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Camouflet de Barack Obama aux dictateurs africains : Ces activistes gabonais qui ont influencé l’Amérique ?

Le site de la Liberté - Source : BDP Gabon Nouveau le Lundi 9 Août 2010 à 22:51 | Lu 1424 fois



Camouflet de Barack Obama aux dictateurs africains : Ces activistes gabonais qui ont influencé l’Amérique ?
Ils n’étaient qu’une poignée d’activistes gabonais à se rendre à une marche de protestation presqu’anonyme le 16 juillet 2010 dernier à Washington. Le but de la marche : reprocher à Hillary Clinton ses paroles de soutien au dictateur gabonais Ali Bongo Ondimba qui avait, au cours d’une élection frauduleuse tenue le 30 août 2009 au Gabon, hérité du trône présidentiel dont son père Omar Bongo Ondimba, décédé le 8 juin 2009, s’était accaparé pendant 42 ans.

Mais c’est dans une lettre d’un certain Daniel Mengara à Hillary Clinton le 7 mars 2010 que l’on trouve la genèse de ce qui, près de six mois plus tard, se répercutera sans aucun doute dans le brutal camouflet de Barack Obama aux dictateurs africains, au moment où le président américain décide finalement, contre toute attente, de ne plus rencontrer les présidents africains comme il l’avait laissé entendre, préférant, à la place, rencontrer les jeunes représentants de la société civile africaine.

La Chronologie :

Tout commence le 8 mars 2010 à Washington.

Ayant appris assez tardivement la rencontre prévue entre Hillary Clinton et Ali Bongo au Département d’Etat américain, le Dr. Daniel Mengara, Professeur d’études francophones à Montclair State University dans le New Jersey, et fondateur du mouvement « Bongo Doit Partir », écrit à Hillary Clinton le 7 mars, lui demandant, dans une lettre savamment argumentée, de ne pas rencontrer Ali Bongo Ondimba. Mais la lettre écrite et envoyée tardivement ne parviendra pas à Hillary Clinton avant sa rencontre avec le dictateur, qui a ainsi lieu le 8 mars, c’est-à-dire un jour seulement plus tard.

Le 25 juin 2010, en marge du sommet du G8 tenu au Canada les 25 et 26 juin 2010, Barack Obama laisse entendre qu’il compte inviter 17 à 18 présidents africains à Washington en vue de célébrer avec eux le 50e anniversaire des indépendances africaines.

Ayant pris vent de la nouvelle, le Dr. Daniel Mengara et quelques activistes gabonais, dont André Bouassa, Représentant du premier parti d’opposition gabonais, l’Union du Peuple Gabonais (UPG), Patrick Ambamani et Landry Amiang Washington, s’activent. Ce même 25 juin, ils annoncent sur le site Internet du mouvement « Bongo Doit Partir » leur intention d’organiser, pour le 16 juillet, une marche de protestation devant le Département d’Etat et la Maison Blanche à Washington en vue de demander à Hillary Clinton non seulement de renoncer à ses paroles de soutien au dictateur gabonais, mais aussi de le bannir ultérieurement de toute réception officielle par les autorités américaines.

Le 30 juin 2010, le Dr. Daniel Mengara et ses compatriotes écrivent une nouvelle lettre bien argumentée à Hillary Clinton, à Barack Obama et à d’autres personnalités américaines telles le Sénateur Carl Levin, la Présidente de la Chambre des Représentants Nancy Pelosi et le Congressman du New Jersey Donald Payne.

La lettre, tout en réitérant l’objet de la marche, souligne les contradictions d’Hillary Clinton quant aux promesses de Barack Obama et aux valeurs américaines, rappelant qu’Obama avait dit à Accra en 2009 qu’il n’ouvrirait la main qu’aux dirigeants qui s’avanceraient vers la démocratie et la défense des droits humains car, selon lui, l’Afrique n’avait pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes.

Par ailleurs, alors même que les rapports sur les droits humains publiés chaque année sur chaque pays du monde par le Département d’Etat qu’elle dirige avaient conclu que le Gabon était une dictature qui rendait impossible tout changement par les urnes, et que le Congrès américain avait épinglé Ali Bongo et son père dans des affaires de détournement et de blanchiment d’argent, les Gabonais s’étonnaient qu’Hillary Clinton ait choisi de compromettre toute chance de changement au Gabon en légitimant les fraudes électorales, le trafic des enfants, la dictature, la dérive dynastique et la mal-gouvernance des Bongo au Gabon.

« Nous croyons qu’il est temps, Madame la Secrétaire d’Etat, que l’Amérique soutiennent les vraies valeurs démocratiques en refusant désormais à Ali Bongo l’honneur de toute visite ultérieure aux Etats-Unis », écrivirent les Gabonais.

« Nous faisons également objection à la tendance des nations démocratiques et développées de mépriser l’Afrique en interprétant certaines pratiques comme acceptables tout simplement parce qu’ « il s’agit de l’Afrique ». Si les abus des droits humains et le fait qu’un président doive rester au pouvoir 42 ans durant sont des comportements inacceptables aux yeux du peuple des Etats-Unis, alors de telle pratiques doivent être considérées inacceptables en Afrique également. La démocratie ne devrait pas faire l’objet de choix ou de négociations. Elle doit être la règle, même en Afrique, » ajoute la lettre.

Le 16 juillet 2010, les Gabonais tiennent leur marche devant le Département d’Etat et la Maison Blanche à Washington. C’est d’ailleurs la seule marche durant toute cette période qui se soit tenue sur le sujet à Washington durant cette période. Premier coup de théâtre, des membres du staff d’Hillary Clinton descendent dans la rue rencontrer les manifestants. Ils récupèrent une copie de la lettre déjà adressée à Hillary Clinton le 25 juin. Le staff d’Hillary Clinton assure les manifestants qu’Hillary Clinton, qui était dans ces bureaux ce jour-là, prendrait connaissance du contenu de la lettre.

Le 21 juillet 2010, c’est-à-dire seulement cinq jours après la marche des Gabonais à Washington, deuxième coup de théâtre : Dans un communiqué officiel, le Porte Parole de la Maison Blanche annonce que le président américain avait décidé de ne plus rencontrer les présidents africains, mais qu’il choisissait plutôt de rencontrer les jeunes leaders africains dans le cadre d’un forum avec les sociétés civiles africaines.

Du 3 au 5 août 2010, Barack Obama et Hillary Clinton rencontrent plus d’une centaine de jeunes africains venant de près de 50 pays et fustigent les dirigeants africains. Faisant écho à Daniel Mengara qui avait, dans ses lettres du 7 mars et du 30 juin, fait état des anachronismes politiques et économiques du Gabon et de l’Afrique, Barack Obama, assène et reproche aux dirigeants africains les tares qui consistent à se dire : « je suis un si bon dirigeant que pour le bénéfice du peuple je dois rester au pouvoir et donc on commence à emprisonner les opposants, à changer les lois… »

Cette poignée d’activistes gabonais qui ont tenu tête à Hillary Clinton auraient-ils influencé l’Amérique et, au passage, fait un gros camouflet aux dictateurs africains qui se frottaient déjà les mains à l’idée d’aller valider leurs forfaitures aux côtés du président américain ? En tous cas, Barack Obama, qui semble comme par hasard, de tous les pays plus grands et plus importants d’Afrique qu’il aurait pu mentionner, avoir choisi de mentionner le petit Gabon dans les tous premiers mots de son discours aux jeunes, ne peut laisser indifférent.

Un clin d’œil aux activistes gabonais ? Ces mêmes activistes qui comptent déjà remettre ça dans cette arrogante audace qui leur a fait décider de se rendre de nouveau à Washington ce 17 août 2010 manifester pour y enterrer… littéralement… corbillards et cercueils à l’appui, la Françafrique… ?

Qui a dit que les souris ne pouvaient pas soulever les montagnes ?

Lundi 9 Août 2010
Source : BDP Gabon Nouveau
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1.Posté par Mwane le 10/08/2010 02:13 | Alerter
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Chèrs compatriotes,
Concernant la vie politique gabonaise, de 1960 à nos jours, il est visiblement lamentable de constater la persévérance et le caractère grandissant d'hommes politiques sorciers, avides et assoifés du pouvoir. L'art de la politique, beaucoup plus orienté ostensiblement à des fins totalement corrompus tiens un aspect machiavélique. Il est probable, que certains hommes peinent à faire le discernement entre la sorcellerie politique et le Génie politique, dans un climat complexe qui laisse entendre d'un côté le salut par la violence et de l'autre la désolation, tout simplement. Malheureusement, le salut par la violence s'est soldé par ces jeunes liquidés à port-gentil. La démocratie gratuite est le voile qui continue et ne cesse d'être le support médiatique entre le pillage et le peuple, tandis que la Démocratie reste loin d'être le symbole d'ouverture profond pour un développement considérable. Bien entendu, les hommes sorciers profitent de la naïveté du peuple, qui cependant accréditent leur score sans pour autant faire de recherches, et prennent à la lettre tout ce qui leur est déversé. Comment expliquer, l'incapacité des forces politiques opposantes à édifier, élaborer une stratégie commune ? Ceux qui ne l'ont pas encore compris et qui croient au changement comme des gamins qui croient au père noël. Le changement est votre travail, votre personnalité et l'amour que vous portez pour ce pays, et ensemble on pourra se lever et faire changer des choses.

2.Posté par Mezzah le 10/08/2010 11:55 | Alerter
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Comme nous l'avons déjà dit ici (grâce à notre espace de com, je remercie encore lvdpg au passage), le pouvoir et le seul pouvoir qui soit valable est celui donné par le peuple. S'appuyer sur l'armée ne peut que rendre son règne éphémère et fragile comme un château de cartes. On ne dirige pas un pays en représentant moins de 10% de la population, tôt ou tard les lois de la nature finissent par prendre le dessus.

Le pouvoir d'Ali ne tient qu'à peu de choses. Il suffit que quelques sergents et caporaux décident de mettre fin à ce « truc » et appeler le peuple à leur aide, tous les généraux (fabriqués par les Bongo) prendront aussitôt la fuite, et d’autres diront qu’ils n’ont jamais reconnu ce pouvoir.

Qui vivra verra

3.Posté par Siegfrid17 le 10/08/2010 15:30 | Alerter
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La Journée Du Drapeau? N'importe quoi! Au lieu de passer aux actions concrètes, ils préfèrent plutôt investir dans la diversion politique. Honnêtement, au début j'étais un peu emballé par le gouvernement de l'émergence", mais peu à peu je me rend compte d'une chose: C'EST UN GANG D'AMATEURS EN POLITIQUE! Comme quoi les gouvernements successifs de Bongo père n'ont jamais considéré les compétences mais plutot les conivances. Résultat des courses: Même ceux qui prétendent vouloir le changement dans la continuité( Concept par ailleurs obscure tant on y comprend rien!) et qui sont aujourd'hui aux affaires sont face à leurs propres incompétences, Tares désormais incurable vu l'éducation politique qui a été la leur(Dispensée par Feu Bongo père ). Aujourd'hui encore, on retrouve les mêmes maux qui ont malmenés les Gabonais: Crimes rituels, corruption, gabegie, népotisme, stalinisme etc... et le pire c'est que le peuples d'ignrae(pardon pour le qualificatifs, ce sont nos compatriotes, mais ce sont bien des ignares!) suis la cadence et semblent même donner leur caution à tout cela. Quand je vois cela, je dis juste que l'afrique en général est mal parti, et le gabon en particulier.

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