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Choisir sa banque au Gabon

Le site de la Liberté - LVDPG - Actualité en ligne 24h/24 le Dimanche 3 Janvier 2010 à 15:31 | Lu 5913 fois

À un moment ou à un autre, se pose à l’entrepreneur le problème du choix de la banque avec laquelle il va travailler. La transparence n’étant pas la qualité première des banquiers, ce choix va, trop souvent se résumer à :“Qui veut bien m’ouvrir un compte ? Après je verrai !” Seulement, “après”, il n’est plus si facile de changer d’établissement. Et puis changer pour quelle autre banque ? Et sur quels critères ?
Structuré autour d’un noyau de six établissements, le secteur bancaire gabonais comprend cinq banques de dépôt et une banque de développement : la Banque Gabonaise Française Internationale (BGFIBANK), la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Gabon (BICIG), l’Union Gabonaise de Banque (UGB), Citigroup, Financial Bank et la Banque Gabonaise de développement (BGD).



Choisir sa banque au Gabon
Si au titre de l’exercice 2005-2006, les dépôts collectés par les banques ont atteint 737,4 milliards de Francs et leurs fonds propres se sont consolidés, avec une valeur globale chiffrée à 146,4 milliards de Fcfa ; la conjoncture économique actuelle ne suggère vraiment pas un recul majeur dans ce domaine. Les clignotants semblent plutôt s’égarer vers le vert, même si cela ne se traduit pas par l’adoucissement de la politique très sélective de crédit.

Trois banques se partagent la grosse part du fruit de cette bonne tenue : l’UGB, la BICIG et la BGFI. Elles contrôlent 85% des dépôts et des crédits consentis et constituent pour les entreprises des partenaires financiers de choix, même si le financement du démarrage d’un projet est difficile à obtenir.


BGFIBANK. Le leader de la branche ou la force de l’innovation

Bien que vieille de 34 ans, la Banque Gabonaise Française Internationale n’est devenue un groupe bancaire dynamique que vers la moitié des années 90. Gérée par Paribas jusqu’en 1996, cette banque a su se donner les moyens de sa politique pour asseoir ses ambitions : 293,070 milliards F CFA en termes de dépôts collectés, 144,837 milliards de crédits distribués et un résultat net après impôts de l’ordre de 9,695 milliards Fcfa qui lui vaut le leadership de branche. Soit 42 % des parts du marché de crédits et 39% des parts du marché de ressources. Le tout en six années d’activité.

L’une des forces de cette banque lui vient probablement de son redéploiement sur le marché local et sous-régional. En effet, elle est présente en Guinée-équatoriale et au Congo Brazzaville, une présence qui lui confère les atouts d’une banque d’envergure sous-régionale.

Toutefois, l’innovation dans l’offre variée de la banque, à travers ses filiales spécialisées, dans le crédit bail (BGFIBAIL), dans le crédit à la consommation (FINATRA) ou dans l’ingénierie financière (BGFI Participation), constitue aussi un des ressorts de son essor.

Filiale spécialisée de la BGFI, FINATRA est spécialisé dans l’octroi des crédits à la consommation. Ses produits phares sont : le crédit équipement, le crédit automobile et le crédit auto-construction. Le montant du crédit à l’équipement proposé va de 1 000 000 à 1 499 000 FCFA et remboursable sur une période comprise entre 6 et 24 mois. Le client doit fournir les trois derniers bulletins de salaire, une attestation d’emploi, une pièce d’identité, un certificat de présence au corps (pour les militaires) et une facture pro forma.

Le financement des entreprises est aussi un des filons porteurs de la BGFI qui dispose par ailleurs d’une ligne de crédit PROPARCO et bénéficie d’un prêt de 6,5 millions d’euros consentis par la Banque européenne d’investissement (BEI). C’est à travers BGFIBAIL que la banque du Boulevard du Bord de Mer finance les PME. Celle-ci finance les investissements unitaires : véhicules de service ou de fonction, industriels ou utilitaires, les machines de production, les ensembles immobiliers, les bases commerciales et industrielles (sièges sociaux, usines, dépôts, centres commerciaux, ateliers, hangars, etc.).

Pour accéder à ces crédits, il faut que les prêts octroyés servent au financement des biens d’équipements neufs, être client de la BGFIBANK ou d’une banque locale, avoir une bonne capacité d’endettement et de remboursement. Pour consolider son leadership, BGFI s’est lancée dans une stratégie de financement des entreprises performantes dans tous les secteurs d’activités et dont le chiffre d’affaires varie entre 100 et 500millions de Fcfa. Une option qui fait d’elle l’une des adresses sûres pour les entreprises et les porteurs de projets innovants.


BICIG. Le second poids lourd de la branche


Avec 246,124 milliards de Fcfa collectés au titre de dépôts et 80,027 milliards de crédits distribués, l’escarcelle de cette banque affichait 6,150 milliards de Fcfa de résultat net après impôts à la fin de l’exercice 2005. Adossée au groupe BNP à hauteur de 46,7%, la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Gabon est le second poids lourd de cette branche. Position qu’elle consolide année après année, tout en convoitant le leadership du secteur, grâce à l’innovation, à la variété et à l’attractivité de ses produits.

Elle propose aussi bien les crédits personnels que les crédits immobiliers. Les conditions à remplir pour accéder au crédit personnel sont les suivantes. Pour un prêt inférieur à un million de FCFA, la banque exige une délégation de salaire, une retenue de garantie de 10% pour les fonctionnaires et un avaliste client BICIG pour les non fonctionnaires.

Pour un prêt supérieur à un million de FCA, la retenue de garantie passe de 20% pour les fonctionnaires. Pour les non fonctionnaires, il faut la caution d’un avaliste client BICIG fonctionnaire, ou salarié d’une grande entreprise de la place ou une caution disposant d’avoirs contrôlés stables et suffisants. Le client peut aussi se munir de deux avalistes à la hauteur de 50% de l’engagement, tout comme faire valoir un nantissement. Tous les prêts personnels sont assurés.

L’octroi du crédit immobilier quant à lui est conditionné par une délégation de salaire, une assurance AXA obligatoire, une hypothèque conventionnelle, une caution hypothécaire et aussi un nantissement (DAT, bon de caisse, espèces, etc.). Ce crédit coure sur une période de 7 ans et la date du dernier remboursement ne doit pas dépasser l’âge de la retraite du client. Si le client est marié sur le régime de la communauté universelle, le conjoint doit être obligatoirement co-emprunteur. Tous ces prêts sont assurés et le client doit remplir un questionnaire médical.

Les offres de la BICIG en direction des entreprises sont également variées et de manière générale, elles concernent tous les secteurs d’activités. Cependant, les financements d’investissements sont conditionnés par un autofinancement minimum de 30%. C’est surtout à travers sa filiale spécialisée, BICIG-BAIL GABON, que la banque de l’avenue du colonel Parant propose à sa clientèle des crédits-bails. Soit sous la forme d’un contrat de crédit-bail simple, destinés aux entreprises et aux professionnels pour la location de matériels divers ; soit sous la forme d’un contrat de location avec option d’achat. La barre inférieure de frais de dossier est fixée à 125.000 F.


UGB. Une banque classique et compétitive.

Filiale du groupe Crédit Agricole à hauteur de 56%, l’UGB est une banque commerciale de dépôts classique et ses offres sont de même nature. C’est-à-dire des financements à court terme sur une période maximale d’un an. Les financements à moyen terme sont octroyés pour période comprise entre 3 et 7 ans. La banque met également à la disposition des entreprises des produits adaptés aux financements de leurs activités. Mais un très rigoureux respect des normes prudentielles ferme un peu la porte aux entreprises moins nanties et aux nombreuses PME.
Surtout que l’un des critères majeurs de l’octroi de crédit aux entreprises est le volume du chiffre d’affaires et dont le seuil inférieur tourne autour de 300 millions de F. Les garanties sont également rigoureusement encadrées : contre garantie bancaire, gage sur matériel, Assurances, etc.

D’une manière générale, cette banque située également sur l’avenue du Colonel Parant propose aux entreprises deux types de crédits : le crédit de fonctionnement et le crédit à l’investissement. Le taux d’intérêt est le même pour les deux, 11,25% avec une marge maximum de 5,75%. Les frais de dossier s’élèvent à 40.000 Fcfa.

Considérée comme la troisième banque du secteur bancaire gabonais, l’UGB contrôlait, il y a peu, 22% de parts de dépôts et autant en ce qui concerne les crédits. La bienveillante présence tutélaire du groupe international auquel il appartient, lui offre un avantage comparatif certain.

Citibank. La banque d’affaires Américaine


Classée en quatrième position, mais loin derrière l’UGB, cette banque d’affaires a capté 6% des parts de marché sur les dépôts et 2% sur les crédits. Cette position est peut-être due au fait que cette banque, en tant que propriété du groupe américain Citigroup, l’une des plus grandes banques mondiales et spécialisées surtout dans les financements des activités pétrolières ; ses offres sont davantage orientées vers ce secteur spécifique.

Citigroup propose néanmoins des solutions appropriées pour les financements des entreprises. Mais sa préférence va aux grandes entreprises qu’aux PME. Les compagnies pétrolières comme tous les gros portefeuilles sont ses cibles de prédilection. Le taux d’intérêt pour le crédit à l’investissement comme celui du crédit de fonctionnement est le même : 11% avec une marge maximum de 4%. Les frais de dossier sont fixés à 25.000F et la durée de crédit varie de 1 à 3 ans. L’un des atouts majeurs de cette banque, c’est la solidité du groupe auquel elle appartient, qui lui sert de parapluie et lui rappelle sans cesse ce credo de la maison mère : “Citigoup because the city never sleeps.”

Financial Bank. Le nouveau venu qui s’accroche

Arrivée il y a 5 ans dans le paysage bancaire gabonais, la Financial Bank est encore à la recherche de ses marques sur un marché âprement disputé. Première banque privée béninoise, cette banque est une filiale de la Financial BC qui dispose de plusieurs filiales en Afrique de l’Ouest.

Comme toute banque commerciale, elle offre à la clientèle une gamme de produits variés. Après ces cinq années d’observation du marché et d’adaptation à ses contraintes, la banque de l’Immeuble Les Frangipaniers semble aguerrie pour se lancer véritablement à la conquête des parts significatives du marché.


BGD. La plate-forme d’offres pour le développement


Colmater les fissures de sa trésorerie, acquérir un petit équipement pour le confort de son intérieur, financer totalement ou partiellement la construction d’un logement, agrandir ou rénover une ancienne maison, acquérir une automobile neuve ou d’occasion, financer une entreprise ; toutes ces possibilités sont comprises dans l’offre de la BGD.

Qui peut accéder à ces prêts ? En principe, tout fonctionnaire et tout salarié du secteur privé ayant deux ans d’ancienneté dans la même entreprise. Le montant du prêt est fonction de la quotité cessible disponible de l’emprunteur. L’apport personnel est facultatif selon la capacité de remboursement. Tous les prêts aux particuliers s’étalent sur une durée comprise entre 24 et 144 mois, selon le type de prêt.
Unique banque de cette nature dans ce secteur, la Banque Gabonaise de Développement, fidèle à sa vocation, œuvre pour ensemencer et soutenir la croissance du développement.

Dans cet ordre d’idées, elle octroi des prêts aux entreprises en création ou en activité dans tous les secteurs de l’activité économique. Pour le commerce de détail, la banque propose un crédit d’un montant inférieur ou égal à cinq millions de FCFA. Ce prêt est destiné aux non salariés, à condition d’avoir un co-débiteur salarié qui assure le remboursement du prêt.

Pour le micro projet, elle alloue un crédit inférieur ou égal à dix millions de FCFA et supérieur à dix millions pour les PME/PMI. Les conditions d’octroi de ces prêts, dont la durée est comprise entre 30 et 120 mois, sont rigoureusement encadrées. A ce titre, la BGD a financé une multitude d’entreprises dans presque tous les secteurs d’activités économiques.

La création récente par la BGD de deux filiales spécialisées, à savoir la Banque de l’Habitat du Gabon (BHG) et la société Immobilière de Promotion de l’Habitat et d’Aménagement (SIPHA), est considérée comme une plate-forme d’offres majeures pour l’accès d’un plus grand nombre à la propriété d’un habitat de qualité suffisante.

Les offres de la BHG et de SIPHIA concernent l’acquisition de parcelles, la construction de maisons économiques, la réhabilitation ou l’extension d’une propriété. Une première dans le secteur, mais les fruits tiendront-ils les promesses de fleurs ?
Dzaalobet Mbas
L’environnement bancaire en zone CEMAC

Le système bancaire de la CEMAC regroupe 35 banques en activité dont 11 au Cameroun, 3 en Centrafrique, 4 au Congo, 6 au Gabon, 4 en Guinée Equatoriale et 7 au Tchad.

Au 31 décembre 2006 les marges brutes s’élevaient à 84 884 milliards F CFA (+ 3,7%), une légère augmentation due à l’accroissement des bénéfices au Congo, en Guinée Equatoriale et en RCA qui compense le tassement enregistré par les banques du Cameroun, du Gabon et du Tchad.

Sur les 35 établissements en activité, 26 banques disposent de fonds propres suffisants pour honorer les nones prudentielles, ce qui explique qu’elles recourent peu au refinancement de la BEAC.

En décembre 2006, le total agrégé des bilans s’établit à 3 925 milliards F CFA, les dépôts collectés s’élèvent à 3 400 milliards F CFA (86.6 du total des bilans) en baisse de 2,4% et les crédits bruts à la clientèle sont de 2 049 milliards F CFA (+9.7%).

Les créances en souffrance affichent un solde de 251 milliards F CFA soit 12,3% des crédits bruts contre 13,6% l’année précédente. Ainsi, la qualité du portefeuille s’est améliorée et le taux de couverture des créances en souffrance par les provisions se situe désormais à 85,5% contre 81,3% précédemment.

En 2006, la couverture des crédits par les dépôts s’établit à 185,4 % contre 175,8 pour l’exercice antérieur. Ainsi, les opérations avec la clientèle dégagent un surplus de ressources de 1 565 milliards F CFA contre 1 260 milliards F CFA en 2005.

En sus, les banques de la CEMAC dégagent un excédent des capitaux permanents de 85 milliards F CFA et un excédent de trésorerie de l’ordre de 1 700 milliards F CFA (43.3 du total de bilan).

Le Cameroun et le Gabon qui ont longtemps représenté ensemble prés de 80 % du total des bilans, des dépôts collectés et des crédits nets distribués voient leur part relative se réduire peu à peu au profit de la Guinée Équatoriale, du Congo et du Tchad, tandis que, logiquement, la contribution de la RCA stagne.

Source : rapport annuel 2006 BGFIBANK

Trouver la banque qui vous convient nécessite quelques efforts...

Les banques commerciales restent les principaux fournisseurs de fonds des PME. Elles permettent aux entrepreneurs de se développer tout en limitant leur investissement personnel et en conservant au maximum le contrôle de leur entreprise. Mais comment choisir une banque à son image ?

“À bonne banque, bon banquier” plaisante un expert comptable de Libreville. “Mieux vaut choisir une banque moyenne car dans une banque moyenne vous êtes plus grand”. Le conseil est dit sous le sceau de la plaisanterie aimable, mais il reprend son sérieux et continue. “Le principal critère reste celui du prix. La facturation des services varie du simple au double d’une banque à l’autre. Certaines banques facturent fortement les services courants comme l’impression d’un historique bancaire, d’autre sont plus gourmandes sur les transferts d’argent... Les différences tarifaires peuvent au bout du compte amener à des différences notables sur le prix final des services. Il convient donc de bien les étudier. Faites tout de même attention, celles qui semblent les moins chères ne sont pas nécessairement celles qui proposent les meilleurs services : les faibles coûts des frais de compte risquent d’être compensés d’une façon ou d’une autre. Optez plutôt pour une banque qui propose des exonérations d’agios ou des facilités de paiement, cela s’avérera à terme plus rentable et moins onéreux.”

Une fois la banque choisie, à vous de vous faire accepter

Pour une nouvelle société, c’est généralement le parcours du combattant, et il est bien possible que votre choix soit limité car les banques sont souvent frileuses vis-à-vis des créateurs d’entreprise. Avant de commencer à faire le tour des principaux acteurs du marché, assurez-vous d’avoir un dossier très complet avec un plan de développement, une étude de marché, un plan de financement (sur trois ou cinq ans selon la taille du projet), etc.

Après avoir trouvé la bonne banque, reste à “élire” le bon banquier. Sera bon celui qui ne vendra pas ses produits mais apportera des solutions à valeur ajoutée et des conseils créatifs pour mettre en adéquation les stratégies commerciales et financières de son client. Sera bon celui qui saura l’aider à financer une croissance forte, racheter un concurrent, trouver des investisseurs mais aussi mieux gérer sa trésorerie, préparer sa succession ou encore céder son entreprise. Connaître le secteur de son client ajoute encore aux atouts du bon banquier. Enfin, pédagogue et courageux, il doit enfin pouvoir défendre son client vis-à-vis de sa banque et défendre sa banque auprès de son client. En somme, le bon banquier est celui des bons comme des mauvais jours.

Le banquier parle le langage de la finance. Son client doit en faire autant et lui présenter des dossiers solides. De plus en plus, la décision de crédit ou d’autorisation de découvert appartient à un comité et non plus au seul banquier. Si le maintien d’une bonne relation avec son banquier est toujours nécessaire, il n’est plus suffisant. Mieux vaut miser sur la qualité du dossier.

Le bon dossier de A à Z

Pour être complet, le dossier doit faire état des moindres petits éléments concernant l’entreprise : ventes, croissance du chiffre d’affaires anticipée, valeur ajoutée, leviers (réactivité, prix, qualité, concept innovateur...), clients. Il doit également exposer les choix d’organisation pour la production et la vente, la marge brute, la taille du marché, sa croissance, sa rentabilité, ses barrières d’entrée. Mais encore, les concurrents, leur puissance, leurs réactions. Sans oublier l’argent dont l’entrepreneur a besoin, ce qu’il va en faire, quand et comment il compte le rembourser...

Vous l’avez trouvée ? Servez-vous en !

Tous ces facteurs ajoutés à un jeu de projections financières réalistes permettront à la banque de cerner la capacité du client à identifier les risques et à faire face aux aléas futurs. C’est avec franc-parler et transparence que sera présenté ce dossier : les relations avec un banquier sont des relations de long terme pour lesquels il faut entretenir un courant continu d’informations qui seul, permettra de créer un climat de confiance.

Pour mettre toutes les chances de leur côté dans l’obtention d’un prêt, les entreprises doivent apaiser les incertitudes des banques. A elles donc de leur proposer à la fois des garanties suffisantes et une meilleure circulation de l’information. Alors seulement, la banque pourra mieux apprécier l’environnement dans lequel évolue l’entreprise, la capacité de gestionnaire de l’entrepreneur et les perspectives d’avenir de l’entreprise.

Des enquêtes ont révélé que les entreprises qui entretiennent de telles relations avec leurs banques - cela a un coût, il est vrai, en temps - bénéficient de meilleures conditions de financement et donc d’une qualité de service supérieure. Le jeu en vaut la chandelle.

La transformation de la banque en industrie de services s’accompagne d’une personnalisation des rapports avec chaque client, afin de proposer les services les mieux adaptés à ses besoins.

Un fournisseur pas toujours très conciliant

Même s’il préfère parler de “partenaire”, le banquier devient un fournisseur, et pas n’importe quel fournisseur ! Celui avec lequel vous allez avoir le plus de contacts, celui qui sera le plus difficile à faire plier ou transiger, en particulier si votre entreprise est modeste. Le principe de base à comprendre est simple : le banquier a un métier, celui de faire gagner de l’argent à sa banque, pas de faire du social...

Donc pour gérer au mieux les relations avec sa banque, le plus efficace est tout simplement, quand tout va bien dans son entreprise, de négocier un maximum d’avantages (découvert, réduction des frais...). Quand votre entreprise remporte un gros contrat ou a d’excellents résultats, vous avez tout à gagner à en parler à votre banque pour augmenter encore plus le capital confiance... et demander plus de conditions favorables... et surtout les mettre par ÉCRIT (et pas seulement à l’oral). Cela permet d’avoir un contrat à montrer quand cela va moins bien, car dans le secteur bancaire, les conseillers changent de service tous les 2 ou 3 ans pour éviter, justement, le sentimentalisme...

Quand la situation est mauvaise, vous devez jouer la transparence, sans mentir mais sans pour autant trop en dire car c’est à ce moment que votre banquier doit vous aider ! C’est, bien évidemment, à ce moment là qu’il sera le moins enclin à le faire. Comme dans toute affaire commerciale, les termes du contrat sont ceux établis au début de vos relations. D’où l’importance, si vous le pouvez, de démarrer dans de bonnes conditions (compte créditeur, ouverture de plans d’épargne, pas d’incidents bancaires...) afin de pouvoir négocier coûts, services et avantages aux mieux de vos intérêts.

Un impact souvent mal géré : l’image de marque

Sans en exagérer l’importance, le choix de votre banque aura un impact direct sur l’image de marque de votre entreprise. Il est évident que régler un fournisseur avec un chèque postal ou avec un compte “VIP” (Étoile chez BGFIBANK, RR ou Prestige à la Bicig, compre Or à l’UGB, ou même un simple chèque Citibank) n’est pas perçu de la même manière.

Certaines banques l’ont bien compris, attirant leur clients les plus prestigieux avec des campagnes de communication destinées à leur donner une image de banque élitiste et difficile d’accès. Il n’est pas forcément stupide d’accepter de payer des frais bancaires plus élevés pour profiter de cet ascendant lors de négociation difficile avec vos fournisseurs. Après tout, une campagne de communication destinée à obtenir le même positionnement de votre image vous coûterait beaucoup plus cher.

Attention à ne pas en abuser pour autant. Tout est affaire de mesure, de calcul et de stratégie marketing. Les entrepreneurs dorés à l’or fin ne sont pas forcément les plus pérennes ni les plus appréciés de certains milieux. Parfois, un zeste de modestie s’avère payant !

Dans le même ordre d’idées, il y existe un critère, local et peut-être primordial, dans le choix de sa banque : sa facilité d’accès. Géographiquement, il est raisonnable de choisir un guichet proche de son lieu de travail ou de vie. Mais la facilité d’accès concerne aussi les horaires d’ouverture, le nombre de distributeurs automatiques de billets, l’existence d’un service de consultation en ligne de vos comptes, le temps d’attente aux caisses pour être servi, le confort des salles d’attente, l’accueil du personnel et l’effort qu’il est prêt à fournir pour vous servir au mieux et dans des délais acceptables. Tous ceux qui ont piétiné des heures entières pour récupérer un chéquier ou tirer de l’argent un vendredi après midi savent de quoi il retourne. Votre temps et celui de votre gestionnaire sont précieux et ne doivent pas être gaspillés aussi absurdement. Là aussi, faire des économies sur les frais bancaires à tout prix n’est pas toujours un bon calcul.

Changer de banque ? Cher et pas si simple !

Choisir sa nouvelle banque
Vous devez commencer par bien identifier vos besoins. : Il faut d’abord reprendre ses 12 relevés de compte pour parvenir à connaître les coûts réels de sa banque et déterminer son profil de consommation... mais ça peut prendre 4 heures de boulot rien que pour isoler ses frais bancaires ! Ce budget déterminé, vous devrez faire le tour des banques pour récolter les plaquettes tarifaires. N’hésitez pas à demander des précisions, notamment sur les “packages” de services, souvent assez opaques. Ensuite, vous “n’avez plus” qu’à comparer les tarifs... Bon courage !

Ouvrir un nouveau compte
Une fois choisie votre nouvelle banque, ouvrez un compte courant. Cette opération est généralement gratuite mais vous devrez faire un premier dépôt qui peut être très élevé dans certaines banques, payer vos nouveaux outils de paiement (carte de paiement, consultation en ligne) ou la mise en place des prélèvements automatiques. C’est aussi le moment de négocier le remboursement des frais de transfert de vos autres produits bancaires. “En matière de frais bancaires, on peut tout négocier, c’est du cas par cas, en fonction de l’agence, de la banque mais aussi du profil du client” déclare, sous couvert de l’anonymat un gestionnaire de comptes. A vous de faire preuve de persuasion ! Autre conseil : demandez de nombreux RIB pour préparer l’étape suivante. A vos stylos !

Transférer les opérations courantes
Il faut maintenant transférer toutes vos opérations courantes sur le nouveau compte : virements (salaires, allocations, pensions, mutuelle...) et prélèvements automatiques (téléphone, remboursements de crédits...). Deux solutions pour les répertorier : épluchez un à un vos derniers relevés ou demandez à votre banque un récapitulatif des opérations récurrentes sur votre compte... sans garantie de bonne volonté bien entendu ! Attention, ce service sera certainement facturé. Il faudra ensuite informer tous ces organismes débiteurs ou créditeurs de votre nouvelle domiciliation bancaire. Vous avez intérêt à signaler ce changement par lettre recommandée avec accusé de réception, sans garantie de résultat là non plus. Continuez à alimenter régulièrement votre ancien compte tant que toutes ces opérations n’ont pas été transférées. Attention à couvrir aussi tous les chèques en circulation ou paiements par carte non débités.

Transférer ou clôturer vos autres produits bancaires
Si vous possédez d’autres placements d’épargne dans votre ancienne banque, vous pouvez choisir : transfert, clôture ou maintien, tout dépend du type de placement, de vos projets... mais aussi de votre budget car les coûts de transfert peuvent être très élevés. Pensez que les virements internes à votre banque sont beaucoup plus rapides et souvent gratuits.

Auteur : Gaboneco

Dimanche 3 Janvier 2010
LVDPG - Actualité en ligne 24h/24
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1.Posté par delaudasse le 25/10/2009 13:43 | Alerter
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Il faut aller dans les banques ou le PDG est anti-Usurpateur !

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14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
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