000.000 FCFA !

Quant à l’ancien vice-président de la République Clement Divungi Di Ndinge, son allocation gravite à 95.000.000 FCFA, presque le double de celle des anciens présidents de l’assemblée nationale ; et là aussi pour un autre retraité ; de même on enregistre dans cette allocation faramineuse des frais de missions et des frais de déplacement d’un montant de 45.000.000 FCFA.

On peut donc conclure que ces traitements de personnes retraitées sont illégitimes quand on sait que des frais de missions et de déplacements et de bureau sont inutiles à des personnes à la retraite ; elles s’en serviront certainement comme de frais de loisirs et de tourisme, que supporterait le budget de l’Etat.

Par ailleurs, ce serait vraiment cher payer si le but des ces traitement illégitimes étaient d’inciter ces personnalités à se retirer des affaires publiques.

Au demeurant, cet alourdissement du budget de l’Etat est aux antipodes de reformes visant l’allégement des charges de l’Etat entreprises par le président Ali Bongo Ondimba sitôt après son élection.

FIN/INFOSGABON/CE/2013

7.Posté par Lola le 02/03/2013 09:21 | Alerter
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Enlevez nous ce truc là, ces gens n'ont jamais été sérieux.

8.Posté par Feu-PDGiste-A-Mort le 03/03/2013 19:07 | Alerter
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post 5,

Pourquoi s'en étonner maintenant ? Ce ne sont que les termes des ACCORDS DE PARIS, signés entre roitelets au service de sa majesté Omar Bongo, dans le dos du peuple. Il en va ainsi des présidents des plus hautes institutions de l'Etat, des premiers ministres, du maire de Libreville, des chefs de partis, en commençant par le ROI DU GABON qui perçoit de son investiture jusqu'ad aeternam, des traitements financiers qu'il serait impossible à chiffrer sans se tromper de zéros ou sans nourrir des envies de meurtre. Je me demande simplement dans le compte de qui et qui profite de la pension de feu sa majesté Omar Bongo, parce que cette pension qui tombe tous les mois, est prévue dans le budget de l'Etat. Il se dit d'ailleurs que c'est comme si sa majesté vivait encore : ses comptes personnels sont toujours actifs. Allez savoir comment ça se fait-il...

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