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Bilie By Nze à Paris pour chicoter Pierre Péan

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Jeudi 6 Novembre 2014 à 07:29 | Lu 3336 fois

Le Porte-parole de la Présidence de la République gabonaise, Alain Claude Bilié By Nzé séjourne à Paris en France où il souhaite chicoter le journaliste et écrivain français, Pierre Péan auteur d’un livre hostile au Gabon et à la famille Bongo Ondimba.



M. Bilie By Nze animera une conférence-débat devant la diaspora gabonaise sur « Les dessous de l’affaire Péan » ce samedi à 15 heures au Salon Grenelle dans le 15è arrondissement de Paris.

Au passage il tentera de porter la voix du palais du bord de mer de Libreville dans les médias français qui s’intéressent à l’Afrique. Une source bien informée évoque un passage sur le plateau d’Africa 24, France 24 et pourquoi pas TV5.

Le problème c’est que le livre qui retourne les morts et bouscule les vivants à Libreville n’est pas aussi populaire dans l’hexagone. Plusieurs journalistes ont entendu parler du livre mais ne l’ont pas encore lu.

Selon Gabonews, Pierre Péan, aurait cherché à monnayer contre la coquette somme de 10.150.000 euros (6.661.210.535 FCFA), la non publication de son dernier livre hostile à la famille Bongo.

e livre intitulé « Nouvelles affaires africaines : mensonges et pillages au Gabon est un « brûlot truffé de mensonges et d’à peu près que lui avaient commandé ses amis de l’opposition à Ali Bongo Ondimba », selon le média gabonais en ligne.
Le but de cette opération était non seulement d’éclater la majorité présidentielle lors du scrutin à venir de 2016 mais aussi de plonger le Gabon dans le chaos.

Mais le journaliste français, attiré par l’appât du gain, aurait tenté de s’en servir pour renflouer ses poches et obtenir quelques faveurs de la part du président gabonais qui depuis 2009, a tourné la page des « petits escrocs occidentaux qui viennent s’amasser des trésors de guerre en Afrique à coups de mystifications », selon le Porte-parole de la Présidence de la République gabonaise, Alain Claude Bilie By Nze à Paris en ce moment pour une opération de contre propagande contre ce livre.

Dans son livre, Pierre Péan soutient qu’Ali Bongo Ondimba est originaire du Biafra au Nigéria. Il serait arrivé au Gabon dans la foulée de l’arrivée en terre gabonaise des enfants de cette région sécessionniste du Nigéria qui avaient été accueillis au Gabon pour des raisons humanitaires.

La famille Bongo Ondimba conteste cette affirmation qu’elle juge non fondée et susceptible de troubler l’ordre public.

Gabonactu

Jeudi 6 Novembre 2014
Gabonlibre.com : News 7J/7
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21.Posté par NEM le 08/11/2014 00:06 | Alerter
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On ne peut pas donner un lieu de naissance (Brazzaville) d'un individu avant les années 60 sous l'A.E.F. et ne pas retrouver le duplicata de l'acte de naissance à la Préfecture de Nantes en France. Si Ali n'est pas dans ces archives, la réalité sera dite comme Péan l'explique. Le temps passe; la dissuasion est-elle lancée au Gabon pour s'organiser à partir?! Ne laissez pas partir les gens et le butin tranquillement!

20.Posté par Bouka Rabenkogo le 07/11/2014 15:28 | Alerter
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Peuple gabonais mercredi 29 octobre 2014 paraissait en France "Les nouvelles affaires africaines", le dernier livre du journaliste d’investigation français Pierre Péan, connu entre autres pour avoir écrit un premier livre intitulé "Affaires Africaines" en 1983, lequel avait été interdit de vente au Gabon. C’est le même Pierre Péan qui avait dévoilé le passé pétainiste du président François Mitterrand dans un autre livre sous le titre de "une jeunesse française".
Monsieur Pierre Péan, quelque soit la nature de ses intentions, révèle des informations graves sur la personne garante aujourd’hui des institutions de la République et qui occupe la noble fonction de Président Chef de l'Etat Gabonais.
Une information aussi grave, qui terni l'image de notre pays et souille la fonction de Président de la République, nécessite une clarification totale du concerné sur sa véritable identité.
Le peuple souverain gabonais ne peut plus souffrir de voir à la tête de son pays un inconnu à l’identité douteuse.
Nous demandons à monsieur Ali Bongo Omdimba suite à tout ce qui précède de suspendre son activité en tant que Président de la République Chef de l’Etat, jusqu’à ce que le doute soit totalement levé sur son identité.
Que les institutions de la République, garantes de la Loi, des textes constitutionnels et réglementaires informées, assument leur responsabilité dans le cadre de la vacance de pouvoir ainsi constatée.
Le peuple gabonais tout entier appel Ali Bongo Ondimba au sens de l’honneur.

J'appel le peuple gabonais à l'organisation comme nos ancêtres nous l'on toujours indiqué en pareille circonstance de la "Grande Palabre Gabonaise". Celle-ci nous permettra de faire le Bilan de parcoure du millénaire qui s'est achevé en 2000 et fixer le Cap du nouveau du millénaire. L'Afrique en général et le Gabon en particulier ne peuvent plus se permettre de rater ce nouveau millénaire par l'inobjectivité des querelles et de la distraction de la politique politicienne.

Michel Bouka Rabenkogo
Membre de la Conférence Nationale de 1990
Membre de la commission des institutions
Membre créateur d’EKAMA
Membre de la FESYPAG
Ancien candidat à l’élection Présidentielle 2005
Commissaire CENAP Election présidentielle 2009

En reaction: http://www.gabonlibre.com/Gabon-Pean-va-t-il-pourrir-la-fin-du-septennat-d-Ali-Bongo_a27134.html#last_comment

19.Posté par Adams groov le 07/11/2014 09:01 | Alerter
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Il faut dépassionner le débat tout ce qui est dit les gabonais le savent depuis certains réagissent comme s'il étaient endormi après le réveille ils sont surpris tchiiip . les français continuent a pouvoir manipuler des imbéciles africains qui le savent mais pour des raisons personnelles acceptent toujours de tel conneries une foi le chaos en place il seront les premiers à fuir.
Un gabonais va jusqu'a demander qu'on agresse un autre par ce qu'il se dit que ces opinions sont des paroles d'évangiles pathétique et quant je pense que ce dernier élève des enfant qui vont propagé cette idiotie paternelle dans d'autre famille

18.Posté par orteguslevirus le 07/11/2014 06:22 (depuis mobile) | Alerter
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Je me demande
si le peuple gabonais existe toujours. N est ce pas le bon moment d aller à la maison du peuple pour demander justification?
Retrouvons nous juste apres le volubile bile bi nze à l assemblée nationale pour la démission de l usurpateur biafrais de son poste de président de notre cher pays.

17.Posté par GEORGE le 07/11/2014 05:16 | Alerter
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je demande a tout les gabonais si vous voyez bilie bi nze le prisonnier attraper le et bastonné le comme un chien ! nous vous donnerons son adresse ou a lieu la reunion .

16.Posté par Mvé le 06/11/2014 21:03 | Alerter
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Un truand nommé Dieudonné Tahiro Apérano, organise à toute pompe la réception du repris de justice Bilié Bi Nzé. En reconnaissance du service rendu, Bilié bi Nzé lui remettra de l'argent. comme à son habitude, Apérano disparaitra dans la nature avec le butin. Il est donc fortement déconseillé aux Gabonais vivant en France de se rendre à ce rassemblement qui ne changera pas le fond de l'affaire.

15.Posté par Test le 06/11/2014 16:47 | Alerter
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Ali, le fait d'envoyer Claude Bile en France ne va pas changer quoi que ce soit. Il faut publier la copie de ton act de naissance dans les journaux pour arreter toute speculation. Gabonais ou pas gabonais tout le monde a au moins droit a la verite. Mais ce qui me surprends dans tout ceci c'est qu'en 2009, Miboto, Ping et toute l'oposition n'ont pas parler des origines d'Ali pendant les elections. Si Pean peut prouver qu'Ali n'est pas Ggabonaisles leaders de 'oposition ne sont pas ne hier. Ils connaissent tous l'histoir du Gabon. Ils savent qui est gabonais et qui a ete adopter. Pourquoi avoir attendu le liver de Pean pour en parler? Cette histoire n'est pas credible a mon humble avis.

14.Posté par accrompbessi a détourné 20 milliards en 2013 le 06/11/2014 16:04 | Alerter
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GABON, pillage à huis clos
Maixent, chef de la « Légion étrangère »
Dans l’entourage de Nicolas II, Raspoutine fondait son pouvoir sur ses prétendus talents de guérisseur et sur son mysticisme, ainsi probablement que sur son appartenance à la secte des khlysts1. Aux côtés d’Ali Bongo, Maixent Accrombessi, Gabonais de fraîche date2, à qui les observateurs attribuent plus de poids qu’au président, doit tout son pouvoir au vaudou, à la franc-maçonnerie, à l’argent et la rumeur ajoute : au sexe. Même la très sérieuse Lettre du Continent a titré un de ses articles : « La présidence vit au rythme du vaudou ». À Libreville même, la très grande proximité entre Ali et Maixent – que partage également « M6 », roi du Maroc – est un secret de Polichinelle...
« Les Européens ne comprennent rien à l’Afrique s’ils n’intègrent pas cet aspect irrationnel », explique Samuel Dossou, ancien Monsieur Pétrole d’Omar Bongo, fin connaisseur du Gabon et du continent noir.
Il y a bel et bien deux façons diamétralement opposées d’analyser l’« émirat » d’Afrique équatoriale : celle des experts de tout poil, de la Banque mondiale, du FMI ou d’ailleurs, qui s’appuient sur les données officielles ; et une autre qui, à côté de la logique occidentale, intègre l’« invisible », aussi présent que le tangible et que le vérifiable. Cette seconde approche permet de rendre compte de hiérarchies parallèles parmi lesquelles ministres et hauts fonctionnaires n’apparaissent pas. Seule cette architecture cachée du pouvoir permet de comprendre l’ensemble des réalités gabonaises.
Maixent Accrombessi est sûrement l’homme le plus abhorré du Gabon. Un vocabulaire spécifique a cours à Libreville pour parler de lui. Parce que le premier grief qui lui est adressé est d’être béninois et d’avoir placé des étrangers à des postes clés, il est catalogué comme chef de la «Légion étrangère», ou encore « pôpô » (terme qualifiant sa nationalité béninoise), mais aussi bien « Raspoutine », ou encore « PR-bis » (PR comme « président de la République »). N’a-t-il pas ajouté Nkani à son nom béninois lors de sa ré- cente naturalisation ? Ce choix n’est pas anodin : il signifie tout simplement «chef suprême» dans la langue des Tékés. Même ses adversaires les plus acharnés redoutent ses « pouvoirs maléfiques ».
à la tombée de la nuit, à bord d’un avion d’Afrijet (la compagnie de Michel Tomi) ou de la présidence, pour Cotonou, capitale du Bénin. De là, les deux hommes se rendent à Ouidah, la Mecque du vaudou, d’où est originaire le père de Maixent. Maixent y est perçu comme le messager de Dieu, très généreux avec les habitants et faisant vivre la région. « Il achète grassement les prêtres vaudous », m’a confié un Béninois. Maixent et Ali se livrent à des séances de vaudou, puis reviennent à Cotonou et reprennent l’avion qui se pose à l’aube à Libreville. C’est à Ouiddah que sont collectés nourritures et fétiches, avant d’être acheminés par avion, quotidiennement ou presque, jusqu’à Libreville.
Un Gabonais qui a accès au palais présidentiel me rapporte une anecdote qu’il dit exacte, croix de bois, croix de fer : « Le matin, avant de rejoindre son bur- eau, Maixent appelle Ali :
– J’ai consulté papa ; tout va bien, on peut aller au bureau...
Il consulte aussi son père à propos des opposants, puis raccroche et dit à Ali :
– C’est verrouillé ! »
Un autre, officiellement en bons termes avec Maix- ent, mais qui, je crois, le hait autant qu’il en a peur, pour le vaudou, le vrai maître de la franc-maçonnerie gabonaise est Maixent, même si, sur le papier, Ali est le Vénérable Grand Maître de la Grande Loge du Gabon (GLG). C’est lui, en effet, qui, en quelques années, a gravi quatre à quatre les nombreux grades au sein de la Grande Loge nationale française (GLNF), la loge mère de la GLG, jusqu’à celui de Grand Expert, puis au sein de la GLG. « Voyageant » en France successivement dans les loges «Étoile du Sud», «Félix Éboué», « Souveraineté et Communauté », il était devenu l’ami des grands maîtres Jean-Charles Foellner, Claude Charbonniaud, puis surtout François Stifani. Maixent a même été admis dans la loge « Zéro », saint des saints de la GLNF.
C’est Maixent qui a fait venir à Libreville, le 31 octobre 2009, les « officiers installateurs », dont François Stifani, Grand Maître de la GLNF. Ces dignitaires maçons – plusieurs anciens Grands Maîtres et Claude Dohou, Monsieur Afrique de la GLNF – ont emprunté, pour ce faire, un avion d’Afrijet de l’ami Tomi. Dans la même journée, Ali Bongo a été initié et élevé au rang de Grand Maître de la Grande Loge du Gabon en lieu et place de son père. Au grand dam de ces gens, cette « tenue » a été filmée et diffusée sur Internet5 au début de novembre 2010. On y voit not- amment Ali Bongo, avec son tablier d’apprenti, Rite d’York », affiliée à la GLG, il contrôle le recrutement et les promotions, qu’on appelle en langage codé « augmentations de salaires ».
« Maixent contrôle tout et bouffe tout... Et c’est ainsi qu’aujourd’hui il n’y a plus d’argent dans les caisses ! » Il suffit de feuilleter les journaux d’opposition pour retrouver partout ce type d’affirmation. Pour ce qui est du contrôle exercé, c’est évident. Ayant le pouvoir de nomination, il a installé ses hommes à tous les postes clés. Il maîtrise totalement le renseignement. Toutes les écoutes –et elles sont nom- breuses – arrivent sur son bureau avant d’aller éventuellement sur celui d’Ali. Il gère toutes les institutions qui ont trait à la sécurité. Il se fait épauler sur ces questions par le général Alioune Ibaba, un Congolo-Sénégalais. Le « Shebab », c’est-à-dire le Gabono-Somalien Liban Souleymane, chef de cabinet à la présidence, est un de ses hommes à tout faire, par ailleurs adulé par un « M6 » qui le couvre de cadeaux. Éric Chesnel, ex-précepteur d’Ali, a été lui aussi un soutien important, même s’il semble moins vigoureux... Mais les deux clés de voûte du système du « pôpô » sont le directeur du Budget, Yves-Fernand Manfoumbi, et le TPG (trésorier-payeur général) Sosthène Ossoungou Ndibangoye. Importante également est la procureure Sidonie Flore Ouwé. S’ajoutent à cette équipe quelques « hommes d’affaires » qui ont pour fonction de ramener de l’argent à partager entre Maixent et Ali. Parmi eux, Seydou Kane, un Malien patron de deux sociétés au Gabon, Vincent Miclet, affairiste français qui a commencé à bâtir sa fortune en Angola, et, jusqu’à une époque récente, Michel Tomi, tout-puissant patron des casinos et des jeux...
Fin juin 2014, excédé par les manipulations auxquelles se livraient ceux qu’on appelle à Libreville la « Garde émergente » ou la « Légion étrangère » lors du vote de la loi de finances rectificative, Guy Nzouba Ndama, président de l’Assemblée nationale, s’en est plaint lors d’un tête-à-tête avec Ali Bongo. Il lui a révélé l’ampleur des ponctions sur les fonds publics auxquelles se livraient les « jeunes émergents », détaillant les lignes budgétaires fictives destinées, in fine, à remplir leurs poches, insistant sur les « détournements massifs » qui n’échappent pas à la connaissance du peuple. Il lui a signalé les manigances d’Yves-Fernand Manfoumbi, directeur du Budget, pour mettre à la disposition de son ami le « pôpô » des moyens exorbitants...
Ce système de prédation des finances publiques, décrit par Guy Nzouba Ndama, est on ne peut plus sophistiqué. Les visiteurs du bureau du « dircab », au cinquième étage du palais du Bord de mer, peuvent appréhender concrètement comment se déroule ce pillage. Accrombessi dispose en effet d’un terminal informatique qui lui permet de gérer personnellement toutes les recettes et dépenses de l’État gabonais, notamment l’ensemble du budget d’investissement et les subventions publiques. Les ministères ne jouissent d’aucune liberté de manœuvre. Dans ce système, la pompe à fric la plus avide est greffée sur une ligne budgétaire de la présidence intitulée « Projets transversaux », gérée exclusivement par Accrombessi. Les détournements se font notamment par le biais d’investissements fictifs. La toute-puissance du « dircab » est telle qu’il peut convoquer le TPG afin qu’il lui amène séance tenante des milliards de francs CFA en liquide, qu’il pourra ensuite faire filer vers l’étranger. La traque internationale du blanchiment est devenue si intense que les pilotes du système politico-mafieux gabonais utiliseraient également la banque centrale comme « lessiveuse ».
Énième rumeur gabonaise ? Ce qui sévit dans ce petit émirat équatorial passe si bien l’imagination qu’il est impossible de l’écarter a priori... Hors des détournements d’argent public, la « Légion étrangère » utilise comme sources complémentaires les marchés de gré à gré dans tous les secteurs de l’économie.
Toujours préoccupés par leur « ennemie » Pascaline, Maixent Accrombessi et Ali Bongo cherchent à réduire son poids financier en procédant à des redressements fiscaux contre les sociétés dans lesquelles la famille Bongo, à travers elle, a des in- térêts : la holding familiale Delta Synergie, la SCI Obali, entre autres structures, sont en effet officiellement actionnaires de nombreuses sociétés de la place, notamment BGFI Group, la Compagnie du Komo et surtout Total-Gabon, dont Pascaline est la vice- présidente. L’idée du chef de la « Légion étrangère » est de faire peur aux principaux actionnaires de ces sociétés qui financent l’« ennemie », de les inciter à prendre des mesures contre elle, et, au passage, d’alimenter les caisses de l’État et de tels ou tels légionnaires. Les dirigeants des firmes sont obligés de négocier avec lui s’ils ne veulent pas être mis en difficulté.
Le groupe Kabi a ainsi été obligé, on l’a vu, de négocier. Cent soixante milliards de francs CFA ont été demandés à la Comilog, filiale du groupe français Eramet. Total-Gabon s’est vu réclamer 805 millions de dollars en février 20147. Total a aussitôt crié au scandale : « Total-Gabon considère ce redressement fiscal comme étant dénué de tout fondement et conteste ainsi fermement l’ensemble des chefs de redressement et les montants associés. » Au moment où sont écrites ces lignes, Total-Gabon, après maintes tractations, a fait une proposition à l’État gabonais qui devrait réduire notablement la facture.
Maixent Accrombessi doit néanmoins prendre certaines précautions pour protéger son système de prédation. Il est en effet dans le collimateur de la justice française dans l’instruction du dossier biens mal acquis. Il a fait également l’objet d’un signalement auprès de Tracfin. Son nom apparaît dans les enquêtes menées sur Michel Tomi. À Washington, des parlementaires ont demandé qu’une enquête soit diligentée à son sujet. Le Wall Street Journal du 25 février 2014 évoque par ailleurs une enquête des autorités américaines visant des transferts de fonds du Gabon vers les États-Unis, dans lesquels seraient impliqués Ali Bongo et Maixent Accrombessi... Ce dernier a donc besoin du concours de « petites mains », toutes devenues elles aussi richissimes. Citons quelques-unes d’entre elles.
D’abord, le Malien Seydou Kane, patron de deux sociétés au Gabon, Atong Abe Compagnie et SOTEC, évidemment très aidées; il se charge notamment, pour le compte de Maixent, des transferts de fonds pour les gros investissements immobiliers et les placements dans des paradis offshore. Le Malien, qui dispose de deux passeports diplomatiques et d’une carte de séjour en France, fait également l’objet d’une enquête de la part des autorités américaines sur des investissements effectués aux États-Unis. En janvier 2013, il a fait l’objet d’une brève interpellation alors qu’il était en transit au Bourget pour se rendre à Miami ; il était porteur de 2,5 millions d’euros.
Le « dircab » d’Ali Bongo utilise également Vincent Miclet, un Français qui a fait fortune en Angola. Celui-ci est officiellement propriétaire d’un ou deux avions (un Bombardier Global Express et un Boeing 777) utilisés par Maixent Accrombessi. La rumeur – toujours – prétend qu’au moins l’un des deux pourrait en fait appartenir à l’assistant du Grand Maître.
À Philippe Belin, président du groupe Marck (matériels et uniformes militaires, bateaux...), mis en examen à la mi-juin 2014 dans le cadre de l’instruction visant Michel Tomi, il est reproché d’avoir été l’un des premiers à monter des systèmes de dérivation de commissions vers Accrombessi.
Michel Tomi a lui aussi beaucoup aidé Ali Bongo et son directeur de cabinet en mettant à leur disposition ses avions d’Afrijet, mais aussi en se montrant recon- naissant pour leur cécité à son endroit.
Sous le mandat de Nicolas Sarkozy, Maixent Accrombessi a bénéficié de la protection de Claude Guéant et Bernard Squarcini. Ceux-ci ont ainsi monté
conjointement au Gabon, moyennant un appel d’offres discuté, le projet « Identité biométrique officielle » dont a bénéficié l’entreprise française Gemalto. Les enquêteurs français qui instruisent l’affaire des BMA ont, depuis la fin du quinquennat sarkozyen, remarqué la grande sollicitude d’Accrombessi à l’égard de Squarcini. Les cadeaux qu’il prodigue volontiers s’expliquent par une formule familière qu’il prononce souvent : « Je tiens les Français par les couilles. »
Les paravents utilisés par Accrombessi rendent difficile, voire impossible, une estimation de sa fortune. Une bonne partie a été acheminée en liquide au Bénin, à l’île Maurice, entre autres paradis fiscaux. Mais il aime la pierre, qui laisse des traces, en dépit des écrans dressés pour se dissimuler. Il avait ainsi acheté pour sa femme une somptueuse résidence en Virginie pour quelque 70 millions de dollars, qu’il a revendue pour un très luxueux appartement à Georgetown. Il s’y rend tous les mois à bord d’un Global Express appartenant à Vincent Miclet, si ce n’est à lui. À Paris, il possède des appartements rue Marbeau, boulevard Lannes et rue Lalo ; une maison en Bretagne ; des parkings ; il a des comptes à Singapour, au Crédit lyonnais et à la HSBC de Hong Kong ; des sociétés au Bénin et à Monaco...
Mais Maixent Accrombessi est pénétré d’un tel sentiment d’impunité qu’il ne se sert pas toujours de « petites mains » pour ses opérations, notamment pour le transport de caisses de billets de banque. Ainsi, le 13 novembre 2011, Ali Bongo étant en voyage officiel à Abu Dhabi, Accrombessi a utilisé un avion officiel pour se rendre à Cotonou. Intrigué par de si fréquents voyages, l’homme de la police des frontières en service ce jour-là a pris sur lui de fouiller l’avion sans en référer à ses supérieurs. Là, surprise : l’appareil ressemblait à la caverne d’Ali Baba ! Le « dircab » était escorté de trois « jeunes filles » complètement shootées. Les policiers trouvèrent à bord de la drogue et quelque 5 milliards de francs CFA. Prévenu, Ali Bongo intervint auprès du président béninois Boni Yayi. Intervention doublée de celle des services secrets du Maroc, d’où, dit-on, provenait la drogue. L’avion présidentiel serait certes parti de Libreville, mais aurait fait un détour par le royaume chérifien... Au bout de quelques heures, les communiqués des présidences béninoise et gabonaise remettaient tout d’aplomb : Maixent Accrombessi était venu à Cotonou en mission spéciale...
Une affaire du même type est advenue au printemps 2014, mais a été étouffée avant de transpirer dans les journaux.
Maixent Accrombessi trouve que le titre de directeur de cabinet n’est pas à la hauteur de sa position de président-bis. Lors d’un prochain remaniement, Ali Bongo pourrait le nommer ministre chargé des affaires présidentielles.

13.Posté par bob le 06/11/2014 13:36 (depuis mobile) | Alerter
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Cette pérruche de la présidence de la république ne se fatigue-t-il dc pas de mentire Comme il respire!? Il fait honte à sa famille car ayant perdu valeur, dignité et honneur au nom de la prostitution!

12.Posté par Gaboma le 06/11/2014 13:22 (depuis mobile) | Alerter
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Mme Marie-Madeleine-Mborantso, le peuple gabonais tout entier vs regarde, vous observe. Dites l''article 10 et faites-la appliquée. Gabon d''abord et plus d''affinité ds cette histoire! La vérité maman!!!...

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14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
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