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Casmir Oyé Mba : "Il faut absolument que nous parlions" au Gabon

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Mardi 23 Octobre 2012 à 15:58 | Lu 1450 fois

Casimir Oyé Mba est un ancien Premier ministre gabonais, passé à l'opposition sous la bannière de l'Union nationale, aujourd'hui dissoute, il réclame la tenue d'une conférence nationale.



Casimir Oyé Mba, au siège de Jeune Afrique, le 9 octobre.© Vincent Fournier/J.A.
Casimir Oyé Mba, au siège de Jeune Afrique, le 9 octobre.© Vincent Fournier/J.A.
Il a 70 ans et, toujours, la passion de la politique. Ancien Premier ministre, vice-président de l'Union nationale, la coalition de l'opposition dissoute en janvier 2011, Casimir Oyé Mba s'est retiré de la course à la présidentielle à la veille du scrutin de 2009, mais peine toujours à reconnaître la légitimité du président Bongo. Son nouveau cheval de bataille ? La tenue d'une conférence nationale pour, dit-il, réconcilier les Gabonais. De passage à Paris à l'occasion du quarantième anniversaire de la zone franc, il s'est entretenu avec Jeune Afrique.

Jeune Afrique : L'opposition réclame la tenue d'une conférence nationale. Est-ce vraiment nécessaire ?

Casimir Oyé Mba : Oui, parce que la présidentielle de 2009 n'a pas été transparente. Ali Bongo Ondimba a été déclaré vainqueur, c'est vrai. Il a la légalité pour lui. Mais il a un problème de légitimité et n'a pas le soutien de tous les Gabonais. Donc appelez cela comme vous voulez : dialogue, conférence... L'important, c'est que l'on se parle, les yeux dans les yeux.

Pourquoi l'opposition ne reconnaît-elle pas la légitimité du chef de l'État ?

Parce qu'il a été mal élu. Et pourquoi Ali Bongo Ondimba attend-il de nous une reconnaissance formelle ? S'il souhaite une allégeance, il ne l'obtiendra pas.

Le 12 septembre dernier, il a dit qu'il ne dialoguerait pas avec les opposants qui prônent la violence...

Aucun leader de l'Union nationale [UN, NDLR] n'a jamais appelé à la violence ni au repli identitaire. Le président et ses partisans essaient de nous faire passer pour des tribalistes fangs. D'ailleurs, toute une partie de la classe politique essaie d'opposer les Gabonais en instrumentalisant les différences ethniques.

Au sommet de l'État, on estime que le vrai but d'une conférence nationale serait d'évincer le président. Ces craintes sont-elles fondées ?

Pas du tout. Ce que nous voulons, c'est la limitation du nombre des mandats, des élections à deux tours, et que d'autres avancées démocratiques supprimées par Omar Bongo Ondimba soient réinstaurées.

Ce que vous espérez, au fond, n'est-ce pas revenir aux affaires ?

On nous présente comme des aigris, des affamés qui veulent s'inviter au banquet. Je ne considère pas le Gabon comme un gâteau. Je le considère comme une exigence, une ambition. Laisser penser que l'exercice des responsabilités est un partage de prébendes n'est pas valorisant pour la politique.


Si le président Ali Bongo Ondimba souhaite une allégeance, il ne l’obtiendra pas.

Vous affirmez que le pays est mal gouverné. Sur quoi vous fondez-vous ?

La Cour des comptes, qui est pourtant présidée par un pilier du régime, a refusé de signer la déclaration de conformité qui permet d'établir la loi de règlement. C'est grave, car cela veut dire que l'exécution budgétaire n'a pas été conforme à ce que prévoyait la loi de finances.

Vous avez longtemps été membre du gouvernement. Vous n'incarnez pas vraiment ce renouvellement de la classe politique auquel aspire une large partie de l'opinion...

Ali Bongo Ondimba a été ministre au gouvernement pendant plus de quinze ans. Pourquoi serait-il un homme neuf et pas moi ?

Certains espèrent aussi la fin de la répartition des postes en fonction de la région d'origine...

Cette pratique n'était pas si mauvaise. À l'origine, elle visait à éviter qu'une personne accède au pouvoir et le gère pour le bénéfice exclusif de son ethnie. Cela a marché, mais il y a eu des excès : un Fang n'a jamais été ministre des Finances ni ambassadeur à Paris ou à Washington !

Que pensez-vous de la décision d'accorder plus de place à la langue anglaise ?

Je n'ai aucun problème avec l'anglais. J'ai toujours encouragé mes propres enfants à maîtriser cette langue, car je suis conscient de sa domination dans le monde. Seulement, il ne faut pas oublier que la Constitution fait du français la seule langue officielle du Gabon. De plus, les instituteurs sont-ils préparés à répondre à la nouvelle ambition du président ? Et était-il utile de faire cette déclaration à la veille du sommet de la Francophonie ?

_______

Propos recueillis par Georges Dougueli

Source : Jeune Afrique

Mardi 23 Octobre 2012
Gabonlibre.com : News 7J/7
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1.Posté par LES AFFAIRES DE NOUS-MEMES NOUS-MEMES le 23/10/2012 17:21 | Alerter
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"Si le président Ali Bongo Ondimba souhaite une allégeance, il ne l’obtiendra pas."

Très bien dit

Le soleil finit toujours par se lever après les nombreux mensoges collés en 2009 sur la peau de ce Monsieur respectable, 3 ans après ou en sommes nous ? Casimir OYE MBA a t'il rejoint le BONGO-PDG ? quel son combat actuel ?

Meme si ses faiblesses en politique ne l'ont pas permis de convaincre sur sa stratégie de retrait de candidature l'homme reste digne et intègre ce malgré son passage dans ce maudit système qui consiste à salir tout le monde.

2.Posté par marshall le 23/10/2012 17:51 | Alerter
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Discuter de quoi !!!! ? !!!! y a rien à discuter et c'est tout, le Gabon est à mon sens, comme à celui de pleins d'autres bien conduit.

3.Posté par Tintin le 23/10/2012 18:26 | Alerter
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"Un fang n'a jamais été ministre de finances ni ambassadeur à Paris ou à Washington." Ok!

Tout comme aucun autre gabonais, hormis le fang, n'a été premier ministre.

4.Posté par BatsiriSouriant le 23/10/2012 20:14 | Alerter
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Il ne s'est pas retiré à la veille. Il s'est retiré pendant le scrutin alors que beaucoup avaient déjà voté pour lui. Voilà des gens qui devraient former le Grand Conseil des Anciens s'ils veulent toujours être entendus politiquement au Gabon. Quelle déception en 2009 pour ses militants! Je ne me souviens pas l'avoir entendu demaner pardon pour ce lâchage! Il n'y a qu'au Gabon qu'on voit ce type de choses...

5.Posté par Clairvoyant le 23/10/2012 20:18 (depuis mobile) | Alerter
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Mr Tintin, l'exception confirme la règle. Quelle remarque idiote! Vous sortez de quel grenier d'abrutis? Zut!

6.Posté par Zoé le 23/10/2012 21:48 (depuis mobile) | Alerter
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@ clairvoyant

Une règle doit s'appliquer à tous et sans exception. Une règle avec exception n'en est pas une.

Sans vouloir vous insulter c'est vous qui faite une remarque idiote.

Cordialement

7.Posté par gwala le 24/10/2012 13:42 | Alerter
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Ce que nous voulons, c'est la limitation du nombre des mandats, des élections à deux tours, et que d'autres avancées démocratiques supprimées par Omar Bongo Ondimba soient réinstaurées. Cam la classe
du temps de Bongo père comme vous étiez aux affaires vous n'avez pas trouvé à redire, aujourd'hui la non limitation du mandat et l'élection à un tour sont devenus mauvais, c'est maintenant que votre esprit démocratique est né? non comme dit dans l'article ce qui vous intéresse c'est bouffé, comme n'étant plus aux affaires...
c'est dommage pour notre pays on ne sait plus a avec qui le changer
l'époque ou vous disiez à vos électeurs de Ntoum (si vous ne me votez pas je serai toujours élu) vous contiez sur quoi? vous n'êtes pas qualifié pour parler du GABON nouveau que ceux qui n'ont pas été aux affaires attendent de tout leurs voeux

8.Posté par LES AFFAIRES DE NOUS-MEMES NOUS-MEMES le 24/10/2012 14:49 | Alerter
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UNION NATIONALE ( U.N)

Mercredi 31 octobre 2012 prochain à 24 h 00 sera la fin de votre ultimatum au pouvoir BONGO-PDG pour l'acceptation de la "CNS 2012".

9.Posté par jules obiang le 24/10/2012 15:03 | Alerter
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Les gabonais , un peuple qui ne sais jamais s'entendre sur l'éssentilel, l'utile, et límportant.. Toujours prompt à se quereller, toujours prompt à se battre verbalement et jamais fixer à s'entedndre, se comprendre, se communiquer et voire l'éssentil, ils seront toujours là se disputer sur les balivernes du genre tua fais ça, il a fait ça. et jamais sur nous pouvons faire ça. si on se fixe sur les individus, on ne fera jamais rien au gabon. parceque chacun trouvera toujours quelque chose à dire à l'autre. Mais le Gabon dans tout cela que tt-il ?.....à ctte allure là les autres vont tout nous syphoner et le jour qu'on veraa l'essentiel pour nous et pour le pays, il sera trop tard...

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