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Campagne d’invective au PDG : Vers une nuit des longs couteaux…

Le site de la Liberté - source : gabonreview le Jeudi 9 Juillet 2015 à 06:37 | Lu 2419 fois

Ali Bongo gagnerait à mettre un terme à la campagne de dénigrement orchestrée par sa garde rapprochée contre les ténors de «Héritage et Modernité» et leurs supposés soutiens. Le maintien du débat à un niveau convenable est, pour lui, une nécessité.



La garde rapprochée politique d’Ali Bongo file du mauvais coton. Elle n’a sans doute pas tort d’essayer de se défendre en feignant de protéger le président de la République. Mais la méthode et l’angle d’attaque choisis sont loin de convaincre. Pis : son argumentation fondée sur la vie privée et les attaques ad hominem pourrait très vite se révéler contreproductive. En poursuivant dans cette voie, elle s’expose à un retour de bâton.

Il y a d’abord les personnalités en cause. Hauts fonctionnaires aux états de service inconnus du grand public, politiques de très fraîche date à la recherche d’une légitimité populaire ou baroudeurs du microcosme politique aux parcours sinueux, la prétendue garde rapprochée du président de la République n’est pas toujours à son avantage dans l’étalage des curriculum vitae.

La compétence technocratique des uns est contestée. Le sens politique et la capacité d’analyse des autres est mise en doute. La loyauté du reste est sujette à caution. Si ces personnalités se mettent à farfouiller dans la vie privée de leurs adversaires, il n’est pas certain que cela serve leurs intérêts encore moins ceux de celui qu’elles prétendent défendre. Souvent violents, parfois à la limite de la calomnie ou de l’injure, généralement outranciers et difficiles à prouver matériellement, leurs arguments mettent en lumière une sorte de complexe de Massada.

Géopolitique

Les diplômes et palmes académiques n’étant en réalité que des présomptions de compétence, on peut toujours mettre en doute la capacité de ceux qui en détiennent à transformer le quotidien. Mais on ne peut décemment reprocher à un fils d’avoir bénéficié du soutien de son père durant ses études universitaires. Alexandre Barro Chambrier a sans doute été bien encadré par son géniteur mais, il semble indécent de vouloir insinuer que des structures universitaires aussi prestigieuses que Paris Dauphine ou l’Institut d’études politiques de Paris aient pu faire preuve de laxisme. Il parait tout aussi incongru de sous-entendre qu’un économiste et homme de politique de la trempe de Raymond Barre ait pu engager sa crédibilité dans une opération de légitimation d’un cursus sans se soucier d’en vérifier l’authenticité.

La politique ayant toujours revêtu, sous nos latitudes, une dimension mystico-occulte, on a tout le loisir de se pencher sur ce lien. Mais, on ne peut faire de certaines pratiques occultes la condition sine qua non pour accéder à des fonctions sans risquer de voir cet argument se retourner ou sans en apporter le moindre début de preuve. Séraphin Moundounga et Jonathan Ignoumba ont certainement des liens particuliers avec Guy Nzouba-Ndama mais, avant de proclamer qu’ils ne doivent leur passage au poste de questeur de l’Assemblée nationale qu’aux pratiques fétichistes, il faut considérer leurs origines ethno-provinciales et interroger la «géopolitique» chère au PDG.

Les uns et les autres gagneraient à analyser la pratique politique du PDG et se demander si ces promotions ne s’inscrivaient pas dans ce cadre et surtout si ces modes de faire correspondent à l’idéal démocratique et républicain. Qui osera nier que dans l’entendement des militants PDG, un Kota remplacera toujours un Kota, un Tsogho un Tsogho, un Obamba un Obamba, qu’il y a des postes réservés à l’Estuaire, à la Nyanga ou au Haut-Ogooué ? Qui croire à un hasard en évoquant la prééminence du chiffre neuf dans nos institutions ?

Anathème et excommunication

Les bonnes âmes s’empresseront de dénoncer un parti pris. Mais, sauf à décréter que le PDG est un repaire de faussaires et de mystico-fétichistes, on ne peut que s’étonner de la charge pachydermique de certains de nos confrères contre l’ancien ministre du Pétrole, le président de l’Assemblée nationale et ses protégés supposés. Pour dénoncer des travers, il faut s’assurer d’en être exempt. Pour mettre à l’index des faussaires ou des adeptes du fétichisme, il faut d’abord montrer patte blanche.

Confronté à la contestation de son acte de naissance et de ses diplômes, Ali Bongo ne peut être défendu ou protégé en utilisant ce type d’arguments. Entouré de personnalités contestées, ayant vu des tombereaux de suppositions être déversés sur les raisons de l’omnipotence de son directeur de cabinet, il ne peut laisser utiliser ce type de procédés contre ses contempteurs. Sa garde rapprochée doit donc réfléchir à une ligne de défense plus digne et plus en phase avec les attentes de la base et de l’opinion. L’opposition entre proches et adversaires d’Ali Bongo au sein du PDG est factice. La vraie ligne de démarcation réside dans la conception et l’acception du pouvoir et de son exercice. Elle met face à face adeptes d’une monarchie constitutionnelle et tenants d’une monarchie absolue à connotation patrimoniale.

Le débat interne au PDG doit porter sur la nature profonde du régime mis en place par ce parti et les moyens de le faire évoluer vers une authentique république. Si les militants PDG ont eu la faiblesse de croire en 2009 que «l’enfant du patron» devait fatalement remplacer «le patron», on ne peut, pour autant, leur dénier le droit de réclamer plus de dialogue, de tolérance et de paix en leur sein. Personne ne peut leur reprocher d’affirmer sur la place publique que le pays doit se construire grâce à l’union de toutes ses composantes, le travail de tous ses fils et la justice pour tous ses enfants.

Soumis à l’épreuve du choc des égos, l’opposition, notamment le Front de l’opposition pour l’alternance, a démontré qu’un débat pouvait être mené en interne et même sur la place publique sans tourner en une campagne d’invective et de dénigrement systématique de ses amis politiques. Pourquoi les ténors du PDG seraient incapables de la retenue dont font montre ceux de l’opposition ? Faute d’observer un minimum de pudeur, la bataille interne au PDG court le risque de se transformer en une nuit des longs couteaux. Il est de l’intérêt des anciens animateurs du Mouvement pour Ali Bongo Ondimba (Mogabo), du PDG et donc d’Ali Bongo de manier davantage l’analyse juridique et institutionnelle que l’anathème et l’excommunication. Le maintien du débat à un niveau respectable est à ce prix. L’avenir du PDG aussi…

Jeudi 9 Juillet 2015
source : gabonreview
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