C’est au pied du mur que l’on connaît le maçon, nous dit un célèbre adage. Assertion tristement vécue en ‘’live’’ par une partie de la population du quartier ’’derrière l’école normale’’ à Libreville, population qui vient de l’apprendre à ses dépends, dans l’effondrement spectaculaire d’un immeuble de quatre étages, dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 septembre dernier.
Accident qui a le mérite de mettre à nu, les carences criards des services spécialisés d’aide aux sinistrés, dont le sous équipement, et absence notoire, tant de la logistique nécessaire que des hommes de terrain, ont été dévoilés au grand jour, Car, ni les sapeurs pompier, encore moins l’administration spécialisée du ministère de l’intérieur, n’ont été capables d’apporter le moindre secours aux victimes, malgré leur déplacement sur le lieu du sinistre.
‘’Franchement, veuillez vous excuser, nous n’avons pas la logique adéquat’’ avouaient en toute impuissance aux victimes, les techniciens du service de la protection civile au ministère de l’intérieur. ‘’ Excusez nous, cela ne révèle pas de notre compétence’’ expliquait pour sa part, le bataillon des sapeurs pompiers déployé sur le lieu du drame. Des fuites en avant en somme, qui plongent les victimes de ce sinistre dans un sentiment abandonnique, ne sachant plus à quelle porte frapper pour bénéficier de la moindre attention des pouvoirs publics.
Selon des témoignages concordants, le drame ferait suite au non respect des normes de construction, d’abord dans la non viabilisation du site des travaux, qui est, au départ, un terrain marécageux. Mieux, les matériaux de construction quelconques utilisés, et le choix des ouvriers, non qualifiés dans ce cas de figure, sont pour beaucoup dans l’effondrement de cet immeuble, un peu plus d’un mois après le début des travaux.
Un accident qui n’a entraîné aucune victime parmi les personnes physique, hormis le mur d’une des maisons voisines qui est affecté. L’auteur de cet accident, le propriétaire de l’immeuble à problème, se refuse à toute explication, face à la colère de son voisinage, et aux tentatives de rapprochement de la presse, préférant plutôt se terrer chez lui, en brandissant comme arme, l’intimidation, du moins, avant son interpellation par les services compétents. Qui vivra, verra, dans le pays d'Alibaba