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Déclaration des jeunes de l'opposition Gabonaise

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Samedi 8 Octobre 2011 à 14:46 | Lu 1062 fois



Déclaration des jeunes de l'opposition Gabonaise
Mesdames et Messieurs,

Chers, frères et sœurs jeunes,

Face à l’amateurisme et à la dictature avérés du Pouvoir rampant actuel, les forces du changement n’ont de cesse d’interpeller nos compatriotes et l’opinion internationale sur la situation de crise profonde que traverse notre pays depuis le 30 Août 2009, date à laquelle l’illégalité a été consacrée et l’Etat de droit bafoué au Gabon sous le regard complice et indifférent de la communauté internationale.


Cette situation se caractérise depuis le 30 Août 2009, entre autres par :

la négation des lois et règlements qui régissent notre vivre ensemble, exemple :la modification inique de la constitution,modification de l’ordonnance du code électoral,la dégradation des conditions de vie des Gabonais et des Gabonaises (les déguerpissements arbitraires à des fins affairistes des zones du Boulevard Triomphal, des Cocotiers et d’Angondjé…) ;
la séquestration des institutions de la République et leur pillage. (Présidence de la République, Cour Constitutionnelle, Cour des comptes, Conseil d’Etat, Assemblée Nationale, Sénat, etc.) désormais au service exclusif d’un clan, les Bongo, le PDG et ses vaguemestres dépourvus de bon sens et affamés de postes et d’argent, que c’est pitoyable !
l’aliénation des forces de défense et de sécurité ;
la manipulation de l’appareil judiciaire (on se souvient tous de l’affaire du général Ntoumpa Lébani et le fonctionnement de la magistrature sous le dicta du Rais ici il est juge et partie) ; cette conjonction saugrenu anile le principe de la séparation des pouvoirs ;
la caporalisation de l’administration (création des agences mises sous le contrôle et la gestion directs du Rais Ali, échappant ainsi au contrôle parlementaire, que c’est vicieux !) ;
la violation systématique des libertés publiques et individuelles (dissolution inique, abusive, illégale, illégitime et outrancière de l’Union Nationale, levée de l’immunité parlementaire de M. André Mba Obame) ;
la confiscation des média publics (la RTG prise pour chaîne de propagande politique et de culte du Rais Ali, la publicité tapageuse des activités du PDG, le musela et la censure pour l’opposition et la société civile) ;
l’autisme et les mises en scène grossières impliquant les Etats voisins. Toutes choses qui, en définitive, font peser de graves menaces sur la paix sociale au Gabon, voire sur l’ensemble de la sous-région.


Mesdames et Messieurs,

Chers, frères et sœurs jeunes,

Comme chacun de nous le sait, ces dénis de démocratie et de droit ont fini par aboutir à la faillite de l’Etat de droit, au divorce entre les institutions et le peuple pour parvenir à la concentration de tous les pouvoirs entre les mêmes mains, plongeant ainsi le pays dans un climat de terreur et une crise politique et sociale aussi profonde que sournoise.
Nos aînés n’ont eu de cesse de mettre en lumière les violations systématiques de la loi et les décisions hasardeuses du pouvoir actuel qui tente en vain de s’imposer à la volonté des Gabonais,

- les dérives de la Cour constitutionnelle, cette institution pourtant essentielle et vitale pour le fonctionnement de notre démocratie et la République, s’est plus que par le passé, résolument mise au service d’intérêts particuliers et occultes. Non contente d’être déjà hébergée par Mme Marie-Madeleine Mborantsuo qui la préside, cette institution s’est progressivement dévoyée, passant le plus clair de son temps à se livrer à des interprétations tendancieuses de la Constitution pour légaliser a posteriori les manquements du Pouvoir.

- la démission du Parlement à travers la majorité PDG qui, par un vote mécanique, a avalisé la révision de la Constitution et du code électoral sous des prétextes fallacieux, au mépris total du consensus qui a prévalu lors des « Accords de Paris » et du Référendum de 1995.
Vous l’aurez clairement compris, une révision constitutionnelle profonde allant dans le sens du renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit s’impose. Les principaux points de cette révision sont connus : le retour du scrutin à deux tours, le renforcement des pouvoirs de contrôle du Parlement, le recentrage des missions de la Cour constitutionnelle en matière électorale et la redéfinition de la composition et des missions des différentes institutions, la clarification des responsabilités au sein de l’Exécutif est plus qu’urgente.


Soucieux donc de préserver les acquis démocratiques de 1990 à août 2009, de sauvegarder les bases de notre vivre ensemble et d’ouvrir des perspectives nouvelles pour notre pays, nous entendons plus qu’hier, faire montre de vigilance et de plus de détermination. C’est pourquoi, ici et maintenant, conscients que l’avenir de notre pays est entre nos mains, nous réaffirmons solennellement tout ce qui a été dit avec force et vigueur lors du meeting du samedi 1er Octobre 2011 à Rio, que « sans biométrie et tout ce qui va avec, il n’y aura pas d’élections au Gabon.»

Nous avons beaucoup parlé, parfois trop sans que l’on soit compris. Pour ce faire, nous prenons désormais nos responsabilités qui se résument par notre lutte contre l’illégitimité, l'arbitraire, l’abus de pouvoir, l’ethnisme, le tribalisme et l’amateurisme. Nous agirons dorénavant pour faire entendre une bonne fois pour toute que « la voix du Peuple c’est la voix de Dieu.»


Mesdames et Messieurs,

Chers, frères et sœurs jeunes,


Comme nous l’avons déjà indiqué, notre priorité reste et demeure la restauration de la démocratie et de l'Etat de droit ainsi que le respect des libertés publiques. Face à la décadence de notre pays, les dirigeants des institutions de la République sont évanescents et soumis. Ils refusent de voir la réalité. Ils refusent de combattre les maux qui minent notre démocratie. Ils n'agissent plus pour le Gabon. Ils gèrent leurs carrières.


Dès lors, on les voit se consacrer à l'accessoire avec beaucoup d'enthousiasme mais rester impuissants face à l'essentiel. Les institutions de la République ont cessé de détenir un vrai pouvoir et ne maîtrisent plus la situation qui est maintenant soumise à la seule volonté du Rais Ali.


Lorsque les institutions de la République ne connaissent plus la réalité ni la juste hiérarchie des valeurs, c'est qu'elles n'ont plus le discernement et donc la légitimité pour gouverner. A l'évidence, les institutions ne jugent plus par elles-mêmes, mais à travers la volonté du Rais Ali. Ainsi, fuient-elles leurs missions pour se soumettre au diktat d’un homme. Le recul démocratique, la faillite de l’Etat de droit et la violation systématique des libertés publiques sont des conséquences de la connivence dans laquelle se sont engluées les institutions et des personnalités durant la période de transition.

On a tellement voulu soutenir et porter au pouvoir «le fils du patron » que l’on en est arrivé à oublier que le Gabon est un Etat au même titre que la France, les USA régis par des lois et règlements. Cette monarchisation rampante révèle le vide et l'impuissance des dirigeants de nos institutions. Muets, absents et timorés sur les attentes des Gabonais, incapables de proposer un dessein susceptible de redonner un élan à notre vie nationale, ils s'épanouissent sans vergogne dans le subalterne. Voici qu’ils se sont activement attaqués à la Constitution pour tailler un costume sur mesure au Raïs Ali pour lui permettre de confisquer, renforcer et conserver un pouvoir personnel ad vitam aeternam.


Mesdames et Messieurs,

Chers, frères et sœurs jeunes,

La paix civile et sociale peut-elle véritablement être préservée tant que le peuple n’aura pas le sentiment de liberté ? Tant que les Gabonais se sentiront étrangers chez eux et qu’ils ne se reconnaîtront pas dans les dirigeants de leur pays ? Tant que le peuple n’aura pas le sentiment d’exercer réellement sa souveraineté, que la liberté de choix de ses dirigeants ne sera pas respectée ?

C’est le cas des élections que le Pouvoir prétend vouloir organiser le 17 décembre prochain sans les éléments nécessaires de transparence tant réclamés par le peuple Gabonais. Si le pouvoir était à l’écoute du peuple, s’il tenait compte de la demande sociale qui pourtant s’exprime, toutes les conditions pouvaient être réunies pour que les élections législatives prochaines ne donnent pas lieu à des contestations et ne débouchent sur une situation de crise.

« Pas de biométrie, bonjour les dégâts ! » avait déclaré le Raïs Ali lors de cette fameuse duperie concertation qu’il avait lui-même convoquée… Nous avons aussi souvenance que le 27 janvier 2011, Faustin Boukoubi déclarait, au sortir d’une rencontre fallacieuse avec Jean François Ndongou au ministère de l’intérieur, que le PDG est favorable à l’introduction des données biométriques dans les opérations électorales dès les prochaines élections législatives. Propos réitérés par ce dernier le 11 mars 2011 à la Cité de la démocratie, nous citons : « les prochaines élections législatives doivent se tenir avec la biométrie. » Aujourd’hui, ils ont manifestement fait le choix des dégâts.

Ils conduisent inexorablement le pays dans l’embrasement total, pourtant lors de sa prestation de serment par défaut il avait pris l’engagement de protéger le Gabon et les Gabonais. La communauté internationale a là, au regard de tout ce qui précède, l’obligation de jouer pleinement son rôle de prévention de conflits. Face à l’obstination de ce pouvoir à organiser les prochaines législatives sans la biométrie, qui pourtant était déjà mise en application bien avant la loi y relative s’agissant du recensement des agents de l’Etat, de l’immatriculation à la CNAMGS et de l’établissement des passeports, la biométrie ne peut pas être appliquée à géométrie variable. La jeunesse gabonaise prendra ses responsabilités.

Devant le désastre que désormais plus personne ne peu nier, quelque soit sa sensibilité politique ou son statut social, Nous tenons à rappeler ici et maintenant que rien de grand ne s’est fait dans le monde sans l’implication active des jeunes. "Celui qui, comme l’affirmait Benjamin Franklin, est prêt à sacrifier un peu de liberté pour obtenir un peu plus de sécurité ne mérite vraiment ni l’une, ni l’autre".
Nous lançons donc un appel à tous les jeunes Gabonais et Gabonaises de toutes les neuf provinces de notre beau pays et de la diaspora réellement épris de paix, de justice, de liberté et convaincus des vrais valeurs démocratiques d’être de bons citoyens conscients qu’ils ont un mot à dire et des actes à poser pour sauver le Gabon.

Devons-nous demeurer un peuple silencieux, condamné au tâtonnement permanent, même sur ce qui nous est accessible grâce à notre simple détermination? Devons-nous demeurer une jeunesse porte-valises, instrumentalisée à des fins égoïstes des politiques ?


Mesdames et Messieurs, chers frères et sœurs jeunes,

Nous avons tous conscience de la gravité de la situation dans laquelle ce pouvoir veut nous conduire, en s’obstinant à vouloir organiser les prochaines élections législatives dans les conditions calamiteuses que nous venons d’évoquer. Les jeunes de l’opposition ne l’accepteront jamais.

Par conséquent, et en toute responsabilité, nous lançons un appel solennel à la jeunesse gabonaise, à la société civile et à tous les citoyens épris de paix, de liberté et de démocratie. Nous les invitons à se mobiliser en vue de faire échec aux manœuvres obscures du Raïs Ali qui n’a d’autre ambition que de se maintenir au pouvoir par tous les moyens.
Au peuple gabonais, nous renouvelons notre appel à la mobilisation et à l’action.

Je vous remercie

Samedi 8 Octobre 2011
Gabonlibre.com : News 7J/7
Vu (s) 1062 fois




1.Posté par kassa le 08/10/2011 16:29 | Alerter
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OUI MON FRERE DES DEVONS MAINTENANT, POUR NOUS ET LES GENERATIONS FUTURES PRENDRE NOS RESPONSABILITES HAUJOURD HUIT MAINTENANT FAIRE BARRAGE A ALI LE RAIS ET AU PDG! NOUS CONNAISSONS LES FAUVES DU PDG , NOUS NOUS ORGANISERONS MIEUX !NOUS COMPRIS LES ERREURS DE 2009! GOD BLESS THE GABON !!!!!!

2.Posté par Volcanic le 08/10/2011 17:36 | Alerter
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Que Dieu nous protege!

3.Posté par job le 08/10/2011 19:04 | Alerter
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Débarrassez nous de Gaguié c'est tout.Ce n'est pas un homme qu'un pays comme le Gabon doit avoir à sa tête, ce n'est pas un président de la république, c'est un gangstère

4.Posté par l arbre le 09/10/2011 10:53 | Alerter
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Mes gabonais , nous des armes machettes achetés fabriqués des lances avec du bois et du fer!battez vous avec pour chassé le déséquilibre ,le malade du gabon ali le rais et le pDG ...dehors ces rats!!!!!TROP CEST TROP NOUS VOULONS DES ARMES!!

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