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Cote d'Ivoire : Visite de Ouattara en France: Le prince chez le roi




Cote d'Ivoire : Visite de Ouattara en France: Le prince chez le roi
Notre confrère Le Nouveau Réveil ne croyait pas si bien écrire en indiquant hier, jeudi 26 janvier, à propos de la visite officielle d’Alassane Dramane Ouattara en France : «Ouattara à Paris comme un prince». Effectivement, cette visite de Ouattara à Sarkozy peut être perçue comme celle d’un prince envoyé en mission et qui revient chez le roi, son père, en triomphateur. Evidemment, à un tel fils, on réserve toujours un accueil des plus chaleureux.

Et c’est bien ce que la France, reconnaissante, fait à Ouattara. En effet, Alassane Dramane Ouattara est l’homme que la France a choisi pour reconquérir la Côte d’Ivoire qui, sous l’ère Laurent Gbagbo, était en train de se détacher de la tutelle colonisatrice pour prendre son indépendance véritable et totale. Gbagbo voulait arracher la Côte d’Ivoire des mains de la France pour la remettre à ses vrais propriétaires que sont les Ivoiriens.

Toute chose qui n’était pas du goût de la France. Ouattara était commis pour ramener la Côte d’Ivoire dans la grande cour du roi-colonisateur. Il n’a pas failli à sa mission. Ouattara a réussi au bout de huit ans de guerre, à travers une rébellion armée, à ramener la Côte d’Ivoire dans «l’empire français».

C’est donc normal que la France pour laquelle il a travaillé, l’accueil avec beaucoup de faste. Et l’image d’un prince est très bien choisie par Le Nouveau Réveil. Le quotidien pro-Rhdp n’a pas dit que Ouattara est reçu comme un chef d’Etat. Si Ouattara est comparé à un prince ; le roi, naturellement, c’est Nicolas Sarkozy.

D’ailleurs, la presse française ne manque pas d’indiquer que c’est grâce aux bombardements de l’armée française que Ouattara est parvenu au pouvoir. En d’autres termes, c’est la France sous Sarkozy qui a placé Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire pour servir ses intérêts. La visite officielle de Ouattara en France vise donc un seul objectif. Celui de faire le deuil de la Côte d’Ivoire libre et souveraine pour célébrer le retour de ce pays dans «l’empire français».





Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr
notrevoie

Vendredi 27 Janvier 2012
Gabonlibre.com
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1.Posté par TARA le 27/01/2012 11:54 | Alerter
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Un chien, un complexé d'esclave, un rat de Burkinabé, ami du biafrais du Gabon, lui-même également complexé et esclave de la françafrique et des blancs en général, chez le nain de jardin, le roitelet SARKO-phage...

2.Posté par L'oeil du peuple le 27/01/2012 19:30 | Alerter
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Vraiment ceux qui en doutait on maintenant tout compris quand notre très cher President Laurent Gbagbo disait que ce monsieur etait le candidat de l'étranger. Même le ramassage des ordures sera confié à une entreprise française. L'assemblée nationale au rdr, la primature aux forces nouvelles - rdr, et rien au pdci. D'ailleurs il ne peuvent pas se plaindre car bédié a vendu le parti pour un francs symbolique. Pauvre pdci vendre son pays pour des promesses électorales , vraiment il faut le voir pour le croire. Les générations futures verons en images ce que veut dire la cupidité.
Que Dieu nous aide à sortir de ce mauvais rêve.

3.Posté par Gaston KALDY le 28/01/2012 13:14 | Alerter
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Plusieurs voix avisées, ivoiriennes, africaines, mondiales, n'ont jamais cessé de clamer haut et fort que OUATTARA N'A JAMAIS GAGNE LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES EN COTRE D'IVOIRE. Un Français, et pas de moindre, le professeur Philippe HUGON, de renomée mondiale pour ses recherches scientifiques sur l'Afrique, vient de l'affirmer en des termes on ne peut plus clairs, dans un article publié ce jour par deux autres Français de l'AFP, Armin AREFI et Antoine DUVAUCHELLE concernant la récente visite de Ouattara à Paris au cours de laquelle il vient de ramener la Côte d'Ivoire dans les aiselles de la maudite et criminelle Françafrique. Je vous invite à lire cet artcicle avec intérêt pour tout comprendre. Bien sûr on aurait souhaité que le professeur Phillipe HUGON déclara cette vérité avant le 11 avril 2011, avant que l'armée de son pays ne vint capturer le Président élu de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, pour le livrer comme un colis récommandé (par Sarkozy) à Ouattara. Mais peu importe. L'Histoire jugera à juste valeur sa déclaration. D'ailleurs, qui nous dit qu'il ne l'avait pas fait à l'époque mais qu'aucun médias français ne put relayer l'information du Chercheur?

Nous ne sommes pas au bout de nos peines. Avec ces dirigeants du genre Ouattara flanqués à nos pays par les puissances coloniales, l'Afrique a encore du chemin à faire. Mais seuls les Africains sauveront leur continent. Aucun pays au monde ne s'est libéré de ses bourreaux par la volonté de ceux-ci, ni sans véritable révolution, c'est-à-dire conçue et menée par les dignes fils du Pays, pas comme ce qu'on nous a présenté comme "le printemps arabe" en Tunisie, en Egypte, en Libye, et actuellement en Syrie, où tout était plutôt conçu et mené de l'extérieur: l'Occident ! On ne peut pas vouloir une chose et son contraire: où les Africains veulent leur indépendance, leur liberté, et ils conçoivent et mènent seuls leurs révolutions, ou ils se font instrumentaliser par l'Occident criminel et diabolique, et ils servent ses intérêts économiques tout en restant des éternels assistés et protégés, comme c'est le chemin d'esclavage occidental sur lequel Ouattara vient de ramener nos frères Ivoiriens, après celui des Tunisiens, Egyptiens et Libyens.

Voici donc l'article dans lequel Philippe HUGON dit clairement qu'au deuxième tour des élections présidentielles en Côte d'Ivoire, Alassane OUTTARA avait eu en tout et pour tout 45 % de voix, (DONC DERRIERE LAURENT GBAGBO, ELU AVEC 55 %) , et ce, après avoir organisé des fraudes massives et des tricheries dans le Nord du pays (contrôlé entièrement par SA REBELLION, les Forces Nouvelles dont Guillaume Soro n'était que le lieutenant) au premier tour qui l'avaient placé 3ème.
Bonne lecture les amis!
Gaston KALDY

FRANCE-COTE D'IVOIRE: OUATTARA ET SARKOZY SIGNENT LE RETOUR DE LA FRANCAFRIQUE.

Alassane Ouattara et Nicolas Sarkozy ont conclu jeudi, 26 janvier 2012 un important accord de coopération militaire. Par Armin AREFI et Antoine DUVAUCHELL/ AFP

Huit mois après avoir été débarassé de Laurent Gbagbo, le président ivoirien vient "remercier" son "ami" français à Paris.


"La paix est revenue en Côte d'Ivoire." C'est par ces mots que le président ivoirien Alassane Ouattara a lancé vendredi, au siège du Medef, un vibrant appel aux chefs d'entreprise français afin qu'ils s'associent à ce qu'il nomme la "renaissance" de son pays. Au coeur de la crise ivoirienne, déclenchée en décembre 2010 par le refus du président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle, nombreuses sont les PME françaises à avoir fui les violences entre les deux camps, qui ont fait 3 000 morts. Aujourd'hui, elles auraient tort de renoncer à l'attractivité de la Côte d'Ivoire, première puissance économique d'Afrique de l'Ouest francophone, avec une croissance prévue de 8,5 % en 2012.

Mais huit mois après que les forces françaises de la Licorne ont délogé, sous l'égide de l'ONU, l'ex-président du pouvoir, le séjour parisien d'Alassane Ouattara ne prend-il pas un tout autre sens ? D'ailleurs, accueilli en grande pompe à Paris par son "ami" Nicolas Sarkozy à l'occasion d'une visite de trois jours, le nouveau président ivoirien a tenu à "remercier" la France pour son intervention militaire, estimant qu'elle avait permis d'éviter en Côte d'Ivoire "un génocide pire qu'au Rwanda". À l'issue de ce discours, les deux présidents, amis de longue date, ont conclu un important accord de coopération militaire.


"C'est un accord qui montre que la France est aux côtés de la Côte d'Ivoire dans sa quête de sécurité et que l'armée française n'a pas vocation à s'ingérer, ni de près ni de loin, dans les affaires de la Côte d'Ivoire", a précisé Nicolas Sarkozy, seul chef d'État occidental à assister à l'investiture d'Alassane Ouattara en mai 2011. Interrogé par le Point.fr, le ministre ivoirien de l'Économie et des Finances, Charles Koffi Diby, a insisté sur la "transparence" du nouvel accord, rompant selon lui avec les secrets du passé.

"Sorciers blancs"

"Les accords de défense signés hier par les deux présidents feront l'objet de publications et seront adoptés par deux assemblées nationales et vous lirez le contenu", a-t-il expliqué. En vertu de l'accord, des militaires français resteront présents sur la base de Port-Bouët. D'autre part, la force française Licorne, qui a atteint jusqu'à 2 000 soldats pendant la crise de 2010, n'en comptera à terme que 250 à 300, exclusivement chargés de la formation des nouvelles forces de sécurité ivoiriennes.

Pourtant, selon le politologue spécialiste de la Côte d'Ivoire, Michel Galy (1), il ne faut nullement voir dans ces chiffres une baisse des contingents français. "On l'a vu en avril : en à peine quelques jours, des milliers de soldats français surarmés peuvent surgir. La Côte d'Ivoire reste le seul pays d'Afrique où la France garde une base permanente, contrairement à ce que prévoit le Livre blanc de la défense". En effet, en dépit des apparences, l'ancien directeur adjoint du FMI est aujourd'hui entouré par de nombreux "sorciers blancs", solidement implantés dans la présidence : sécurité, budget, infrastructures, peu de secteurs leur échappent, comme le prouve la présence du surpuissant homme de l'ombre Philippe Serey-Eiffel, en charge des grands chantiers, ou de l'ex-militaire français Claude Réglat, désormais titulaire du grade de général à la présidence ivoirienne.

Dès lors, Alassane Ouattara serait-il vraiment le "président des Français", comme aime à l'appeler le camp Gbagbo ? Présent en Côte d'Ivoire durant le scrutin présidentiel de novembre 2010, Michel Galy relève des "fraudes massives" dans le nord du pays. "L'opinion publique n'était informée que par la télévision et la radio rebelle qui l'influençaient. Ainsi, l'expert dénonce les suffrages relativement élevés (de 90 % à 100 %) parfois enregistrés par Alassane Ouattara dans le Nord. Surtout que, s'il est normal que Gbagbo n'ait pas obtenu de voix dans le Nord, ce n'est pas le cas de l'ex-président Henri Konan Bédié, qui y bénéficiait, lui, de larges soutiens.

Promesse de Sarkozy

"On peut raisonnablement créditer Alassane Ouattara de 45 % des voix", estime Philippe Hugon (2), directeur de recherche à l'Institut des relations internationales et stratégiques. "Il y a donc une population qui soutenait Gbagbo et qui se tait, pour l'instant." Des cas de fraude qui se seraient encore reproduits en faveur des Ouattaristes, à l'occasion des élections législatives de décembre, que les pro-Gbagbo ont préféré boycotter. Ces derniers ont d'ailleurs vu dimanche leur rassemblement à Abidjan être émaillé de violences, faisant un mort. Une insécurité qui ravage toujours le pays en 2012.


"Ce qui s'est produit à Abidjan est regrettable", affirme au Point.fr Ibrahim Ouattara, frère du président et directeur financier de la présidence. "Le président avait autorisé ce meeting, mais des personnes extérieures ont été choquées par les propos tenus par les animateurs, et cela a dégénéré." Le processus de réconciliation nationale engagé à la chute de Gbagbo ferait-il illusion ? "Le président a promis que toutes les personnes qui se sont rendues coupables d'exactions, quel que soit leur camp, feront l'objet de poursuites", assure Ibrahim Ouattara. "Ce processus prendra du temps, mais il se réalisera."


"Il existe chez les partisans de Laurent Gbagbo une impression de deux poids deux mesures les concernant", juge Philippe Hugon. "La commission de réconciliation est perçue comme partiale. Seuls ont été arrêtés des pro-Gbagbo." Un climat de suspicion renforcé par l'envoi de l'ex-président ivoirien à la CPI, dont le président, Luis Moreno Ocampo, est réputé comme proche d'Alassane Ouattara. Pendant ce temps, l'impunité est de mise chez les ex-Forces nouvelles, aujourd'hui Forces républicaines, proches du nouveau Premier ministre Guillaume Sorro. Pourtant, elles se sont rendues coupables d'exactions dans l'ouest du pays. Pour Philippe Hugon, "ce constat renforce le sentiment, chez un certain nombre de pro-Gbagbo, qu'Alassane Ouattara a pris le pouvoir par les armes et non par les urnes".

La promesse de Nicolas Sarkozy, lors de son accès au pouvoir en 2007, de mettre définitivement fin à la Françafrique, serait-elle restée lettre morte ? "Non seulement le président français n'a pas rompu avec cette pratique, mais l'intervention militaire d'avril dernier est l'illustration de ce qu'il y a de pire dans la Françafrique. Un pouvoir bicéphale. Un lien politico-économique, étroit et incestueux, entre deux présidents et deux régimes." Ainsi, le spécialiste dit s'attendre en remerciement à "d'importantes concessions pétrolières" à la France, dans le seul secteur qui lui échappait jusqu'ici dans le pays.


"Évidemment, il existe parfois des relations privilégiées entre Abidjan et certaines cellules de l'Élysée", reconnaît de son côté Philippe Hugon. "Mais le monde a changé. Et il est beaucoup moins occulte que par le passé."

(1) Professeur à l'Institut des relations internationales, auteur de Guerres nomades et sociétés ouest africaines ( L'harmattan)
(2) Auteur du Géopolitique de l'Afrique (Sedes)

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